Tag: recupération

  • Une Pride très politique face à l’extrême droite

    Une Pride très politique face à l’extrême droite

    La Pride de Marseille a lieu ce samedi 4 juillet. Elle clôture ce Mois des fiertés où une quarantaine d’événements culturels, militants et festifs se sont déroulés dans toute la ville.

    À l’aube de l’élection présidentielle, l’extrême droite se présente comme le protecteur de la communauté LGBTQIA+. Des collectifs de « gays patriotes », comme Eros, s’organisent et ciblent les homosexuels. Une partie de la communauté est tentée par ce vote de l’extrême droite. Mais pas toute. Au Centre LGBTQIA+ de Marseille, les membres, réunis ce jeudi soir à l’occasion d’une réunion interassociations en vue de la Pride, expriment clairement leur opposition. « Les idées portées par l’extrême droite ont toujours été des idées contre nous, pour nous museler. Aujourd’hui l’appel du pied homonationaliste est totalement incompatible avec les valeurs de la communauté LGBTQIA+ », défend Télio, 34 ans, étudiante en troisième année d’éducatrice spécialisée et membre de la coordination de la Pride.

    « Ils ne sont pas de notre côté »

    Un sentiment partagé par Lua, 39 ans, secrétaire générale du Centre. « Ce sont des personnes qui instrumentalisent des causes qu’ils ne connaissent pas. Ils viennent mélanger des discours de haine à des sentiments de frustration de minorité. C’est un terreau fertile pour que des personnes qui se sentent délaissées, puissent être séduites par des discours superficiels. Ils ont un processus de simplification, de dédiabolisation. Ils cherchent à drainer des électeurs par tous les moyens possibles. C’est indigne. Ce qu’il sera proposé à ces personnes-là, ça ne sera jamais d’être défendu. »

    Ce qui alerte la communauté, mais qui n’a pour autant pas l’intention de se laisser faire. « Ce qu’on peut faire dans les moments comme la Pride, c’est d’être clair sur nos positions, et dire que chez nous, cette tentative de récupération ne marchera pas », soutient Alexis Doghmane, 30 ans. Et à ceux qui rejoignent ces groupes d’extrême droite, cet ingénieur a un message à leur faire passer. « Réveillez-vous. Ne soyez pas naïfs de croire que les choses vont s’arranger en votant pour les mêmes personnes qui nous ont trahis maintes et maintes fois. C’est faux. Regardez l’histoire, regardez les faits, regardez leur programme. Ça se voit qu’ils ne sont pas de notre côté. »

    L’enjeu est de taille avec la présidentielle l’année prochaine. Jérémie Dubois, 27 ans, membre du conseil administratif du centre et à la coordination de la Pride en est conscient. « On essaye de mobiliser toute la communauté. Sauf les homos nationalistes, qui restent assez marginaux, on est tous et toutes contre le Rassemblement national car ce parti incarne des idées politiques et des valeurs qui vont à l’encontre de ce que nous représentons. »

  • [Tribune] Narcotrafic : Non à l’instrumentalisation par le Rassemblement National

    [Tribune] Narcotrafic : Non à l’instrumentalisation par le Rassemblement National

    Face aux drames humains causés par le narcotrafic à Marseille, nos luttes, nos mobilisations et le travail quotidien mené aux côtés des habitants, des associations et des familles de victimes ne sauraient être récupérés par le Rassemblement National.

    Nous dénonçons fermement cette instrumentalisation indécente, qui ne se limite qu’à la répression. Elle est d’autant plus choquante qu’elle vient d’un parti qui ne manifeste aucun intérêt, aucune présence, et ne formule aucune solution concrète.

    Le RN n’a jamais accompagné les acteurs de terrain, n’a jamais soutenu les familles endeuillées, et n’a jamais travaillé à comprendre les causes profondes de ces violences. Leur discours se résume à un fatalisme méprisant et raciste “tant qu’ils se tuent entre eux” qui abandonne nos quartiers, nos jeunes et nos familles à leur sort.

    La députée RN de Marseille dans le 13/14, Gisèle Lelouis, n’a, à ce jour, porté aucune proposition sérieuse sur la lutte contre le narcotrafic, la protection de la jeunesse ou les moyens pour les services publics.

    Nous, forces de gauche, sommes les seules à avoir :

    – travaillé au plus près du terrain, avec les associations, les éducateurs, les travailleurs sociaux, les habitants et les familles ;

    – proposé des réponses structurelles, fondées sur la prévention, l’éducation, la santé, la culture, l’insertion et le renforcement des services publics ;

    – défendu des lois visant à enrayer la pauvreté, à renforcer la justice en lui donnant les moyens nécessaires, à protéger les jeunes, à soutenir les victimes et à s’attaquer enfin aux réseaux criminels ;

    – porté une vision globale, qui refuse le fatalisme et affirme que nos quartiers ont droit à la sécurité, aux moyens, à la dignité et à l’avenir ;

    – s’être attaqué à la racine des mafias, qui utilisent les paradis fiscaux et les crypto-monnaies. Il faut des moyens pour mener des enquêtes patrimoniales, confisquer leurs avoirs, traquer les flux financiers opaques.

    Nos luttes ne sont pas des vitrines politiques.

    Nos combats ne sont pas des slogans.

    Ils sont le fruit d’années de travail, d’écoute et de présence réelle. Au RN, nous lui disons :

    Vous n’avez jamais soutenu les luttes des habitantes et habitants de nos quartiers.

    Vous ne les avez jamais comprises.

    Vous ne les représentez pas, pas plus que notre ville fraternelle.

    Vous ne parlez pas en notre nom.

    SIGNATAIRES : Katia Yakoubi ; militante associative promouvant un plan citoyen “Justice pour nos quartiers”. Hendrik Davi ; député BDR de l’Après dans le groupe écologiste et social. Laurent Lhardit ; député BDR du groupe socialistes et apparentés. Marie Batoux ; adjointe Mobilités au maire de Marseille du groupe Printemps Marseillais (coalition de partis, mouvements citoyens, associatifs et syndicalistes de gauche à Marseille). Sophie Camard ; maire Gauche républicaine et socialiste des 1er et 7e arrondissements de Marseille. Audrey Garino ; adjointe PCF au maire de Marseille, affaires sociales, solidarité, lutte contre la Pauvreté & Égalité. Anthony Krehmeier ; maire PS des 2e et 3e arrondissements. Jean-Marc Coppola ; adjoint Culture PCF au maire de Marseille. Audrey Gatian ; adjointe PS au maire de Marseille à la politique de la Ville, réussite éducative et vacances pour tous. Aurélie Biancarelli ; adjointe PCF au maire de Marseille, ESR et vie étudiante. Rebecca Bernardi ; adjointe au maire de Marseille en charge du commerce, de l’artisanat et des noyaux villageois et de la vie nocturne.