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  • La publicité bientôt interdite en centre-ville d’Avignon

    La publicité bientôt interdite en centre-ville d’Avignon

    C’est « un acte éminemment politique », selon Laurence Lefèvre, adjointe (DVG) à la qualité de vie. « Un document essentiel pour restaurer la qualité de vie et paysagère », appuie la maire, Cécile Helle (PS). Le sujet en question : le règlement local de publicité (RLP). Un document caduc depuis janvier 2021 sur lequel la Ville finit de plancher. Ce samedi, les élus ont voté l’arrêt de ce projet avec l’objectif, après enquête publique, qu’il soit définitivement adopté lors d’un prochain conseil municipal au dernier trimestre 2026.

    « Il doit respecter les enjeux de cadre de vie et ne pas trop porter préjudice au monde économique », dresse Laurence Lefèvre. Quatre zones réglementaires différentes ont été définies, le cadre variant évidemment que l’on soit dans l’intra-muros, classé au patrimoine mondial de l’Unesco ou vers les zones commerciales. « Dans le centre-ville et autour des remparts, la pub sera très restreinte voire interdite », annonce l’adjointe, insistant « sur cette demande forte », issue d’une concertation. Pas question pour autant « que le reste de la pub se répercute plus fortement ailleurs ».

    Alors qu’actuellement, l’unité des enseignes commerciales laisse à désirer, le RLP vient fixer un cadre plus précis sur les dimensions des devantures, les couleurs, les lettres ou l’ancrage au sol. « Il faut du courage », se targue Laurence Lefèvre, qui assure avoir relevé « le challenge fixé par Mme le maire de ne pas perdre d’argent ». Comment ? En améliorant les recettes d’occupation de l’espace public, jusque-là perçues sur une simple base déclarative. « On n’avait pas toujours les bonnes infos », relève l’adjointe.

  • Montpellier réduit la pub dans l’espace public

    Montpellier réduit la pub dans l’espace public

    Montpellier fait sa mue publicitaire. La Ville vient d’adopter un nouveau contrat encadrant l’affichage dans l’espace public, marquant un tournant écologique et esthétique. Le mot d’ordre : réduire la pression visuelle et énergétique. « Moins 33% de panneaux, moins 50% de leur taille et moins 100% de numérique », résume l’élu Bruno Paternot, vice-président de la Métropole en charge du Règlement local de publicité intercommunal (RLPi).

    Jusqu’à présent, la gestion de la publicité urbaine reposait sur trois types de contrats. Désormais, un seul cahier des charges s’applique, simplifiant le dispositif tout en renforçant les exigences environnementales. Les publicités seront désormais interdites dans un rayon de 150 mètres autour des écoles contre 50m auparavant : une première en France. Le nombre total de supports diminue d’un tiers, leur format est réduit de moitié et leurs emplacements réévalués pour ne pas gêner les poussettes ni les fauteuils roulants. Les publicités sexistes, promouvant la malbouffe ou les alcools forts, seront également bannies.

    Remplacer la pub par des arbres

    Mais la mesure la plus emblématique reste la suppression totale des panneaux numériques. Ces écrans, particulièrement énergivores, consomment environ 7 000 kWh par an, soit l’équivalent d’un foyer de trois personnes. « Ce n’était pas la collectivité qui payait, mais la planète qui en faisait les frais. Désormais, nous évitons cette dépense », souligne Bruno Paternot. Dès l’entrée en vigueur du contrat, un plan de démontage est prévu pour ces dispositifs lumineux. Le nouveau marché, attribué à la société JC Decaux pour une durée de 17 ans, prendra effet le 27 novembre 2025. Il porte sur l’exploitation de 382 mobiliers urbains, dont la moitié servira prioritairement à l’information municipale plutôt qu’à la publicité commerciale.

    Pour la majorité municipale écologiste, c’est un symbole fort : « Pas d’écologie sans écologistes. Quand nous sommes aux manettes, ce sont des modifications concrètes : moins de pub, plus d’arbres », se félicite Bruno Paternot. Les élus d’opposition regrettent toutefois que la Ville n’aille pas plus loin, certains plaidant pour une régie publique ou une suppression totale de la publicité. Reste que Montpellier s’impose désormais comme pionnière d’une politique urbaine plus sobre : un choix assumé, entre esthétique, santé publique et responsabilité écologique.