Tag: Quartiers-nord

  • [Entretien] Brahim Timricht : « Nager est fondamental,au même titre que lire et écrire »

    [Entretien] Brahim Timricht : « Nager est fondamental,au même titre que lire et écrire »

    Brahim Timricht porte l’amour de la mer en lui depuis tout petit. Dans son quartier du 14e arrondissement de Marseille, l’éducateur sportif a lutté contre le manque d’accès des petits à la mer en les emmenant chaque été à la plage. Il constate rapidement que la plupart des enfants ne savent pas nager. Aujourd’hui, le Grand bleu est l’association d’apprentissage de la natation la plus importante de Marseille. Elle dispense également des formations de maîtres-nageurs et de sauveteurs.

    La Marseillaise : Pouvez-vous expliquer le slogan de l’association : « L’avenir c’est l’insertion par les métiers de l’eau » ?

    Brahim Timricht : Nous avons ouvert le pôle formation en octobre 2022 et 80% des jeunes formés proviennent des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Ce pôle formation est nécessaire car la hausse du nombre de noyades est en partie liée au manque de sauveteurs et maîtres-nageurs. Au niveau national, on estime qu’il manque 5 000 maîtres-nageurs et à Marseille, nous sommes la première association à dispenser des formations pour obtenir le brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique (BSSA). On a remarqué que les besoins étaient énormes et que le manque de mobilité faisait partie des freins. C’est pour cela que le pôle formation, basé à Marseille, s’est déplacé à Avignon et à Aix pour former d’autres jeunes.

    De quelle manière l’association s’inscrit-elle dans la réponse aux hausses du nombre de noyades ?

    B.T. : Apprendre à nager est fondamental, au même titre qu’apprendre à lire et à écrire. L’an dernier, 2 500 enfants ont appris à nager au Grand bleu. Mais nous enseignons aussi la natation aux adultes. En 2025, 150 mamans ont appris à nager à l’association. Jusqu’ici nous avons enseigné la natation en piscine et en mer, notamment à la base nautique de Corbière, et nous avons récemment inauguré notre nouveau local : un tiers-lieu situé dans le 14e, avec une grande piscine bientôt fonctionnelle.

    Quels sont les défis auxquels vous faites face et quelles sont les solutions pour répondre aux lacunes en natation ?

    B.T. : Un enfant sur deux ne sait pas nager à son entrée en 6e et c’est un énorme problème. Nous sommes présents sur des quartiers où les enfants n’ont pas forcément accès à une piscine ou à la mer et dont les parents sont submergés, avec beaucoup de familles monoparentales et des mamans seules. Dans le 13e, il n’y a qu’une seule piscine, celle de Frais Vallon, et entre les écoles, les clubs et les particuliers, on ne s’en sort pas. Le « Plan piscine », initié par la Ville, prévoit notamment la rénovation de la piscine Nord, de celle de Bougainville et de Luminy. Mais cela prend du temps. Ce serait pertinent de centraliser les demandes des familles pour des stages et des cours de natation en créant une plateforme dédiée, regroupant Le Grand bleu et les quatre autres associations d’enseignement de la natation à Marseille.

    Entretien réalisé par Diane Villemin

  • Quand l’écriture rapproche les mondes au cœur d’un festival à Marseille

    Quand l’écriture rapproche les mondes au cœur d’un festival à Marseille

    Une douce musique de flûte accompagne la lecture d’un livre pour enfants. L’atelier intitulé « Des livres et des bébés », organisé à la médiathèque Salim-Hatubou (15e), ce mardi, a lancé l’inauguration de la 4e édition du festival « Mots d’ici, mots d’ailleurs ». Des ateliers gratuits d’écriture et de création manuelle sont également proposés, durant les dix jours du festival, aux habitants des 15-16.

