Tag: RC Toulon

  • Le RC Toulon doit confirmer ses progrès à Perpignan

    Le RC Toulon doit confirmer ses progrès à Perpignan

    Si son classement n’est pas encore conforme à ses ambitions, le RC Toulon va mieux depuis trois semaines. « Au-delà des trois victoires de rang, ce sont trois matches où on s’est vraiment engagé », constate avec satisfaction Cédric Béal, qui a pris de l’épaisseur dans la gestion de la défense du RCT depuis la démission de Pierre Mignoni. « On engrange de la confiance, donc on va s’appuyer là-dessus pour la suite, et petit à petit regagner des places. »

    Sur le terrain, les Rouge et Noir, à l’image de ce qui ressemblait à « un match référence » face à Pau, semblent avoir enfin trouvé la bonne formule, avec un plan de jeu « beaucoup plus clair pour tout le monde », affirme Jérémy Sinzelle, qui admet qu’en début de saison, « tout le monde n’était pas sur la même page. C’était ça notre problème, donc on a établi un plan de jeu qu’on évaluera dans 4, 5, 6 semaines si besoin ».

    « Les victoires à l’extérieur font les grandes saisons »

    Dans les grandes lignes : « Garder de l’énergie dans le camp adverse, moins jouer chez nous, en faisant du jeu plus direct, en essayant d’alterner le jeu d’avants et le jeu de trois-quarts », poursuit le centre toulonnais. « Après, on ajuste. Par exemple, contre Pau, on a joué long car ils étaient meilleurs que nous en l’air. »

    Mais pour rester dans la continuité, « il faut que les mecs prennent du plaisir, et on sent qu’ils en prennent », appuie Cédric Béal. Mais aussi, et surtout « que tout le monde soit concerné », dans une période marquée par l’absence de certains internationaux, et une cascade de blessures (voir repères). « Il faut cette émulation, et peu importe qui est sur le terrain, qu’il y ait le même niveau d’engagement. » L’opportunité aussi, pour « ceux qui restent, d’avoir leur chance, pour d’autres d’enchaîner ». Ils l’auront pendant deux semaines, à commencer par ce week-end, avec un périlleux déplacement à Perpignan, qui réalise un carton plein à la maison depuis le début de saison. « Ils sortent d’un très bon match à Toulouse », ajoute Cédric Béal. « C’est une équipe très forte à domicile, qui fait de grosses deuxièmes mi-temps et ose jouer au rugby, en se nourrissant des ballons portés et du jeu de trois-quarts. On connaît aussi ses vertus de combat et d’agressivité. »

    Le tout, dans la chaude ambiance d’Aimé-Giral, à laquelle les joueurs ont tenté de s’habituer en s’entraînant avec des haut-parleurs diffusant les chants des supporters catalans. « Pendant le match, on fait abstraction de ça », tempère toutefois Jérémy Sinzelle. Nécessaire pour confirmer les trois victoires de rang, en regagnant enfin à l’extérieur en Top 14, fait devenu trop rare à Toulon ces dernières saisons. « C’est la dernière chose qui nous manque. Ce sont souvent les victoires à l’extérieur qui font les bonnes saisons, pour l’instant on n’en a pas », note l’ancien Rochelais, prêt à se jeter dans la bataille, comme à Édimbourg, pour aller chercher un nouveau match référence.

  • Plus de bénéficiaires et une année de licence prise en charge : avec « Coup d’envoi », le RC Toulon va plus loin pour les jeunes des quartiers prioritaires

    Plus de bénéficiaires et une année de licence prise en charge : avec « Coup d’envoi », le RC Toulon va plus loin pour les jeunes des quartiers prioritaires

    Plus de bénéficiaires et un vrai tremplin vers le monde du rugby. Pour sa dixième année d’existence, l’initiative du fonds de dotation du RC Toulon « Rugby Cœur Toulonnais », à l’attention des jeunes des quartiers prioritaires, se réinvente. Exit « RCT au cœur des quartiers », place à « Coup d’envoi », un programme en trois dates (contre six auparavant), qui va permettre à plus de 200 enfants (72 l’an dernier) de 6 à 12 ans de découvrir le monde du rugby et de se familiariser avec ce qui est aussi leur club.

