Tag: récompense

  • [Afecioun] À Saint-Gilles, le Gland d’Or pour Lucas Lopez

    [Afecioun] À Saint-Gilles, le Gland d’Or pour Lucas Lopez

    Malgré un mistral pour rafraîchir l’atmosphère, cette course a bénéficié d’une belle entrée avec une affiche attirante et au bout du compte tous les cocardiers se sont distingués avec un plus pour Hermès. Côté raseteurs, Lopez a mené les débats avec constance. Félix et Leal ont eux aussi apporté leur touche à l’édifice au sein d’une équipe de huit, 4 de chaque bord.

    1) Quartz (362) de Chauvet

    À l’heure tout de suite, il se distingue dans de belles séries avec l’aide de Cadenas, avant de finir sur la retenue. Six fois la musique.

    2) Lucullus (109) de Cuillé

    Le vétéran de la course va beaucoup bouger sans oublier de taper dans les arrivées derrière les droitiers Lopez et Cadenas. Il s’envoie après Boualam avant de casser les planches sur Lopez. Pour 6 récompenses.

    3) Hermès (371) d’Aubanel et Fils

    Un vrai cocardier avec du placement et de la tenue qui compliquent le travail. Il peut aussi anticiper comme après Leal et Lopez. Motivé, il accomplit tout avec autorité. Il tolère une paire de rasets avant de se replacer pour mieux gérer le système. Ce qui lui permet de conserver ses ficelles avec un septième Carmen. Et le prix en poche sans aucune contestation.

    4) Novillero (706) de Bon

    Avec la vigueur en exergue, il enferme Cadenas. Des qualités telles que le placement et la générosité dans les séries vont lui permettre de se préserver pendant 14 minutes et recevoir une septième fois la musique.

    5) Pacha (509) de Lautier

    Il va à une vitesse de formule 1… Mais il est un peu trop sur la réserve malgré un grand nombre de propositions. Mais ça manque de percussion et il laisse ses ficelles partir assez vite. 5 fois la récompense.

    6) Amiral (732) de Chauvet

    Le taureau de l’Avenir 2025 va étaler beaucoup d’énergie avec des poussées puissantes au bout de la sollicitation. Bagarreur, il accepte tout et il conclut avec la manière. De temps à autre, il se soulève ( Cadenas, Leal, Lopez). Il va vite et Lopez le fait briller. Tout cela lui permet d’entendre l’air du Toréador à 10 reprises.

    7) Malagroy (723) de Fabre Mailhan

    Un vigoureux qui est capable de belles actions dans des arrivées puissantes et la plupart de l’adversité est menacé (Cadenas, Leal, Lopez ou Marquis). Le final nécessaire pour enchanter le public et un peu le réchauffer. Les ficelles aux Bernacles avec la fanfare pour la cinquième fois.

    Course du dimanche 1er novembre

  • Le courage du CPE du collège Lakanal d’Aubagne récompensé dans l’intimité

    Le courage du CPE du collège Lakanal d’Aubagne récompensé dans l’intimité

    Sans son courage, une tragédie aurait pu survenir au collège Lakanal d’Aubagne, le 10 octobre dernier. Ce jour-là, un collégien de 14 ans avait pénétré dans l’établissement avec le fusil de son père dissimulé dans un étui de guitare avec la ferme intention de faire des victimes. L’enquête démontrera par la suite sa fascination pour les tueries de masse glorifiées par le mouvement True crime community.

    C’est Sabrina Roubache, ministre déléguée à l’Enseignement, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage, qui a remis, ce jeudi après-midi, une médaille d’honneur pour acte de courage et de dévouement à Xavier B., conseiller principal d’éducation (CPE) du collège Lakanal. Il avait alors désarmé l’élève qui avait ouvert le feu dans cet établissement le 10 octobre dernier, blessant le principal et une enseignante.

    La cérémonie s’est déroulée en petit comité, selon le souhait du décoré, en préfecture des Bouches-du-Rhône.

