Tag: propreté

  • Gaby Charroux dresse son bilan en public ce samedi à Martigues

    Gaby Charroux dresse son bilan en public ce samedi à Martigues

    Un bilan sous le signe du « bouclier martégal », dont 95% des engagements ont été tenus. Voilà les termes du bilan de mandat de Gaby Charroux, maire (PCF) de Martigues, qui sera présenté ce samedi 17 janvier, de 10h à 12h, à la salle Dufy de l’espace Simone-Veil

    « Gaby Charroux démontrera comment la Ville a su protéger ses habitants tout en préparant l’avenir », indique son équipe, au travers des quatre thèmes politiques de la ville mobilisés que sont l’innovation, la durabilité, toutes les égalités et le vivre-ensemble.

    « Ce rendez-vous sera également l’occasion d’évoquer les rapports de force avec la Métropole pour la défense des services de proximité, notamment la propreté et les transports », promet l’équipe du candidat.

  • Martigues : la campagne électorale se joue aussi à Notre-dame-des-Marins

    Martigues : la campagne électorale se joue aussi à Notre-dame-des-Marins

    La sortie d’école a une saveur particulière mardi après-midi, pour les élèves de la maternelle Di Lorto. Une saveur de chocolat même, pour ceux qui se sont arrêtés un instant devant la table des partisans du maire sortant, Gaby Charroux (PCF), en pleine campagne pour les élections municipales dans le quartier de Notre-Dame-des-Marins.

    Les habitants venus au contact des militants ont des choses à dire. Nassim, avec sa fille au bras, attend avec impatience « la rénovation des appartements », promise par le bailleur 13 Habitat pour 2027, et pour laquelle la Ville a participé à hauteur d’un million d’euros, en 2019. Le maire était d’ailleurs présent à la réunion avec le bailleur et les habitants, fin décembre.

    Valérie Martos, militante associative et politique ayant vécu plusieurs années dans le quartier, en fait son argumentaire. « Je dis aux gens qui ont froid, qui ont des problèmes dans leur logement, de ne pas se tromper de cible. J’insiste sur la présence du maire et de ses élus, surtout lors du problème avec le bâtiment KM. Les frigos puants jetés par-dessus les balcons avant la destruction, c’est pas la Métropole ni le bailleur qui les ont enlevés, c’est la Ville ! », rappelle-t-elle.

    Services rapides

    Une autre habitante, profitant d’un chocolat chaud avec sa fille Sofia, fait remarquer que « sur le quartier, on a appelé plusieurs fois la Ville pour des soucis de propreté ou pour des branches sur le chemin de l’école. Ça a toujours été fait rapidement ».

    Arrivée il y a 4 ans, Héloïse Dyot n’avait « pas connaissance » de la politique martégale. Mais, à peine arrivée, « le centre social est venu nous chercher. Ça fait du bien de rencontrer des gens, sortir de la maison et de ne pas être seule quand on est enceinte », se souvient-elle. Héloïse Dyot s’estime « très contente » d’être venue à Martigues, au regard du « peu d’activités » dans son ancien quartier.

  • Les sept propositions de Nicolas Koukas pour le centre-ville d’Arles

    Les sept propositions de Nicolas Koukas pour le centre-ville d’Arles

    Le local de campagne de la rue de la République n’est pas encore inauguré que Nicolas Koukas, tête de liste (PCF) de l’Union pour Arles aux élections municipales de mars 2026 était en conférence de presse vendredi matin au sujet du centre-ville et des commerces. Le candidat a fait état de sept propositions « amendables et travaillées avec les commerçants » avec ses partenaires de gauche et de l’Appel d’Arles.

     L’incitation fiscale sur les loyers

    « C’est possible de faire mieux » en matière de lutte contre la vacance des locaux commerciaux, selon le candidat, prenant en exemple « Nîmes et Salon qui ont une vacance inférieure ». Nicolas Koukas propose une « réduction voire une exonération » temporaire de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) au travers d’une « convention-contrat entre les commerces bénéficiaires et la Ville ». « Je suis allé à Chambéry récemment, et ça marche bien », assure le candidat.

     Une coopérative foncière municipale

    Autre outil proposé pour résorber le problème des locaux commerciaux vides, la création d’une Société coopérative d’intérêt collectif (Scic) dédiée au foncier commercial. « Nous échangeons avec la Chambre de commerce d’Arles (CCI) pour créer cet outil qui permettrait à la Ville de préempter des locaux dans les rues stratégiques, comme celle de l’Hôtel de Ville et de la République », détaille Nicolas Koukas. « Cette forme juridique permet des financements de la Ville et de l’Agglomération, mais aussi les acteurs économiques comme la CCI », complète-t-il.

