Tag: qualité de vie

  • À Marseille, des crèches décrochent un label écologique

    À Marseille, des crèches décrochent un label écologique

    à l’espace Bargemon (2e), ce mardi soir, les agentes et agents de 12 crèches municipales marseillaises ont été invités sur scène pour recevoir leur label « écolo crèches ». Une consécration qui fait suite à deux ans de travail en collaboration avec l’association Label vie, afin de réduire leur impact sur l’environnement tout en améliorant la qualité de vie des enfants et des équipes.

    En avril 2023, 15 crèches marseillaises se sont portées volontaires pour participer à ce projet. Trois d’entre elles n’ont pas pu obtenir le label, « notamment à cause de changements de direction qui ont rendu plus compliquée la continuité du projet », explique Sophie Guérard, adjointe au maire à la place de l’enfant. « Mais qui montre que le label est exigeant », précise-t-elle.

    Accompagnées par l’association Label vie à travers des formations, les équipes ont donc adapté leur travail pour être plus respectueuses de l’environnement. Des poubelles de tri ont, par exemple, été mises en place à destination du personnel et des enfants, certains produits d’entretien ont été remplacés, notamment par l’utilisation de la microfibre par exemple. Les crèches ont également mis en place différents ateliers d’éveil pour sensibiliser parents et tout-petits à l’écologie, avec des activités de jardinage ou des créations avec des matériaux de récupération.

    Des efforts qui ont permis à 12 de ces crèches d’obtenir ce label « écolo crèches ». Créé en 2009 par l’association du même nom, avec l’appui du Commissariat général au développement durable (CGDD), il s’agit du premier label écologique dédié à la petite enfance. « ça me tenait à cœur de faire labelliser nos structures sur l’écologie », précise l’élue.

    Une expérience que Sophie Guérard espère réitérer avec un nombre plus restreint de crèches, pour permettre un meilleur accompagnement. « Cette labellisation, ce n’est que le début vers la mise en place de nouveau projet. Car il n’y a pas de fin à l’écologie », s’enthousiasme Alison Maria de l’association Label vie.

  • À Fréjus, la gauche unie veut riposter face à l’extrême droite

    À Fréjus, la gauche unie veut riposter face à l’extrême droite

    Dénonçant « une gestion du budget calamiteuse » et estimant que « l’argent public doit être au service de la population et non de l’enrichissement de quelques-uns », les progressistes et les partis de gauche (PCF, Les Écologistes, PS, LFI, L’Après) de Fréjus se réunissent sous la bannière « Fréjus Riposte ». Ce collectif se présente comme un rassemblement « de citoyens, pour certains engagés, des militants associatifs, des syndicalistes, ainsi que les membres des partis de gauche et écologistes », en vue des élections municipales. La tête de liste sera élue par les colistiers. Le collectif lance « un appel au rassemblement sur un programme progressiste, coconstruit et partagé » avec « la population », détaille Cathie Klink, l’une de ses membres.

    Un défi de taille car, à Fréjus, comme dans de nombreuses villes varoises, les valeurs progressistes ont du mal à se faire une place au soleil, se trouvant dans l’ombre d’un conservatisme patent et solidement arrimé. Le dernier parti de gauche à avoir dirigé la troisième ville du Var était la SFIO… d’août 1944 à mars 1959. Depuis, la droite puis l’extrême droite se partagent le pouvoir, le RN ayant réussi à prendre la mairie, en 2014, avec David Rachline.

    Depuis, la situation économique de la Ville, déjà fragile, est devenue critique : de 135 millions d’euros en 2014, la dette avait chuté à 127,5 millions en 2018, avant d’exploser et d’avoisiner les 153 millions, en 2024. En conséquence, dans son rapport 2025, la Chambre régionale des comptes (CRC) met en avant des « points de faiblesse » sur la gestion financière municipale, soulignant des dépenses de 22,93 millions d’euros « qui ne sont rattachables à aucun numéro de marché », c’est-à-dire sans mise en concurrence. Ces faits ont conduit au procès du maire pour prise illégale d’intérêt le 30 septembre (la décision sera rendue le 27 janvier, une amende de 10 000 euros a été requise), et à une perquisition de la mairie, en mars, dans le cadre d’une enquête pour corruption de marchés publics.

    « Justice fiscale et sociale »

    Le collectif de gauche « Fréjus Riposte » veut ainsi « chasser l’extrême droite et barrer la route à la droite. Il faut rompre avec les politiques de la spéculation, des affaires, empêcher les promoteurs de dicter l’avenir de notre ville. Réhabiliter les services publics, affaiblis par des années de politique libérale au détriment de la qualité de vie de tous, au niveau de la santé, de la sécurité, du transport collectif, des services de l’eau et des déchets. » Le collectif pointe aussi le tourisme, « un atout économique qui se développe malheureusement trop souvent au détriment des Fréjussiens », dont « 18% vivent dans la pauvreté ».

    Parmi les projets évoqués, la création de « pôles universitaires et professionnels » pour accompagner le développement de la ville, des solutions de logement pour les plus précaires, l’arrêt de « la bétonisation au mépris de l’urgence écologique », et de futures propositions centrées autour d’une idée : faire de Fréjus la ville de « la justice fiscale et sociale, de la solidarité, du service public de qualité et de la démocratie participative. La ville où le vivre ensemble, l’humain d’abord, se conjuguent avec l’intérêt général ».

  • La nouvelle aire d’accueil des gens du voyage fédère

    La nouvelle aire d’accueil des gens du voyage fédère

    Quelques centaines de mètres après la déchèterie de Courtine, à Avignon, le goudron neuf de la nouvelle aire d’accueil témoigne de sa toute récente réhabilitation. Et celle-ci est également plébiscitée par ses résidents.

