Tag: réouverture

  • L’opposition au retour de la voiture se poursuit à Avignon

    L’opposition au retour de la voiture se poursuit à Avignon

    Sur le square Indochine, à Avignon, ce lundi 20 juillet en début de soirée, une soixantaine de personnes se sont mobilisées contre l’adaptation du plan Faubourgs, mais aussi, dans le même temps, pour la reprise de la végétalisation des cours d’école. Deux combats liés, portés par plusieurs associations qui avaient organisé cet événement auquel le maire et ses adjoints étaient invités. Ces derniers, absents, ont en effet décidé de rouvrir à la circulation automobile plusieurs axes de la ville, tout en réduisant le nombre de projets de végétalisation des cours d’école pour des raisons budgétaires. « Aujourd’hui, on constate qu’il n’a pas tenu une promesse de campagne, qui était de concerter les habitants de chaque quartier », regrette Valérie Villete, présidente de l’association Les Quatre Boulevards.

    Un regret également pour les parents d’élèves de l’école Monclar, à quelques mètres de là. « Ici, c’était devenu un lieu de vie. Là, un retour des voitures sur cinquante mètres ne changera quasiment rien au niveau de la circulation et mettra un peu plus en danger nos enfants », regrette Pauline, maman d’un élève de l’établissement.

    Pas de finances

    Si Valérie Villete prend pour modèle la politique de Singapour, « où il est montré que moins de voitures et plus d’arbres font baisser la température », assure-t-elle, l’adjoint au maire délégué à la circulation, aux mobilités et à la voirie, Nicolas Donadille, ne l’entend pas de cette oreille. Il assure dans sa réponse, que La Marseillaise a pu consulter, que les sujets n’ont « pas de liens directs ». Et que, au sujet de la concertation, « elle a été tranchée par les électeurs en mars dernier ». Il reprend, pour les cours d’école, que « les finances laissées » ne permettent pas de poursuivre le projet.

  • Marché du Soleil : toute une fratrie au secours du patriarche

    Marché du Soleil : toute une fratrie au secours du patriarche

    « On n’est pas une famille de contrefacteurs », assure Théodore Dayan, 60 ans, accusé avec trois autres frères d’« avoir participé et profité à cet écosystème de contrefaçons » de Georges l’aîné et usé de moyens illégaux pour le sauver. « Ce n’est pas une gestion familiale, on a aidé chacun à son niveau dans la fratrie à sortir notre frère du problème. » Depuis trente ans, cet architecte tente de mettre aux normes ce marché qui depuis juin 2008 cumule les arrêtés municipaux de fermeture jamais appliqués.

    « Tous ont essayé de faire jouer leurs relations »

    « Je n’imaginais pas que la contrefaçon avait pris cette ampleur. Pour moi c’est un problème uniquement de police », explique Théodore. « Il a fallu 200 à 300 policiers et gendarmes pour fermer le marché et vous pensez que mon frère, dans l’état où il est, aurait pu faire face à 170 commerçants qui ne sont pas là d’ailleurs aujourd’hui. C’est un procès de contrefaçons sans contrefacteur ! »

    Le président lui oppose une écoute de janvier 2026 où Théodore lance à Abdelhamid, un gardien du marché qui explique qu’il presse les commerçants de vider leur stock de contrefaçons : « Moi honnêtement s’ils font ça discrètement, je m’en fous, tant que c’est pas visible ! Moi ce que je veux c’est que ça ne se voit pas, c’est tout. » Que Leila Hireche, la gestionnaire soit accusée de prendre des commissions ? « J’en ai rien à foutre, honnêtement tant que le marché était ouvert et que les loyers rentraient ! », balance Théodore au téléphone.

    Solliciter l’intervention d’une agent de la préfecture s’inscrit dans cette mobilisation familiale pour sauver le marché. Six mois de fermeture préfectorale, c’est un million d’euros perdus ! « Je n’étais pas au courant », répond Théodore à la barre. « Chacun maladroitement ou naïvement a essayé de faire quelque chose. De toute façon, ce n’est pas une secrétaire de préfecture qui pouvait rouvrir le marché. » « Les frères ont tous entrepris de faire jouer leurs relations pour obtenir une réouverture anticipée », écrit l’enquêtrice des douanes.

