Tag: repas

  • [C’est l’été] Des pique-niques sur la Digue du Large

    [C’est l’été] Des pique-niques sur la Digue du Large

    Sandwich, pique-nique. La mairie de Marseille propose cinq pique-niques sur la Digue du Large, du 26 au 30 août, de 19h à 22h, dans le cadre de l’Été marseillais.

    Les participants embarqueront gratuitement à bord d’un bateau, au départ du Vieux-Port, pour rejoindre l’ouvrage maritime. Chaque participant doit venir avec son repas. Tous les pique-niques sont complets, mais il est possible que des places se libèrent, en cas d’annulation de certains inscrits, sur le site de l’Office de Tourisme de Marseille. Fermée depuis 25 ans, la Digue du Large est accessible depuis le 27 juin et jusqu’au 5 septembre. Des visites gratuites sont proposées tous les mercredis et samedis, de 8h30 à 10h. Au programme : une visite commentée de l’histoire du port de Marseille, suivie d’une escale sur la Digue du Large. La réservation est également à faire auprès de l’Office de Tourisme de Marseille.

    La Digue du Large a été construite au milieu du XIXe siècle pour protéger le port des assauts de la mer et pour permettre aux navires de s’y abriter. Elle s’étend sur près de 7 kilomètres, du Vieux-Port à l’Estaque.

  • [C’est l’été] Soirée romantique à Aubignan

    [C’est l’été] Soirée romantique à Aubignan

    Dans un cadre aménagé pour l’occasion, laissez-vous porter par une ambiance romantique et conviviale autour d’un repas et de deux heures de chansons en direct. Une buvette sera proposée sur place avec petit-déjeuner et assiette guinguette. Les bénéfices de la soirée seront reversés aux actions de lutte contre la maladie de Charcot.

    De 19h à 22h.
    Tarif unique 5 euros.

  • Au centre d’hébergement de Lorgues, la solidarité pour réchauffer le cœur des évacués de l’incendie du Gros Bessillon

    Au centre d’hébergement de Lorgues, la solidarité pour réchauffer le cœur des évacués de l’incendie du Gros Bessillon

    Samedi, midi et demi. L’heure du repas au centre d’hébergement de la salle François Mitterrand de Lorgues, où étaient accueillies jusqu’à 90 personnes évacuées en provenance du Val, de Montfort-sur-Argens et de Carcès, entre vendredi et dimanche. Dans les assiettes, taboulé fait maison, gigot d’agneau et boulettes de bœuf. Et surtout, une bonne dose de réconfort pour celles et ceux dont le quotidien a à nouveau été bouleversé par la reprise de l’incendie du Gros Bessillon vendredi. « À Carcès, on avait été très bien accueillis mais on n’avait eu que des sandwichs, là c’est un vrai bon repas » saluent Jacqueline et Frédéric, couple de retraités vivant à Montfort, dont c’est la deuxième évacuation. Ils passent la journée au centre, mais dorment dans un studio généreusement mis à disposition par une habitante de Lorgues, au vu de leur santé fragile.

    Un élan de solidarité dont ils n’ont pas été les seuls à profiter. À leur table, Alexis, lui aussi résident de Montfort, a été contraint d’évacuer dans la précipitation, hâté par les cris des gendarmes venus sommer la population de plier bagage vendredi après-midi. « Je ne voulais pas partir, je suis resté dans le secteur, mais j’ai fini par ne pas avoir le choix », avoue-t-il, encore marqué par la vision « de la colline de Montfort dévorée par les flammes ». Toutefois, s’il n’a pas dormi de la nuit, c’est moins par inquiétude que pour l’avoir passée à discuter avec un élu lorguais, venu tenir compagnie aux évacués. « Je retiens davantage le merveilleux accueil qu’on a reçu que la peur du feu », s’émeut-il. À ses côtés, Maryline, sa voisine, qu’il a embarqué avec lui au moment de fuir. Tous deux ont tout juste eu le temps de préparer quelques bricoles et de prendre leurs animaux de compagnie sous le bras. « Ce matin, un bénévole m’a amené des affaires de rechange et d’hygiène », explique-t-elle. « J’avais oublié ma brosse à dents, et sans rien demander, on m’en a ramené une avec du dentifrice dans l’heure », ajoute Alexis, reconnaissant au point de vouloir emménager dans la commune dans les prochains mois.