     Mobilité et stationnement

    Nicolas Koukas veut instaurer « la gratuité des transports pour les Arlésiens, comme à Montpellier ». Pendant les 15 jours de la période des fêtes, l’Union pour Arles propose la gratuité du stationnement. « C’est demandé par les commerçants et ça permet de faire venir les visiteurs extérieurs », avance la tête de liste, indiquant également que « nous prêterons attention aux voitures-ventouses pour permettre une rotation quotidienne ».

     Tranquilité urbaine

    Le candidat veut « un centre-ville sûr et rassurant » et propose pour cela d’« allier la mise en place d’un service public de police municipale, avec des patrouilles visibles en soirée, doublé d’une brigade de la tranquillité urbaine en lien avec les habitants pour remonter leurs inquiétudes ». Julie Bonato, militante féministe, souhaite également mettre en place « l’arrêt des bus à la demande pour les femmes pour les rapprocher de chez elles » et veut améliorer l’« éclairage, pas toujours suffisant ».

     Propreté

    « Nous voulons des interventions rapides d’une brigade anti-grafiti sous 48h », indique Nicolas Koukas, « avec une lutte renforcée sur les façades et vitrines commerciales ».

     Animation

    Le candidat souhaite « co-construire l’animation du centre-ville avec les commerçants » et propose un rendez-vous nocturne mensuel, pointant par exemple l’insuffisance « de l’animation avec juste des chalets » pendant les 15 jours de fêtes de fin d’année.

     Gouvernance partagée

    « On ne peut plus décider d’en haut » tance Nicolas Koukas, qui souhaite développer « un service municipal de dynamisation pour accompagner les commerçants au niveau administratif » et animer « un conseil permanent des commerçants réuni chaque mois avec le maire, les agents et des représentants des habitants ». « L’idée est de faire participer les Arlésiens au travers de sondages et de rendez-vous pour savoir ce qu’ils veulent au centre-ville » abonde Baptiste Guerri, entrepreneur, dans l’esprit de la « démocratie participative et contributive » comme résume François Leclerc (NPA).

    Le prochain rendez-vous sera l’inauguration du local de campagne du 26 rue de la République, samedi 17 janvier à 11h.

  • Gaby Charroux a inauguré son local de campagne électorale

    Gaby Charroux a inauguré son local de campagne électorale

    Nous voulons garder une mairie à gauche et un maire communiste qui doit être Gaby Charroux » lance Marc Beltran à plus de 500 autres soutiens de Gaby Charroux rassemblés dans la cour du local de campagne du 1 bd Gérard-Philipe, devenue amphithéâtre le temps d’une inauguration aux allures de meeting.

    Les soutiens au maire sortant ont eu l’occasion d’exprimer leur vision de la campagne. À l’instar de la photographe Caroline Malatrait, autrice d’un travail de mémoire sur la famille Zavattoni et pour qui Gaby Charroux « est le garant de l’histoire sociale et humaine de Martigues, ville façonnée par le travail, la solidarité, non par la spéculation ou l’exclusion ». Et abonde : « Nous sommes saturés de discours simplistes et de peurs instrumentalisées, noyés dans les réseaux sociaux et la désinformation. Il suffit de sortir et de regarder autour de nous pour constater que Martigues a avancé, s’est transformée, sublimée année après année », affirme Caroline Malatrait.

    L’ancien proviseur du lycée Langevin, Marc Beltran, part d’une expérience toute personnelle, mais prise pour exemple. « Comme tout malvoyant de France, on a droit à une télécommande fournie par les Villes » pour le guidage sonore des piétons. « À Martigues, non seulement le service vous donne rapidement l’équipement mais en plus il vous demande votre itinéraire pour vous accompagner ! » souligne l’ancien fonctionnaire.

    Le candidat Gaby Charroux veut toujours plus pour la ville. L’actuel maire l’annonce : « Nous allons demander à récupérer la propreté urbaine et la régie des eaux à la Métropole car on faisait mieux » face au mécontentement des usagers. « Nous refusons la résignation » lance l’édile, dans « un moment charnière où deux visions du monde s’affrontent » au local comme à l’international. Et à 83 ans, « s’il n’y a que mon âge à me reprocher, alors tout va bien ».

