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  • [Entretien] « La culture à Toulon on va la faire tous ensemble »

    [Entretien] « La culture à Toulon on va la faire tous ensemble »

    Dans sa mission d’amener la culture au plus près des habitants dans tous les quartiers de la ville, l’élue Stéphanie Slimani, dramaturge, metteuse en scène, marionnettiste, auteure et professeure de théâtre, peut s’appuyer sur son expérience et son goût pour la solidarité et le partage.

    La Marseillaise : Quelle est l’ambition de la municipalité à travers ce projet ?

    Stéphanie Slimani : La revitalisation des quartiers, par la culture notamment, et le soutien aux artistes du territoire. Ce projet-là va permettre quasiment de lier ces deux ambitions.

    L’idée c’est de faire venir des artistes dans les quartiers et de faire de la culture pas seulement pour les habitants, mais surtout avec eux. De leur permettre de redécouvrir parfois des histoires de gens qui vivent là et dont ils ne connaissaient pas le parcours de vie, l’architecture de leur quartier, de revisiter des espaces, la mémoire des lieux… Tout cela en faisant participer aussi le milieu associatif, les écoles, les médiathèques et les commerçants, afin que tout le monde se sente concerné. C’est une manière de faire de la culture avec les gens qu’on souhaite développer à travers ma délégation qui est nouvelle.

    L’objectif est de renforcer
    la cohésion sociale
     ?

    St.S. : Évidemment, de toute façon la culture fait société. C’est donc pour faire société, pour se rencontrer, pour partager. Certains n’aiment pas dire socioculturel, mais pour moi ces deux termes sont intriqués : la culture c’est social ! Donc bien sûr que l’ambition c’est de créer du lien, du plaisir et de la joie dans le quartier. De faire que les habitants soient fiers aussi de raconter ce qui s’y fait. De pouvoir dire : « Moi, j’ai fait du théâtre, j’ai pu participer à un spectacle de danse, on a fait de la peinture… » Ça permet aussi de faire changer le regard extérieur porté sur le quartier, en mettant juste en valeur ce qui existe déjà. Parce que je le répète, dans les quartiers il y a déjà de la culture, il y a déjà des gens formidables. Mais on peut aussi s’y sentir parfois délaissé, c’est légitime.

    C’est une manière aussi
    de rétablir un peu d’égalité des chances dans
    les quartiers populaires…

    St.S. : Absolument, tous ces mots ont énormément de sens pour moi. Parce que malgré tous les efforts développés pour rendre la culture accessible à tous, il reste encore une barrière qui fait que selon d’où on vient on s’interdit d’y aller, on se dit que ce n’est pas pour soi, qu’on ne va pas comprendre, que peut-être même c’est un peu trop bizarre parfois. C’est pour ça qu’il faut absolument créer des passerelles plutôt que des forteresses. Moi j’aime le mot populaire, je trouve ça noble, la culture populaire, le théâtre populaire, le spectacle populaire. Ça veut dire que cela nous concerne tous, que personne doit s’en sentir exclu. Je défends et revendique donc de faire une culture populaire. Ce n’est pas quelque chose de moins bien, ou de plus facile, simplement je crée des liens pour que chacun se rende compte qu’elle lui appartient aussi.

    J’ai beaucoup travaillé dans les quartiers et en milieu rural sur des projets participatifs, donc je sais que c’est vertueux, je sais que ça fonctionne. Mais il faut avoir en même temps beaucoup d’humilité, et ne pas partir avec l’idée qu’on va tout révolutionner, qu’on va tout changer, et ce n’est pas le but. Il faut venir rencontrer tranquillement ses habitants, les écouter, et puis après commencer à développer des projets participatifs avec eux. Il faut aller doucement. C’est pour ça que le projet du Pont du Las, s’étale sur deux années, qui se renouvelleront après. Il faut du temps.

    Quelle va être la chronologie ?

