Tag: recyclage

  • À Port-de-Bouc, la Régie a obtenu le label des régies de quartier

    À Port-de-Bouc, la Régie a obtenu le label des régies de quartier

    « Nous avons obtenu le label Régie de quartier mardi, c’est l’aboutissement de plus de deux ans de travail » se réjouit Renaud Barbe, directeur de la désormais Régie –de quartier– de Port-de-Bouc. Pour cette journée portes ouverte de mercredi, l’association a invité ses partenaires et financeurs institutionnels à venir visiter son QG, depuis peu situé dans d’anciens ateliers municipaux rénovés par les salariés eux-mêmes.

    « Notre action s’en tient à 4 piliers fondamentaux, l’économie réelle avec une vraie cadence et de gros marchés publics, l’insertion et le lien social de proximité, la citoyenneté dont le but est la participation active des habitants à l’amélioration du cadre de vie et l’écologie, dont nous sommes pionniers sur le territoire avec notre centre de tri » détaille le directeur.

    Sociale et écologique

    Ce « centre de tri » dont parle Renaud Barbe s’observe dès l’entrée, où un demi-conteneur standard est stationné. « De janvier au 31 août, nous avons récupéré et recyclé 200 tonnes de mobilier, c’est presque 1,5 tonne par semaine pour les déchets électriques et électroniques » indique le directeur.

    C’est là toute l’articulation sociale et écologique : cette structure financée par l’État, la Métropole, la Ville et les bailleurs sociaux emploie 17 opérateurs de quartiers, chargés entre autres de récupérer les encombrants dans les espaces extérieurs et intérieurs des logements sociaux. Ces encombrants sont transférés aux éco-organismes chargés du recyclage. « C’est financé par l’éco-contribution que l’on paye lorsqu’on achète un meuble ou un électroménager » précise le directeur.

    « Nous sommes fiers de voir cette structure d’insertion grandir, prendre de l’ampleur et accompagner les demandeurs d’emploi » observe le maire (PCF) Laurent Belsola, lors de sa visite. « Sur ses deux jambes, l’entretien de notre cadre de vie et la médiation urbaine, la Régie répond aux besoins quotidiens et d’insertion de notre population » complète l’édile, considérant que la Régie renforce « l’égalité républicaine ».

  • Une élue alerte le conseil sur l’abattage d’arbres à Aiglun

    Une élue alerte le conseil sur l’abattage d’arbres à Aiglun

    Une élue d’Aiglun a alerté mercredi soir, à la fin du conseil communautaire de Provence Alpes Agglomération, sur l’abattage d’arbres la semaine dernière le long de la RN85, dans le cadre du chantier de confortement des berges de la Bléone, qui doit durer jusqu’à fin novembre. « Il y a beaucoup d’émotion chez les habitants d’Aiglun concernant ces abattages d’arbres. Il en reste encore quelques-uns, mais on a très peur qu’ils passent aussi à l’abattage très prochainement », a regretté Claude Bouliou, deuxième adjointe au maire, se disant « très sollicitée par les habitants sur ces points-là » et demandant si ces abattages relevaient de l’agglomération ou de la Dirmed. « Ces travaux sont portés par la Dirmed, la direction des routes. Ils font suite aux inondations de 2019 qui avaient mis en péril la RN85 », lui a répondu Claude Fiaert, sixième vice-président de Provence Alpes Agglomération. « Il a été demandé de laisser le plus de place possible à la rivière. C’est ce qui explique l’abattage des arbres », a-t-il avancé, promettant que « des plantations seront faites par la suite ».

    Un déménagement

    de l’abattoir ?