    Michel Dahan, 69 ans, répond de trafic d’influence : la remise d’une enveloppe de 1 500 euros au domicile d’une fonctionnaire en arrêt maladie de la préfecture, Zoubida Kerbadou, 66 ans, qui l’avait déjà aidée, pour qu’elle joue de son influence. « Elle m’a sorti d’un problème pendant le Covid, elle peut nous avoir un rendez-vous avec le préfet », dit-il sur écoute. À la barre, il est mal. « Je me suis fait beaucoup d’illusions. Elle me disait c’est en cours, c’est en bonne voie… La vérité, elle m’a baladé. Si ça avait réussi, on aurait mis le marché en gérance tout remis d’aplomb et viré tous ceux qui faisaient de la contrefaçon. »

    « Pour moi la corruption, c’est ce qu’a fait Sarkozy »

    Bernard Dahan, 72 ans, a retiré les 1 500 euros de sa banque. « J’ai pas réfléchi. On était vraiment perturbé. On a fait une grave erreur. Nous sommes des gens sérieux, sans casier. On est des commerçants tranquilles. Pour moi la corruption, c’est ce qu’a fait Sarkozy… »

    Absente au procès, l’adjointe administrative à l’intercommunalité avait nié en garde à vue avant d’être confrontée aux preuves. Sur écoutes, elle était prudente. « Moi je n’aime pas parler au téléphone, j’ai la misophonie, une maladie qui touche le conduit auditif, je ne peux pas rester longtemps au téléphone. Je préfère que les personnes passent chez moi pour discuter. » Elle était déjà intervenue dans le passé pour 200 euros comme intermédiaire d’un policier qui lui a empoché 13 000 euros pour arranger un titre de séjour à une clandestine qui au final n’a rien obtenu. « À la préfecture, y’en a beaucoup qui font des bêtises », entend-on sur l’écoute.

    Dernier frère jugé, William Dahan, 73 ans et sa SCI qui détient un lot de près de 1 200m2 du Marché du Soleil. Installé en Israël, il n’a jamais été entendu.

    Le réquisitoire de la procureure Anne Sophie Larrouy est attendu aujourd’hui.

  • Marché du Soleil, le procès de la face occulte

    Marché du Soleil, le procès de la face occulte

    Le Marché du Soleil, c’était depuis 1987 un vaste bazar populaire de 3 500m2 dans le quartier de la Porte d’Aix. Il est fermé depuis six mois après une vaste opération des Douanes qui ont démantelé dans ce quadrilatère labyrinthique compris entre la rue du Bon Pasteur et la rue Fauchier, « une organisation structurée associant production, stockage et commercialisation massive de contrefaçons ».

    En tête d’affiche du procès qui s’ouvre pour la semaine à la caserne du Muy, Georges Dahan, 81 ans, et cinq membres de sa famille. Le patriarche, interpellé le 12 novembre 2025 avec 24 000 euros en espèces sur lui, présidait la société AMG Promotion qui durant des années a défié les autorités, se fichant des arrêtés municipaux de fermeture pour non-conformité aux règles de sécurité. Sa fidèle gestionnaire Leïla H. est jugée aux côtés des deux gardiens du marché, Abdelhamid D. et Abdelmalek E. Un commerçant résume le rôle central de cette femme : « Il y a une loi en France, une à Marseille et une au Marché du Soleil. En gros là-bas, c’est que des illettrés sans-papiers. Si les commerçants font pas ce qu’elle veut, elle envoie la police pour leur créer des problèmes avec les papiers. Elle clôture le bail, elle empêche les gens de travailler. »

    « Une organisation criminelle sophistiquée »

    Début février, la Douane fouillait 108 des 182 boxes commerciaux de vêtements, de quincaillerie et deux zones de stockage. 99 boxes contenaient des contrefaçons. L’opération menée sous l’égide de la loi Narcotrafic a entraîné la fermeture par la préfecture du marché. Après des années de cécité sur ce trafic de notoriété internationale, l’État se vante d’avoir mis à bas « une organisation criminelle sophistiquée, constituant un modèle économique intégré allant du stockage, à la confection et la commercialisation de contrefaçons à grande échelle, dispositif installé au cœur même de la ville de Marseille ».