    Un an de licence

    et des équipements offerts

    Deux prochaines journées auront ainsi lieu à Fréjus, en février, et en Provence verte, en avril. « Au lieu d’avoir les mêmes enfants qui viennent mensuellement, on a choisi d’en avoir sur trois journées et différents endroits », explique Bastien Leccia, assistant RSO et fonds de dotation du RCT. Cela dans le but d’élargir au maximum l’opportunité, car « socialement ou économiquement, on n’a pas forcément l’habitude de jouer au rugby dans ces quartiers, ou de penser que c’est accessible ».

    Pour la première étape, 90 enfants étaient réunis au stade Léo-Lagrange de Toulon, mercredi. La matinée était consacrée à la découverte du rugby, en compagnie de joueurs professionnels du RCT (Gaël Dréan, Rabah Slimani, Mathieu Smaïli et Patrick Tuifua). L’après-midi, place à des ateliers liés au handicap, à la citoyenneté et à l’environnement : découverte du rugby fauteuil avec les joueurs du RFCTPM, discussions et jeux avec la police municipale et des associations de protection de la Méditerranée… « Ça fait un parallèle avec les valeurs du rugby, le respect de la règle, de l’arbitre », justifie Baptiste Leccia. « Ça leur permet de pouvoir approcher différemment ces structures-là, notamment la police, d’être dans l’échange, parce qu’ils en sortent avec une tout autre image », plussoie Besma Djeribi, directrice adjointe du centre de loisirs « Des enfants, un quartier, la vie » à Toulon, qui avait déjà participé au programme les années précédentes.

    Et si des vocations naissaient de ces journées, le RC Toulon propose de payer la première année de licence et les équipements aux jeunes piqués par l’ovalie, pour que ce projet dure dans le temps. « Deux ou trois de nos jeunes étaient intéressés, l’année dernière. Ils vont pouvoir continuer la pratique. C’est un très beau cadeau », se réjouit l’éducatrice.

  • Face à la Section Paloise, le RC Toulon s’est offert « un match référence »

    Face à la Section Paloise, le RC Toulon s’est offert « un match référence »

    C’est le meilleur match depuis le début de saison. » Au sortir d’un succès bonifié d’ampleur face à une Section Paloise 2e du Top 14, et qui ne s’était inclinée qu’une fois, Maxime Petitjean, l’entraîneur du jeu au pied toulonnais, savourait la prestation aboutie de ses joueurs, qui ont « respecté ce qu’on voulait faire ». Avec, en particulier, « un grand coup chapeau aux avants qui ont dominé la rencontre. C’est plus facile de jouer quand ils sont dominants comme ça ».

    Ceux-ci ont souvent permis de mettre le RCT dans l’avancée. Mais aussi de défendre farouchement la ligne d’en-but en première période, lors d’une longue séquence paloise qui aurait pu changer le cours du match si elle avait été au bout. « On a mis beaucoup d’énergie en défense, on crée du turnuvoer, on joue plutôt bien, même si tout n’est pas parfait », résume Maxime Petitjean. Une qualité de jeu qui s’est traduite au tableau d’affichage. Les Rouge et Noir ont offert un festival offensif à leur public pendant 50 minutes, durant lesquelles ils ont parfois semblé irrésistibles, chaque attaque ou presque se concluant par un essai.

    « Faire preuve d’humilité »

    Une affaire de confiance ? « Oui, ça en fait partie. On ose tenter des coups, on ne les réussit pas tous mais on est moins frileux qu’il y a un mois », constate l’entraîneur adjoint toulonnais, qui ose parler de « match référence », et avoue que « si on nous avait dit en début de semaine qu’on prendrait 5 points, je ne sais pas si on y aurait cru ». « La confiance vient avec les victoires », appuie Zach Mercer, qui semble revigoré, alors que le meilleur joueur du Top 14 2022 peine à convaincre depuis son arrivée dans la Rade.