  • Robert Guédiguian, un cinéaste d’aujourd’hui, primé à la Mostra

    Robert Guédiguian, un cinéaste d’aujourd’hui, primé à la Mostra

    « Prendre pour personnage une femme, c’est vouloir parler du monde dans son exhaustivité », résume avec fulgurance Robert Guédiguian. Sélectionné dans la section « Giornate degli autori » à la Mostra de Venise, le cinéaste français repart avec une belle distinction grâce à Une femme aujourd’hui. Un succès vénitien amplement mérité pour le 24e long-métrage du Marseillais. Mais au-delà des récompenses, ce film marque le retour d’un regard engagé qui refuse de céder au cynisme ambiant.

    Filmer, pour Guédiguian, ce n’est jamais isoler un individu. C’est toujours le saisir au cœur des tensions et des contradictions de son époque. Il nous en donne la preuve éclatante ici. Le récit suit Juliette, trente ans, incarnée avec une justesse impressionnante par Marilou Aussilloux. Cadre brillante dans la finance, propriétaire, libre d’aimer et de voyager, elle coche toutes les cases de la réussite contemporaine. Mais ce vernis vole en éclats lorsqu’elle est violemment agressée à son travail par un collègue. En
    filmant cette trajectoire, Guédiguian ne réalise pas un simple fait divers. Il pose un regard lucide sur une dérive très actuelle : nous croyons être totalement libres, mais cette liberté s’avère souvent bien fragile dès que ressurgissent des formes anciennes mais tenaces de domination.

    « La bonté, mère

    de toutes les vertus »

    Ce qui frappe chez le réalisateur phocéen, c’est ce refus catégorique de laisser ses personnages s’enfermer dans le statut de victime. L’espoir chez lui n’a rien de naïf. Il ne s’agit pas d’effacer le malheur, mais d’observer ce qui surgit après le choc : cette capacité très humaine à se relever et à réinventer son existence.

    Loin de céder au misérabilisme ou au simple récit de fait divers, Guédiguian pose une question proprement philosophique : que vaut notre liberté lorsque nous découvrons qu’elle repose sur un équilibre bien plus vulnérable qu’on ne le pensait ? « La bonté est pour moi la mère de toutes les vertus. Je déteste le cynisme. La bonté envers les autres est l’alpha et l’oméga de ma vie. »

    Chez le cinéaste de Marius et Jeannette, la catastrophe n’a jamais le mot de la fin. Fidèle à un humanisme ardent, le réalisateur refuse le désespoir et la complaisance victimaire. L’espoir surgit dans les interstices du quotidien, dans la reconquête de la parole… La blessure devient ainsi le point de départ d’un éveil des consciences.

    Le scénario fait ainsi glisser le drame intime vers une véritable quête de sens. Juliette doit réapprendre à vivre, mais surtout comprendre ce qu’elle veut faire de sa propre vie. Autour de Marilou Aussilloux, on retrouve la « bande » historique du cinéaste : Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin et Gérard Meylan. Cette fidélité d’acteurs apporte une authenticité folle au film. Et pour porter ce récit, le cinéaste fait une nouvelle fois de Marseille un personnage à part entière.

    En récompensant ce film, le jury du Label Europa Cinemas ne s’y est pas trompé. Une femme aujourd’hui évite soigneusement les pièges du discours moralisateur ou dogmatique. Il préfère soulever des questions essentielles et laisser le public poursuivre la réflexion bien après que les lumières de la salle se rallument. En croisant destin intime, Histoire et regard social, Robert Guédiguian rappelle avec force ce qui fonde son engagement d’artiste : même au milieu des ruines, il reste la solidarité et surtout cette obstination à demeurer debout.

  • A Aix-en-Provence, Pierre Gauthier honoré pour ses quatre décennies au Roy René

    A Aix-en-Provence, Pierre Gauthier honoré pour ses quatre décennies au Roy René

    Quarante ans de carrière récompensés et une médaille du Mérite. C’est le parcours réussi de Pierre Gauthier, confiseur emblématique de la maison Roy René. Celui qui prendra prochainement sa retraite a reçu, le 23 juillet, une médaille du Mérite. Un témoignage de « reconnaissance pour le parcours d’exception » de ce salarié, explique l’entreprise dans un communiqué.

    C’est peu après son service militaire, en mars 1987, que ce dernier intègre la confiserie. « Il y découvre les gestes centenaires du calisson et la précision du nougat. Il ne repartira plus », raconte l’entreprise. Passé par toute la chaîne de fabrication, du conditionnement à la production des confiseries, il a travaillé toute sa vie à la préparation des célèbres calissons, nougats ou caramels à l’huile d’olive de la maison Roy René. « Une vie entière dédiée à l’art du confiseur provençal », saluée par cette dernière, qui ajoute la « rigueur et le soin » de Pierre Gauthier dans son travail.