    « C’est la Provence noire, plus la Provence verte »

    Rien de plus naturel pour celles et ceux qui donnent de leur temps. C’est déjà la deuxième fois en l’espace de quelques jours, « et jamais deux sans trois », plaisante Jean-Louis, l’un d’entre eux, sous les protestations des autres, qui aimeraient voir la situation se calmer. Parmi eux, Pouranne Weise, conseillère municipale. Arrivée à Lorgues il y a quelques années, elle a décidé de s’y engager pour « l’esprit des habitants. Les gens sont très accueillants, à l’écoute des autres. » Illustration : au-delà des vivres et des vêtements, fruits de dons de particuliers, et de dotations du Secours Populaire, de la préfecture et de la mairie, une habitante, psychologue à la retraite, est venue écouter ceux qui en avaient besoin samedi matin.

    Malgré tout, l’inquiétude reste dans un coin des têtes. « On va peut-être revenir dans une commune qu’on ne connaît pas », se prépare déjà Alexis. Verdict le soir-même, puisque les habitants de Montfort ont pu regagner leurs habitations au vue de l’évolution positive de la situation, le cœur du village ayant été épargné. La question de l’origine du feu revient aussi, forcément. « J’en suis persuadée, c’est prémédité », n’en démord pas Jacqueline, contrariée par « un sentiment d’impuissance » et qui imagine même « un complot d’État » comme explication à ces incendies intempestifs. Maryline, elle, redoute « des actes terroristes avec tous ces départs de feu simultanés. Quand on a annoncé l’incendie fixé, je pensais que c’était fini. J’ai l’impression d’être dans un film d’horreur ». Quoi qu’il en soit, elle sera désormais intransigeante : « Si je vois quelqu’un jeter son mégot, je n’hésiterai plus à appeler la police », assure-t-elle, dépitée par le coût de l’irresponsabilité, qui change « la Provence verte en Provence noire ».

  • [C’est l’été] La fabrique à pique-nique au Monêtier-les-Bains

    [C’est l’été] La fabrique à pique-nique au Monêtier-les-Bains

    Une ambiance guinguette qui s’accompagnera d’un concert live sur le plan d’eau avec « le Duo Movere ».

    à partir de 18h30.

    Accès libre.

  • Des entretiens professionnels à la bonne franquette

    Des entretiens professionnels à la bonne franquette

    Une deuxième édition de Déjeuner en terre inconnue s’est tenue dans des anciens docks devenus campus de l’école la Plateforme. L’occasion pour ces étudiants d’échanger sur leur parcours, leurs expériences et leur vision de la vie professionnelle avec des professionnels de la Métropole, Constructa, Tertium invest et d’autres encore.

    Tout ça autour d’un tajine de veau spécialement concocté par la cheffe Wahiba Zaouia, qui voit ce repas comme une opportunité qu’elle qualifie de « méritée pour ces jeunes qui s’incluent tous les jours dans la vie scolaire », à ses côtés. « Je les considère vraiment comme le visage de la Plateforme », ajoute-t-elle. Un sentiment partagé par Rachel, étudiante en deuxième année, se spécialisant dans la cybersécurité. Celle-ci s’approprie l’événement afin de « d’abord discuter avec les entrepreneurs mais pourquoi pas aussi créer des liens sur le long terme, les rejoindre dans la réalisation de leurs projets et intégrer leur entreprise ». Elle dit avoir été « stressée » mais l’envie de déconstruire ses craintes vis-à-vis d’échanger avec des professionnels, l’a poussé à accepter.

    Entretiens moins formels

    « Ça change des candidatures en ligne et des entretiens trop formels », confie-t-elle en rigolant. Ce lien façonné à l’issue de ces déjeuners, c’est le projet principal de Madalena Guerra, organisatrice de ces rencontres. « Ce qu’on souhaite, à la base, c’est pousser les gens à la découverte des autres dans leur environnement direct », explique-t-elle. Chaque rendez-vous suit une thématique différente selon le profil des participants. Si cette fois-ci les discussions ont tournées autour de la question de l’intelligence artificielle et de ses limites, lors d’une autre édition les échanges n’avait pas la même teneur. Un déjeuner avait été organisé entre des anciens détenus et des journalistes de la radio Catholique française (RCF). Le déjeuner s’est tellement bien passé qu’« ils se sont ensuite revus pour enregistrer une émission de radio ensemble afin de faire découvrir à ces anciens détenus les coulisses du métier », ajoute Madalena Guerra. Pour Mohamed Boukrouche, chef du service jeunesse à la Métropole, c’est l’occasion de « conseiller les jeunes s’ils en ont besoin mais surtout de ne pas raconter ce que nous, professionnels, faisons mais vraiment de les écouter avant tout ». Les prochaines éditions auront lieu le 1er octobre et le 1er décembre. Les inscriptions sont ouvertes à tous.