    Jennyfer, maman d’une petite fille de 10 mois, assiste à la séance de lecture. « La directrice de la crèche du Plan d’Aou est très investie et nous a encouragés à participer aux activités. L’initiation aux mots dès le plus jeune âge est primordiale », partage-t-elle. Elle ajoute : « Comme d’autres structures, la médiathèque est très dynamique, les jeunes du quartier viennent souvent. »

    Une dynamique

    collective locale

    Un cadre structurant également salué par Lola Burette, référente lecture et coorganisatrice du festival au sein de la Ligue 13 : « Sur les 15-16, il y a deux bibliothèques très structurantes et des centaines d’associations, des centres sociaux et des habitants très actifs. »

    Le projet est né d’une organisation conjointe menée par les Cités éducatives et la Ligue de l’enseignement, un « temps fort pour relier les écoles, les bibliothèques, les collèges, les centres sociaux et tous les acteurs éducatifs territoriaux ».

    Le festival répond à l’un des axes de travail principaux de la Cité éducative des quartiers Nord : « Favoriser la lecture et l’écriture », en réponse à « un besoin territorial lié aux lacunes en écriture et en lecture », explique Daniel Duthoit, animateur territorial des Cités éducatives.

    Dans le hall de la médiathèque, les travaux des enfants sont exposés, autour du thème « Croisons nos mondes », écho aux parcours multiculturels et multilinguistiques des familles du quartier. On peut notamment y lire le récit intime d’Eleyjah, 14 ans : « Je ne suis presque jamais sorti de mon quartier. Pour moi, Marseille… c’est juste un nom qu’on entend partout. »

  • [Entretien] Katia Yakoubi : « La stratégie de la France insoumise ne concerne pas Marseille »

    [Entretien] Katia Yakoubi : « La stratégie de la France insoumise ne concerne pas Marseille »

    La Marseillaise : Pourquoi avez-vous décidé d’apporter votre soutien au Printemps marseillais ?

    Katia Yakoubi : Lorsque la France insoumise s’est créée, elle se revendiquait comme un mouvement, au plus près du terrain, des acteurs associatifs. Je me suis investie, je suis devenue la coanimatrice du livret quartiers populaires, j’ai contribué au programme. Mais je fais partie de ceux qui ont été écartés de manière violente parce que nous avons prôné une stratégie rassembleuse, qui ne veut pas faire de nos partenaires de gauche des ennemis pour gagner un changement dans la société. Aujourd’hui, la France insoumise se trompe d’ennemis parce que sa stratégie ne concerne pas Marseille mais plutôt des calculs nationaux. Comment atteindre des objectifs pour la dignité, la solidarité, l’émancipation si vous saccagez tous les partenaires potentiels, si vous mettez la ville dans les bras du Rassemblement national ?

    Quelle voix voulez-vous porter ?

    K.Y. : Je viens porter la voix de l’unité, de la pluralité. Mais aussi pour défendre un projet qui me tient à cœur, que j’ai travaillé depuis deux ans : le premier conservatoire dans les quartiers nord de la ville de Marseille, qui se trouve dans notre plan Justice pour nos quartiers, autour du narcotrafic. Le RN explique que la réponse ne peut être que dans la répression, il oublie le côté social. Les jeunes happés par ce système ont été détachés d’une structure collective alors qu’ils peuvent avoir une sensibilité à l’art, à la musique. Il faut faire de la culture un levier d’émancipation.

  • Benoît Payan défend son bilan auprès des habitants des 15-16

    Benoît Payan défend son bilan auprès des habitants des 15-16

    Au pied des tours de la Solidarité, à l’extrémité du 15e arrondissement de Marseille, la pluie a contraint les militants à s’abriter. « C’est vous qui nous donnez envie de continuer », les applaudit le maire (DVG) sortant, Benoît Payan, venu soutenir ce samedi matin sa tête de liste pour les 15-16, la maire adjointe Samia Ghali, dans ce quartier au cœur des opérations de renouvellement urbain.