    Il n’est pas la seule satisfaction de la soirée. Huw Jones, arrivé cet été dans un secteur du centre plus que jamais fourni, a inscrit son premier essai en rouge et noir. « Il faut lui laisser le temps de s’adapter, mais aujourd’hui, on a vu le vrai Huw Jones », salue Maxime Petitjean. Mais l’homme du match se nomme Melvyn Jaminet. Déjà étincelant à Édimbourg la semaine passée, l’arrière toulonnais a signé le premier triplé de sa carrière, et confirmé son retour en forme après un début de saison raté ponctué d’une mise à l’écart face au Racing. Ce qui lui donne droit aux hommages de son entraîneur du jeu au pied : « Ça montre que c’est un grand compétiteur, il a été piqué d’être sorti du groupe. On le retrouve à son niveau, plein d’envie et d’énergie ».

    L’envie, un dénominateur commun à tout le groupe selon Teddy Baubigny : « On avait la rage. Pau venait avec sa meilleure équipe et beaucoup d’ambition. Après le bordel (sic) qu’on a vécu, on a mis beaucoup de caractère, on avait vraiment envie de gagner ». Mais cette victoire n’est pas une fin en soi, même si le talonneur avoue que « que ces dernières semaines sont différentes. On prend du plaisir, mais il faut faire preuve d’humilité ». Et « garder les pieds sur terre. On sait où on était il y a trois semaines », rappelle Maxime Petitjean, avant un déplacement périlleux à Perpignan. Et malgré un petit bond qui lui permet d’entrevoir le top 6, « le classement reste très serré, un faux pas et on peut se retrouver dans les dernières places ». Alors, à Toulon, une fois n’est pas coutume, « on ne s’enflamme pas ».

    « Ces dernières semaines sont différentes,
    on prend
    du plaisir »

  • Avec le bonus, le RC Toulon domine la Section Paloise et se replace aux portes du top 6

    Avec le bonus, le RC Toulon domine la Section Paloise et se replace aux portes du top 6

    Face à la Section Paloise, dauphin du Stade Toulousain, le RC Toulon avait droit à un défi de taille pour tenter d’enchaîner un troisième succès de rang toutes compétitions confondues ce samedi soir à Mayol.

    Alors que les visiteurs s’étaient créé deux occasions d’ouvrir la marque, par Marta sur un petit par dessus, puis par Desperes, qui manquait une pénalité, ce sont les Toulonnais qui ouvraient les hostilités. Après un turnover en leur faveur, Jaminet était trouvé en bout de ligne et aplatissait en coin (5-0, 9e).

    Si les joueurs de la Section prenaient les points par deux fois pour passer devant grâce à Desperes (12e, 17e), le RCT, lui, choisissait la touche. Et avec succès, puisque cela permettait à Jaminet, trouvé par Albornoz après un groupé-pénétrant, d’aller inscrire un doublé (12-6, 23e).

    Solide défensivement, à l’image d’une longue séquence durant laquelle les Palois ont pilonné la ligne d’en-but sans parvenir à scorer, les hommes de Franck Azéma pouvaient aussi compter sur leurs avants pour les mettre dans l’avancée. Et au bout du compte, Jaminet, visiblement revigoré par sa performance XXL à Édimbourg la semaine dernière, y allait de son triplé, à nouveau trouvé en bout de ligne (17-6, 33e).

    Et le festival toulonnais ne s’arrêtait pas là. Après un par dessus d’Albornoz mal négocié par une défense béarnaise sonnée par la furia varoise, le ballon transitait jusqu’à Jones qui, en force, aplatissait son premier essai toulonnais entre les perches (24-6, 38e), pour rentrer aux vestiaires avec une marge confortable.