    Les élus ont par ailleurs acté le rapport annuel de l’abattoir vieillissant de Digne, avec une « légère progression de l’activité » et une « hausse de 1% du tonnage par rapport à 2024 », a rapporté Bruno Acciaï, vice-président de l’agglomération délégué à l’agroalimentaire. « Son utilité dépasse largement notre agglomération, puisque 70% des volumes proviennent de clients extérieurs », a-t-il rappelé. Mais « la vétusté des installations, qui entraîne des hausses de charges importantes, nous appelle à préparer l’avenir ». C’est pour cela que l’agglomération a lancé une étude « pour préciser les besoins et les possibilités de modernisation de cet équipement ». L’intercommunalité espère surtout partager la charge financière de cet abattoir « avec les autres territoires utilisateurs ». « Il n’est pas normal que l’on assure le déficit tout seuls », a lancé le vice-président. Questionné par le conseiller d’opposition Pascal Rovere concernant un potentiel changement de lieu de cet équipement, le président de l’agglomération Julien Di Benedetto a répondu que « pour le moment, l’abattoir a de belles années devant lui sur le site qu’il connaît ». « Le département du Var représente 20% du tonnage », a-t-il ajouté.

    Le vice-président délégué aux déchets, Max Eymard, a finalement présenté le rapport d’activité du service de gestion des déchets pour l’année 2025. La quantité d’ordures ménagères résiduelles a baissé de 15% par rapport à 2024, et « le taux de tri est passé de 22,53% à 26,97% », s’est réjoui le maire des Mées. Il reste cependant « encore une marge de progression importante » : « près de 6 938 tonnes pourraient éviter l’enfouissement ».

  • Un plan pour relancer Fibre Excellence

    Un plan pour relancer Fibre Excellence

    « Il y a un projet viable avec un investissement à hauteur de 30 millions d’euros pour le redémarrage car aujourd’hui l’outil est fonctionnel », défend François Batista, secrétaire général de l’UD CGT 13, sur le parking devant l’usine où une vingtaine de salariés et leurs syndicats CGT et FO étaient réunis en assemblée générale. « Mais il y a urgence à agir », insistent les salariés de plus en plus inquiets de voir chaque jour les employés de la société Realtec vider leur usine de toute sorte de matériels et convaincus que les liquidateurs « veulent rendre le site inutilisable ».

    Dans un 8e arrêté depuis début septembre, pris le 22 septembre, le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski précisait bien que les mandataires devaient avoir quitté le terrain pour laisser l’Ademe prendre le relais sur la mise en sécurité du site au 1er octobre. En attendant, ces derniers accélèrent la cadence. Ce mercredi 23 septembre, c’est le piquet de grève des salariés qui a été dégagé, les réfrigérateurs jetés dans l’herbe à l’entrée du site, alors que des ex-salariés de Fibre Excellence continuent gracieusement à veiller au bon fonctionnement de l’outil industriel pour éviter tout accident. « Les câblages en cuivre, l’outillage, on assiste chaque jour à un nouveau pillage, alors que leur mission c’était d’enlever les produits dangereux et les 18 000 tonnes de bois », dénonce le secrétaire général de l’UD CGT 13, qui ne se privera pas de déposer une plainte pour le vol du matériel du CSE, a priori sans danger ni pour l’environnement, ni pour la population.

    Déterminés à défendre leur projet pour la viabilité du site et de toute la filière bois et papeterie, les deux syndicats CGT et FO faisaient le point avec une poignée d’ouvriers. « Là où les autres projets ont pataugé, c’est qu’ils étaient suspendus au prix du kwh, alors qu’on n’en a pas besoin », plaide le syndicaliste. « Le nouveau projet s’appuie sur la réduction des coûts des matières premières et la qualité de la pâte, détaille Jean-Michel Bulinge, délégué syndical CGT Fibre Excellence, moins de matière première et plus de tonnage car on travaille sur la valorisation des déchets. » Adrian Arcangeli, délégué syndical FO Fibre Excellence, précise : « Nous nous nous intégrons dans la filière du recyclage et comme la loi impose aux marchands de barquettes de changer de produits, nous proposons du made in France. »

