Tag: propreté

  • Ariane Lombardi tête de liste pour rassembler la gauche à Marignane

    Ariane Lombardi tête de liste pour rassembler la gauche à Marignane

    Je crois que nous avons besoin d’une impulsion de gauche au service des Marignanais », lance Ariane Lombardi, enseignante et dirigeante du PCF, vendredi, lors de la présentation de sa candidature aux élections municipales de mars 2026.

    Engagée aux côtés de Gipsy Voisin des Écologistes et de Youssef El Ouanaghly du PS, cette Marignanaise « de famille et née dans cette ville » ambitionne non seulement de « retrouver la ville populaire que j’adorais enfant avec son club nautique du Jaï et ses concerts à La Colline », mais aussi de construire l’« indispensable union de la gauche face à une extrême droite à l’offensive qui veut imposer une société divisée ».

    Dans le « projet de gauche » de sa liste, Ariane Lombardi assène d’emblée que « le contexte dramatique des événements de Marseille montre le danger et l’emprise partout de la mafia des narcotrafiquants » et promet « de solliciter la préfecture pour des renforts sur la zone, une police municipale visible jour comme de nuit et un accompagnement des ASVP vers le concours et la titularisation ».

    Mais la police ne fait pas tout. « La jeunesse est oubliée, il n’y a ni maison des jeunes, ni médiateurs, ni de centre social », déplore la candidate, qui insiste pour « renouer le lien social par la prévention et la culture », mais aussi pour « mettre en conformité Marignane avec la loi sur les logements sociaux ».

    « Fin à la ville-dortoir »

    Le logement est pour Ariane Lombardi un moyen « pour beaucoup de vivre correctement » et souhaite « reconstruire un habitat mixte de qualité pour lutter contre la ghettoïsation et l’insalubrité », tout en « rattrapant le retard dans la rénovation énergétique des bâtiments publics ». Pour ce faire, la tête de liste affirme qu’« il faut investir les 19 millions d’euros de réserves dans une vision de long terme » pour « retrouver l’attractivité » de la Ville.

    Notamment par la « valorisation et la protection des espaces partagés que sont la plage du Jaï et l’étang de Berre, ce joyau laissé à la marge de la politique ». Ariane Lombardi défend « une vision d’ensemble » de sa gestion, se disant favorable « aux navettes maritimes respectueuses de l’environnement qui permettent de desservir l’aéroport et de décongestionner l’autoroute ». Pour cela, la candidate compte « recréer le dialogue avec les acteurs aux alentours et les instances comme la Métropole », aussi pour « reprendre en main la propreté urbaine en bonne intelligence ».

    Auparavant candidate aux départementales et aux législatives, Ariane Lombardi se défend « d’ambitions personnelles », arguant qu’« au PCF, on ne s’enrichit pas car on reverse ses indemnités et c’est pas un ascenseur social ». La tête de liste appelle à « une large union des progressistes qui veulent faire et partager Marignane autrement ». Avec en face le maire démissionnaire de Gignac Christian Amiraty (UCE), candidat déclaré, et le maire sortant Éric Le Dissès (RPR).

  • La propreté urbaine prise à bras-le-corps par la Ville de Martigues

    La propreté urbaine prise à bras-le-corps par la Ville de Martigues

    « La propreté de la Ville est un enjeu majeur », affirme d’emblée l’adjoint Jean-Marc Villanueva face aux Martégaux présents à la réunion publique des quartiers du centre de Ferrières, de l’Île et de Jonquières mercredi soir. « Certaines incivilités persistent comme les dépôts sauvages, auxquels s’ajoute le dysfonctionnement du service de ramassage des déchets qui fait l’objet d’une discussion permanente avec la Métropole », déplore l’élu.

    La Ville a initié plusieurs actions de végétalisation citoyenne dans les rues du centre en réaction, entre autres mesures, tout comme des barrières avec signalétique qu’a bien remarqué cette habitante de la rue du docteur Sérieux. « C’est marqué pas de dépôt de poubelle sinon c’est 135 euros d’amende, mais est ce qu’il y a eu des verbalisations ? Je ne vois pas de différence depuis », se plaint Emmanuelle Achili.