    « On a commencé à faire des choses, mais on a hérité d’une situation difficile », reconnaît-il au milieu de la foule. Refusant que ces quartiers soient une fois de plus oubliés. « Ça n’existe plus, ça n’existera pas », lance-t-il. Avant d’interpeller : « Pour la première fois dans l’histoire de notre ville, c’est ou le RN et les fachos, ou nous. » Les applaudissements ne laissent aucun doute sur le choix des personnes présentes. « Nous avons une histoire particulière, douloureuse, avec le FN dans les quartiers Nord », explique le chef de file des communistes dans le secteur, Ibrahim Mzé, évoquant l’assassinat d’Ibrahim Ali en 1995 par des colleurs d’affiches du parti lepéniste. « Ils ont changé une lettre, mais les idées restent les mêmes. »

    Vaincre l’abstention

    Les insoumis de leur côté avaient obtenu la moitié des suffrages lors des européennes. Mais dans ce scrutin local, les soutiens de Sébastien Delogu se font moins ressentir, assurent les personnes présentes. « Comment quand on se dit de gauche, on peut ne pas avoir un mot à dire sur le RN, sur le Département pour le social, sur la Métropole pour les transports… Pour lui, le problème c’est nous. C’est une méconnaissance de l’histoire qui peut s’avérer dramatique », s’irrite Benoît Payan.

    Mais l’abstention surtout est en ligne de mire. « Pourquoi ils ne vont pas voter ? Mais c’est parce qu’ils ont été déçus, déçus du gouvernement », interpelle une femme venue visiter sa mère. « Pendant six ans, les élus ont été au quotidien auprès des habitants », répond-on dans l’entourage de Samia Ghali. Et de désigner la crèche et le centre social sauvés de la fermeture, les chantiers qui vont commencer pour la mosquée, pour la maison intergénérationnelle. « Bien sûr qu’il reste des choses à faire, finir ce qu’on a entamé, continuer encore », admet la maire adjointe. Le désamiantage a commencé avant la démolition de la barre G de Kallisté, les travaux vont commencer pour l’école. « Il y a des choses positives qui commencent à se voir, il faut amplifier ce mouvement pour que les habitants aient accès à l’éducation, à la santé, aux transports en commun », appuie Ibrahim Mzé, bataillant pour le prolongement du métro à l’hôpital Nord.

  • À Marseille, l’extension du tramway laisse les habitants dans l’expectative

    À Marseille, l’extension du tramway laisse les habitants dans l’expectative

    Inaugurée ce mercredi, l’extension de la ligne 3 du tramway interpelle les habitants des quartiers Nord.

    « J’ai habité au Nord et au Sud de Marseille : le traitement et les moyens mis en place sont clairement différents », estime un habitant de l’Estaque rencontré à la station de bus de Gèze. « Il ne faut pas se leurrer, reprend il, elle ne fera pas de grande différence pour les habitants des quartiers Nord, elle ne va pas assez loin. Si elle allait jusqu’à la Castellane comme il en était question au début, ça aurait déjà été beaucoup mieux. Comme toujours, les habitants des quartiers Nord sont délaissés », conclut-il. Le développement du tramway jusqu’à la Castellane est bel et bien prévu d’ici 2029, selon la Métropole, avec une enquête publique cet automne.

    Un avis loin d’être isolé,
    « j’habite à Saint-Antoine, je n’ai pas l’impression que l’extension de la ligne va changer grand-chose. C’est toujours mieux parce qu’il y aura plus de moyens de transports pour aller au même endroit, donc peut-être moins de monde dans les bus, mais bon… De toute façon, on ne s’attendait pas vraiment à grand-chose », soupire Maïssane, lycéenne âgée de 15 ans. « Le tramway passe pas chez moi », lâche une autre habitante du quartier, assez âgée, et « je ne sais pas si je serais toujours là pour le voir chez moi d’ici 2030… » D’autres habitants se réjouissent tout de même de cette extension, comme Noussaïba, 29 ans : « Ça m’arrange beaucoup parce que je travaille à Estrangin, et jusque-là pour prendre le tram j’allais à la Joliette, j’échangeais… Donc là, ça m’arrange beaucoup : je me gare à Gèze et c’est une ligne directe. Ça serait bien de faire une petite extension encore plus loin, mais c’est super. »