    Un silence institutionnel

    Les salariés sont abasourdis par le « silence institutionnel » autour de l’avenir de Fibre Excellence à Tarascon. A contrario de la présidente socialiste de la Région Occitanie, Carole Delga, qui s’est engagée financièrement et dans la recherche de repreneurs pour le site de Saint-Gaudens, le président (Ren.) Renaud Muselier de la région Sud montre peu d’empressement à se porter au secours de l’usine de Tarascon, certes située aux confins de Paca. Interpellé par les salariés sur son niveau d’engagement, « il ne nous a pas encore fixé de rendez-vous, mais la Région aurait un projet sur le site, qui ne serait pas de la production de pâte à papier. Et on sait que la position stratégique de l’usine intéresse les groupes logistiques », craint Jean-Michel Bulinge.

    Leur tendre l’oreille serait pourtant intéressant. Alors que le nombre d’usines de production de papier en Europe est passé de 296 unités de production en 1991 à 129 aujourd’hui, un seuil critique est atteint. De quoi aggraver la dépendance aux importations. Un abandon du site de Tarascon menacerait une capacité stratégique dans la filière bois-papeterie, soit la mise en danger de près de 5 000 salariés induits. La filière du recyclage bois représente également un gisement de valorisation des déchets qui alimente 71% de l’industrie papetière. Et à Tarascon, les 180 millions d’euros d’investissements auraient juste été un coup d’épée dans l’eau ?

  • À Manosque, des salariés en insertion sublimés par une artiste

    À Manosque, des salariés en insertion sublimés par une artiste

    Dans son exposition visible jusqu’à dimanche au centre Carzou, la photographe Marie Calmes raconte le parcours de travailleurs en réinsertion professionnelle, qu’ils soient en situation de handicap, immigrés ou trop âgés pour être embauchés. « La ressourcerie rassemble de nombreux sujets de société », explique l’artiste : intégration, marché du travail, « difficultés à trouver un emploi pour des publics étrangers, en rupture sociale, familiale ou professionnelle, sans papiers, à la rue ». Dans la salle d’exposition, un enregistrement audio donne la parole aux salariés en réinsertion, qui y racontent leur parcours semé d’embûches, que ce soit lié au handicap, à la migration ou encore à des problèmes familiaux. « Parfois, c’est la boîte pour laquelle ils travaillaient qui a fermé et ils n’ont pas retrouvé de travail après, ou c’est un burn-out, une dépression, un deuil… », cite par exemple l’artiste. « C’est des gens qui ont totalement perdu confiance en eux », ajoute-t-elle. À travers son travail, elle souhaite « interroger les regards qu’on peut porter sur ce genre de publics, qui sont souvent stigmatisés ».

    « Il y a des gens qui viennent de pays en guerre, ou même des Français, qui ne trouvent pas de travail. C’est pas en traversant la rue qu’on trouve du boulot. La plupart de ces gens veulent travailler, s’intégrer, mais ce n’est pas simple », déplore Marie Calmes. « Ces gens m’ont touchée, j’ai vu leurs difficultés, et je me suis dit qu’il fallait le partager, parce qu’il y a des gens qui ne se rendent pas compte de ce qu’ils vivent au quotidien. Je voulais les mettre en lumière.»

    « Un pied de nez

    à la hiérarchie sociale »

    Les portraits des salariés en réinsertion sont présentés dans des cadres d’époque dorés, tous trouvés à la ressourcerie. « Je trouvais que c’était un bon moyen de faire un pied de nez à la hiérarchie sociale, en mettant les salariés en valeur dans des cadres issus de castes bourgeoises », lance Marie Calmes.

    Pour la photographe, la ressourcerie est « un lieu de résilience, de transition, où chacun peut retrouver une place », ou encore « une famille pour retrouver le chemin vers le travail ». « On y prend en considération le handicap, les difficultés, cela permet de remettre le pied à l’étrier », avance-t-elle.

