Tag: renaturation

  • Le ministre de la Transition écologique en SAV dans la région

    Le ministre de la Transition écologique en SAV dans la région

    Comme un symbole, le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, arrive au lycée aixois Paul-Cezanne devant des bacs à compost, un soleil de plomb et une température caniculaire.

    Ça tombe bien, il vient visiter la rénovation de l’internat de l’établissement, avec l’escorte protocolaire habituelle : Mathieu Gatineau, sous-préfet d’Aix, Christophe Madrolle en tant que conseiller régional, Sylvaine Di Caro, adjointe à la mairie, Jean-Yves Bessol, directeur académique des services de l’Éducation nationale… « Il faut poursuivre notre adaptation au changement climatique, c’est le sens des moyens qu’on mobilise, comme le Fonds Vert qui a permis de débloquer 1 milliard d’euros pour des projets comme celui-ci : rénovation thermique, renaturation des écoles… », plante le ministre délégué, en désignant les espaces verts du lycée. Romain Jamot, architecte en charge de la rénovation de l’internat précise les détails de cette opération en deux phases : « On réalise une opération de rénovation énergétique et fonctionnelle. Ça passe par un travail sur l’enveloppe : on remplace la totalité des menuiseries extérieures, on réalise une rénovation thermique de l’extérieur et on fait le même travail sur la toiture. »

    Une installation photovoltaïque est aussi au programme, pour une rénovation définitive d’ici l’été. De quoi mettre au vert les 87 internes ? En tout cas, Mathieu Lefèvre entend que ce travail illustre la politique gouvernementale sur le sujet.

    « La canicule c’est une course de fond »

    « On parle de plus d’un million et demi d’euros du Fonds vert pour rénover l’internat, c’est un montant d’ampleur. Ce Fonds vert n’existait pas avant sa création par Élisabeth Borne et grâce au Premier ministre [Sébastien Lecornu, Ndlr], il est plus élevé que ce qu’il était au début de la loi de finances », développe-t-il. Difficile de lui donner tort puisque, pour le coup, le Fonds Vert couvre la moitié du coût de la rénovation de l’internat. « Sans doute que ça n’aurait pas pu se faire sans », glisse-t-il, entre deux visites de chambres. Mais au total, l’établissement bénéficiera d’une rénovation d’ampleur d’ici 2033 pour un montant d’une cinquantaine de millions.

    En bref, sa visite est placée sous le signe de l’adaptation au changement climatique. Il est même interpellé par des élèves qui participent à l’opération régionale « Nettoyons le Sud », journée de ramassage des déchets organisée par la Région. « Le gouvernement est mobilisé face à la canicule. Le Premier ministre a rappelé que c’est une course de fond : on doit continuer à se préparer à ce type d’épisode, remarquable par sa précocité dans l’année », martèle Mathieu Lefèvre.

    Mais son emploi du temps ne s’arrête pas là puisqu’il s’est rendu, dans la foulée à Marseille afin de vanter le fait que « la France est championne d’Europe de l’attractivité depuis 7 ans consécutifs ». Le tout dans le cadre d’une séquence pour une « revue de projets industriels stratégiques régionaux ». Et le samedi, c’est direction le site d’Airbus Helicopters à Marignane (lire ci-dessus). Tout un programme.

  • Jardin des Lices : Toulon plante le décor et cultive l’espace public

    Jardin des Lices : Toulon plante le décor et cultive l’espace public

    Pour faire face au changement climatique, à la pollution et à la densification urbaine, les villes doivent aujourd’hui faire le choix de réintroduire la nature dans leurs espaces publics. Autrement dit : davantage de végétation, d’espaces verts et de biodiversité. Une volonté politique salutaire pour l’environnement, la santé et la qualité de vie des habitants, qui anime Toulon avec ses 85 parcs et jardins intra-muros.

    C’est ce qu’en substance est venue rappeler, mardi matin, la maire sans étiquette de Toulon, Josée Massi, lors de l’inauguration de l’agrandissement de 10 000 m2 du jardin des Lices.

    Un espace de partage également, puisqu’entre pinède et massifs méditerranéens, les publics peuvent profiter entre autres de jeux inclusifs – dont un tourniquet accessible en fauteuil ou poussette -, d’agrès sportifs et d’une piste cyclable.

    Pour mémoire, la renaturation des lieux a été rendue possible grâce à la démolition de six bâtiments municipaux vétustes à la place desquels ont été plantés 390 arbres, 3 200 m² de massifs végétalisés et 1 500 m² de prairie.

    À noter également, un parcours d’activité et de découverte de la biodiversité. La première magistrate a d’ailleurs salué les associations engagées dans la démarche : la LPO, Chercheurs en herbe, ainsi que Martinets d’ici et d’ailleurs. Un cheminement initiatique qui ne présente que des vertus, souligne-t-elle, puisqu’« on aime ce qui nous émerveille et on protège ce que l’on aime ».