    Le directeur adjoint de la police municipale, Naguib Mehadji, répond que « la plus grosse difficulté est de pouvoir constater les infractions. Parfois on retrouve des infos par exemple sur des cartons laissés avec l’étiquette, ce qui permet d’intervenir directement ». S’il ne peut pas donner de chiffre précis sur la verbalisation, l’agent a une « bonne nouvelle car les 38 caméras du centre-ville nous permettent de dresser un PV lorsque les dépôts sont faits avec un véhicule grâce aux plaques ».

    La question de la compétence est régulièrement posée dans ces cas. La conseillère municipale (PCF) Marceline Zéphir, déléguée de l’Île et de Ferrières, rappelle que « la Ville assure la propreté urbaine, avec 59 agents ». En cas de problème, « Martigues l’Appli et Allô Martigues servent au signalement. 735 ont été enregistrés cette année sur le seul secteur de l’hypercentre », précise l’élue.

    Facture en plus des PV ?

    En réponse à un autre habitant de la rue Galinière sur l’Île, le directeur général des services techniques de Martigues, Laurent Blanès, indique qu’« une résolution est prévue au prochain conseil municipal pour prévoir une facture de remise en état du site en plus de la verbalisation pour les contrevenants » qui déposent leurs déchets improprement.

    Autre problème, cette habitante excédée par « le caca des chiens sur la place Maritima » sur l’Île, en particulier de celui « d’un malinois non attaché ». Le maire (PCF) Gaby Charroux parle de « plusieurs situations critiques avec certains propriétaires de chiens » et promet que la police municipale « va regarder » ce cas, comme les autres du même acabit.

  • La collecte individuelle des déchets à l’étude pour Saint-Pierre et les Laurons

    La collecte individuelle des déchets à l’étude pour Saint-Pierre et les Laurons

    À chaque conseil de quartier, les ordures reviennent sur le tapis. Sauf que cette fois mardi soir pour Saint-Pierre et les Laurons, la porte de sortie du problème est à l’initiative du représentant de la Métropole, chargée de la collecte.

    Le problème pour M. Tokarski, habitant la colline des Cléments, est que « les grands containers dans lesquels l’ensemble du quartier jette ses ordures sont insuffisants », ce qui conduit certains à jeter derrière et autour. Il remarque que « dans les quartiers où il y a les containers individuels y’a pas de problèmes ». Le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux « interpelle aimablement » le représentant de la Métropole Thomas Fian, présent à la réunion, à ce sujet. « Oui, nous pouvons mener une étude pour voir s’il est possible de doter en bacs individuels » annonce le fonctionnaire, qui « partage le constat qu’avec les bacs individuels on n’a pas d’objets indésirables » autour des bacs ni dedans. Une étude qui sera menée en étroite collaboration avec Odile Teyssier-Vaïsse (PCF), l’adjointe de quartier.

    « J’avais prédit que ça serait dysfonctionnel »

    Les dysfonctionnements dans la collecte ont une triple conséquence. L’insatisfaction des usagers contribuables, qui peinent à signaler leurs problèmes, malgré l’application Réflexe de la Métropole, qu’un habitant a voulu utiliser mais qui « se met en erreur ». La saleté autour des poubelles, qui est du ressort du service propreté urbaine de la Ville, qui « intervient très souvent et ramassent parfois deux plateaux par jour alors que c’est pas leur job », rappelle Odile Teyssier-Vaïsse.

    Et au fond, une certaine frustration. « Je ne trie plus. On nous dit c’est la Métropole, mais c’est facile de se défausser », lance cet habitant excédé au maire. Odile Teyssier-Vaïsse intervient : « Non, ça n’est pas facile. Mais remarquez que quand c’était nous en gestion y’avait pas de problèmes » estime l’élue, au sujet de l’ex-Communauté d’agglomération de l’ouest de l‘étang de Berre (Caoeb).