    Près de 20 minutes d’infériorité, mais le RCT tient son bonus

    À la reprise, les coéquipiers de Lewis Ludlam ne relâchaient pas l’étreinte. Après une nouvelle série d’assauts sur l’arrière garde paloise, Brex trouvait Cowie d’une passe sautée, qui leur permettait de prendre le large (31-6, 46e). Les entrants ne se privaient pas de participer à la fête. En sortie de ruck, Serin (qui n’aura passé que 2 minutes sur le terrain avant de sortir sur protocole commotion) servait Gigashvili, qui prenait de vitesse (!) une défense béarnaises aux étonnantes largesses sur un rush de 20 mètres (38-6, 52e).

    En infériorité numérique suite au carton jaune d’Ametlla, les Rouge et Noir allaient souffrir pendant dix minutes, durant lesquelles Tokolahi (38-11, 61e), puis Grondona (38-20, 70e), allégeaient un peu le score. Et alors que le pilier varois venait tout juste de revenir sur la pelouse, c’était fois Tuicuvu qui laissait ses coéquipiers finir la rencontre à 14, sur un carton jaune un brin sévère pour une épaule qui remontait légèrement sur un plaquage (73e).

    Mais cette fois-ci, Pau, visiblement émoussé, n’en profitait pas. C’était même Jaminet qui mettait un point final à la rencontre, sur une ultime pénalité après la sirène, permettant au RCT de passer la barre des 40 points. Et de s’offrir un troisième succès de rang, qui plus est bonifié, qui le replace en huitième position, provisoirement à deux points du 3e, Bordeaux, qui affronte La Rochelle ce dimanche.

    TOULON 41 – 20 PAU (MT : 24-6)

    7e journée de Top 14

    Samedi 24 octobre, 21h

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : M. Rousselet

    Points Toulon : 6E Jaminet (9e, 23e, 33e), Jones (38e), Cowie (46e), Gigashvili (52e) ; 4T Jaminet (23e, 38e, 46e, 52e) : 1P Jaminet (80e)

    Points Pau : 2E Tokolahi (61e), Grondona (70e) ; 2T Despres (61e, 70e) ; 2P Desperes (12e, 17e)

    Cartons jaunes : Ametlla (59e), Tuicuvu (73e) pour Toulon

    Toulon : Gros (Ametlla, 51e), Baubigny (Damond, 51e), Sinckler (Gigashvili, 51e) ; Rebbadj, Ribbans (Kpoku, 68e) ; Mercer, Ollivon (Abadie, 51e), Ludlam (Cap.) ; White (Serin, 51e ; White 53e), Albornoz ; Tuicuvu (Gros, 67e ; Tuicuvu, 70e), Brex (Frish, 53e), Jones, Cowie, Jaminet.

    Pau : Kaulashvili (Parrou, 55e), Montoya (Delhomel, 55e), Laclayat (Tokolahi, 55e ; Laclayat, 65e) ; Auradou, Pesenti (Maximin, 41e) ; Grondona, Zegueur (Isa, 51e), Gorgadze (Cap.) ; Garcia (Souverbie, 51e), Desperes ; Grandidier-Nakanang, Brau-Boirie (Mondinat, 59e), Gailleton, Marta ; Atissogbe.

  • [RCT] Jean-Baptiste Gros, discret dans le vestiaire, leader sur le terrain

    [RCT] Jean-Baptiste Gros, discret dans le vestiaire, leader sur le terrain

    Ne lui demandez pas de gérer les causeries d’avant-match. S’il se considère davantage « comme un soldat que comme un leader », Jean-Baptiste Gros reste un homme fort du vestiaire toulonnais. « Je ne vais pas me forcer à prendre la parole à partir du moment où d’autres le font très bien », assume l’intéressé. « Quand tu es international, que tu fais ton boulot, tu n’as pas besoin de beaucoup parler », complète son entraîneur. « Le groupe le connaît par cœur. Il est là depuis un moment. S’il a besoin de parler, il en est capable, en tête à tête. »

    Son tempérament le pilier de droit de 27 ans, devenu une référence à son poste, sans jamais feindre l’humilité, l’affiche par le geste plus que par la voix. « Pour lui, c’est match tous les jours », rigole Setariki Tuicuvu. « Il chope les mecs, il leur rentre dedans. Il est toujours à 100%. » « S’il est exigeant envers lui-même, ça impose un standard pour les autres », ajoute Franck Azéma.