    « C’est grâce à lui, et à tous ceux qui lui ressemblent, que nous pouvons affirmer fièrement que le Roy René, depuis 1920, ne transmet pas seulement des recettes, il transmet la passion d’être confiseur », souligne Laure Pierrisnard, directrice générale de la Confiserie du Roy René.

    Plus qu’une récompense individuelle

    à travers ce prix, la maison rappelle que « derrière chaque calisson, chaque barre de nougat, il y a des hommes et des femmes qui sont les véritables gardiens » du savoir-faire régional, au cœur d’une entreprise fondée il y a plus de 100 ans.

    En effet, la Maison met en avant le travail de ce confiseur : « Ses mains ont accompagné la transformation du petit atelier familial en premier fabricant de calissons d’Aix-en-France. » Pendant près de quarante ans, Pierre Gauthier, comme d’autres salariés, a vu l’entreprise se développer. Une adaptation « aux nouvelles machines et aux exigences croissantes d’une maison en plein essor », saluée par la direction dans son communiqué.

  • Marseille, avec les Terre-neuve sauveteurs aquatiques

    Marseille, avec les Terre-neuve sauveteurs aquatiques

    Comme chaque dimanche matin, dix chiens sauveteurs aquatiques de l’association Terre-neuve 13 s’entraînent avec leur maître dans la base nautique de Corbières. « Ils nagent la brasse avec leurs quatre pattes palmées comme des canards. Leur musculature est puissante, leur poil est huilé de sebum, c’est leur combinaison. »

    Etrangement, ce chien qui a un instinct de sauvetage très développé n’est intégré à aucune équipe de secours en France, alors que les noyades explosent. On est à l’opposé du Saint-Bernard en montagne. « On aimerait aider les maîtres-nageurs à surveiller les plages. En Italie, ils le font depuis 40 ans, c’est très efficace et en plus on est des bénévoles, mais en France, ça ne semble pas intéresser. On fait des démonstrations, de la surveillance de course de natation à l’occasion de la fête de la mer. Tout le monde nous félicite, dit que ce sont des chiens extraordinaires, mais ça s’arrête là », s’étonne avec regret Michelle Salel, la présidente de cette association qui forme au secourisme canin.

    Un nageur déjà palmé

    Équipés d’un harnais de sauvetage, Cara, Enjoy, Mikki, Ronan, Alba, Vick, Agathe et les autres aboient gaiement, impatients de bondir dans l’eau. Mais avant, Patrick, éducateur canin, les sociabilise, les fait s’exercer avec leur maître pour reproduire dans l’eau les ordres appris à terre. « Assis, pas bouger, suite au pied. »

    « Le Terre-neuve est un chien très têtu qu’il faut canaliser, lui apprendre des codes de sauvetage. C’est une éducation ferme mais douce qui commence à partir de trois mois », explique-t-il en tenant Ronan, un mâle de 6 ans qui pèse déjà 70 kilos. Dans le groupe, une chienne semble jouir d’un statut particulier. « C’est Cara la mamie, elle a 9 ans, elle est à la retraite. »

    En mer, le chien apprend à saisir un manchon, tirer une bouée. Il paraît lourd mais flotte sur l’eau. Sa nage ne consiste pas à battre frénétiquement des pattes avant mais à équilibrer sa brasse. « On fait toujours attention qu’avec ses griffes, il ne blesse pas la victime en s’approchant. » Avec une forte capacité pulmonaire, il peut tenir deux heures dans l’eau sans se fatiguer. Leurs pattes ont des membranes très développées qui relient les doigts jusqu’à la base des griffes. Le Terre-neuve est comme un nageur déjà palmé.