  • Lehaim, un festival pour découvrir les cultures juives

    Lehaim, un festival pour découvrir les cultures juives

    Lancé l’année dernière, le festival Lehaim, ou « à la vie en hébreu », entend s’inscrire dans la durée et confirme ainsi une deuxième édition. Moment de célébration des cultures juives, le festival affirme désormais sa place dans le paysage culturel local. Pour ce nouveau rendez-vous, les organisateurs orientent leur programmation autour des cultures juives méditerranéennes.

    « On a eu envie de proposer un festival de culture pour parler du judaïsme autrement que dans des conditions souvent négatives, avec des retentissements que l’on connaît trop bien depuis quelques années. On avait envie de repartager quelque chose de joyeux autour de la culture juive. D’où le nom du festival : se concentrer là-dessus, donner à découvrir cette culture dans un élan optimiste, joyeux et surtout de vivre ensemble », rappelle Jessy Bloch, l’une de cofondatrices de Lehaim.

    Sur le même modèle que l’an passé, le festival se décline en deux volets. Le premier se tient dès le jeudi 4 juin, avec une « soirée d’ouverture » prévue au Pavillon de Vendôme. Au programme : un grand dîner attablé, de la musique live « reprenant le style des cabarets orientaux des années 1950-1960 », mais aussi une scène de stand-up sur laquelle monteront les humoristes Rosa Bursztein et Salima Passion.

    Si l’entrée à cette première journée est payante (55 euros) et accessible sur billetterie, une seconde journée, prévue le dimanche 7 juin, sera gratuite et en libre accès. Ce jour-là, plusieurs ateliers d’arts manuels, de percussions, des cours de pâtisserie orientale, de poterie, entre autres, seront proposés au public. Un important volet culturel, comprenant notamment une « tente de la mémoire », sera aussi accessible. Pour rappel, l’année dernière, le festival a réuni 300 personnes lors de sa première journée et 1 500 pour la seconde.

  • Un nouveau paiement dans les restaurants universitaires

    Un nouveau paiement dans les restaurants universitaires

    Depuis le 4 mai 2026, les étudiants d’Aix-en-Provence, de Marseille et d’Avignon bénéficient du repas à 1 euro. Cette nouvelle mesure a parfois suscité des inquiétudes, comme la crainte d’une trop forte fréquentation et un temps d’attente rallongé. Cela s’accompagne donc d’une réorganisation des modalités de paiement aux caisses pour les étudiants. Il faudra désormais obligatoirement présenter son compte Izly, sur lequel il est nécessaire de créditer de l’argent (carte ou QR code).

    Cela « permet de connaître le statut de l’étudiant avec certitude », selon le directeur général du Crous de l’académie, Marc Bruant. L’objectif est, selon lui, de « s’assurer que les étudiants ne prennent qu’un repas par service et par personne, et de gagner du temps lors du passage en caisse ». En 2025, ce sont environ 1 822 000 repas qui ont été vendus, seulement dans les trois villes de l’académie. Avec une hausse nationale de 12% de la fréquentation par rapport à l’année précédente.

    Régler par carte bancaire

    Auparavant, il était possible de régler le repas uniquement par carte bancaire. « On peut toujours », précise-t-il, mais il est tout de même nécessaire de présenter son compte Izly. Dans le cas contraire, c’est le prix de revient officiel qui s’applique : 8,20 euros. La majorité des caisses seront réservées au paiement par Izly. Une seule caisse par établissement pour la carte bancaire. Cette mesure bénéficie encore d’une phase de transition avant son entrée en vigueur stricte, prévue le mardi 26 mai, dans les 13 restaurants universitaires de l’académie.

    Marie Moreau

  • À Marseille, le repas de Noël solidaire des Petits frères des pauvres

    À Marseille, le repas de Noël solidaire des Petits frères des pauvres

    « Rompre l’isolement, c’est notre plus grande mission. » En ce jour de Noël, Laetitia Lesaux, coordinatrice Habitat partagé à Marseille, pour les Petits frères des pauvres ne chôme pas.

