Des personnalités politiques de tous bords, locales et nationales, pour une même cause : « La France, la République c’est l’État de droit. On vient d’endroits différents mais on doit se lever ensemble pour dire que ça suffit », martèle le maire DVG de Marseille Benoît Payan. « Nous devons venir au bout de ce système qui sème la mort partout », appuie-t-il. L’édile était aux côtés de la famille Kessaci en hommage à Mehdi, assassiné le 13 novembre dans le 4e arrondissement de Marseille, de même que Martine Vassal. « Quand on met au monde un enfant, ce n’est pas pour le voir partir, surtout dans des conditions comme celles-là », confie la présidente DVD du Département des Bouches-du-Rhône et de la Métropole, des sanglots dans la voix. « Il faut que tout le monde se mette autour de la table pour trouver des solutions afin de lutter contre ce narcotrafic qui gangrène nos quartiers », insiste celle qui brigue la mairie.
Les militants et élus écologistes, se sont déplacés massivement pour soutenir l’un des leurs. « La famille écologiste va faire front aux côtés d’Amine et de tous ceux qui continueront à porter le combat. On ne peut plus se taire, on ne peut pas laisser faire parce qu’un cap a été franchi », signale Marine Tondelier, secrétaire nationale d’EÉLV. « Ça veut dire aussi être lucide sur l’échec des politiques publiques sur le sujet, les remettre en question et faire mieux », soulève-t-elle. À la fin du moment de recueillement, chacun avance ses propositions face caméra : « Je demande un État qui ne fasse pas semblant, qui lutte pour de vrai sur la répression, en donnant à la police des moyens et aussi sur la prévention, en donnant les moyens à l’éducation, aux associations, aux centres sociaux pour repousser la drogue de l’intérieur », fait valoir François Ruffin, député Debout !
elle est ensanglantée »
Un constat partagé par le secrétaire national du PCF Fabien Roussel qui a consacré une partie de son meeting au Parc Chanot à cette question (lire p.6 et 7).
« Nous devons nous battre sans relâche contre les narcotrafiquants, contre celles et ceux qui ont l’argent comme seul objectif, qui méprisent la vie, la jeunesse », insiste le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure. « Dans des moments comme celui-là, tous celles et ceux qui font de la politique ont le devoir de se retirer derrière ces messages et de faire front, ensemble », renchérit-il. Son parti a demandé la tenue d’un débat sur le narcotrafic à l’Assemblée nationale.
Le député et candidat LFI à la mairie de Marseille se réjouit de voir « le sursaut, l’unité du peuple à travers la souffrance de la famille Kessaci », tout en dénonçant « l’hypocrisie » de certaines personnalités politiques présentes « à l’Assemblée nationale je pointerais du doigt ceux qui ne respectent pas leurs engagements », promet Sébastien Delogu.
La porte-parole du gouvernement et le ministre du Logement, annoncés sur place n’ont pas pu faire le déplacement, les avions étant cloués au sol à Paris. C’est donc l’ancienne secrétaire d’État à la Ville, Sabrina Agresti-Roubache qui représentait l’exécutif. « Collectivement, on n’a pas réussi à protéger Mehdi et tant d’autres », déplore-t-elle. Interrogée sur les mesures à prendre, elle l’assure : « Les places nettes ont donné des résultats ». « Arrêtez de parler pour rien dire ! », rétorque vivement un militant associatif. « Elle est où la place nette là ? La place elle est ensanglantée ! », lâche-t-il sous les applaudissements des membres de Conscience, association d’Amine Kessaci.







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