Tag: Provence tourisme

  • Petite séance publique pour le conseil départemental

    Petite séance publique pour le conseil départemental

    Une poignée de rapports dont le menu complet n’a même pas été rendu public, et une invitation laconique, où l’on apprend que lors de cette séance « sera notamment abordée la décision modificative n° 2 »… Merci. Au revoir. La manière dont l’exécutif du conseil départemental, plus de 2 millions d’habitants et plus de trois milliards de budget, anime le débat public sur le territoire, continue d’interroger.

    Collège, canal et tourisme

    Si 143 rapports seront examinés dans le huis clos de la commission permanente aux alentours de 13h, l’hémicycle discutera dans la matinée de seulement 17 rapports. Parmi les dossiers abordés en public : les dotations aux 137 collèges publics pour 2026, d’un montant global de plus de 9,6 millions d’euros en fonctionnement et 1,2 million en équipement, le rapport annuel de la Société du canal de Provence qui assure la desserte en eau brute de la majeure partie de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur ; ou bien encore le rapport financier de l’association Provence tourisme financée à hauteur de 5,3 millions d’euros, et pour laquelle la collectivité mettra encore la main à la poche.

    Une dizaine de rapports concerneront enfin les finances de la collectivité. La fameuse modificative n° 2. Mais pas de trace du Débat d’orientation budgétaire. Préalable au vote du budget primitif de décembre, l’exercice de style, présente habituellement en octobre les grandes orientations de l’année à venir. L’absence de budget de l’État, dont la présentation par le gouvernement Lecornu I a été retardée après la sortie du ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau (LR), ayant entraîné sa démission, n’a pas dû aider à cette stabilité réclamée par beaucoup.

  • Les opérateurs de croisières s’intéressent au terroir local

    Les opérateurs de croisières s’intéressent au terroir local

    Un champ d’aubergines de toutes les couleurs, un couple de buses qui chantent et le maraîcher bio Christophe Lopez qui explique la démarche de la ferme Aïoli Caganis, dont il est l’un des associés. Une scène pittoresque pour les représentantes de plusieurs sociétés de croisières en visite, ce jeudi à Martigues, en quête d’expérience client.

    L’idée du petit groupe en visite est de se mettre à la place d’une quinzaine de clients en escale. L’odeur forte du basilic, le piquant du piment sucette goûté à la pointe du couteau et l’agneau fourré à la tapenade du chef Julien Gauchet, restaurateur de la ferme, sont autant d’arguments de vente. Les histoires aussi. « On garde les troncs des artichauts après récolte car on s’est aperçu que les coccinelles creusent et hibernent à l’intérieur » raconte Christophe Lopez, expliquant aussi la présence de kiwis, vignes et jasmin qui « dans 7 ans feront de l’ombre naturelle pour les autres plantes ».

    Clientèle internationale

    La représentante de Provence Tourisme rappelle que « la clientèle croisiériste est particulière, majoritairement senior et à la recherche d’expérience haut de gamme. Les opérateurs s’engagent de plus en plus dans cet aspect découverte locale ». Comme l’illustre Maria Binder de la compagnie Uniworld, « il est intéressant de connaître les environs dans l’intérêt de nos clients », venant à 80% des États-Unis.

    Pour Aïoli Caganis, ouverte depuis 2022, « c’est la première fois qu’on accueille à l’international », relève Christophe Lopez, « mais ça représente du travail en plus pour nous ». Patricia Nowinska de Lueftner Cruises estime que « s’il y a plus de visites, il y a plus de ventes, c’est une opportunité de développement » pour la ferme. Mais « il faut garder cette authenticité », nuance Magali Payer de CroisiEurope, déjà présent sur Martigues.

    Les retombées pourraient être de l’ordre de « 150 euros par personne et par jour » pour Jean-Jacques Micoud, directeur de l’office de tourisme de Martigues. « Les croisières se développent au sud d’Avignon, et Martigues est au bout. Nous allons gagner en visibilité grâce aux opérateurs et ancrer l’idée que Martigues est aussi une ville touristique », promet le directeur.

  • S’engager à son niveau pour protéger la Méditerranée

    S’engager à son niveau pour protéger la Méditerranée

    Comment agir concrètement pour la protection de la Méditerranée ? C’est autour de cette question qu’un public marseillais est venu assister au débat. Les présentations faites, le documentaire d’Hugo Hebbe sur le rorqual commun est projeté. Cette espèce menacée est sous la protection de l’ONG WWF, qui tente de créer un sanctuaire marin. « Oh, la vache ! » Dans la salle, les réactions d’admiration fusent devant le mammifère. Au fil du film, les soupirs prennent le relais, face aux scènes de maltraitance et aux menaces pesant sur l’espèce.

    « 33 % de la pression exercée sur la Méditerranée est liée au tourisme, bien devant le trafic », est-il annoncé. « C’est vrai que l’on accueille, dans les Bouches-du-Rhône, 9 millions de touristes, chaque année, qui génèrent une économie », concède Isabelle Brémond, directrice générale de Provence Tourisme. Elle poursuit : « On peut tous agir à notre niveau. Il n’y a pas de petite action. C’est aussi un travail de sensibilisation auprès des professionnels. » Pour elle, pas de doute, « développer, c’est préserver. Le tourisme n’est pas un gros mot, c’est l’inverse, c’est du développement local au plus près du territoire, c’est la connaissance de l’autre. »

    La parole se libère avec le parc de Calanques, territoire qui couvre 1 500 hectares terrestres et 45 000 hectares marins. Une vaste zone à préserver. Le public déplore « la présence du plastique énorme par rapport à des pays comme la Finlande », ou encore « que les Marseillais sont trop souvent visés, il n’y a qu’à venir au vallon des Auffes pour voir le comportement des touristes ».

    Prochaine soirée : l’alimentation méditerranéenne et durable