    En effet, une enquête du Grand Avignon, menée auprès des 12 premières familles installées sur place après son ouverture le 1er juillet, montre un taux de 100% de satisfaction pour les équipements et la superficie des emplacements. « Les résultats sont unanimes : l’équipement répond aux attentes et conforte son rôle d’aire de passage », se réjouit ainsi l’intercommunalité dans un communiqué de presse.

    Et sur place, les résidents confirment la qualité de vie qu’offre ce nouvel équipement. « Avant, ce n’était pas du tout comme ça. C’était sale, tout était cassé. On n’a pas à se plaindre », glisse par exemple Raynard Lacroix, retraité, avec sa femme, et installé à nouveau depuis une dizaine de jours sur place. « Tout va bien », embraye Manon Santiago, qui est sur l’aire pour la deuxième fois en deux mois, pendant que son fils d’une dizaine d’années gambade entre les caravanes pour rejoindre ses copains. « Lorsque l’on fait remonter un problème, les équipes sont très réactives, que ce soit sur l’eau ou sur la propreté, par exemple. Et malgré la proximité avec la déchèterie, ce qui peut faire peur, il n’y a aucune odeur qui remonte. Mais surtout, les assistantes sociales sont très réactives, ce qui n’est pas du tout le cas partout », ajoute la mère de famille. La gestion et l’accompagnement social font en effet partie des éléments les plus appréciés, d’après le même questionnaire, avec les équipements, la superficie des emplacements ainsi que le sentiment de sécurité dans l’aire.

    Améliorations possibles

    Les familles avaient également la possibilité d’exprimer librement quelles améliorations elles souhaitaient voir sur l’aire. Il en est ressorti une liste de souhaits : la pose de dalles en béton sous les étendoirs à linge, l’ajout de prises électriques, des robinets en extérieur, la création d’un terrain de pétanque et d’une aire de jeux pour enfants, ou encore l’installation de bloque portes, ce qui est déjà programmé par le Grand Avignon. Les autres suggestions, axées sur le confort, « seront étudiées dans le cadre d’éventuels ajustements », confirme le Grand Avignon.

    Début septembre, l’aire avait accueilli 31 familles, soit 101 personnes au total. Le taux d’occupation est de 62,5% et la durée moyenne de séjour est d’un mois. « Cette forte fréquentation confirme la qualité et l’utilité de l’aire d’accueil de Courtine, qui répond pleinement à sa mission d’accueil temporaire dans des conditions dignes et sécurisées », conclut l’intercommunalité.

  • « On déplace le problème de la Rocade ailleurs »

    « On déplace le problème de la Rocade ailleurs »

    La Marseillaise : Qu’attendez-vous du comité de suivi de ce mercredi 17 septembre avec les représentants de la mairie mais aussi de la préfecture de Vaucluse ?

    Jean-Yves Astouin : On attend que le préfet tienne compte de nos doléances et qu’il fasse un audit plus précis, notamment avec les entreprises qui utilisent cet axe, ce que la mairie d’Avignon n’a pas fait. On demande qu’un tour de table complet soit organisé pour élaborer un véritable projet de contournement d’Avignon, car, pour moi, le projet de Liaison Est-Ouest n’est plus d’actualité. Et quelque chose d’autre que de devoir se rendre jusqu’à Orange et revenir pour aller en Courtines, où se trouve la plateforme rail-route permettant de charger des conteneurs par voie ferrée, alors qu’il n’y a que deux kilomètres à parcourir. Ce n’est pas par gaieté de cœur que l’on envoie nos chauffeurs sur la rocade. Mais depuis 2013 et l’arrêt de la LEO, rien n’a été fait pour améliorer la situation, ce qui a mené à celle d’aujourd’hui.

    Une première réunion s’est tenue le 8 décembre dernier. Les représentants de votre syndicat ainsi que d’autres organisations l’ont quitté. Pourquoi ?

    J.-Y.A. : En arrivant à cette réunion que l’on pensait être une réunion d’information, on a été accueillis par un personnel technique. Ce qui veut dire que le projet avait été validé sans que l’on soit au courant. Donc, lorsque l’on a compris que l’on ne tenait pas compte de nos informations et que la décision était prise, on a décidé de partir. Et certaines entreprises menacent aujourd’hui de s’installer ailleurs si cette décision se confirme.

    La municipalité explique avoir pris cette décision pour améliorer la qualité de vie des habitants de la Rocade. Comprenez-vous ces arguments ?

    J.-Y.A. : On estime que les véhicules de plus de 38 tonnes représentent plus ou moins 5% du trafic sur l’axe. Je fais souvent la comparaison avec un paquet de cigarettes : si l’on fume 18 cigarettes par jour au lieu de 20, on a quand même de grandes chances d’avoir un cancer. Et je pense également que l’on déplace le problème ailleurs. Car si des entreprises décident de ne plus utiliser la plateforme rail-route de Courtines à cause de cela, plus de camions passeront par la route. Ce mode de transport permet d’économiser 90 000 tonnes de CO2 par an. Des zones comme celle de Valence seront plus fréquentées et donc plus impactées par la pollution.

    Qu’attendez-vous désormais ?

    J.-Y.A. : Il faut trouver une solution à long terme, car pour nous, cela ne peut pas rester en l’état. Pourquoi ne pas envisager une déviation par le privé, comme autour de Marseille ? Je préfère payer 5 euros et arriver en 5 minutes à destination que mettre 45 minutes à cause des bouchons. Ou encore déplacer la gare dans un endroit moins enclavé qu’actuellement.