    Gaby Charroux, auteur d’un livre sur la métropolisation, approfondit. « J’avais prédit que ce serait terrible et c’est le cas partout autour. Et on paye désormais une taxe d’enlèvement des ordures ménagères, qu’on payait pas avant avec la Caoeb. La Ville paye son service propreté, qui paye encore lorsqu’on dépose au Vallon du Fou, qu’on avait nous-même financé. On paye trois fois ! » détaille l’édile.

    Ou quand les centres de décision s’éloignent autant que les finances.

  • À Marseille, un commerce à deux vitesses

    À Marseille, un commerce à deux vitesses

    Face à l’annonce du départ des Galeries Lafayette de Marseille, la Chambre de commerce et d’industrie avait sorti la carte d’une nouvelle étude cofinancée par les collectivités pour faire un point sur l’état du commerce en centre-ville et proposer des pistes d’amélioration. Les premiers résultats, présentés lors d’un comité de pilotage le 10 octobre et dévoilés mardi par le site d’information Marsactu, pointent un taux de vacance commerciale « considéré comme très préoccupant » dans le grand centre-ville, avec 20% de locaux inoccupés, dont près de la moitié depuis plus de sept ans, jusqu’à devenir vétustes. Mais celui-ci tombe à 11,7% dans le cœur marchand, un niveau comparable à Bordeaux ou Montpellier et en baisse sur la dernière année. Ces résultats ne dissimulent pas une fracture sociale qui s’accroît. Dans les quartiers populaires, le taux de vacance bondit, de 6 points en sept ans à Noailles ou aux Réformés, jusqu’à 10 points à Belsunce. L’étude rappelle que les dépenses sont de plus en plus contraintes pour la majorité des ménages, tandis que la consommation se tourne vers les boutiques en ligne.

    Surtout, elle pointe « une forte densité commerciale accentuée par la création de centres commerciaux ces 10 dernières années ». Fruit des choix de la droite au pouvoir. Parmi ceux-ci, le Centre Bourse et les Docks Village décrochent. Mais le départ des Galeries n’aurait qu’un « impact faible » selon les commerçants sondés, dont 34% se disaient déjà en difficultés financières, notamment face aux loyers élevés. Et déplorant les problèmes de propreté et d’insécurité.

  • À Port-de-Bouc, la droite s’allie avec le Rassemblement national pour les municipales

    À Port-de-Bouc, la droite s’allie avec le Rassemblement national pour les municipales

    Soutenu par le « RPR », le mouvement fondé par le député d’extrême droite Franck Allisio et le maire de Marignane Éric le Dissès, Pascal Spanu officialise sa candidature aux élections municipales de Port-de-Bouc. « Je ne gagnerai pas sans le Rassemblement national, mais j’ai des divergences avec le parti, sinon je serais encarté », affirme le conseiller municipal d’opposition de 65 ans, créateur des centres d’orthopédie de Martigues et de Marignane. Des divergences, mais aussi des points de convergence. Ses priorités : propreté, « fin du matraquage fiscal » et sécurité, la police municipale en totem. Le candidat souhaite installer une brigade cynophile et des caméras supplémentaires tout en baissant la taxe foncière qu’il considère punitive à 48,65%. Comment financer ces mesures ? « Il y a des équilibres à trouver », répond-il, en certifiant toutefois qu’il ne tapera pas dans le budget de la culture ou du sport.

    Pascal Spanu assure qu’il mènera une liste de rassemblement évoquant même « des syndiqués CGT » et « un ancien de LFI » qui seraient à ses côtés, sans plus de précisions. Ce grand écart « ni droite, ni gauche », propre au discours d’extrême droite, fera-t-il illusion ? Virginie Pepe (DVD), sa directrice de campagne qui avait tenté sa chance aux municipales en 2014 sous l’étiquette UMP (16,44%) puis en 2020, après avoir quitté LR (13,73%), précise : « On souhaite réunir au-delà de l’étiquette, le seul parti qui nous anime c’est notre ville, on est rassemblés derrière un projet. » La liste sera présentée en début 2026.