    L’exposition a également un aspect écologique, mettant en avant le travail de recyclage et de récupération de la ressourcerie, et dénonçant la pollution au travers de photos de machine à laver et de fauteuils jetés en pleine nature aux alentours de la ressourcerie.

    La photographe a réalisé ce travail dans le cadre d’une résidence au sein de la ressourcerie, à Sainte-Tulle, où elle est restée deux semaines en octobre 2024. Elle a même pensé à faire un livre où elle raconterait les histoires de toutes les personnes en réinsertion rencontrées.

    Une dizaine de salariés étaient présents au vernissage samedi, et certains reviendront lire leurs témoignages ce jeudi à 14h et samedi à 11h. « Je voulais les remercier publiquement de la confiance qu’ils m’ont accordée et du courage de raconter son histoire, d’avouer ses fragilités, parce qu’il y en a qui m’ont confié des choses intimes qui ne sont pas faciles à regarder en face », explique Marie Calmes. Une salariée a par exemple raconté à la photographe avoir été interpellée à son arrivée à la gare de Marseille, accusée de « venir en France pour voler le pain des Français parce qu’ici il y a des aides », alors qu’elle avait fui son mari qui menaçait de l’assassiner et avait dû « laisser ses enfants au pays ».

    D’autres textes faisant écho aux thématiques de l’exposition seront lus dans le cadre des Correspondances de Manosque.

  • Bonbonnes de protoxyde d’azote : une facture écologique qui explose

    Bonbonnes de protoxyde d’azote : une facture écologique qui explose

    Elles s’alignent au pied des poubelles, roulent dans les caniveaux ou s’échouent sur les parkings : les bonbonnes de protoxyde d’azote sont devenues un déchet ordinaire par leur présence, mais hors-norme par leur traitement. À Nîmes, 9 600 avaient déjà été ramassées depuis janvier à la mi-mai. « On en ramasse tous les jours », résume Jamel Meuchmache, du pôle propreté urbaine. Au centre de valorisation, quelque 20 000 bouteilles restaient stockées.

    Le problème tient d’abord à ce qu’elles contiennent encore. Sous pression, le gaz interdit leur traitement avec les déchets classiques. Jetées dans une poubelle, les bonbonnes peuvent finir dans un incinérateur et exploser sous l’effet de la chaleur. Au centre de valorisation énergétique de Nîmes, environ 500 explosions par an ont été recensées. En 2025, les réparations liées à ces incidents ont coûté près de 350 000 euros. Pour limiter les risques, un scanner à rayons X, facturé 300 000 euros, a été installé cet été.

    Qui doit payer ?

    Une fois récupérées, reste à les stocker, les transporter, les dégazer puis séparer leurs matériaux. À Nîmes, le traitement représente 215 000 euros par an, soit près d’un tiers du budget consacré aux déchets ramassés sur la voie publique. « Il faudrait que l’État nous aide », réclame François Séguy, adjoint à la propreté. À Béziers, l’Agglo dit payer environ 25 euros par bonbonne : une centaine ont été récupérées en deux mois au printemps.

    La facture est d’autant plus lourde que le protoxyde résiduel ne peut pas simplement être relâché : ce puissant gaz à effet de serre réchauffe l’atmosphère près de 300 fois plus que le CO2. Dans le Vaucluse, Suez teste depuis juillet un procédé qui l’extrait puis le décompose en diazote et oxygène, avant d’envoyer les matériaux vers les filières de recyclage. Une piste encore pilote, là où les collectivités réclament une réponse nationale.

    La loi du 18 août 2026 interdira la vente aux particuliers dès février 2027. Reste à savoir qui paiera le traitement des bonbonnes déjà en circulation. Plusieurs élus réclament leur intégration à une filière de responsabilité élargie du producteur. Autrement dit, faire remonter la facture vers ceux qui mettent ces contenants sur le marché, plutôt que de la laisser aux contribuables et aux agents qui les ramassent.

