Tag: qualité de vie

  • La nouvelle aire d’accueil des gens du voyage fédère

    La nouvelle aire d’accueil des gens du voyage fédère

    Quelques centaines de mètres après la déchèterie de Courtine, à Avignon, le goudron neuf de la nouvelle aire d’accueil témoigne de sa toute récente réhabilitation. Et celle-ci est également plébiscitée par ses résidents.

    En effet, une enquête du Grand Avignon, menée auprès des 12 premières familles installées sur place après son ouverture le 1er juillet, montre un taux de 100% de satisfaction pour les équipements et la superficie des emplacements. « Les résultats sont unanimes : l’équipement répond aux attentes et conforte son rôle d’aire de passage », se réjouit ainsi l’intercommunalité dans un communiqué de presse.

    Et sur place, les résidents confirment la qualité de vie qu’offre ce nouvel équipement. « Avant, ce n’était pas du tout comme ça. C’était sale, tout était cassé. On n’a pas à se plaindre », glisse par exemple Raynard Lacroix, retraité, avec sa femme, et installé à nouveau depuis une dizaine de jours sur place. « Tout va bien », embraye Manon Santiago, qui est sur l’aire pour la deuxième fois en deux mois, pendant que son fils d’une dizaine d’années gambade entre les caravanes pour rejoindre ses copains. « Lorsque l’on fait remonter un problème, les équipes sont très réactives, que ce soit sur l’eau ou sur la propreté, par exemple. Et malgré la proximité avec la déchèterie, ce qui peut faire peur, il n’y a aucune odeur qui remonte. Mais surtout, les assistantes sociales sont très réactives, ce qui n’est pas du tout le cas partout », ajoute la mère de famille. La gestion et l’accompagnement social font en effet partie des éléments les plus appréciés, d’après le même questionnaire, avec les équipements, la superficie des emplacements ainsi que le sentiment de sécurité dans l’aire.

    Améliorations possibles

    Les familles avaient également la possibilité d’exprimer librement quelles améliorations elles souhaitaient voir sur l’aire. Il en est ressorti une liste de souhaits : la pose de dalles en béton sous les étendoirs à linge, l’ajout de prises électriques, des robinets en extérieur, la création d’un terrain de pétanque et d’une aire de jeux pour enfants, ou encore l’installation de bloque portes, ce qui est déjà programmé par le Grand Avignon. Les autres suggestions, axées sur le confort, « seront étudiées dans le cadre d’éventuels ajustements », confirme le Grand Avignon.

    Début septembre, l’aire avait accueilli 31 familles, soit 101 personnes au total. Le taux d’occupation est de 62,5% et la durée moyenne de séjour est d’un mois. « Cette forte fréquentation confirme la qualité et l’utilité de l’aire d’accueil de Courtine, qui répond pleinement à sa mission d’accueil temporaire dans des conditions dignes et sécurisées », conclut l’intercommunalité.

  • « On déplace le problème de la Rocade ailleurs »

    « On déplace le problème de la Rocade ailleurs »

    La Marseillaise : Qu’attendez-vous du comité de suivi de ce mercredi 17 septembre avec les représentants de la mairie mais aussi de la préfecture de Vaucluse ?

    Jean-Yves Astouin : On attend que le préfet tienne compte de nos doléances et qu’il fasse un audit plus précis, notamment avec les entreprises qui utilisent cet axe, ce que la mairie d’Avignon n’a pas fait. On demande qu’un tour de table complet soit organisé pour élaborer un véritable projet de contournement d’Avignon, car, pour moi, le projet de Liaison Est-Ouest n’est plus d’actualité. Et quelque chose d’autre que de devoir se rendre jusqu’à Orange et revenir pour aller en Courtines, où se trouve la plateforme rail-route permettant de charger des conteneurs par voie ferrée, alors qu’il n’y a que deux kilomètres à parcourir. Ce n’est pas par gaieté de cœur que l’on envoie nos chauffeurs sur la rocade. Mais depuis 2013 et l’arrêt de la LEO, rien n’a été fait pour améliorer la situation, ce qui a mené à celle d’aujourd’hui.

    Une première réunion s’est tenue le 8 décembre dernier. Les représentants de votre syndicat ainsi que d’autres organisations l’ont quitté. Pourquoi ?

    J.-Y.A. : En arrivant à cette réunion que l’on pensait être une réunion d’information, on a été accueillis par un personnel technique. Ce qui veut dire que le projet avait été validé sans que l’on soit au courant. Donc, lorsque l’on a compris que l’on ne tenait pas compte de nos informations et que la décision était prise, on a décidé de partir. Et certaines entreprises menacent aujourd’hui de s’installer ailleurs si cette décision se confirme.

    La municipalité explique avoir pris cette décision pour améliorer la qualité de vie des habitants de la Rocade. Comprenez-vous ces arguments ?

    J.-Y.A. : On estime que les véhicules de plus de 38 tonnes représentent plus ou moins 5% du trafic sur l’axe. Je fais souvent la comparaison avec un paquet de cigarettes : si l’on fume 18 cigarettes par jour au lieu de 20, on a quand même de grandes chances d’avoir un cancer. Et je pense également que l’on déplace le problème ailleurs. Car si des entreprises décident de ne plus utiliser la plateforme rail-route de Courtines à cause de cela, plus de camions passeront par la route. Ce mode de transport permet d’économiser 90 000 tonnes de CO2 par an. Des zones comme celle de Valence seront plus fréquentées et donc plus impactées par la pollution.

    Qu’attendez-vous désormais ?

    J.-Y.A. : Il faut trouver une solution à long terme, car pour nous, cela ne peut pas rester en l’état. Pourquoi ne pas envisager une déviation par le privé, comme autour de Marseille ? Je préfère payer 5 euros et arriver en 5 minutes à destination que mettre 45 minutes à cause des bouchons. Ou encore déplacer la gare dans un endroit moins enclavé qu’actuellement.