    « Son optimisme et son expérience inspirent »

    Il y a de tous les âges dans le public. Marc Beltran parlait d’ailleurs d’« une ville qui a investi dans sa jeunesse ». Selma Bechagra, 21 ans, en atteste. « Le maire nous a aidés dans l’obtention du Bafa avec des stages payés. Ça a été une vraie première expérience professionnelle avec salaire, surtout que je passais en même temps le permis », raconte cette travailleuse sociale de métier. « Notre maire écoute ses citoyens, est proche d’eux et ça fait la différence », assure-t-elle.

    Eddy Dekkiche, étudiant en droit, partage. « Son optimisme et son expérience m’inspirent, comme sa capacité à répondre aux besoins de la ville qui évoluent » relate le juriste, qui s’estime « chanceux d’avoir grandi avec l’éducation, la culture et le sport pour s’épanouir dès le plus jeune âge ».

    Le prochain atelier de la campagne a lieu mercredi 17 décembre à 18h, salle Dufy.

  • Un patron exploitait une jeune sans-papiers à Marseille

    Un patron exploitait une jeune sans-papiers à Marseille

    Un commerçant de Belsunce a été reconnu coupable, ce lundi, d’« aide au séjour irrégulier » et « travail dissimulé commis à l’égard d’une personne vulnérable », en l’espèce une ressortissante des Philippines qu’il avait fait venir en 2014, à Marseille, et qu’il a exploitée sans contrat de travail pour la virer en 2019.

    La 6e chambre correctionnelle de Marseille a infligé à Thomas B., 57 ans, une peine de 180 jours-amendes à 270 euros, ce qui revient à verser 48 600 euros au Trésor public, ou bien à effectuer six mois de prison ferme, le tout assorti d’une interdiction de gérer une entreprise pendant cinq ans, « compte tenu de la réitération des faits pendant plusieurs années commis au préjudice d’une personne vulnérable ». Le tribunal a confisqué au prévenu une créance de 28 654 euros saisie sur le produit de la vente d’un immeuble. Constituée partie civile, la victime qui a obtenu depuis un titre de séjour, s’est vu allouer 4 000 euros pour son préjudice moral et 2 500 euros pour ses frais de justice.

    Une vaine promesse d’obtention de papiers

    Après une rencontre sur l’application d’appel vidéo Skype suite à une offre d’emploi qu’il avait diffusée sur son compte Facebook, Thomas B. avait financé le voyage en autocar, depuis Milan, de cette jeune femme de nationalité philippine, alors âgée de 31 ans et qui se trouvait à Dubaï. Il l’avait accueillie à Marseille en avril 2014, promettant de lui obtenir des papiers de régularisation. Au départ, il l’avait affectée à vendre des vêtements dans sa boutique, à Belsunce, la rémunérant 100 euros par semaine tout en la logeant gratuitement. Après un mois, il l’avait affectée, pour les mêmes conditions salariales, au ménage de son domicile, s’occupant aussi de l’enfant du couple, et au nettoyage après travaux d’un appartement détenu par sa mère, allée Léon-Gambetta, destiné à la location Airbnb, dont elle allait ensuite gérer l’aménagement, la propreté et la gestion des clients pendant près de sept mois.

    En janvier 2015, il l’avait affectée au nettoyage, à la gestion et à l’intendance des 23 logements de la résidence universitaire que ce chef d’entreprises gérait au 5 boulevard Dugommier (1er). à l’audience, le prévenu a reconnu qu’elle était la « déléguée de locataires, responsable dans les colocations pour faire régner la propreté » et « faisait du ménage un peu partout ». Il est établi aussi qu’il l’a fait travailler dans son restaurant de la rue Longue-des-Capucins. La victime, complètement isolée en France, expliquait avoir travaillé dans l’espoir d’être régularisée et n’avait jamais obtenu de contrat de travail malgré ses demandes. Le prévenu a fini par la virer en janvier 2019 au motif qu’elle avait passé une nuit ailleurs. Selon la jeune femme, il l’a expulsée, a changé la serrure de sa chambre, a pris tous ses documents et supprimé ses e-mails de son ordinateur.

    Le conseil des prud’hommes, qu’elle a saisi en 2021, a considéré qu’« incontestablement », elle gérait contre rémunération depuis 2015 et sous ses ordres la location en Airbnb, et des appartements de la SCI du prévenu à des étudiants étrangers.