  • Mobilisés pour nettoyer le littoral

    Mobilisés pour nettoyer le littoral

    Seuls, en famille ou entre amis, de nombreux Marseillais se sont donné rendez-vous ce samedi matin à Malmousque pour ramasser des déchets. Organisé par l’entreprise marseillaise de nettoyage Onet, en partenariat avec le cercle des nageurs marseillais et l’association Un déchet par jour, l’évènement a mobilisé une centaine de personnes. Une action qu’est venu soutenir Fabrice Amedeo, grand navigateur breton qui a notamment participé au Vendée Globe. Grâce à un partenariat avec l’entreprise Onet le skipper a pu équiper son bateau de course de capteurs. « Ils mesurent le CO2, salinité, température. Ces données aident les scientifiques à mieux comprendre les conséquences du réchauffement climatique sur l’océan, précise-t-il. J’ai aussi un capteur de microplastique qui mesure toute la pollution anthropique, les pollutions humaines ».

    Engagé dans la lutte contre la pollution des océans, c’était donc tout naturel pour lui de venir aider sur cette démarche, qui est « surtout symbolique, pour sensibiliser les gens. Car la Méditerranée est magnifique mais fragile », insiste-t-il.

    Pour Lola Tertre-Dumas, chargée de sensibilisation scolaire pour l’association un déchet par jour, « ce genre d’événement sert à sensibiliser les enfants qui souvent vont influencer leurs parents qui ont parfois plus de mal à changer leurs habitudes », sourit-elle.

    Beaucoup de cigarettes

    Et ce samedi 12 septembre, les enfants sont nombreux à être venus accompagner leurs parents, comment les filles de Gilles et Anne qui ont ramassé « beaucoup de verre et de cigarettes », précise la plus jeune des deux sœurs.

    Les 94 kg de déchets que les participants ont ramassés seront ensuite presque entièrement revalorisés. Les mégots de cigarettes seront par exemple donnés à l’association Recyclop qui en fait de l’énergie, les bouchons de bouteille à une autre association qui en fait des bijoux ou des objets d’arts, et le reste dans le réseau classique de recyclage.

  • Le Sittomat remet un chèque de 13 790 euros à la Ligue contre le cancer

    Le Sittomat remet un chèque de 13 790 euros à la Ligue contre le cancer

    Depuis 15 ans, le Sittomat, établissement public en charge de la gestion des déchets dans l’aire toulonnaise, s’associe au Comité Var de la Ligue contre le cancer pour une opération caritative annuelle. Le principe : pour chaque tonne de verre collectée, l’organisme reverse 1,30 euro au comité. Et avec 10 608 tonnes sur la dernière année écoulée, un chèque de 13 790 euros a été remis mercredi au président du Comité Var de la Ligue contre le cancer Jean-Louis Wendling.

    Une somme qui vient s’ajouter aux 125 418 euros déjà reversés depuis le lancement du partenariat en 2011. « C’est un apport suffisamment important pour qu’il soit dans notre budget prévisionnel d’environ 700 000 euros chaque année. On distribue beaucoup d’argent, y compris dans l’action sociale, et donc il faut en rentrer », explique Jean-Louis Wendling.

    1 bouteille sur 2 recyclée

    Pour autant, la somme pourrait être doublée si l’ensemble du verre ménager était collecté : « On a environ 10 000 tonnes de verre dans les déchets ménagers dans l’aire toulonnaise par an, soit une bouteille sur deux qui n’est pas recyclée. La moitié vient des commerçants, l’autre des habitants », déplore Gilles Vincent, président du Sittomat, qui souhaiterait voir le recyclage rendu obligatoire, ou au moins encouragé par un retour de la consigne. « C’est pour cela qu’on associe le tri à la ligue contre le cancer, pour dire à l’usager que son geste est positif pour l’environnement et aide également la ligue contre le cancer », explique Christophe Deligny, directeur du Sittomat.