    D’un côté, il faut servir des assiettes de saumon, de l’autre quelques verres de Crémant, mais surtout être aux petits soins des 24 bénéficiaires, et quelques invités, de l’association présents pour le festin du jour. « On n’a jamais été aussi nombreux. Il va falloir pousser les murs l’année prochaine », glisse Murielle Gloux, responsable de la pension de famille Labadié (1er). Avant de rappeler l’objectif du jour pour l’équipe de l’association : « Offrir un vrai Noël à des personnes âgées et particulièrement isolées. » Autour de la table, on retrouve Laidia, Ahmed, Alain, Nouria, Jean ou Marie-Christine… Tous ont eu des parcours de vie pour le moins difficiles, entre vie à la rue, centres d’hébergement d’urgence ou hôtels pendant des années. Certains viennent de l’autre bout de l’Europe ou ont traversé la Méditerranée… « La plupart n’évoquent pas leur passé et presque tous étaient en habitat précaire », confie Marie-Jo Huyghe, bénévole depuis 5 ans.

    Des résidents aux anges

    Il faut dire que l’essentiel n’est pas là pour ce jour de fête. Ce repas de Noël se déroule au sein de la salle commune de la Maison Les Héros, à deux pas de la gare Saint-Charles. Et c’est comme un grand repas de famille : il y a des éclats de rire, des dizaines de cadeaux sous un magnifique sapin, des amuse-bouches qui disparaissent en quelques instants. Il y a des retardataires, comme Michel, ancien travailleur du BTP, qui taquine Laidia : « T’es toujours amoureuse de ton infirmier ? ». Et d’autres ponctuels, comme Bella, d’origine hongroise qui arrive avec des boîtes de chocolats comme cadeau pour les bénévoles. L’ambiance est chaleureuse, fraternelle. Et pour cause : c’est l’aboutissement « d’un gros travail en amont » qui a débuté bien plus tôt dans la matinée. Le repas a été « commandé chez un traiteur », la table est dressée avec une décoration de Noël achetée par l’équipe des Petits frères des pauvres. Et les bénéficiaires sont parties prenantes de ce moment convivial. « On laisse le choix à nos résidents pour le menu », explique Laetitia Lesaux.

    Au programme : foie gras ou saumon puis civet ou chapon, plateau de fromage… « Cela fait plusieurs semaines qu’on le prépare, on a fait des cadeaux personnalisés… », abonde la salariée de l’association. Et les résidents ont l’air ravi. Marie-Christine, résidente depuis 5 ans et demi au sein des résidences des Petits frères acquiesce avec le sourire : « Qui n’aime pas recevoir des cadeaux, partager un moment, participer à une ambiance certaine ? ». Elle confie qu’elle « admire le travail de Laetitia et des bénévoles ». Derrière elle, un résident joue quelques notes de piano. Vincent bientôt 88 ans, doyen des bénéficiaires, discute avec Alain, 27 ans de Petits frères des pauvres au compteur. Ce dernier profite aussi de ce repas : « Ça fait plaisir de voir du monde, sinon je suis seul. » De quoi mettre en valeur le travail réalisé toute l’année par les Petits frères des pauvres à Marseille. Car ce repas de Noël rassemble des habitants de la pension de famille Labadié mais aussi des résidents de la Maison Les Héros, un habitat inclusif avec des logements à caractère social. « Pour la pension de famille, les résidents sont autonomes mais ils ont un besoin d’accompagnement social et médical. Pour les résidents de l’habitat inclusif, ce sont des personnes qui font le choix de vivre dans un bâtiment avec d’autres personnes qui leur ressemblent, pour ne pas être seules », conclut Laetitia Lesaux.

  • « Les familles sont de plus en plus en difficulté »

    « Les familles sont de plus en plus en difficulté »

    La Marseillaise : Comment les fêtes de fin d’année sont-elles appréhendées ?

    Muriel Dueñas : La surconsommation est toujours mise en avant lors de la période de Noël. Sauf qu’aujourd’hui, les familles sont de plus en plus en difficulté pour répondre aux besoins des enfants et de la famille. Certains pensent à faire des prêts à la consommation pour pouvoir assumer leurs dépenses de fin d’année, parce qu’ils n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois. Les dossiers de surendettement sont en augmentation à cause notamment des salaires qui stagnent, des fermetures d’entreprises et des pertes d’emplois.

    Qu’est-ce qui a le plus augmenté dans le panier des Français ?

    M.D. : La viande a particulièrement augmenté, mais les fruits et les légumes aussi ou encore les bûches glacés. Il y aura beaucoup de remplacements de produits sur la table du réveillon ou bien des produits de moins bonne qualité. Car quand on est une grande famille, c’est vraiment compliqué de faire un repas à petit budget. Je pense que certains feront les fêtes moins nombreux ou resteront chez eux pour limiter leurs dépenses.