    L’enquête estime que 70% des loyers perçus proviennent d’une activité non déclarée. Depuis 2021, plus de 5 millions d’euros ont été encaissés par la société de Georges Dahan venant de sociétés n’ayant aucune existence légale. L’opacité dans la gestion locative des cellules commerciales est criante avec un système de sous-locations à des personnes introuvables. En tout, 206 875 articles contrefaits ont été saisis pour une contre-valeur totale de plus de 42 millions d’euros, « ce qui atteste du caractère massif d’économie souterraine liée à la contrefaçon au sein du Marché du Soleil à Marseille », décrit l’enquête des Douanes qui parle d’« un processus sophistiqué reposant sur la réalisation à flux tendus de contrefaçons sur la base d’articles génériques notamment textiles ».

    « Recours à la corruption »

    « Le recours à la corruption d’agents publics qu’ils soient fonctionnaires de police municipal ou agent de préfecture donne à cette organisation les caractéristiques s’apparentant à une organisation mafieuse », analyse l’enquête. Un membre de la famille Dahan a ainsi reconnu avoir corrompu une agent de la préfecture, Zoubida K., 66 ans, adjointe administrative à l’intercommunalité, pour qu’elle intercède en faveur de la réouverture du marché. Une première somme de 1 500 euros en espèces lui a été remise à son domicile le 6 février 2026. « C’est une somme tellement faible que cela ne me paraît pas être de la corruption. C’est un service rendu », a minoré Michel Dahan, 69 ans, en audition.

    Sont jugés enfin le brigadier-chef principal Ali T., 45 ans, l’agent Yanice E., 35 ans, et le brigadier Grégory P., 34 ans. Ces trois policiers municipaux affectés à la Brigade de tranquillité publique sont accusés de s’être fait remettre des contrefaçons en échange de services rendus à Leïla H., la femme de confiance de Georges Dahan, qui se servait d’eux pour diriger des contrôles sur des sans-papiers ou bien fermer les yeux sur des vendeurs.

  • À Avignon, la révision du plan Faubourg contestée par des habitants

    À Avignon, la révision du plan Faubourg contestée par des habitants

    La clé de treize en or qu’Olivier Galzi, maire (DVD) d’Avignon, a utilisée pour démonter en grande pompe quelques panneaux stop va-t-elle aussi ouvrir les vannes d’un trafic accru dans certaines rues apaisées par le plan Faubourg ? C’est en tout cas ce qu’estime l’association des Quatre boulevards, qui milite contre plusieurs révisions lancées par l’édile, notamment le projet de réouverture à double sens au carrefour entre le boulevard Jacques-Monod, l’avenue Saint-Ruf et le boulevard Sixte-Isnard.

    Devant le siège de l’association, situé justement sur le boulevard Jacques-Monod, sa présidente, Valérie Villette, estime que rouvrir ce double sens « ramènerait toute la circulation de transit ». La structure avait en effet été créée en 2020 à la suite de l’amplification du trafic sur ces axes, consécutive à la réduction des voies autour des remparts et sur la rocade Charles-de-Gaulle pour laisser de la place au tram. « De 3 000 véhicules par jour, on était passé à jusqu’à 17 000 passages. Et pour beaucoup, c’était du transit, pas des Avignonnais », assure la présidente.

    La municipalité compte rouvrir ce double sens, ainsi que dans d’autres rues, accompagnée de différentes mesures, cet été, « après le Festival, sans doute en août », affirmait, lors de la présentation des premières décisions il y a dix jours, l’adjoint au maire délégué à la circulation, aux mobilités et à la voirie, Nicolas Donadille. Mais les prises de position du maire, notamment lorsqu’il expliquait que « tout le monde prenait ces sens interdits » et que « donc, à un moment, ce ne sont pas les gens le problème, mais bien les sens interdits », se font déjà ressentir sur le terrain. « Des adhérents m’expliquent qu’il y a plus d’agressivité envers les cyclistes », pointe notamment Valérie Villette, alors que quelques voitures s’engouffrent déjà à contresens sur le boulevard, sur la voie réservée aux vélos, bus et véhicules de secours.