  • Gare à l’air vicié à l’intérieur des voitures

    Gare à l’air vicié à l’intérieur des voitures

    « Lorsque l’on est en voiture, on est soumis à la fois à la pollution extérieure de l’air mais aussi à l’augmentation du taux de gaz carbonique qui est exhalé par les occupants », explique le président de l’association varoise ACTEnergies* Michel Pierre. L’ingénieur chimiste a fait les mesures à l’aide de l’appareil modulaire d’AtmoSud et les concentrations révélées sont sans appel. Ainsi avec la position mal nommée « recyclage d’air » actionnée, 2 personnes à bord du véhicule suffisent pour atteindre en 8 minutes seulement 2 000 ppm (parties par million) alors que le seuil d’alerte dans une salle de classe est fixé à 800. « Et il faut savoir qu’au-dessus de 2 000, cela peut provoquer des maux de tête, une baisse des performances cognitives et de la somnolence », met en garde le scientifique. Avec tous les risques que cela peut engendrer sur la route notamment en ce moment avec le ballet des vacanciers qui passent plusieurs heures au volant. L’association indique qu’elle va prendre contact avec les stations de radio autoroute pour faire passer le message de prévention.

    Plus mortifère que

    la pollution aux particules

    « C’est un petit empoisonnement », insiste Philippe Chesneau pour Toulon Var Déplacements, une des associations adhérentes d’ACTEnergies. Un phénomène qui s’amplifie encore en période de grosses chaleurs, ajoute-t-il, où l’on retarde le moment d’ouvrir les vitres et de faire entrer l’air brûlant dans l’habitacle. Et de poursuivre : « Les automobilistes ne sont pas forcément conscients de cette problématique-là ».

    Pour mémoire la fonction recyclage d’air, qui s’enclenche automatiquement sur certains véhicules récents, est destinée à protéger les passagers de la pollution aux particules fines provenant de l’extérieur. Le problème c’est que le circuit fonctionne alors en vase clos. Et que le confinement peut s’avérer plus toxique encore. Il faut donc l’utiliser sur une période de courte durée lorsque cela est vraiment nécessaire, par exemple lors de la traversée d’un tunnel. Pour l’ingénieur chimiste, l’arbitrage doit se faire en faveur du maintien du taux de dioxyde d’azote à des valeurs acceptables. D’autant que seules les grosses particules sont filtrées. Pas les plus dangereuses pour l’organisme qui sont inférieures à 6 microns. Michel Pierre conclut : « Il faut être conscient que la fonction recyclage d’air en voiture, qui est souvent activée pour améliorer l’efficacité de la climatisation, augmente le risque d’accident ». Le message d’alerte vise donc à sensibiliser conducteurs et passagers de l’effet du gaz carbonique (CO2) invisible mais qui peut avoir des effets délétères sur l’attention au volant.

    *60 Rue Pablo Picasso, 83 500, La Seyne-sur-Mer. Tel : 06.70.21.80.10

  • À Istres, l’incinérateur de Suez reçoit un avis défavorable

    À Istres, l’incinérateur de Suez reçoit un avis défavorable

    Les conclusions ont mis un coup dans l’aile de l’incinérateur. Alors que l’enquête publique du projet « Istres recyclage et énergie » (dit Iren) porté par Suez s’est achevée le 2 juin après un mois et demi de consultations, le commissaire-enquêteur a rendu son avis le 31 juillet. Et concernant l’unité de valorisation énergétique de type CSR (combustible solide de récupération), il est défavorable. Philippe Magnus pointe notamment l’absence de concertation préalable, l’usage du terme « chaufferie » plutôt qu’incinérateur jugé trompeur et l’absence de débouchés pour l’énergie produite, faute de réseau de chaleur à proximité. Le maire Robin Prétot (LR) salue une « première victoire » collective.