    La récompense pour un exercice réussi, ce sont toujours des félicitations du maître, beaucoup de câlins et parfois des friandises pour ces ours de mer totalement affectueux. « Ce sont des chiens puissants qui fonctionnent toujours en binôme de soutien avec leur maître. Le sauveteur va sécuriser la personne en détresse qui peut avoir des gestes de panique. Le chien lui s’occupe du paddle puis quand la victime est sécurisée, qu’elle tient bien le “rescue tube” ou les sangles de prise du harnais, le chien remorque tout le monde jusqu’au bord. Ils peuvent tracter une tonne en mer. » En plus du harnais de sauvetage, certains chiens sont équipés autour du cou d’un airbag. « C’est une sécurité ultime pour nos chiens qu’on déclencherait en cas d’urgence. C’est arrivé une fois pour un chien qui comme un humain a fait un malaise. Il a eu une hydrocution. L’airbag gonfle une bouée qui tient émerger la tête du chien hors de l’eau », explique Martine, la coordinatrice.

  • À Avignon, le Club de la presse récompense les jeunes compagnies

    À Avignon, le Club de la presse récompense les jeunes compagnies

    Cette année, c’est la jeune compagnie parisienne Les Enfants ininterrompus qui repart avec le chèque de 500 euros, grâce à leur pièce Les bateaux de Thésée, jouée au théâtre Les Étoiles à 21h15. Ont également été récompensés Les débuts n’ont pas d’importance, ils sont toujours parfaits au 11 et Les Fanfarons à l’Actuel. Des prix qui ont « pour ambition de mettre en valeur des pépites du théâtre contemporain à travers uniquement des créations de l’année, jouées pour la première fois à Avignon », rappelle le Club de la presse. « Un sacré coup de boost », se réjouissent les vainqueurs.

  • Les bacheliers mention « très bien » récompensés par la Région Sud

    Les bacheliers mention « très bien » récompensés par la Région Sud

    « Félicitations à tous, chers bacheliers ! Nous mettons à l’honneur votre travail et votre mention très bien avec notre bourse au mérite de 300 euros ! », indique la Région Sud, présidée par Renaud Muselier, lors de la cérémonie organisée ce jeudi, pour saluer les quelque 3 624 bacheliers de l’Académie d’Aix-Marseille ayant obtenu cette distinction. Crée en 2016, ce dispositif a déjà permis d’accompagner près de 52 000 jeunes pour un montant de plus de 20 millions d’euros. Une mesure qui s’ajoute aux différents dispositifs en faveur des jeunes : gratuité des manuels dans les lycées ; restauration scolaire ; aides au financement des tenues professionnelles ; Pass Zou ! et Pass Santé Jeunes.

  • Une médaille remise au général Arnaud Browaeys

    Une médaille remise au général Arnaud Browaeys

    « Il est des parcours qui imposent naturellement le respect, parce qu’ils témoignent de fidélité sans faille à une vocation », posait, en début de cérémonie Sophie Joissains, maire d’Aix-en-Provence. Le premier magistrat de la ville remet, ce mardi, la médaille de la Ville pour acte de bravoure au Général Arnaud Browaeys, gendarme célébré pour « une carrière exceptionnelle » et les « valeurs que vous incarnez depuis plus de 35 ans sous l’uniforme de la gendarmerie. » D’ici quelques jours, Arnaud Browaeys quittera le service actif pour rejoindre la deuxième section des officiers généraux, en région parisienne. Le maire, a longuement égrené le parcours du général. Après plusieurs postes de commandement sur le terrain, notamment à Bron, dans le Haut-Rhin, à Aubagne et en Moselle, il s’est imposé comme « un spécialiste de l’organisation et des ressources humaines » au sein de la gendarmerie et du ministère de la Défense. « Depuis février 2021, vous commandez la région de gendarmerie Paca, ainsi que la gendarmerie pour la zone de défense et de sécurité sud, poursuit Sophie Joissains. (Soit) près de 16 000 militaires actifs, des milliers de réservistes et de personnels civils, des enjeux de sécurité parmi lesquels les plus compliqués de notre pays (…) une pression opérationnelle constante. » Le gendarme rappelle avoir « occupé un certain nombre de postes dits satellites », dont trois ans d’ambassade. « Au quotidien, les gendarmes de la compagnie d’Aix, du groupement de la section de recherche ont travaillé au service de la population d’Aix en traquant les délinquants, la criminalité organisée, les différents trafics, a tenu à rappeler Arnaud Browaeys. On est là pour veiller à ce que les phénomènes que je viens de citer ne viennent gangrener les espaces aujourd’hui préservés ».