    Des avis partagés

    De son côté, l’Estaquéen se considère privilégié : « J’ai la chance d’avoir une voiture pour me rendre jusqu’aux stations de métro, ce qui n’est pas le cas de tout le monde ici. Si je n’en avais pas, je devrais prendre des bus surchargés, comme le 70, ce n’est agréable pour personne. » Un retraité septuagénaire, à proximité de l’arrêt de tramway Gèze, s’exclame : « J’habite à côté de l’hôpital Nord, le tramway ne passera pas chez moi, je prendrai toujours le bus, le B2 » et néanmoins de rester positif :
    « Ça ne me dérange pas je suis sportif, je viendrais à pied ! »

    Une réalité encore bien loin des ambitions de la Métropole, qui a pour projet de proposer à tous les Marseillais un réseau de « transport moderne », « accessible », qui « faciliterait leurs déplacements du quotidien ». L’extension de la ligne 3 de 6,2 kilomètres, proposera douze nouvelles stations. Parmi elles effectivement : seules trois sont rajoutées au Nord après Arenc, contre neuf au Sud après la place Castellane. Ce projet, qui a coûté 350 millions d’euros, a été financé par le Département des Bouches-du-Rhône, la Métropole Aix-Marseille Provence, mais aussi par le plan Marseille en grand, annoncé par le président Emmanuel Macron lors de sa visite de la cité phocéenne en 2021. Ce plan doit rattraper des retards importants dans différents domaines dont les transports.

  • Une boutique solidaire au collège Jean-Moulin, à Marseille

    Une boutique solidaire au collège Jean-Moulin, à Marseille

    Bijoux dorés fantaisies, chouchous cousus à la main, vaisselle, ameublement, jeux pour enfants, vêtements ou sacs à main… La toute nouvelle boutique solidaire du collège Jean-Moulin (15e) n’a rien à envier aux vitrines de la rue Saint-Férreol. Entièrement imaginée et construite par les élèves de sections d’enseignement adapté de 4e et 3e, elle était inaugurée lundi dans l’atelier habitat de l’établissement, aménagé pour l’occasion. Devant professeurs, principale du collège, parents d’élèves, élus et presse locale, 5 des 56 élèves impliqués ont résumé l’ambition de leur projet, pensé pour « s’entraider » et « protéger la planète ». « Nous sommes fiers d’être allés jusqu’au bout de notre projet avec peu de moyens, mais avec toute la générosité des élèves et des adultes de l’établissement », se sont-ils timidement enorgueillis. Du sol au plafond, les jeunes ont repensé les lieux : accompagnés de leurs professeurs, ils ont imaginé et conçu la décoration, fabriqués une partie des meubles, étals et produits, mais aussi nettoyé et étiqueté tous les vêtements et objets récoltés grâce à un appel aux dons lancé dans le collège. De quoi créer un lieu « élégant », des mots de la principale, basé sur le concept de troc : chaque don permet d’accéder à un certain nombre de points servant de monnaie dans la boutique.