    Après une préparation tronquée par une blessure, le natif d’Arles enchaîne depuis son retour. « Il a eu des séances différentes pour revenir. C’est bon de pouvoir compter sur sa forme du moment », se réjouit l’entraîneur toulonnais, qui ne tarit pas d’éloges sur un joueur qui l’avait impressionné lors de son premier passage dans la rade, en 2021 : « Dès qu’un trois quart “brêchait”, il était le premier à hauteur. Je me demandais d’où il sortait. Je n’avais jamais vu un pilier se déplacer comme ça. » Un minot qui « avait déjà ces standards », qu’il assortit désormais à « cinq ans d’expérience en plus et au statut international ».

  • Un gros test pour le RC Toulon face à la Section Paloise

    Un gros test pour le RC Toulon face à la Section Paloise

    Pour la première fois depuis le début de saison, le Rugby Club Toulonnais a enchaîné deux victoires et s’est imposé hors de ses bases, à Edimbourg (17-27), vendredi dernier, en ouverture de la Challenge cup. Avec une équipe remaniée et des joueurs peu utilisés jusqu’ici qui ont su saisir leur chance. « Toute l’équipe a marqué des points », se réjouit Franck Azéma. « Quand on fait appel à toi, tu réponds présent. C’est notre objectif de construction : avoir un groupe de 30-35 joueurs pros et des garçons issus de la formation qui soient prêts. »

    Au-delà de l’aspect comptable et de la sempiternelle question de « l’électrochoc », sur laquelle l’entraîneur toulonnais ne veut « pas revenir chaque semaine », ce qui importe, désormais, c’est « comment on se comporte en compétition. Il y a une trêve dans deux semaines. On verra où on en est et vers quoi il faut aller, dans la qualité, l’efficacité de ce qu’on produit, sur comment on fonctionne à l’intérieur, dans le management… ».

    Il y a indiscutablement du mieux, dans le jeu comme dans les attitudes, même si Jean-Baptiste Gros estime que le groupe « n’a pas changé grand-chose depuis le départ de Pierre [Mignoni]. Peut-être que le fait de devoir se remobiliser nous a fait du bien. On essaye de jouer le plus simplement possible et de retrouver cette confiance ». Mais c’est encore loin d’être une fin en soi pour le pilier gauche des Bleus, qui rejoindra Marcoussis, dimanche, pour préparer la tournée de novembre : « Il faut continuer. Il y a eu deux bons matches, mais il ne faut pas rester sur nos acquis. »

    « Être au-dessus de nos standards »

    D’autant plus qu’en face arrive la Section Paloise, valeur montante du Top 14. Quatrièmes la saison dernière après avoir longtemps occupé les deux premières places, actuels dauphins du Stade Toulousain, les coéquipiers de l’ancien toulonnais Facundo Isa n’ont perdu qu’une fois, cette saison, et possèdent la meilleure attaque du Top 14. Ce n’est pas pour rien si cinq des six Béarnais appelés par Fabien Galthié pour le rassemblement automnal du XV de France sont des trois-quarts. Particulièrement à l’aise dans le jeu aérien, leurs qualités ont poussé Franck Azéma à « mettre le focus là-dessus, mais pas que. Ils sont offensivement très en place, marquent plus de cinq essais par match. Ils ont une défense consistante, une conquête de qualité. C’est le standard d’une équipe de haut du tableau ».

    Mais l’enjeu de ce test sera, pour l’entraîneur varois, de « maîtriser ce qu’on fait. Je ne peux pas passer la semaine à apprendre les lancements de Pau ». Car il demeure certain que si ce RCT est en progrès, « il va falloir sortir un match au-dessus de nos standards actuels », affirme-t-il, pour espérer un succès qui peut ramener les Rouge et Noir dans le top 6.