  • Nadège Baussian-Protat : « On a fini par l’arracher cette victoire »

    Nadège Baussian-Protat : « On a fini par l’arracher cette victoire »

    C’est à l’issue d’une neuvième mène express, que l’équipe de Nadège Baussian-Protat, Aurélie Bories et Camille Picard s’est imposée 13-8 face à celle formée par Nelly Peyré, Torea Tairio et Ludivine Lovet. Malgré de belles parties depuis le début du Grand Prix, Torea Tairio constate amèrement que « cette finale est la seule partie qui nous a vraiment mis dans le dur ». Une double victoire pour Nadège Baussian-Protat, qui s’est vue remettre le trophée de meilleure joueuse féminine du Grand Prix. Surprise par cette récompense, elle s’est confiée sur la stratégie mise en place par son équipe : « On voulait jouer loin et essayer de bien pointer. Mais en face elles ont raccourci, bien tiré et mieux joué. Mais on a fini par l’arracher cette victoire. Je pense que la clé, c’est ça : mettre loin et essayer de venir près. »

    Elles se sont rencontrées pour la première fois vendredi 3 juillet sur les terrains du parc Borély. Nadège Baussian-Protat, Aurélie Bories et Camille Picard ne pensaient pas disputer cette compétition ensemble. Il y’a presque une semaine Camille Picard a remplacé au pied levé Charlotte Darodes. Un changement de programme soudain pour la championne d’Europe Espoirs de pétanque, mais qui a finalement permis à l’équipe de se hisser à la première place. « Aurélie et Nadège m’ont mis en confiance directement, dès que l’une de nous était en difficulté, les autres étaient là pour la soutenir et l’aiguiller », souligne Camille Picard.

  • Quinze artisans distingués par le label « Fabriqué à Allauch »

    Quinze artisans distingués par le label « Fabriqué à Allauch »

    Pièces textiles en crochet, coutelleries, santonniers, vignerons… Ce lundi, 15 artisans ont été labellisés « Fabriqué à Allauch ». Parmi eux, Camille Mougel, qui réalise des pièces textiles en crochet, comme des sacs ou des vestes colorées : « Ça valorise toute sorte d’artisan. Surtout dans l’ère de la plateforme Shein, où je me sens noyée. C’est super d’être reconnue par la qualité de son travail. »

    Crée en 2022, ce label traduit la volonté de la Ville de proposer une valorisation de l’artisanat local. « Il constitue un véritable engagement en faveur du patrimoine économique, artisanal et agricole. Il permet de consommer des produits issus d’un savoir-faire local », souligne Sandrine Freire, adjointe au maire, déléguée à l’économie locale et aux services en faveur de nos aînés.

    Pour obtenir ce label, plusieurs conditions sont requises : réalisation sur place, origine locale des matières premières, mais aussi s’inscrire dans une démarche responsable. L’objectif étant de supporter la tendance du « made in France » qui valorise la fabrication en circuit court. « Le zéro kilomètre est devenu important dans cette société. Il faut penser à notre avenir », affirme Daniel Salenc, président de la Chambre de métiers et de l’artisanat des Bouches-du-Rhône.

    Mélanie et Justine Nivaggioli sont éleveuses à la Chèvrerie d’Allauch. Elles veulent perdurer cette tradition familiale. « Avec les produits industriels, on ne sait plus trop ce qu’on mange, ça vient souvent de loin. Ici, on a une agriculture raisonnée. Tout est réalisé sur la commune », expliquent-elles.

    Projet d’association

    Allauch a été la première commune de la Métropole à créer une marque de reconnaissance envers ses artisans, entrepreneurs et créateurs. « Nous sommes à jamais les premiers », sourit Daniel Salenc. Loin de mettre en concurrence ses artisans, le label a pour but avant tout de regrouper et de favoriser la cohésion. Un projet d’association des artisans labellisés va être mis en place à partir du 1er juillet. L’objectif : valoriser le savoir-faire, soutenir l’économie locale et fédérer les artisans autour de projets communs.

    Raphaël Ambrosino, maître artisan à la Coutellerie d’Alau, est reconnaissant de vivre dans une commune qui met en valeur ses artisans : « On vit dans un monde où avec un simple clic, on peut se faire livrer ce qu’on veut. Plus que le label, ma vraie récompense, c’est quand un client revient et qu’il a le sourire. »