    Demande de moratoire

    La structure pointe également le manque d’échanges avec les élus. « On n’a pu échanger qu’à une seule reprise avec Olivier Galzi. C’était pendant la campagne et il avait dit qu’il ne démantèlerait pas totalement le plan. On ne parvient pas à obtenir de rendez-vous avec Monsieur Donadille, malgré de multiples relances », regrette la dirigeante associative.

    Elle compte également, avec d’autres associations, demander un moratoire sur les modifications programmées. « Il faut que ce plan soit réellement étudié de manière scientifique et non pas juste au doigt mouillé. Les villes prospères ont arrêté le tout voiture depuis un moment », clame Valérie Villette.

    La question d’un contournement de la ville, la fameuse LEO (liaison Est-Ouest), est aussi évoquée. Tout en estimant que « le tracé doit être revu pour ne pas passer par la ceinture verte, une voie faisant le tour de la ville est perçue comme une solution pour apaiser les quartiers résidentiels en extra-muros. Le projet d’étoile ferroviaire autour du Grand Avignon est également vu d’un bon œil. « Il faut favoriser ces modes de déplacement. Les gens peuvent prendre le vélo dans le train pour aller au boulot sans perdre trop de temps, par exemple », illustre Valérie Villette.

  • À Avignon, le maire lance la révision du plan de circulation Faubourg

    À Avignon, le maire lance la révision du plan de circulation Faubourg

    Après la clé en or des frères Grimm qui ouvre un coffre mystérieux, Olivier Galzi, maire (DVD) d’Avignon, a sorti une « clé de 13 » dorée pour faire tomber les sens interdits de la cité des Papes. Une manière pour le moins théâtrale – peut-être un reste de son passé de présentateur – d’annoncer, ce mercredi, le lancement de la révision du plan Faubourg.

    Après avoir dévissé, avec cette fameuse clé mixte plaquée or (offerte par ses soutiens après sa victoire aux élections, dit-il), devant la presse et les caméras de la communication de la Ville, un panneau « Sens interdit » de l’avenue Croix-des-Oiseaux, désormais donc remise en double sens de circulation, le premier édile a dévoilé les grandes lignes de ce projet.

    Une première phase est lancée ce mercredi 20 mai, après avoir été annoncée ces derniers jours aux habitants par des panneaux sur les axes concernés. Elle comprend des modifications de circulation dans sept rues et avenues de la ville. Un premier jet « sans le moindre coût » du « monstre, de l’aberration » que représente, d’après lui, le plan de modification de la circulation mis en place fin 2021 et qui visait alors à « réduire le trafic de transit dans les faubourgs, apaiser la circulation, développer les pistes cyclables et zones 30 et favoriser les déplacements à pied et à vélo », comme l’expliquait la municipalité à l’époque, alors dirigée par Cécile Helle (PS).

    Dans un premier temps, en plus de la Croix-des-Oiseaux, la bretelle vers Pierre-Semard depuis l’avenue Pierre-de-Coubertin est rouverte à tous les véhicules, l’avenue du Martelange est remise en double sens, le sens de circulation de la rue Delsuc est inversé, la rue Jacques-Tati est mise en double sens, le feu du carrefour de la Porte du Rocher est « amélioré » et le tunnel du Blanchissage est rouvert aux voitures dans le sens nord-sud.

    « Tout le monde prenait ces sens interdits. Donc, à un moment, ce ne sont pas les gens le problème, mais bien les sens interdits », argumente Olivier Galzi, tout en assurant que les axes choisis sont issus de « témoignages recueillis tout au long de la campagne auprès des habitants » et que « les effets de ces mesures seront évalués au fil des mois ».

    Deuxième phase cet été

    À ses côtés, Nicolas Donadille, élu délégué à la circulation, aux mobilités et à la voirie, assure que cette mesure « ne va pas opposer les modes de déplacements », malgré le fait que le retour au double sens laisse moins de place aux cyclistes sur les voies.

    Il en profite également pour dévoiler les contours de la deuxième phase de ce plan, qui devrait être mise en place pendant l’été, plutôt après le Festival qui se termine fin juillet. Une seconde partie « plus structurante » n dont le coût est estimé à 250 000 euros. Elle prévoit notamment l’amélioration de l’éclairage du tunnel du quai de la Ligne, la mise en place d’un double sens porte Saint-Lazare et la réouverture du sens sud-nord sur l’avenue Monclar. Mais aussi, plus tard, la mutualisation des centres de supervision urbaine d’Avignon et du Grand Avignon, notamment pour coordonner tram et circulation.