    Pour une ville

    plus résiliente

    Et de poursuivre : « L’extension des Lices s’inscrit dans une vision plus large, celle d’un arc vert reliant la gare à la porte d’Italie, une continuité écologique qui structure la ville et améliore durablement notre cadre de vie. » Avec ici, « un parc qui ressemble à Toulon, pour tous, vivant, familial, sportif et où chacun trouve sa place ».

    Aux abords, les parkings ont également été désimperméabilisés pour améliorer l’infiltration des eaux pluviales et un éclairage LED à faible impact sur la faune a été installé.

    « Ce parc est un symbole de la ville que nous voulons construire ensemble. Une ville où la nature infiltre harmonieusement l’urbain », insiste Josée Massi.

    Une réalisation qui s’inscrit dans la dynamique par celle du jardin Alexandre 1er, entièrement repensé dans le cadre du quartier Chalucet en 2020, aujourd’hui labellisé Jardin remarquable. Et le parc de la Loubière, créé, lui, sur une ancienne friche industrielle.

    Josée Massi conclut : « Chers Toulonnais, ce parc est le vôtre. Je vous invite à vous l’approprier, à le faire vivre et à le respecter. Et continuons, ensemble, à construire une ville où la nature a toute sa place. »

    Le président du Département, Jean-Louis Masson (LR), reconnaît « qu’il y a eu un tournant dans la société ». « Peut-être qu’il y a quelques années on aurait fait des immeubles or, aujourd’hui, on remet en place des espaces verts », ajoute-t-il.

    Pour le secrétaire général de la préfecture, Lucien Guidicelli, cette inauguration illustre l’ambition de Toulon : « Vous voulez rendre votre ville, Madame le maire, plus agréable à vivre, plus résiliente et plus adaptée aux défis climatiques. Et je crois que tout le monde s’accorde à dire que ce nouvel espace de nature est une réalisation exemplaire par la place accordée au végétal, à la biodiversité, aux mobilités douces, aux sports, ainsi qu’à l’inclusion. »

    De quoi donner envie de venir y flâner et rêver à un monde plus juste, plus vert et plus durable, capable de relever le défi de l’adaptation au changement climatique.

  • Peu à peu, l’étang reprend vie

    Peu à peu, l’étang reprend vie

    Les bonnes nouvelles sont rares, mais la restauration écologique progressive de
    l’étang de Berre en est une. En seulement deux ans, 750 m² du fond de l’étang ont été recolonisés par des herbiers de zostères, une plante aquatique protégée à l’instar de la posidonie en Méditerranée.

    Une vraie réussite à partir des 8 m² transplantés par la main de l’Homme.

    Ces herbiers de zostères sont essentiels pour la biodiversité. Le Groupement d’intérêt public pour la réhabilitation de l’étang de Berre les qualifie même de « véritables poumons de la lagune : refuge pour les poissons, lieu de reproduction et zone d’alimentation. Ils produisent également de l’oxygène, protègent les côtes contre l’érosion et constituent un puits de carbone ».

    Avenir vivable

    Leur développement est à la fois une conséquence de l’amélioration de la qualité des eaux, car les zostères ont besoin d’une eau pure qui laisse pénétrer la lumière du soleil, mais aussi un facteur de restauration écologique parce que ces herbiers permettent au vivant de trouver un milieu favorable dans lequel s’épanouir.

    La réduction des rejets d’eau douce de la centrale EDF a amélioré la salinité et la transparence de l’étang.

    Il faut aller plus loin, avec la réouverture du tunnel du Rove qui est programmée, mais aussi en investissant pour détourner les eaux limoneuses de la Durance et du Verdon qui alimentent la centrale hydroélectrique à des fins d’irrigation, dans une région où le manque d’eau est récurrent.

    Ainsi, il serait possible d’allier défense de l’environnement, réponse aux besoins humains et développement du territoire. Oui, cela a un coût élevé, mais la défense de la biodiversité et la construction d’un avenir vivable n’ont pas de prix.

  • Les enfants plantent une micro-forêt dans le quartier des Comtes

    Les enfants plantent une micro-forêt dans le quartier des Comtes

    À peine la paille posée, une tourterelle atterrit. En face du bâtiment banane des Comtes, en lieu et place de l’ancien city-stade, une micro-forêt prend désormais racine. Depuis trois jours, l’entreprise OliviAnne, mandatée par Erilia, encadre des enfants et des collaborateurs du bailleur social dans l’opération de renaturation. Celle-ci s’inscrit dans la transformation globale du quartier prioritaire, menée dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain. Ce jeudi 12 mars en milieu d’après-midi, 300 jeunes port-de-boucains et une soixantaine de salariés peuvent se féliciter d’avoir planté 2 445 arbres et buissons de trente espèces différentes sur une parcelle de 815 m2.