    REPÈRES

    Plusieurs joueurs en sélection

    Outre Ollivon, Gros et Ferté, avec les Bleus, Shioshvili (Géorgie), Brex et Lucchesi (Italie), Albornoz (Argentine) vont rejoindre leurs sélections pour le Championnat des nations. White et Jones (Écosse) pourraient les imiter.

    Deux légendes mises à l’honneur

    Samedi à 9h, le quart de tribune situé entre les tribunes Delangre et Bonnus sera renommé en l’honneur d’Eric Melville, double-champion de France avec le RCT, décédé il y a 9 ans. Le parvis du stade portera désormais le nom d’André Herrero, disparu l’an dernier.

    TOULON– PAU

    7e journée de Top 14

    Samedi 24 octobre, 21h

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : M. Rousselet

    Toulon : Gros, Baubigny, Sinckler ; Rebbadj, Ribbans ; Mercer, Ollivon, Ludlam (Cap.) ; White, Albornoz ; Tuicuvu, Brex, Jones, Cowie, Jaminet.

    Pau : Kaulashvili, Montoya, Laclayat ; Auradou, Pesenti ; Grondona, Zegueur, Gorgadze (Cap.) ; Garcia, Desperes ; Grandidier-Nakanang, Brau-Boirie, Gailleton, Marta ; Atissogbe.

  • Couvre-feu pour les mineurs, interdiction de manifester, présence policière étendue… Dans le Var, un dispositif renforcé pour la manifestation de samedi

    Couvre-feu pour les mineurs, interdiction de manifester, présence policière étendue… Dans le Var, un dispositif renforcé pour la manifestation de samedi

    En prévision des mobilisations de samedi, le préfet du Var, Simon Babre, en concertation avec les représentants des pouvoirs publics locaux, a annoncé, mercredi, la mise en place d’un « dispositif pour empêcher ce qu’il s’est passé le 17 octobre de se reproduire ».

    À commencer par plusieurs arrêtés préfectoraux, actant un couvre-feu « pour les mineurs non accompagnés d’un adulte dans certains secteurs du centre-ville de Toulon et des centres commerciaux Grand Var et Avenue 83 », de samedi 18h à dimanche 6h. Ou encore l’interdiction de manifester samedi, de 11h à 23h59, que le préfet justifie par « l’absence de manifestation déclarée à trois jours de la date ». Enfin, la détention de feux d’artifice, d’objets destinés à dissimuler ou protéger le visage, ainsi que de tout objet pouvant constituer une arme, sera interdite. Dans la même optique, les conteneurs poubelle seront évacués et les terrasses du centre-ville réduites de 50% pour éviter l’usage du mobilier comme projectile.

    Bus à l’arrêt, maintien du match du RCT, commerces protégés…

    Le dispositif policier sera renforcé, notamment avec une meilleure coordination entre nationaux et municipaux, dans le but d’être « plus mobiles, car on a parfois été trop lents samedi dernier », précise Jérôme Martin, contrôleur général de la police nationale du Var, qui compte doubler les effectifs d’opérateurs de police justice, samedi, « afin de traiter davantage d’opérations ».

    Pour protéger les commerçants, que le préfet et une délégation de représentants des collectivités ont rencontrés mercredi, cinquante vigiles seront positionnés près des commerces vandalisés, qui « resteront ouverts car il ne faut pas céder et envoyer un mauvais message », appuie Basile Gertis, président de la CCI du Var. Des aides rapides telles que des prêts à taux zéro, des facilités de paiement des cotisations et impôts, ou encore la prise en charge de l’activité partielle sont prévues. La Région apportera quant à elle une aide de 5 millions d’euros et financera des dispositifs de vidéosurveillance dans le cadre du plan « Région sûre ».

    La maire de Toulon et présidente de la Métropole, Josée Massi, annonce par ailleurs qu’aucun bus du réseau Mistral ne circulera dans la Métropole, samedi. « L’intérêt public passe avant tout », insiste-t-elle. Le match du RC Toulon et le concert de Vanessa Paradis, prévus samedi soir malgré leurs incidences sur l’espace public, sont maintenus.