    « Donner c’est recevoir »

    Partie d’un triste constat des professeurs, notant chaque année les difficultés que rencontraient certains élèves pour se vêtir, l’idée d’une boutique solidaire a émergé en septembre, au sein d’une équipe pédagogique déterminée à transmettre les valeurs de l’esprit d’équipe et de la solidarité. « On avait constaté que les élèves n’étaient pas à l’aise pour récupérer des affaires lorsqu’on organisait des distributions spontanées, détaille Dorra Bourraoui, professeure d’Hygiène Alimentation et service, depuis deux ans enseignante des Segpa à Jean-Moulin. Ce système est beaucoup moins stigmatisant, d’abord parce que la boutique est très belle, mais aussi parce qu’il implique tout le collège. » Et l’intérêt du projet est aussi pédagogique. « On a allié nos forces (…) pour travailler sur un tas de compétences, avec la possibilité de réfléchir sur la citoyenneté, la fraternité, la surconsommation… », a détaillé Anne-Sophie Di Pascuale, professeure spécialisée Segpa, pétillante d’enthousiasme. « L’objectif c’est que nos enfants, enfin nos élèves et que leurs familles en profitent. On espère que le projet se pérennisera », a-t-elle poursuivi.

    Ouverte pour deux jours seulement, la boutique, pour l’instant éphémère, recevra les élèves donateurs mais aussi quelques profils ciblés par les assistants sociaux de l’établissement. Le magasin leur sera réservé pour 15 minutes, de façon qu’ils puissent librement choisir leurs articles. Au gré des débats organisés avec les élèves autour du projet et des concepts de solidarité, d’entraide et de fraternité, est né le slogan de l’opération : « Donner c’est recevoir ».

    « Nous avons donné de nous-même et nous avons reçu, avant tout, satisfaction et fierté », ont conclu les jeunes.

  • Quand policiers et ados se retrouvent balle au pied

    Quand policiers et ados se retrouvent balle au pied

    Est-il encore possible d’établir un dialogue entre la police et la population des quartiers sensibles ?

    Les initiatives prises par Romain Vesperini et Djamila Ouaki, deux agents de police intervenant dans les quartiers Nord de Marseille, ont montré que oui. « Nous avons travaillé en amont, avec les centres sociaux et le milieu associatif notamment, afin de voir ce qui était possible », explique Romain Vesperini.

    Avec ses équipes, ils sont allés à la rencontre des 14-16 ans, cibles privilégiées des guetteurs, à la Castellane, la Viste, Félix-Pyat, la Rose ou encore Frais-Vallon. « Nous avons senti une envie dans ces quartiers, une volonté de montrer une autre image du quotidien », témoigne Djamila Ouaki. Le football a été le vecteur naturel, « car il y avait des pratiquants dans la police et chez les jeunes ».

    Les tournois, dont le dernier en amont des Jeux olympiques, ont ainsi permis de former des équipes mixtes. Où adolescents et gardiens de la paix partageaient le même maillot, la même envie d’aller chercher quelque chose en commun.

    L’OM impliqué

    Avec le concours de la Région Sud, du préfet délégué à l’égalité des chances, du préfet de police et de la mairie des 13-14, ces tournois ont apporté un autre éclairage sur la vie dans les cités. Et grâce au concours de l’OM, le plus important a pu se jouer à l’OM Campus.

    « Pour les équipes, il y avait de belles dotations. Outre les tenues sportives complètes, les quatre qui arrivaient dans le dernier carré étaient récompensés, avec des chèques de 150 euros pour pratiquer le sport de leur choix », précise Romain Vesperini.

    Depuis que ces tournois ont eu lieu, les policiers intervenant dans les quartiers ont vu les relations s’apaiser. « Il y a même des gamins qui portent fièrement leur maillot floqué “Police” dans leur cité », témoigne Djamila Ouaki.

    Certains ont profité du chèque licence pour intégrer un club, que ce soit pour pratiquer le football, la boxe ou encore le MMA. « C’est ce qui est primordial, susciter la curiosité et l’envie de faire du sport », commente le policier.

    Le District de Provence a apprécié ces initiatives. D’autres villes, à l’image de Martigues, sont demandeuses. Et, au-delà du football, d’autres sports ont également montré un intérêt. Le rugby devrait prochainement mettre en place ses tournois. « Nous sommes également sollicités pour reprendre à Marseille. Avant, nous faisions les recherches. Maintenant, les associations viennent à nous » se réjouit Romain Vesperini.