    L’opposition pointe des contradictions

    Le groupe d’opposition Ensemble et Solidaires, dans lequel se trouve Fabrice Tocabens (PS), ancien adjoint de Cécile Helle qui avait porté le plan Faubourg à Avignon, a émis un communiqué pour cibler plusieurs points du projet. Ils visent tout d’abord l’absence de « concertation avec les riverains ». Mais aussi « la réduction et la suppression des voies cyclables » sur l’avenue de la Croix-des-Oiseaux ou sur l’avenue Martelange. Tandis que la mise en circulation de l’avenue Monclar-Nord « va inévitablement créer de l’insécurité routière et du stationnement anarchique sur les trottoirs et les voies cyclables les plus utilisées d’Avignon, c’est un contresens historique ». Ils affirment qu’ils resteront vigilants « aux risques de voir revenir, tant en centre-ville que dans les faubourgs, une circulation de transit, historiquement de 14 000 véhicules sur les quatre boulevards, et aux conséquences néfastes pour les riverains et les piétons ». Et demandent en conclusion un « vrai débat » autour des transports, avec divers sujets comme le RER métropolitain, la jonction des autoroutes A7 et A9, la gratuité Avignon Nord-Avignon Sud ou encore la relance d’une LEO « finançable et repensée ».

  • Digue du Large : 21 visites cet été sur réservation

    Digue du Large : 21 visites cet été sur réservation

    La Digue du Large, ouvrage portuaire exceptionnel dans l’emprise dirigeante du Grand Port maritime de Marseille, sera ouverte au public du 27 juin au 5 septembre pour 21 visites organisées par l’office de tourisme.

    Pas de précipitation car il faudra attendre le 12 juin pour pouvoir réserver. Les créneaux seront ouverts pour des visites tous les mercredis et samedis à 8h30. Une fois obtenu ce sésame gratuit mais obligatoire, il faudra se présenter impérativement 30 minutes avant le départ. Les places réservées sont gardées jusqu’à 15 minutes avant le départ. Au-delà, elles seront rendues disponibles et proposées aux personnes présentes sur place non munies de billets. Les places sont mises en ligne tous les 15 jours. Les réservations pour les 15 premiers jours d’août seront ouvertes fin juillet.

    La Digue du Large a été construite à compter du milieu du XIXe siècle sur un projet initié en 1844 sous le règne de Louis-Philippe et a continué à évoluer sous Napoléon III. Elle a été achevée en 1925. La Digue a été une réponse directe à la nécessité de moderniser le port et d’accroître sa capacité à accueillir des navires de plus en plus grands, en phase avec l’industrialisation croissante. Aujourd’hui la Digue s’étend sur près de 7 kilomètres de l’entrée du Vieux-Port jusqu’à l’Estaque. Elle est fermée au public depuis 25 ans.

    Le collectif des Libres-nageurs revendique « l’accès simple et gratuit à la Digue sur toute sa longueur, dans toute sa splendeur, tout le long de l’année dans le respect de l’activité du GPMM ». Pendant la campagne des municipales, le Printemps marseillais a annoncé la réouverture de la Digue aux Marseillais avec accès envisagé par le pont Pinède après réaménagement, et via une barge mobile reliant le J4 à la Digue.