  • [RCT] Jaminet a répondu de la meilleure manière

    [RCT] Jaminet a répondu de la meilleure manière

    Il a inscrit 22 des 27 points toulonnais, vendredi soir à Édimbourg, lors de la première journée de Challenge Cup. Avec deux essais, deux pénalités et trois transformations, Melvyn Jaminet a été impérial et guidé les Varois vers un deuxième succès consécutif, toutes compétitions confondues. Cette prestation, lors du premier succès de l’histoire du RCT sur le terrain d’Édimbourg – leader actuel de l’United Rugby Championship – lui permet d’effacer partiellement ses contre-performances sur le début de saison en Top 14.

    Piqué au vif

    D’ailleurs, Franck Azéma s’était passé de ses services lors de la dernière journée de championnat avec la réception du Racing 92, samedi dernier, où il n’était pas présent sur la feuille de match. « Il n’est pas au rendez-vous », avait lancé l’entraîneur des Rouge et Noir. Sa « pique » a finalement agi comme un électrochoc pour l’arrière international français, dont la réussite face aux perches était bien en deçà de ses standards.

    Le rugbyman hyérois n’avait plus inscrit autant de points depuis la rencontre face à l’USA Perpignan, le samedi 22 mars 2025 à domicile, où il avait inscrit 25 points. Logiquement élu homme du match sur les terres écossaises, Melvyn Jaminet va dorénavant devoir prouver qu’il est capable d’enchaîner les grandes performances. Surtout en Top 14, où Toulon pointe à la 10e place, avec deux victoires seulement après six journées. Le RC Toulon recevra la Section Paloise au stade Félix-Mayol, samedi prochain, avant d’accueillir les Géorgiens de Black Lion à l’occasion de la 2e journée de Challenge Cup.

  • [RCT] Titulaire à Édimbourg, l’heure de Patrick Tuifua a enfin sonné

    [RCT] Titulaire à Édimbourg, l’heure de Patrick Tuifua a enfin sonné

    Il aura fallu attendre plus d’un an pour voir Patrick Tuifua débuter un match avec le RCT. Annoncé comme un grand espoir du rugby mondial à son arrivée à Toulon en 2025, le natif de Nouméa (Nouvelle-Calédonie), chipé au nez et à la barbe de la franchise néo-zélandaise des Hurricanes et du Super Rugby alors qu’il évoluait en terre maorie depuis cinq ans (et que les All Blacks lui faisaient les yeux doux en dépit de ses sélections avec les U20 français) n’a, jusqu’ici, porté le maillot rouge et noir qu’à quatre reprises.

    La faute à une blessure au genou qui l’a éloigné des terrains une grande partie de la saison dernière, au cours de laquelle il n’a disputé que deux matches. « Ça a été une période difficile, avec les gens qui parlaient sur les réseaux aussi », avoue le troisième ligne de 22 ans. « Heureusement, mes proches m’ont soutenu. » Entré en jeu face à La Rochelle et Castres, il sera titulaire ce vendredi, après avoir repris le rythme avec les espoirs la semaine dernière.

    « Un grand jour » pour lui, malgré « une petite appréhension » liée à son genou, après avoir reçu « un coup qui l’a fait gonfler il y a deux semaines ». « Mais je pense à ce que j’ai vécu pendant ma convalescence. Ça a été dur, alors maintenant je veux tout donner », explique-t-il. Dans une compétition que celui qui sera une des curiosités du jour pour les supporters a hâte de découvrir : « Mon père me parlait tout le temps de la coupe d’Europe. Ça va être spécial, surtout si on va au bout ».

  • À Édimbourg, le RC Toulon veut profiter de la Coupe d’Europe pour confirmer ses progrès et respirer

    À Édimbourg, le RC Toulon veut profiter de la Coupe d’Europe pour confirmer ses progrès et respirer

    Il faudra sûrement du temps avant de retrouver des sourires francs et un RCT à la mesure de ses moyens. Mais le succès obtenu, samedi dernier, face au Racing 92 (29-15), offre quelques motifs de satisfaction, tant dans l’attitude que dans le contenu, plus que bienvenus en cette période difficile. « Cette victoire a fait du bien. Tout le monde a pris conscience des choses, c’était une semaine plus tranquille pour travailler », abonde Maxime Petitjean, entraîneur du jeu au pied toulonnais.