    Entendu par les enquêteurs, le prévenu s’est présenté en bon Samaritain, déclarant avoir sans cesse aidé la jeune femme, présentée comme une « fille au pair », en lui offrant « une chambre qu’elle ne payait pas pendant 5 ans » et un pécule hebdomadaire d’une centaine d’euros en guise d’argent de poche. « Elle a rendu service. Ce n’est pas travailler. » « Je lui ai procuré une vie bien meilleure que ce que l’État offre aux sans-papiers. » Il prétendait l’avoir « entretenue comme une maîtresse », lui avoir permis de mener « une vie de princesse ».

    S’agissant de la résidence étudiante, « elle s’en occupait quand je devais m’absenter. Comme elle vivait dedans, je lui ai délégué la gestion en mon absence. Il n’y avait pas de travail défini. Je lui demandais d’aller récupérer des clés, de changer un nom sur une boîte aux lettres, bref, des petits services. Je la logeais gratuitement et elle me rendait service, c’est tout ». Il ajoute, pour parfaire le cynisme : « Pour moi, j’ai sauvé cette femme de sa situation en Italie, de dormir par terre, de garder un bébé pour 100 euros par mois, de vivre comme une esclave. »

    Le prévenu a revendu en 2021, pour 1,2 million d’euros, sa résidence de locations pour étudiants et réinvestit en Angleterre, où il gère notamment une société qui possède huit appartements de vacances dans le Yorkshire.

  • Ariane Lombardi tête de liste pour rassembler la gauche à Marignane

    Ariane Lombardi tête de liste pour rassembler la gauche à Marignane

    Je crois que nous avons besoin d’une impulsion de gauche au service des Marignanais », lance Ariane Lombardi, enseignante et dirigeante du PCF, vendredi, lors de la présentation de sa candidature aux élections municipales de mars 2026.

    Engagée aux côtés de Gipsy Voisin des Écologistes et de Youssef El Ouanaghly du PS, cette Marignanaise « de famille et née dans cette ville » ambitionne non seulement de « retrouver la ville populaire que j’adorais enfant avec son club nautique du Jaï et ses concerts à La Colline », mais aussi de construire l’« indispensable union de la gauche face à une extrême droite à l’offensive qui veut imposer une société divisée ».

    Dans le « projet de gauche » de sa liste, Ariane Lombardi assène d’emblée que « le contexte dramatique des événements de Marseille montre le danger et l’emprise partout de la mafia des narcotrafiquants » et promet « de solliciter la préfecture pour des renforts sur la zone, une police municipale visible jour comme de nuit et un accompagnement des ASVP vers le concours et la titularisation ».

    Mais la police ne fait pas tout. « La jeunesse est oubliée, il n’y a ni maison des jeunes, ni médiateurs, ni de centre social », déplore la candidate, qui insiste pour « renouer le lien social par la prévention et la culture », mais aussi pour « mettre en conformité Marignane avec la loi sur les logements sociaux ».

    « Fin à la ville-dortoir »

    Le logement est pour Ariane Lombardi un moyen « pour beaucoup de vivre correctement » et souhaite « reconstruire un habitat mixte de qualité pour lutter contre la ghettoïsation et l’insalubrité », tout en « rattrapant le retard dans la rénovation énergétique des bâtiments publics ». Pour ce faire, la tête de liste affirme qu’« il faut investir les 19 millions d’euros de réserves dans une vision de long terme » pour « retrouver l’attractivité » de la Ville.

    Notamment par la « valorisation et la protection des espaces partagés que sont la plage du Jaï et l’étang de Berre, ce joyau laissé à la marge de la politique ». Ariane Lombardi défend « une vision d’ensemble » de sa gestion, se disant favorable « aux navettes maritimes respectueuses de l’environnement qui permettent de desservir l’aéroport et de décongestionner l’autoroute ». Pour cela, la candidate compte « recréer le dialogue avec les acteurs aux alentours et les instances comme la Métropole », aussi pour « reprendre en main la propreté urbaine en bonne intelligence ».

    Auparavant candidate aux départementales et aux législatives, Ariane Lombardi se défend « d’ambitions personnelles », arguant qu’« au PCF, on ne s’enrichit pas car on reverse ses indemnités et c’est pas un ascenseur social ». La tête de liste appelle à « une large union des progressistes qui veulent faire et partager Marignane autrement ». Avec en face le maire démissionnaire de Gignac Christian Amiraty (UCE), candidat déclaré, et le maire sortant Éric Le Dissès (RPR).