  • Olivier Galzi se lance sans partis, sans exclure leur soutien

    Olivier Galzi se lance sans partis, sans exclure leur soutien

    Moi, mon patron, ce n’est pas le président d’un parti, c’est Avignon », pose ce vendredi 10 octobre Olivier Galzi, ancien journaliste et présentateur du JT de France 2, lors de sa première conférence de presse en tant que candidat aux élections municipales à Avignon en mars prochain.

    Et il commence celle-ci en annonçant vouloir créer « un îlot de protection local » avec son mouvement citoyen contre « la grande urgence nationale dans un temps de folie incroyable ». Mais ce, sans l’appui d’un parti, même s’il est présenté par Renaud Muselier, président (Ren) de la Région, comme une candidature qui « mérite une grande attention », ou par Dominique Santoni comme quelqu’un qui « amène un discours de bon sens, un regard différent ». « Car si on tombe dans une logique partisane, on retombe dans les affairements nationaux. Donc on doit proposer quelque chose de 100% apartisan et tourné dans l’intérêt de la ville d’Avignon », poursuit-il en prônant « le bon sens ». Il assure déjà avoir « plus d’une centaine de soutiens prêts à se mouiller la chemise » et qu’il sent ainsi « une dynamique ». Il sera ce samedi 11 octobre en tractation dans les rues du quartier des Carmes.

    Questionné sur ces soutiens, le candidat rétorque par l’interrogative en demandant si, « soutenu par Mélenchon, cela ferait-il de moi un insoumis ? » Tout en concédant que « quand on est apartisan, on ne peut pas commencer à exclure les partis ». Un soutien qui est le bienvenu donc, confiant plus tard que, s’il fallait le définir « sur un axe droite-gauche, je dirais que je crois beaucoup en l’entreprise ». Tout en ajoutant que « dans la vie locale, elles sont devenues une protection pour les familles ».

    Des propositions

    en janvier

    Si l’ancien journaliste n’a pas détaillé de mesures, il confie tout de même « vouloir redonner de l’attractivité à la ville ». Et ce à travers trois axes prioritaires selon lui. Avec en premier chantier la sécurité, en deuxième la propreté et en troisième la circulation. Et ce, sans détailler comment il compterait procéder, précisant qu’il « veut écouter les Avignonnais et les Avignonnaises jusqu’à Noël » afin « d’affiner » ses idées pour les proposer en janvier prochain. Il plaide tout de même pour une reprise de la liaison Est-Ouest, dénonçant des « tergiversations », tout en présentant le projet rejeté par Avignon et le Grand Avignon comme une solution contre la « perte d’attractivité » de la ville. Tout en reconnaissant « que des choses ont été bien faites » pendant les mandats de Cécile Helle, comme les rénovations de la rue Carreterie ou la cantine scolaire de qualité et à prix réduit.

    Quant à un rapprochement avec Paul-Roger Gontard (La Convention) ou Joël Peyre (PRG), il assure qu’il ne va « avec personne », mais qu’ils « sont les bienvenus ».

  • Une plongée avec les scaphandriers du nucléaire à Marseille

    Une plongée avec les scaphandriers du nucléaire à Marseille

    « Sous l’eau, tout est plus compliqué. On a toujours de l’air dans les mains, les gestes sont plus longs. C’est un peu comme pour les astronautes, on a les mêmes sensations. » Julien Pillard, scaphandrier pour Onet Technologies, vient à peine de sortir de la piscine de la Comex (compagnie maritime d’expertise) dans le 9e arrondissement de Marseille. Avec encore de l’eau sur sa combinaison et son attirail de plus de 50 kilos sur le dos, il ressort d’un exercice « de montage-démontage mécanique » quasi en conditions réelles.