    Des paroles qui ressemblent à s’y méprendre à celles prononcées par Franck Azéma après le succès face à Vannes, et qui n’avaient pas empêché de vivre un séisme quelques jours plus tard, avec la défaite à Montpellier suivie de la démission de Pierre Mignoni. Mais le contexte est différent en cette semaine de rentrée européenne.

    Car si Maxime Petitjean affirme que le RCT « va jouer la Challenge cup à fond », la situation est moins urgente qu’elle ne l’était en Top 14 et le turnover opéré au niveau de l’effectif laisse penser que la priorité reste, pour l’heure, le championnat. Et ce, même si celui qui rejoindra le staff du XV de France la semaine prochaine, pour préparer les matches de novembre, voit en cette rencontre face à Édimbourg l’opportunité « de valider ce qu’on a bien fait la semaine dernière », et considérerait au contraire une baisse de régime sur ces points-là comme « une grosse désillusion ».

    La paire Frisch-Sinzelle

    a des choses à prouver

    Cette rencontre sera aussi l’occasion « de donner du temps de jeu » à « certains joueurs frustrés de ne pas en avoir eu beaucoup », qui devront saisir l’opportunité « de passer devant et nous faire nous gratter la tête pour les week-ends suivants », appuie Maxime Petitjean. Parmi eux, des joueurs pas ou peu vus depuis plusieurs semaines (Garcia, Lucchesi, Tuifua [lire par ailleurs]), une recrue qui va connaître ses premières minutes en rouge et noir (Narogo), et une paire de centres (Frisch et Sinzelle), victime de problèmes de riches à ce poste, qui doit avoir des fourmis dans les jambes. Le premier, pas une seule fois dans le groupe depuis le début de saison, « s’est toujours très bien entraîné », assure l’adjoint de Franck Azéma, « mais s’est blessé au mollet au moment où on pensait à l’aligner. À lui de nous prouver qu’on peut compter sur lui ». Le second, qui dispute probablement la dernière saison de sa carrière et a déjà intégré l’encadrement du centre de formation, a néanmoins « aussi rongé son frein. Mais c’est une paire complémentaire et on espère qu’ils vont apporter leur expérience et leur dynamisme ».

    Pour un premier pas sur les traces du dernier cru toulonnais à avoir disputé et remporté la « petite coupe d’Europe », en 2023.

    ÉDIMBOURG– TOULON

    1re journée de Challenge cup

    Vendredi 16 octobre, 21h

    Hive Stadium, Édimbourg

    Arbitre : M. Breakspear (GAL)

    Édimbourg : Schoeman, Ashman, Blyth-Lafferty ; Hunter-Hill, Young ; Currie, Douglas, Bradbury (Cap.) ; Patterson, Grayson ; Satala, Tuipulotu, Currie, Graham ; O’Conor.

    Toulon : Gros, Lucchesi, Gigashvili ; S. Rebbadj, Mézou ; Mercer, Abadie, Tuifua ; White (Cap.), Garcia ; Narogo, Sinzelle, Frisch, Tuicuvu ; Jaminet.

    REPÈRES

    Édimbourg, mauvais souvenir

    Hasard du calendrier, le RCT avait également démarré son aventure européenne sur la pelouse d’Édimbourg l’an dernier. Après avoir bien démarré le match avec deux essais de leur international écossais Ben White, les Toulonnais s’étaient écroulés sous une pluie battante (33-20). « C’était un match compliqué qu’on a en mémoire », affirme Maxime Petitjan.« Les conditions météo seront différentes, mais Édimbourg n’a pas changé de philosophie. Ils aiment tenir le ballon. La priorité sera d’être en place, et jouer nos ballons de turnovers comme on sait le faire. » « C’était un match frustrant car on avait bien commencé, mais le momentum avait changé », se souvient Ben White.