  • Le cinéma de Gardanne retrouve enfin ses spectateurs

    Le cinéma de Gardanne retrouve enfin ses spectateurs

    Sa réouverture était devenue une véritable arlésienne. Après de longs mois de travaux, débutés en 2025, du retard, et de nombreux échanges houleux entre oppositions et majorité en conseil municipal, le Cinéma 3 Casino rouvre enfin ses portes. Ce mardi 12 mai, dans les trois salles obscures de ce lieu associatif défileront de nouveau les images du septième art, les fauteuils rouges seront de nouveau occupés par le public. « Il nous aura fallu plus de temps que prévu, et nous avons été amenés à dépasser l’enveloppe (budgétaire) initiale, déroule Antonio Mujica, premier adjoint en charge des travaux, rappelant les découvertes d’amiante, entre autres, problématique régulièrement relevée par la majorité. Mais pour ce mardi soir, les salles ont toutes été réservées », poursuit l’élu. Un fait confirmé par Laure Gonzales, présidente de l’association en charge du cinéma. Les bénévoles, passés de cinq à trois depuis la fermeture du lieu – l’un est parti à la retraite, l’autre a déménagé – a tenu tant bien que mal sa trésorerie et son activité. « Cela commençait à devenir compliqué pour tout le monde, notamment financièrement », concède Laure Gonzales. Déplacés dans une salle communale de la mairie après avoir vu les salles fermer, puis la partie bar, installée en rez-de-chaussée de l’ancien bâti, les bénévoles du Trois Casino ont tant bien que mal poursuivi les projections à destination des scolaires, dans des salles prêtées par la mairie. « Nous avions arrêté cela en février de cette année, puisque nous devions rouvrir en mars », précise Laure Gonzales. Après ces années de paralysie de l’activité, la gérante de l’association rapporte le soulagement des bénévoles, mais aussi l’engouement des Gardannais autour de cette première soirée de projection. La première, depuis des années. L’ouverture de la 79e édition du Festival de Cannes sera projetée dans l’une des trois salles, le film La Vénus électrique de Pierre Salvadori, dans une autre. Dans la troisième, ces deux séquences seront diffusées l’une après l’autre. La programmation classique reprendra dès ce mercredi 13 mai. « Samedi, jour des préventes pour les places de cinéma, une trentaine de personnes attendaient avant même l’ouverture des guichets, rapporte Laurence Gonzales. En deux heures, nous avons vendu 171 billets. Cette réouverture est une bonne nouvelle, surtout que tout affiche complet ! Il ne reste plus que six places de disponibles [sur la soirée, Ndlr]. » Toujours selon la présidente d’association, la rediffusion de films dans ce cinéma de proximité sera un nouveau souffle pour le centre-ville. « Il permettra de le redynamiser culturellement. C’est important, pour une ville de presque 22 000 habitants, souligne Laure Gonzales. De façon générale, on générait de l’activité aussi pour les commerces autour, on travaillait avec les autres commerces en cas d’événement… Les gens sont en demande d’un lieu culturel de proximité. »

  • Marché du Soleil : le procès de l’insécurité

    Marché du Soleil : le procès de l’insécurité

    Souriant mais affaibli, Georges Dahan, 81 ans, le patron du Marché du Soleil comparaissait lundi pour refus de fermeture d’un établissement recevant du public (ERP) malgré les arrêtés et mises en demeure de la Ville en 2023 et 2025 pour non-conformité aux règles de sécurité et, concomitamment, pour mise en danger d’autrui.

    Ce chef d’entreprise est à la tête depuis 1987 d’un bazar populaire de 3 600 m² près de la Porte d’Aix. Une opération de police et des douanes menée sous l’égide de la loi Narcotrafic a entraîné la fermeture par la préfecture le 30 janvier des 168 boutiques de vêtements, de quincaillerie… et parfois d’articles de sport contrefaits. 14 personnes dont 3 sociétés doivent être jugées en juin pour négoce en bande organisée de marchandises contrefaisantes et blanchiment. Trois policiers municipaux et un agent de la préfecture répondront, eux, de corruption et de trafic d’influence.

    S’agissant du volet sécurité incendie jugé lundi, le Marché du Soleil était sous le coup d’un premier arrêté municipal de fermeture de juin 2008 suite à un incendie, arrêté resté totalement inappliqué sous Jean-Claude Gaudin qui a laissé faire sa réouverture en 2015. Les travaux réalisés depuis n’ont jamais trouvé grâce aux yeux de la commission communale de sécurité et les deux arrêtés de fermeture d’octobre 2023 et octobre 2025, sont restés lettres mortes.