    Dévoilé par Marsactu quelques jours après les élections municipales, ce projet a immédiatement suscité une levée de boucliers de la part des élus et associations locales, et plus largement de la population. Le rapport de l’enquête publique soulève une « participation exceptionnelle par son ampleur ». Au total, 4 114 contributions ont été déposées. Entre 80% et 89% d’entre elles y sont défavorables. Deux pétitions en ligne ont recueilli 466 signatures et près de 900 personnes ont participé aux deux réunions.

    250 millions d’investissement

    C’est bien cette unité de valorisation CSR qui pose problème. Elle est présentée par Suez comme une réponse à la possible fermeture de plusieurs centres pour des raisons réglementaires, supprimant 350 000 tonnes de capacité de stockage. Gardanne, les Pennes-Mirabeau et Septèmes-les-Vallons pourraient être concernés d’ici 2032. Mais pour les habitants et leur maire, « pas question qu’Istres devienne la poubelle de la région ». Le commissaire-enquêteur relève d’ailleurs que l’implantation du site, « excentrée sur le territoire (…) par rapport au centre de la Métropole », constitue un point négatif, tout comme sa proximité avec plusieurs infrastructures industrielles. Cette opposition franche et massive a donc porté ses fruits. « Ce n’est qu’une étape, rappelle Robin Prétot. La Ville poursuivra désormais son action auprès des services de l’État afin que cet avis défavorable soit pleinement entendu et que le projet d’incinérateur soit définitivement abandonné. » D’autres composantes du dossier ont reçu l’avis favorable de Philippe Magnus : l’unité de méthanisation, la modernisation du centre CSR, et la nouvelle unité de réception, de tri et de préparation de déchets valorisables. C’est un projet global que Suez souhaite déployer sur le site de La Grande Groupède, qu’il exploite depuis 2011, pour un investissement de 250 millions d’euros. La décision revient au préfet des Bouches-du-Rhône.

  • 9 500 mégots ramassés au Vallon des Auffes

    9 500 mégots ramassés au Vallon des Auffes

    « Par l’acte de ramasser bénévolement, on montre aux gens qu’on peut agir sans attendre que l’initiative ne vienne des institutions », raconte Naya, coprésidente de l’association Marseillaise 1 Déchet par jour. Ce dimanche, les équipes étaient au Vallon des Auffes, pour une matinée ramassage de déchets. Avec les autres associations présentes, AVA (Amis du Vallon des Auffes), et Boud’mer, un nettoyage de la zone est organisé une fois par mois, de mai à septembre. « L’idée c’est toujours de collaborer avec d’autres associations, car au plus on est, au plus on va loin », développe Anne Christelle, trésorière d’1 Déchet par jour.

    9 kg de textile en deux heures

    Dans l’eau, plongeurs, apnéistes et kayaks ramassent toutes sortes de déchets. Sur terre, les bénévoles arpentent les rochers. Tous sont sur les lieux depuis 9h30 du matin. « On trouve beaucoup trop de mégots, c’est ce qu’on ramasse le plus », se lamente Anne Christelle. Aux alentours de midi, les bénévoles font leur inventaire et trient les déchets selon le système de la Métropole en vue de leur recyclage. Certains chiffres sont particulièrement significatifs : ils ont ramassé, en 2 heures, 9 500 mégots et 9 kg de textile. « Notre objectif est de faire en sorte que les gros déchets restent le moins longtemps dans la mer, car une fois transformés en microdéchets, on ne peut plus rien faire. Chaque semaine on ingère 5 grammes de plastique », poursuit la trésorière de l’association.

    « On nettoie le vallon mais surtout on porte un message. Il y a toujours des gens qui sont curieux et qui posent des questions en passant », commente Augustin, bénévole depuis deux ans. La sensibilisation est un autre aspect central du travail de l’association, qui intervient en milieu scolaire, professionnel et associatif. « 80% des déchets terriens finissent dans la mer, la sensibilisation est un acte citoyen » conclut la coprésidente.