    St.S. : On lance un appel à projets au mois d’octobre ouvert à tous les artistes professionnels, et le jury se décidera au début d’année 2027. L’ouverture, elle, est prévue au printemps. Le collectif d’artistes viendra s’installer dans un local, avec un budget et un cahier des charges très précis de projets participatifs, d’ateliers et pratiques artistiques gratuits.

    Et avant cela, en fin d’année 2026, on va mettre en place cinq projets, avec notamment de la danse au Pont du Las, où une chorégraphe va travailler dans l’espace public avec une association de femmes, et à Pontcarral, c’est autour de la récolte de la mémoire et du son qu’une compagnie de théâtre va mettre la population à contribution.

    Des actions qui donnent
    de l’espoir, en tout cas…

    St.S. : Toulon est une ville qui a souffert à travers plusieurs époques, qui a su s’épanouir. Où il y a une forme de résilience. Les gens savent vivre ensemble. On a beau essayer de nous désunir, de nous diviser, ça ne marche pas. Et les Toulonnais l’ont montré aussi au mois de mars. Le centre-ville a été réhabilité, c’est magnifique. On a envie d’y aller. Et quand on reçoit des gens, on a envie de le leur faire visiter. Eh bien, on va faire la même chose dans les quartiers.

    On a entendu les habitants des quartiers, on sait qu’il y a du travail, on va le faire. Et la culture à Toulon on va la faire tous ensemble.

  • L’Unicef de retour dans les Alpes-de-Haute-Provence

    L’Unicef de retour dans les Alpes-de-Haute-Provence

    « On ne pouvait pas laisser un département sans présence de l’Unicef, c’était indispensable de revenir dans le 04 », insiste Bruno Enjolras, président du comité territorial Alpes Provence et administrateur Unicef France. Faute de renouveau et de jeunesse, « il n’y avait plus d’activité bénévole dans le 04 » depuis plusieurs années. « On est liés à la capacité des personnes à se mobiliser », explique le président régional.

    L’association compte déjà une première bénévole et responsable de l’antenne de Digne, Julie Lakhlef, qui compte bien « défendre les droits de tous les enfants du monde entier » et « faire des partenariats avec des associations pour collecter des fonds ». L’Unicef a l’interdiction d’organiser des événements en son nom propre, et compte ainsi sur ses partenaires pour lui reverser des fonds.

    Dans le département, l’Unicef organisera notamment des sessions de sensibilisation dans les écoles ou encore les centres de loisirs pour informer les enfants concernant leurs droits, explique Julie Lakhlef. L’association peut par exemple initier les enfants au consentement.

    « J‘ai toujours été très investie dans la vie associative locale. J’ai par exemple donné des cours de français aux migrants », explique la bénévole, qui a suivi un cursus tourné vers l’international et a notamment déjà vécu en Chine. « On part de zéro, mais j’ai déjà mon réseau et ma connaissance du département », se réjouit la native de Digne. Quelques candidats se sont déjà manifestés pour être bénévoles aux côtés de Julie, selon Bruno Enjolras. L’association espère également créer des partenariats avec les Villes « pour qu’elles modifient leurs politiques publiques ». L’Unicef a déjà rencontré des élus de Digne, Manosque, Sisteron et Forcalquier.

  • Les Maures fêtent la châtaigne

    Les Maures fêtent la châtaigne

    Octobre atteint son crépuscule, et avec lui, celui d’une bien douce saison des châtaignes, encore loin des premiers après-midi au coin du feu. Qu’importe : il n’y a pas de moment pour les déguster, et leur faculté à se conserver laissent augurer des dimanches bien au chaud quand le mercure sera redescendu de quelques étages.

    Pour s’offrir ce plaisir automnal, les Fêtes de la châtaigne et du terroir demeurent un incontournable. D’autant plus à Collobrières, haut lieu de ce fruit à coque qui a fait sa prospérité aux XIXe et XXe siècle. Et qui continue, aujourd’hui, à ancrer son identité au creux de ses bogues, à travers des jumelages conclus avec Fabrosa Sottana (Italie) et Pujerra (Espagne), présentes le week-end dernier, lors de la journée internationale.