    « On n’était pas dangereux. On a mis pour 450 000 euros de sprinklers sur 3 000 m² et il n’y a plus de faux plafond. Nous avons six sorties de secours balisées. Aujourd’hui les commerçants pleurent d’être à la rue », proteste le patriarche. « à aucun moment le marché n’a été en insécurité », témoigne son frère Théodore, architecte. « On a l’impression d’un capharnaüm mais les choses sont régulées. Il y a des détecteurs, des extincteurs, des sprinklers, des exutoires de fumées asservies, Je ne sais pas où ils ont vu un péril imminent. On a fait 700 000 euros de travaux mais ils nous ressortent toujours les mêmes choses ! »

    « Il y a un risque majeur évident en termes de sécurité incendie sur ce bâtiment », oppose le procureur Guillaume Bricier. « En cas de survenance d’un sinistre, ces manquements exposent à un risque immédiat de mort ou d’infirmité permanente. Oui, tout le monde pense au drame de Crans Montana en Suisse même si notre saisine date d’avant », précise-t-il démentant que ce dossier soit instrumentalisé par l’autre volet pénal. De requérir pour « la gravité des manquements et la persistance à maintenir le marché ouvert » une peine d’un an de prison avec sursis, 15 000 euros d’amende et 5 ans d’interdiction de gérer contre l’octogénaire ; 75 000 euros d’amende et 5 ans d’interdiction contre sa société.

    « Dans ce bal des hypocrites ! »

    Plaidant la relaxe, Me Stéphane Ceccaldi, a rappelé que l’arrêté de fermeture de 2008 a été signé par l’adjoint au maire José Allegrini qui pourtant avait été l’avocat de George Dahan en 2005. « Entre 2008 et aujourd’hui, Il y a eu 25 procès-verbaux de la commission de sécurité, mais il faut attendre le 17 février 2026 pour que la Ville prenne un arrêté de mise en sécurité urgente sur un petit escalier branlant, après la fermeture préfectorale du 30 janvier 2026, ce qui veut dire qu’un arrêté “matraque” était possible. En réalité, chacun trouvait son compte dans ce bal des hypocrites ! » Se fondant sur un arrêt de la Cour de cassation, Me Ceccaldi rappelle que la violation d’une obligation de sécurité ne suffit pas, fut-elle particulièrement grave, pour caractériser une mise en danger délibérée, cynique de la vie d’autrui, « le risque devant être imminent, concret, immédiat et presque en voie de réalisation ce qui n’est pas le cas. Un travail de mise en sécurité progressive et de régularisation était mené face à une administration de plus en plus réticente à valider ».

    Délibéré le 6 juillet.

  • En prévision des travaux d’extension, le musée Fabre sera fermé du 4 au 22 mai

    En prévision des travaux d’extension, le musée Fabre sera fermé du 4 au 22 mai

    En préambule de ces travaux d’extension, qui se tiendront à partir de 2028, une courte phase préparatoire de sondages géotechniques va être réalisée à partir du 4 mai. Ils seront réalisés à l’entrée du musée, au niveau de la bibliothèque et de la librairie-boutique, où se tiendra le futur escalier menant aux nouveaux espaces d’exposition créés sous le musée.

    Afin de limiter les nuisances pour les visiteurs, et avant la mise en place d’une entrée secondaire temporaire en 2028, le musée fermera donc ses portes du 4 au 22 mai, le temps de cette phase préparatoire. La réouverture aura lieu le 23 mai pour la Nuit des musées.

    Un nouvel écrin

    C’est l’Atelier d’architecture Emmanuel Nebout, déjà lauréat du premier projet d’extension du musée réalisé en 2007, qui mènera à bien cet ambitieux projet d’agrandissement et de rénovation,
    avec l’agence bordelaise BLP.

    Sous la cour Soulages, sera creusée la grande salle d’exposition. Elle présentera une surface de 940 m², composée d’une nef centrale sous un tamis de lumière. Ce vaste espace sera complété par une allée latérale pour les espaces d’interprétation indispensables aux expositions temporaires. Enfoui sous le sol de la ville, il sera relié par un vaste escalier de deux volées. Situé en continuité directe avec le hall, il se déploiera à l’emplacement de la bibliothèque actuelle et amorcera le parcours vers la salle des expositions temporaires. De son côté, le parvis sera repris pour redonner sa splendeur à la porte Buren et intégrer, dans le prolongement de l’esplanade récemment repensée, un jardin des sculptures.