    Quelles solutions existent pour redonner du pouvoir d’achat pour les fêtes ?

    M.D. : La première chose c’est l’augmentation des salaires et des pensions des retraités. Car les revenus des classes populaires n’évoluent pas alors que les prix augmentent. Et puis il y a aussi toujours trop de marge par la grande distribution alors que les agriculteurs ne sont pas assez payés. Il faudrait un prix juste pour les éleveurs et pour les consommateurs. Ce sont toujours les classes populaires qui trinquent. On le voit bien avec les associations d’aide alimentaire comme les restos du cœur ou le Secours populaire. Chaque année, les demandes augmentent. Et les périodes de fêtes sont de plus en plus prenantes sur le budget des ménages. On voit bien que pour pouvoir passer les fêtes bien tranquillement et faire des cadeaux aux enfants, de nombreuses personnes ont échelonné les coûts sur plusieurs mois.

  • À Marseille, le Secours populaire a offert des repas étoilés aux jeunes

    À Marseille, le Secours populaire a offert des repas étoilés aux jeunes

    Velouté de panais au miel en entrée, cuisse de poulet rôtie accompagnée de polenta, de courge et de crème à la châtaigne et banana bread. C’est le repas que les chefs étoilés Aurore Danthez et Ilane Tinchant, ancien participant de Topchef, ont concocté ce samedi pour 250 étudiants et jeunes marseillais. Organisé par le Secours populaire, le but de l’événement est simple : offrir un repas de fête et un peu de convivialité à ces jeunes qui sont souvent précaires et parfois seuls à ce moment-là de l’année.

    Pour cette 5e édition de distribution de repas de Noël, le Secours populaire a choisi de permettre aux participants de manger sur place, grâce au centre social de Malpassé, qui leur a prêté gratuitement une salle. Avant même que les repas arrivent, ils sont déjà une dizaine à être installés sur de grandes tables, décorées de guirlandes et de boule de Noël avec Mariah Carey en fond musical. Invités par mail, via leur école, le Secours populaire ou la mission locale, ils sont nombreux à avoir fait le déplacement, seuls ou à plusieurs.

    Kamelia, Ouassim, Walid et Abdelkrim, tous en master d’informatique sur le campus de Luminy, sont venus ensemble, pour partager ce moment. C’est Kamelia qui a amené la petite troupe jusqu’ici. « Moi et Abdelkrim, nous sommes inscrits au Secours populaire depuis un an pour avoir accès à l’aide alimentaire, explique la future informaticienne. On l’avait loupé l’année dernière. C’est bien ce qu’ils font, surtout que ce soit halal, ça nous permet d’en profiter aussi », précise-t-elle.

    « Un repas en plus »

    Contrairement au petit groupe, beaucoup ne resteront pas pour manger sur place, par timidité ou par manque de temps. Mais ce repas offert est d’une grande aide pour eux. « ça me fait un repas en plus à la maison, explique Emeline, 24 ans en recherche d’emploi. J’habite seule, et je n’ai que l’aide de la mission locale, donc c’est assez compliqué. Mais je ne reste pas, parce que je ne connais personne ». Amir et Mohammed prennent également le repas à emporter. « On va aller à la bibliothèque, parce qu’on a des examens la semaine prochaine », confient ces étudiants en BTS de conception des processus de réalisation de produits. Mais Amir, qui est également bénévole au Secours populaire tenait à venir. « L’association m’a beaucoup aidé quand je suis arrivé à Marseille, donc j’essaye d’aller à tout ce qu’elle organise, et quand j’ai du temps j’aide aussi. »

    Un moment de rencontre pour les usagers mais aussi pour les bénévoles. Dont Romuald, alternant en éco-énergétique et bénévole depuis 6 mois au sein de l’association. « Ce genre de moment c’est bien pour nous, ça nous permet de rencontrer d’autres jeunes comme nous, et on peut s’amuser ». Une sociabilité importante pour ce Béninois qui ne rentrera pas voir sa famille pendant les fêtes.

    Alors que l’isolement et la précarité augmentent partout, et en particulier chez les 18-30 ans, l’événement a attiré du monde. Jusqu’à 18h, plus de 200 personnes sont venues récupérer leur repas étoilé. À l’occasion des 80 ans du Secours populaire, ils ont tous pu partir avec une carte-cadeau Cultura d’un montant de 20 euros.