    Journée des artisans dimanche

    Si ce week-end marque la fin des festivités débutées le 12 octobre, le plaisir se prolongera encore dans les semaines à venir, avec quelques événements ponctuels. Samedi et mercredi, embarquez (sur inscription) pour une balade sur le thème « Le liège et la châtaigne… autrefois et aujourd’hui ». L’occasion de faire un bond dans l’histoire : comment conservait-on la châtaigne au XIXe siècle ? En quoi consistait le travail du liège ? Quelles évolutions aujourd’hui ? Toujours ce samedi, (ainsi que les 1er et 11 novembre), petits et grands pourront participer (également sur inscription) à l’atelier du petit castanéiculteur à la châtaigneraie Godissard. Une journée dédiée à la récolte, au tri, et aux apprentissages sur les châtaignes, conclue par une « castagnade » (dégustation).

    La châtaigneraie Godissard sera également ouverte aux visites dimanche (toujours sur inscription), pour une découverte du métier de castanéiculteur et de la culture de la châtaigne. Mais c’est surtout la grande journée des Artisans qui animera la commune, de 10h à 18h. L’occasion de découvrir les métiers de l’ancien temps avec l’association Giens 1900, et du travail de la laine avec la Ferme du Lambert. Des démonstrations de verre soufflé et de tournage sur bois seront également proposées, au rythme des animations folkloriques (danses, concerts…), le tout, accompagné, bien sûr, par des stands de dégustation et de vente par des producteurs locaux. Et si cela ne suffisait pas, les musées géologique et du marron glacé seront également ouverts.

    Infos et réservation sur collobrieres.fr

  • La Banque alimentaire cherche des bénévoles pour sa grande collecte

    La Banque alimentaire cherche des bénévoles pour sa grande collecte

    La grande récolte dans les supermarchés, c’est 10% de ce que nous distribuons à l’année. » Devant des membres de la Banque alimentaire, bénévoles, associations et entreprises, Joseph Arakel, président de la Banque alimentaire des Bouches-du-Rhône, rappelle l’importance de cet événement. Ce lundi, une centaine de personnes se sont réunies dans la salle d’honneur du Département, à Marseille, pour lancer l’organisation de ces collectes de dons dans les supermarchés, du 28 au 30 novembre. Face à l’augmentation de la précarité et des besoins, le président espère mobiliser de nombreux de bénévoles pour récolter plus de nourriture.

    Des dons nécessaires dans un contexte où l’insécurité alimentaire explose. Dans les Bouches-du-Rhône, 107 000 personnes ont recours à l’aide alimentaire, soit 5,3% de la population du département, d’après les chiffres de la Banque alimentaire. L’association permet d’approvisionner 188 associations qui s’occupent de la redistribution. Des associations qui viennent prêter main-forte pour ces trois jours de collecte. « C’est grâce à cet organisme que l’on peut fournir des paniers aux personnes dans le besoin, donc on se doit d’aider », explique Nathalie Dumas, bénévole à la Croix Rouge d’Aubagne.

    Le nombre de bénévoles est, pour le moment, insuffisant pour atteindre les objectifs du président de la banque alimentaire : 200 tonnes de plus que l’année dernière, où déjà 400 tonnes de denrées avaient été données dans le département. « Il y a une baisse des dons liée à l’augmentation de la précarité et donc des besoins, explique Alexis Lada, chef d’exploitation. C’est pour cela que l’on a besoin de plus de monde pour récolter plus de dons. ».

    « 360 commerces, dans toutes les Bouches-du-Rhône, ont donné leur accord, mais il faut que l’on trouve des bénévoles », insiste Julie Caseville, salariée de la Banque alimentaire en charge de la grande collecte. « Pour l’instant, nous sommes à 40% d’inscription. Mais on est optimiste et on espère avoir assez de bénévoles pour que les 360 magasins participent à la récolte », sourit-elle.

    Mail : ba130.collecte@
    banquealimentaire.org