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  • Dans le Vaucluse, La Poste va sabrer huit bureaux de proximité

    Dans le Vaucluse, La Poste va sabrer huit bureaux de proximité

    Les grilles du bureau de La Poste sont baissées ce lundi 31 août, comme tous les lundis. Une scène habituelle, donc. Mais cette situation risque de devenir permanente, car le lieu devrait fermer définitivement ses portes dans les prochains mois.

    Le syndicat SUD PTT alerte dans un communiqué sur une « fermeture sèche d’ici 2027 » de 8 bureaux de poste en Vaucluse. À Avignon, celui de la Place Pie donc, mais aussi celui de Saint-Jean. En dehors de la Cité des Papes sont concernés ceux de Gordes, Rasteau, Lapalud, Saint-Saturnin-lès-Avignon, Fontaine-de-Vaucluse ou encore Jonquières. « Derrière ces réductions et fermetures, c’est une nouvelle fois une logique d’économies qui se dessine, au détriment du service public, des salariés et des usagers », poursuit le syndicat.

    Des arrêts qui apportent également aux salariés « son lot d’incertitudes », assure l’organisation syndicale. Listant par exemple des « mobilités imposées », des suppressions de postes ou encore une surcharge de travail à venir pour les bureaux restants. En découlent, forcément, des conséquences pour les usagers. Le syndicat pointe ainsi qu’en premier lieu, les déplacements pour accéder à un bureau vont être de plus en plus importants. « Les usagers seront amenés à parcourir plusieurs kilomètres pour récupérer leurs courriers et colis avisés ou effectuer des opérations bancaires. Cette situation pénalise particulièrement les personnes âgées, les personnes à mobilité réduite et celles qui ne disposent pas de moyen de transport, notamment dans les territoires ruraux », détaille SUD PTT 84. Et assure que si ces bureaux sont remplacés par des agences postales communales, le coût serait deux fois plus élevé pour les usagers, et que les autres alternatives, comme les points relais, offrent « un service bien moindre ».

    Est également pointé du doigt l’accès aux services bancaires. « Pour de nombreuses personnes précaires ou vulnérables, ces services constituent souvent la seule solution bancaire de proximité. Réduire cette présence, c’est donc fragiliser davantage celles et ceux qui ont le plus besoin d’un service public accessible », ajoute le syndicat.

    Des « nouveaux usages »

    SUD PTT assure que « face à ces menaces », une prise de contact est prévue avec les mairies des communes concernées à propos de ces fermetures afin d’évaluer les conséquences pour les usagers. « Défendre les bureaux de poste, c’est défendre les emplois, le service public et l’égalité d’accès aux services dans nos territoires. À l’heure où des débats politiques s’engagent dans le cadre des prochaines élections avec souvent au cœur de ceux-ci la présence des services publics, il va falloir au-delà des discours agir collectivement pour sauver la présence postale dans notre département et au-delà », conclut le syndicat.

    De son côté, le groupe La Poste, contacté par La Marseillaise, assure que la liste de bureaux de poste qui vont fermer « ne préfigure en rien de l’avenir de la présence de La Poste en Vaucluse ». Et affirme que des concertations sont en cours dans le cadre du contrat de présence postale « afin d’identifier et proposer les solutions de présence postale les mieux adaptées aux besoins des habitants et à la dynamique économique de ces villes ».

    Plusieurs arguments sont ensuite avancés dans un contexte de « nouveaux usages des clients », d’une « baisse du volume du courrier envoyé » et d’une « digitalisation des opérations postales et bancaires » entraînent une « une diminution de la fréquentation des bureaux de Poste ». « De ce fait, lorsque la fréquentation est faible, La Poste ne peut plus envisager le maintien d’un bureau de poste en propre et doit réfléchir à des solutions alternatives permettant de préserver une présence postale locale, tout en l’adaptant aux usages des habitants », poursuit la direction de La Poste. Qui pour ce faire, « fait évoluer sa présence territoriale en développant des points de contact La Poste Relais au sein de commerces de proximité ». Ce qui permettrait « de maintenir l’accessibilité du service postal tout en offrant des horaires plus larges et participer au soutien de la vie économique locale et du commerce de proximité ».

  • Plus de 40 000 personnes à la Grande braderie de Marseille

    Plus de 40 000 personnes à la Grande braderie de Marseille

    Seulement 70 euros contre 135 normalement, on n’hésite pas, on enfile directement la chaussure ! », s’époumone Carrie derrière son stand, tentant d’interpeller la foule de curieux qui envahit la rue Saint-Ferréol (1er), cœur battant de la Grande braderie de Marseille. « C’est toujours une journée très agréable, on voit le centre-ville renaître, la clientèle est très hétéroclite, c’est un moment pour tout le monde ! s’enthousiasme-t-elle. C’est aussi la journée la plus importante pour nous financièrement, on multiplie par 3 notre chiffre d’affaires. » L’occasion de renflouer la trésorerie donc, mais aussi de vider les stocks. Emmanuelle, depuis 10 ans propriétaire d’une friperie, voit là une opportunité en or pour débarrasser son magasin. « Cette année j’ai acheté un lot de 4 000 pièces. Il y a de la grande qualité que je garde pour les rayons mais la braderie est l’occasion d’écouler les vêtements fast fashion à très bas prix », raconte-t-elle, postée sur le parvis de son magasin, envahi de jeunes marseillaises. à quelques rues, Marion, responsable itinérante de Souleiado, elle aussi installée devant sa boutique, espère que la braderie permettra à son enseigne provençal de gagner en visibilité. « On sait qu’on va plus que tripler le chiffre d’affaires mais c’est aussi le moment de faire découvrir notre marque vieille de 200 ans », détaille-t-elle.

    Côté clients, tous sont venus pour la même chose ou presque : profiter des prix cassés, avec des réductions allant jusqu’à moins 70%. « C’est l’occasion de faire des bonnes affaires bien sûr, et c’est vrai que l’ambiance est conviviale. On en profite pour passer du temps entre copines », raconte Maëlys, 18 ans, déjà habituée de l’événement. « Je me suis acheté un bel ensemble, j’en ai eu pour 300 euros au lieu de 800, c’est sûr que ça vaut le coup », lâche Thomas, venu du 13e arrondissement.

    En parallèle du shopping, la mairie, organisatrice de l’événement depuis 2021, a mis en place un espace jeunesse sur la place Charles de Gaulle et un carré des artisans sur celle de l’Opéra. Plusieurs points musicaux étaient installés dans le périmètre de la Grande braderie, allant dans le centre-ville de la rue Breteuil à la rue de Rome, et comprenant cette année les noyaux villageois de Mazargues (9e), Saint-Barnabé (12e), Vauban (6e) et la place du 4-Septembre (7e). « C’est un moment important pour les commerçants marseillais, ils font environ 60 à 70% de plus que leurs meilleurs chiffres d’affaires de l’année, souligne Rebecca Bernardi, adjointe au maire en charge du commerce et de l’artisanat. Et les restaurateurs des alentours aussi en profitent ! » La Grande braderie de Marseille a cette année accueilli 40 000 personnes.