    LM

  • Mobilisés pour le maintien d’Orange à Saint-Mauront

    Mobilisés pour le maintien d’Orange à Saint-Mauront

    Ils y travaillent, y ont travaillé et ne veulent pas entendre parler de la disparition d’Orange à Saint-Mauront (3e). Métro national, devant les grilles du site, une centaine de personnes se sont rassemblées, ce mardi 3 mars, à l’appel de la CGT pour le maintien de l’entreprise, installée là depuis 1974. Des techniciens sont aussi venus en soutien depuis le Vaucluse ou les Hautes-Alpes. Après une première fermeture en novembre suite à une rixe à proximité, la direction Sud-Est de l’opérateur avait décidé de fermer de nouveau, le 8 janvier, après des impacts de tirs sur la façade. Même si la préfète de police avait indiqué que « tout [laissait] à penser que ces faits [s’étaient] produits en dehors des heures ouvrables ».

    Ce qui fait dire à Olivier Neri, secrétaire général de la CGT Télécoms 13, que tout cela n’est que prétexte. « On ne sait pas encore quelle est la vraie raison de cette décision, cela n’est pas possible qu’un opérateur historique, pour un problème de sécurité, ferme », estime le syndicaliste, rappelant que 35 millions d’euros ont été investis à Saint-Mauront en « même pas deux ans ». Sans remettre en cause le « sentiment d’insécurité », il l’affirme : « En 8 ans, on recense deux agressions. » Il dénonce les effets d’un discours d’extrême droite de la part de « certains syndicats ». En clair, la CFE-CGC dont le président, Sébastien Crozier, comparaît la situation « au même phénomène il y a 15 ans, dans une réserve d’Indiens qui s’appelle la Seine-Saint-Denis ».

    Depuis janvier, les salariés travaillent de chez eux toute la semaine ou s’inscrivent sur des sites de coworking loués par Orange. « Un retour des activités tertiaires (…) n’est pas envisagé. Le site est néanmoins pérenne car il va continuer à abriter les activités techniques », nous indique la direction, précisant avancer « en parallèle dans la recherche d’un ou deux sites complémentaires, à Marseille, pour l’ensemble des équipes tertiaires ». Après en avoir fermé ou vendu une bonne partie, rappelle la CGT.

    Manque de lien social

    Terminal des câbles sous-marins, le site de Saint-Mauront reste stratégique. Et a aussi toute sa place dans le quartier. Des habitants soutiennent les manifestants ce matin-là. « Ils ont bien raison. Et nous alors, on y vit bien ici », commente une riveraine. Jean-Paul et Monique, anciens de ce qui était alors France Télécoms, acquiescent. « Vous vous rendez compte, 1 000 salariés, c’est une perte immense pour le quartier », s’inquiètent-ils. Olivier Neri se souvient, lorsqu’il jouait « au foot avec des équipes de Félix-Pyat », que les directeurs aidaient les clubs en donnant des équipements. « Cela ne se fait plus depuis 10 ans et on est en train de le payer », pense-t-il, pointant le « manque de lien social entre Orange et le quartier ».

    Pour Jérémy Bacchi, sénateur PCF des Bouches-du-Rhône, « une fois de plus, on fait le choix de reculer face au narcotrafic plutôt que de résoudre le problème ». Et de déplorer qu’on déménage des locaux « en laissant le quartier sans réponse ». Pour lui, la disparition d’Orange s’inscrit aussi dans la fuite des services publics, s’indignant qu’il puisse y avoir « des ghettos dans notre ville ».

    Sur la même longueur d’onde, Jean-Marie Angeli (PCF), adjoint au maire de secteur, s’inquiète du « mauvais signal envoyé » et fait le parallèle avec la fermeture du bureau de poste derrière la mairie centrale. « Autant d’emplois de proximité en moins, qui font pourtant vivre le quartier », dénonce l’élu, précisant que la direction d’Orange et le préfet vont être interpellés. Alladine Abdallah Salim, tête de liste LFI aux municipales dans le secteur, se dit lui aussi inquiet, mais estime qu’il est encore possible d’en sortir « par le dialogue et la concertation ». En attendant, la CGT Télécoms prévoit d’autres rassemblements.

    « Ils ont bien raison. Et nous alors, on y vit bien ici »