    « Ce sont les mêmes que la forêt du Castillon : il y a du pistachier, de l’olivier sauvage, du romarin, du chêne… », énumère Anne Desmaison, fondatrice de la société en charge du chantier. D’après l’oléicultrice, « deux ans et demi après plantation, les amandiers peuvent déjà mesurer plus de 2 mètres ».

    Biodiversité et fraîcheur

    Les bienfaits d’une telle micro-forêt sont nombreux : « Production d’oxygène, séquestration du carbone, désimperméabilisation des sols qui permet une meilleure infiltration des eaux en cas de pluie, création d’îlots de fraîcheur », cite Anne Desmaison. La spécialiste de la renaturation a effectué des relevés sur l’une des douze parcelles qu’elle a plantées à Salon-de-Provence : « À 20 mois, à l’extérieur, on avait 56 degrés au sol, à l’intérieur, on avait 36 degrés. On a gagné 20 degrés sur une forêt pas du tout arrivée au terme de sa maturité ! »

    Côté biodiversité, ces végétaux permettent le développement de pollinisateurs et apportent un habitat aux insectes et aux oiseaux. « L’intérêt d’avoir planté avec les enfants, c’est qu’on les a sensibilisés avec une activité ludo-pédagogique en rapprochant la nature d’eux, explique Julia Riccio, fondatrice des Créations du hérisson. Et la biodiversité ne s’arrête pas aux animaux et aux plantes, je leur ai expliqué que dans une poignée de terre, il y a autant de bactéries qu’il y a d’humains sur terre. C’est dingue ! On a aussi parlé des propriétés des plantes… Savoir tout ça leur donne envie de protéger ce nouvel endroit. »

  • [Logement social] Erilia, un plan stratégique à 4 milliards d’euros

    [Logement social] Erilia, un plan stratégique à 4 milliards d’euros

    Inaugurant mardi son nouveau siège social 242, avenue Jules- Cantini, le leader de l’habitat social en région Paca Corse, Erilia, qui est une des plus grandes entreprises sociales pour l’habitat avec 91 768 logements sociaux en France, a dévoilé son « plan stratégique pour agir face à la crise du logement ».

    « Le logement social est une question de société essentielle avec un risque très fort de bombe sociale si on ne le prend pas en compte », a alerté Christine Fabresse, la présidente du conseil d’administration d’Erilia, par ailleurs à la tête du directoire de la Caisse d’Épargne Provence Alpes Corse, premier financeur du logement. « Tout gouvernement confondu, on a toujours eu plus d’ambition que de réalisations. On atteint des summums. 1 demandeur sur 7 s’est vu attribuer en 2025 un logement social. Pratiquement 3 millions de Français sont dans l’attente. 256 000 demandes en région Sud et cette demande ne cesse de croître avec 16 000 demandes de plus l’an dernier dans les Bouches-du-Rhône », a-t-elle rappelé.

    D’où l’accueil très favorable fait à l’annonce par le Premier ministre de son plan d’aide à la construction de 2 millions de logements d’ici 2030, qui conforte les ambitions d’Erilia « qui a pris toute sa part sur les besoins de couverture en logements sociaux sur son territoire ». « Inspire 2030 », son plan stratégique se veut « très ambitieux et très réaliste », « c’est une feuille de route opérationnelle déclinée en actions très concrètes », insiste Christine Fabresse.

    Premier axe de ce plan : la « satisfaction client » dont le taux doit passer de 77 à 80%. 18 mois après avoir fusionné avec Logirem, Erilia veut améliorer sa relation avec ses locataires, « gommer les petits actes d’incivilités » avec des équipes de terrain pour traiter les graffitis, les encombrants, les petits dégâts, recréer du lien social avec les 400 gestionnaires d’immeubles pour davantage de « tranquillité résidentielle, de propreté et de sécurité, sans hausse de charges », même si, tient à rappeler Frédéric Lavergne, son directeur général, « notre rôle n’est pas d’assurer la sécurité dans les quartiers. Le régalien est là pour cela. » 40% du patrimoine d’Erilia est en quartier prioritaire de la ville.

    Second axe, la transition environnementale. Erilia entend investir 1,2 milliard d’euros ces cinq prochaines années pour transformer massivement son bâti existant et rénover 10 300 logements, les adapter au climat de demain. Les passoires thermiques ont été éradiquées. La réhabilitation d’Air Bel est lancée, celle de la résidence Fontvert (14e) et de la Bricarde (15e) doivent débuter au printemps puis ensuite la Castellane avec la renaturation de résidences pour compenser l’empreinte carbone et refaire descendre les habitants au pied des immeubles et recréer du lien social.