    Pendant sa plongée, il était surveillé par son collègue Rémi Douzou, ingénieur et scaphandrier depuis un poste de commande aux multiples écrans et un assistant prêt à intervenir à tout moment pour la sécurité du plongeur. « Chacun de ses déplacements est suivi par des caméras et des remontées d’informations radiologiques qu’on a avec toutes les sondes qui équipent le plongeur », détaille Rémi Douzou. Une surveillance de tous les instants qui s’explique facilement : l’exercice visait à reproduire l’immersion dans une piscine d’un réacteur nucléaire, la spécialité des scaphandriers d’Onet Technologies. « On a les plongeurs en milieu nucléaire les plus expérimentés du monde », note Rémi Douzou. Une affirmation pas exagérée : ils réalisent une centaine de missions par an, en France et à l’international. « On est sollicité par tous les exploitants du nucléaire et on intervient sur les centrales, qu’elles soient en activité ou en démantèlement, mais aussi sur les usines de recyclage de déchets nucléaires ou les centres de recherche… », développe l’ingénieur. Un métier encore plus spécifique que les soudeurs sous-marins et scaphandriers en travaux publics, déjà réputés pour leurs dangerosité et pénibilité, puisqu’ils sont « dans un milieu contaminé radiologiquement ». Mais rien d’insurmontable pour Julien Pillard : « La pression, c’est de ne pas s’approcher d’éléments irradiants. On a des capteurs et le chef d’opération en surface nous dit de s’approcher ou pas des éléments. Il faut toujours rester vigilant mais quand ça fait des années qu’on en fait, c’est un travail comme un autre. »

    250 ingénieurs à Marseille

    De quoi mettre en valeur les travailleurs d’Onet Technologies, division axée sur le nucléaire et l’ingénierie de l’entreprise marseillaise. « On est très connu pour la propreté, beaucoup moins pour d’autres métiers », reconnaît Magali Bousquet, directrice marketing et communication du groupe Onet. Pourtant, avec 40 ans dans le milieu et 3 000 salariés, son expertise n’est plus à prouver : « On est aussi aux États-Unis et au Japon, où l’on participe au démantèlement de Fukushima. » Et son siège marseillais a une place bien particulière. Claire-Amélie Gabriel, responsable de la communication et du marketing d’Onet Technologies met en avant le « centre d’ingénierie avec 250 ingénieurs spécialisés et 20 000m2 de capacité industrielle pour la fabrication » du site. En bref, une expertise made in Marseille.

  • Une saison estivale bien maîtrisée selon la Municipalité marseillaise

    Une saison estivale bien maîtrisée selon la Municipalité marseillaise

    Avec la fin de la saison estivale vient l’heure du bilan. Ce vendredi, au centre nautique Florence-Arthaud, élus municipaux, policiers, sapeurs pompiers et médiateurs se sont réunis pour faire un premier point positif sur la gestion du littoral, durant l’été.

    « La saison estivale marseillaise, c’est toujours de nouveaux défis, affirme Yannick Ohanessian, adjoint (PS) au maire de Marseille chargé de la Tranquillité publique, de la prévention et de la sécurité. Il faut notamment maîtriser les flux de visiteurs ». Le vice-amiral Lionel Mathieu, commandant du bataillon de sapeur-pompier de Marseille, précise : « Il y a une augmentation de la fréquentation des plages, notamment en juin et début juillet. »

    Pour assurer la sécurité, la pacification et la propreté du littoral face à cette affluence, la mairie s’est appuyée sur un maillage d’acteurs : police municipale sur terre ou en mer, médiateurs, agents de nettoyage, sapeurs pompiers et agents du Parc national des calanques. Pour l’élu socialiste, « le bilan est plutôt positif. Travailler tous ensemble, c’est la clé du succès ».

    Avec 3 500 procès-verbaux électroniques et 400 actions de prévention, l’élu se félicite d’une meilleure couverture et d’une bonne réactivité de la police municipale et des médiateurs sociaux. Il reconnaît toutefois qu’il reste des efforts à faire contre les nuisances sonores et les excès de vitesse. L’application Safer Plage, qui permet de signaler tout harcèlement ou agression sexuelle sur les plages, a été téléchargée 645 fois durant l’été. Dix interpellations ont été réalisées grâce à ce dispositif.

    Actes de secourisme

    en baisse

    Dans l’eau, les 120 sauveteurs nageurs ont vu une baisse de 50% de leurs actes de secourisme, par rapport à l’an passé. « Ce qui montre probablement une évolution dans les comportements et peut-être une saison plus apaisée », note le vice-amiral. Le nombre de noyades n’a que peu baissé et a été la cause d’un décès, comme l’année passée.