  • La propreté urbaine prise à bras-le-corps par la Ville de Martigues

    La propreté urbaine prise à bras-le-corps par la Ville de Martigues

    « La propreté de la Ville est un enjeu majeur », affirme d’emblée l’adjoint Jean-Marc Villanueva face aux Martégaux présents à la réunion publique des quartiers du centre de Ferrières, de l’Île et de Jonquières mercredi soir. « Certaines incivilités persistent comme les dépôts sauvages, auxquels s’ajoute le dysfonctionnement du service de ramassage des déchets qui fait l’objet d’une discussion permanente avec la Métropole », déplore l’élu.

    La Ville a initié plusieurs actions de végétalisation citoyenne dans les rues du centre en réaction, entre autres mesures, tout comme des barrières avec signalétique qu’a bien remarqué cette habitante de la rue du docteur Sérieux. « C’est marqué pas de dépôt de poubelle sinon c’est 135 euros d’amende, mais est ce qu’il y a eu des verbalisations ? Je ne vois pas de différence depuis », se plaint Emmanuelle Achili.

    Le directeur adjoint de la police municipale, Naguib Mehadji, répond que « la plus grosse difficulté est de pouvoir constater les infractions. Parfois on retrouve des infos par exemple sur des cartons laissés avec l’étiquette, ce qui permet d’intervenir directement ». S’il ne peut pas donner de chiffre précis sur la verbalisation, l’agent a une « bonne nouvelle car les 38 caméras du centre-ville nous permettent de dresser un PV lorsque les dépôts sont faits avec un véhicule grâce aux plaques ».

    La question de la compétence est régulièrement posée dans ces cas. La conseillère municipale (PCF) Marceline Zéphir, déléguée de l’Île et de Ferrières, rappelle que « la Ville assure la propreté urbaine, avec 59 agents ». En cas de problème, « Martigues l’Appli et Allô Martigues servent au signalement. 735 ont été enregistrés cette année sur le seul secteur de l’hypercentre », précise l’élue.

    Facture en plus des PV ?

    En réponse à un autre habitant de la rue Galinière sur l’Île, le directeur général des services techniques de Martigues, Laurent Blanès, indique qu’« une résolution est prévue au prochain conseil municipal pour prévoir une facture de remise en état du site en plus de la verbalisation pour les contrevenants » qui déposent leurs déchets improprement.

    Autre problème, cette habitante excédée par « le caca des chiens sur la place Maritima » sur l’Île, en particulier de celui « d’un malinois non attaché ». Le maire (PCF) Gaby Charroux parle de « plusieurs situations critiques avec certains propriétaires de chiens » et promet que la police municipale « va regarder » ce cas, comme les autres du même acabit.

  • La collecte individuelle des déchets à l’étude pour Saint-Pierre et les Laurons

    La collecte individuelle des déchets à l’étude pour Saint-Pierre et les Laurons

    À chaque conseil de quartier, les ordures reviennent sur le tapis. Sauf que cette fois mardi soir pour Saint-Pierre et les Laurons, la porte de sortie du problème est à l’initiative du représentant de la Métropole, chargée de la collecte.

    Le problème pour M. Tokarski, habitant la colline des Cléments, est que « les grands containers dans lesquels l’ensemble du quartier jette ses ordures sont insuffisants », ce qui conduit certains à jeter derrière et autour. Il remarque que « dans les quartiers où il y a les containers individuels y’a pas de problèmes ». Le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux « interpelle aimablement » le représentant de la Métropole Thomas Fian, présent à la réunion, à ce sujet. « Oui, nous pouvons mener une étude pour voir s’il est possible de doter en bacs individuels » annonce le fonctionnaire, qui « partage le constat qu’avec les bacs individuels on n’a pas d’objets indésirables » autour des bacs ni dedans. Une étude qui sera menée en étroite collaboration avec Odile Teyssier-Vaïsse (PCF), l’adjointe de quartier.

    « J’avais prédit que ça serait dysfonctionnel »

    Les dysfonctionnements dans la collecte ont une triple conséquence. L’insatisfaction des usagers contribuables, qui peinent à signaler leurs problèmes, malgré l’application Réflexe de la Métropole, qu’un habitant a voulu utiliser mais qui « se met en erreur ». La saleté autour des poubelles, qui est du ressort du service propreté urbaine de la Ville, qui « intervient très souvent et ramassent parfois deux plateaux par jour alors que c’est pas leur job », rappelle Odile Teyssier-Vaïsse.