    Troisième axe ans doute le plus important, le développement. Il s’agit de « produire plus, plus vite et mieux ». La production de logements sociaux pour réduire la pénurie : « 15 000 logements sociaux seront lancés en construction à l’horizon 2030 dont 2 400 logements à partir de 2027 pour renforcer l’offre dans les territoires les plus tendus. » À 180 000 euros par logement en moyenne, cela chiffre l’effort de construction à 2,7 milliards d’euros.

    Face au constat du vieillissement de la population de son parc social (8% seulement de ses locataires ont moins de 30 ans), Erilia fait une priorité de l’accès au logement social pour les jeunes et va développer une marque dédiée « Génération habitat & Services Junior » pour produire 500 logements dédiés aux jeunes à l’horizon 2030.

    Par ailleurs, 1 000 logements seront produits en acquisition amélioration pour du recyclage urbain d’immeubles de rapport. Erilia est aussi l’opérateur lauréat pour le recyclage des 7 immeubles allant du 71 au 83 rue d’Aubagne pour y produire 24 logements sociaux. Lancement des travaux ce printemps.

  • Les berges de l’Huveaune réaménagées

    Les berges de l’Huveaune réaménagées

    Le chantier
    de renaturation de l’Huveaune terminé au bout de trois ans,
    ce nouvel espace a été inauguré
    ce lundi 8 décembre. Sur une longueur d’un kilomètre, les berges ont été replantées d’arbres, le lit de la rivière élargi pour permettre un nouvel accès
    au public, mais aussi éviter les inondations. Un nouvel appel
    à projet a été lancé par l’Établissement public d’aménagement et de gestion
    des eaux (Epage) HuCA, sur les bassins-versants Huveaune-Côtiers-Aygalades.

  • L’État finance un chantier pour renaturer la pointe de Berre

    L’État finance un chantier pour renaturer la pointe de Berre

    En observant les flamants roses patauger dans les salins, les installations du géant de la pétrochimie LyondellBasell se font presque oublier. La pointe de Berre est un lieu de contraste. « Il y a de l’industrie, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut laisser tomber ce beau littoral », lance le maire de la commune Mario Martinet (DVG). C’est tout l’objectif de l’État, qui, par le biais de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM 13), vient de lancer un chantier de renaturation de cet espace, dont il est propriétaire, pour un montant de 70 000 euros.

    Depuis la semaine dernière, deux engins se relaient pour évacuer 700m3 de gravats et de blocs de béton armé. « Ces déchets du bâtiment sont déposés depuis plusieurs décennies, explique Mathieu Eyrard, directeur adjoint de la DDTM 13. On n’en connaît pas vraiment l’origine. » Le sous-préfet de l’arrondissement d’Istres, Christophe Borgus, élude : « On voit les traces du passé, maintenant on se tourne vers l’avenir. À un moment, on prend nos responsabilités et on enlève ce qui doit être enlevé. »

    Aux manettes, l’entreprise berroise de travaux publics Calvin Frères, sélectionnée pour des critères environnementaux. Sa présidente expose : « Ce marché nous permet de participer à l’amélioration du littoral berrois et de valoriser dans un circuit court ces déblais rocheux, puisqu’ils seront concassés à 9km d’ici pour être réemployés. »

    Un hotspot pour l’avifaune

    À l’avenir, les accès aux véhicules seront régulés « pour éviter les roulages intempestifs et avoir une renaturation naturelle », souligne Ludovic Roulet, chef du pôle domaine public maritime de la DDTM 13. « On travaille avec l’association de chasse maritime locale pour mettre en place une gestion des espaces qui permette d’avoir une continuité de circulation entre les eaux salées de l’étang en démolissant d’anciens petits ouvrages. »

    Un suivi de l’évolution de la végétation sera réalisé en partenariat avec l’Office français de la biodiversité, ainsi que des observations des espèces présentes avec le Conservatoire du littoral et le Gipreb, le syndicat mixte en charge restauration écologique de l’étang de Berre, « afin de voir comment les populations avifaunes se comportent sur le site pour identifier d’éventuelles opérations complémentaires de renaturation plus techniques », précise-t-il.

    Car le site présente des enjeux environnementaux majeurs avec des zones humides, des marais salants, des habitats naturels, et la proximité de deux sites Natura 2000, essentiels pour la biodiversité locale. Ludovic Roulet développe : « L’idée, c’est de favoriser la présence de lieux de nidification et de nourrissage pour les oiseaux, mais aussi d’améliorer la vision qu’ont les habitants de l’étang de Berre, ce qui les engagera à mieux l’aimer et le respecter. »

    Mario Martinet se réjouit de ce « retour aux origines » qui s’inscrit dans la droite ligne de son engagement, qui s’est déjà traduit par la renaissance de la plage de Berre, disparue dans les années 1970, en juin dernier.