    Christine Juste, adjointe (EELV) au maire chargée de l’Environnement et de la lutte contre les pollutions, a remercié les agents de nettoyages sur le littoral pour leur travail. « Cette année, c’est la première fois qu’il y avait une brigade rochers et 1er mètre dans l’eau, pour ramasser les déchets », ajoute l’élue. Des initiatives saluées par les riverains présents, « mais la brigade rochers ne passe qu’une fois par semaine et il y a aussi beaucoup de déchets dans l’eau », se désole l’un des habitants.

    Un bilan plutôt positif sur lequel va s’appuyer, dès le mois prochain, l’équipe en charge de préparer la saison prochaine.

  • La gauche pointe les échecs de la Métropole

    La gauche pointe les échecs de la Métropole

    Le rendez-vous ne pouvait pas mieux tomber, en plein affrontement entre la majorité marseillaise et son opposition de droite sur la propreté. Ce jeudi soir, le groupe Pour une Métropole du bien commun, où siègent les élus de la gauche marseillaise, a convié la presse pour tirer les leçons de son mandat métropolitain. « Il faut toujours rappeler d’où l’on vient, ce sont d’énormes leviers d’amélioration pour la suite », justifiait la présidente (GRS) du groupe, Sophie Camard. Un bilan de six années de bras de fer entre la Métropole, présidée par Martine Vassal (DVD), et sa ville centre, dirigée par Benoît Payan (DVG), sur les reversements financiers, les transferts de compétences, le développement des transports ou les crises de la collecte des déchets. Que la maire des 1-7 résume comme « la chronique d’une revanche politique de la droite ».

    Blocage politique

    Les élus marseillais énumèrent ainsi, selon eux, les échecs de l’intercommunalité. « Une Métropole, normalement, c’est une machine à investir, mais malheureusement, sa dette l’en empêche », déplore l’adjoint (PS) aux Finances, Joël Canicave. Quand Lyon investit 765 millions d’euros en équipements de transports, la Métropole Aix-Marseille met moins de 400 millions, pointe-t-il. « Nous sommes sur un recul de services flagrants qui contraint les Marseillais à une assignation à résidence très regrettable », abonde l’adjointe (PM) aux Transports, Marie Batoux, déplorant le manque de service, la fermeture du métro en soirée et un plan vélo qui devait s’achever en 2024, mais ne sera réalisé qu’à 68% en 2026. Même si les réalisations du plan Marseille en grand se concrétisent et la gratuité est partiellement étendue au 1er septembre. « La question des déchets est celle qui suscite le plus de crises régulières », rappelle aussi Sophie Camard, saluant les avancées obtenues après la mission d’information et d’évaluation mise en place à sa demande. « La Métropole a tenu sur un genre de statu quo, mais on sait la poussière qu’il y a sous le tapis, analyse-t-elle. Nous sommes à la veille d’un renouvellement de la RTM, le budget déchet est ric-rac, la dette n’est pas réglée. »

    La question du transfert de la compétence propreté avec la voirie, refusé par la municipalité, résume à elle seule ces blocages. « Les négociations ont été très dures, l’enveloppe financière pour faire les investissements a été calculée autour de 50 millions d’euros, mais ils nous transféraient la dette, il fallait déduire le poids des emprunts ! »

    Pourtant, Ville et Métropole ont su trouver des terrains d’entente, sur une dotation de solidarité communautaire, sur le logement. « C’est un paradoxe absolu, nous travaillons très bien avec les services et le vice-président », reconnaît l’adjoint (GRS) au Logement Patrick Amico, sans dissimuler les divergences, à l’image de l’encadrement des loyers. « Avec mon homologue, on ne partage pas les mêmes opinions, euphémise l’adjoint (EELV) à la Mer, Hervé Menchon. Mais nos services travaillent très bien ensemble : quand ça coince, c’est au niveau du cabinet de la présidente », Martine Vassal (DVD). Un blocage politique qui ne passe plus. « On ne peut pas imaginer que ça recommence », jure Sophie Camard, à six mois des prochaines municipales.