    Et au fond, une certaine frustration. « Je ne trie plus. On nous dit c’est la Métropole, mais c’est facile de se défausser », lance cet habitant excédé au maire. Odile Teyssier-Vaïsse intervient : « Non, ça n’est pas facile. Mais remarquez que quand c’était nous en gestion y’avait pas de problèmes » estime l’élue, au sujet de l’ex-Communauté d’agglomération de l’ouest de l‘étang de Berre (Caoeb).

    Gaby Charroux, auteur d’un livre sur la métropolisation, approfondit. « J’avais prédit que ce serait terrible et c’est le cas partout autour. Et on paye désormais une taxe d’enlèvement des ordures ménagères, qu’on payait pas avant avec la Caoeb. La Ville paye son service propreté, qui paye encore lorsqu’on dépose au Vallon du Fou, qu’on avait nous-même financé. On paye trois fois ! » détaille l’édile.

    Ou quand les centres de décision s’éloignent autant que les finances.

  • À Marseille, un commerce à deux vitesses

    À Marseille, un commerce à deux vitesses

    Face à l’annonce du départ des Galeries Lafayette de Marseille, la Chambre de commerce et d’industrie avait sorti la carte d’une nouvelle étude cofinancée par les collectivités pour faire un point sur l’état du commerce en centre-ville et proposer des pistes d’amélioration. Les premiers résultats, présentés lors d’un comité de pilotage le 10 octobre et dévoilés mardi par le site d’information Marsactu, pointent un taux de vacance commerciale « considéré comme très préoccupant » dans le grand centre-ville, avec 20% de locaux inoccupés, dont près de la moitié depuis plus de sept ans, jusqu’à devenir vétustes. Mais celui-ci tombe à 11,7% dans le cœur marchand, un niveau comparable à Bordeaux ou Montpellier et en baisse sur la dernière année. Ces résultats ne dissimulent pas une fracture sociale qui s’accroît. Dans les quartiers populaires, le taux de vacance bondit, de 6 points en sept ans à Noailles ou aux Réformés, jusqu’à 10 points à Belsunce. L’étude rappelle que les dépenses sont de plus en plus contraintes pour la majorité des ménages, tandis que la consommation se tourne vers les boutiques en ligne.

    Surtout, elle pointe « une forte densité commerciale accentuée par la création de centres commerciaux ces 10 dernières années ». Fruit des choix de la droite au pouvoir. Parmi ceux-ci, le Centre Bourse et les Docks Village décrochent. Mais le départ des Galeries n’aurait qu’un « impact faible » selon les commerçants sondés, dont 34% se disaient déjà en difficultés financières, notamment face aux loyers élevés. Et déplorant les problèmes de propreté et d’insécurité.

  • À Port-de-Bouc, la droite s’allie avec le Rassemblement national pour les municipales

    À Port-de-Bouc, la droite s’allie avec le Rassemblement national pour les municipales

    Soutenu par le « RPR », le mouvement fondé par le député d’extrême droite Franck Allisio et le maire de Marignane Éric le Dissès, Pascal Spanu officialise sa candidature aux élections municipales de Port-de-Bouc. « Je ne gagnerai pas sans le Rassemblement national, mais j’ai des divergences avec le parti, sinon je serais encarté », affirme le conseiller municipal d’opposition de 65 ans, créateur des centres d’orthopédie de Martigues et de Marignane. Des divergences, mais aussi des points de convergence. Ses priorités : propreté, « fin du matraquage fiscal » et sécurité, la police municipale en totem. Le candidat souhaite installer une brigade cynophile et des caméras supplémentaires tout en baissant la taxe foncière qu’il considère punitive à 48,65%. Comment financer ces mesures ? « Il y a des équilibres à trouver », répond-il, en certifiant toutefois qu’il ne tapera pas dans le budget de la culture ou du sport.

    Pascal Spanu assure qu’il mènera une liste de rassemblement évoquant même « des syndiqués CGT » et « un ancien de LFI » qui seraient à ses côtés, sans plus de précisions. Ce grand écart « ni droite, ni gauche », propre au discours d’extrême droite, fera-t-il illusion ? Virginie Pepe (DVD), sa directrice de campagne qui avait tenté sa chance aux municipales en 2014 sous l’étiquette UMP (16,44%) puis en 2020, après avoir quitté LR (13,73%), précise : « On souhaite réunir au-delà de l’étiquette, le seul parti qui nous anime c’est notre ville, on est rassemblés derrière un projet. » La liste sera présentée en début 2026.