Tag: Projets

  • Les acteurs de la mer unis pour de nouveaux projets à La Ciotat

    Les acteurs de la mer unis pour de nouveaux projets à La Ciotat

    « Avec la création de ce Comité citoyen de la mer, la Ville réaffirme sa volonté de faire de son patrimoine maritime un bien commun vivant, partagé et tourné vers l’avenir. » C’est en tout cas l’ambition rapportée par la Ville après l’officialisation jeudi 9 juillet de la création du comité. Celui-ci est présidé par l’adjoint (LR) Richard Molines, délégué aux affaires maritimes et portuaires, assisté notamment de Marc Mannoni, vice-président du comité et président du club de plongée, ainsi que de Pierre Boissery, expert mer à l’Agence de l’eau Méditerranée.

    Des projets à découvrir

    à l’automne

    Ce comité citoyen mélange associations et acteurs du territoire, pour « favorisant l’émergence et le développement de projets liés à la mer » selon la Ville, parmi lesquels figurent la Prud’homie de pêche, les Calfats de l’Escalet, le Neptune Club ou encore la Société nautique. En premières pistes de réflexions, la municipalité évoque la création d’une « maison de la mer, de la pêche et de la plongée », « un projet de musée sous-marin » ou encore « l’organisation d’une fête annuelle dédiée à la mer ». Des idées appelées à muer en projets, qui seront présentés à l’automne, « à l’occasion d’une Soirée de la mer au cours de laquelle seront présentés les premiers projets appelés à être développés en 2027 » d’après la Ville.

    La démarche se veut participative. « L’ensemble des associations nautiques est invité à rejoindre la démarche, aux côtés des acteurs économiques majeurs du territoire, tels que La Ciotat Shipyards et La Ciotat Entreprendre » toujours selon la Ville.

  • Vincent Jeanbrun veut simplifier les normes pour relancer l’investissement locatif

    Vincent Jeanbrun veut simplifier les normes pour relancer l’investissement locatif

    C’est une loi attendue par les professionnels de l’immobilier et par les propriétaires. Le projet de loi « Relance Logement » dit « Dispositif Jeanbrun » – en écho au nom du ministre de la Ville et du Logement – a été adopté en première lecture par le Sénat mercredi. Objectif : relancer l’investissement locatif et créer 2 millions de logements d’ici 2030. Avant son passage devant l’Assemblée nationale en octobre, Vincent Jeanbrun est venu en discuter avec les professionnels du secteur, à Hyères, jeudi, dans les locaux de « la Boîte Immo ».

    Il y a découvert les pratiques de cette entreprise technologique au service de 14 000 agences immobilière grâce à une plateforme logistique basée sur l’utilisation de l’intelligence artificielle. « Les outils d’IA sont nécessaires et très pertinents, car ça permet de gagner du temps, et surtout, ça opère une véritable révolution, qui limite le temps où un logement reste vacant », abonde Vincent Jeanbrun. Et cela va dans le sens de son projet de loi, qui se veut être « un choc de simplification ».

    « Figer les règles du jeu »

    Une notion qui revient souvent à droite et qui ressemble parfois à une volonté de contourner les lois. Et d’éviter « que la grenouille argentée » ne vienne entraver des projets, a illustré le ministre au cours d’une table ronde organisée avec les professionnels dans la foulée de la visite. Derrière cette pique aux défenseurs de l’environnement, une disposition de la loi qui fait débat, surtout à gauche : celle qui vise à permettre au préfet de « figer les règles du jeu » pour éviter tout obstacle entre le début et la fin du projet. « Ce texte de loi est dérogatoire sur les procédures administratives. L’ambition environnementale est maintenue. C’est essentiel », s’est défendu Vincent Jeanbrun.

    De manière plus large et toujours dans la même logique, le projet de loi, qui s’adresse d’abord aux 6 millions d’habitants des quartiers prioritaires, est conçu pour permettre un accès plus rapide au logement : abaissement du seuil minimal de travaux de 30% à 20% du prix du logement pour les rénovations, avec un DPE minimum de D à atteindre (contre B auparavant) pour les 700 000 logements classés F et G, aide à la rénovation pour produire 125 000 logements sociaux par an, déduction des revenus locatifs d’une partie du prix d’achat pour les propriétaires ainsi que des charges liées à la location…

    Le « comble du cynisme »

    Cette annonce phare du projet a été très décriée lors des débats, car la disposition pourrait remettre des centaines de milliers de passoires thermiques sur le marché de la location, sous condition d’une promesse ou d’un engagement à faire les travaux… « Pendant que la France étouffe (…), Vincent Jeanbrun a trouvé sa priorité : sauver les bouilloires thermiques », accuse la Confédération nationale du logement (CNL) tandis que pour Greenpeace, c’est « le comble du cynisme » que de faire une pareille mesure en pleine canicule…

    Autre principe défendu par le ministre, celui de la décentralisation, avec la création d’un nouvel outil : les Opérations d’intérêt local (OIL). Sur des périmètres établis par les maires et validés par les Préfets, la mise en conformité des documents d’urbanisme ne sera plus nécessaire.

    Suffisant pour répondre aux problématiques varoises ? Notamment celles sur le logement des travailleurs, notion sur laquelle le ministre a été interrogé, et en particulier les saisonniers ? « Il faut une réponse spécifique », a-t-il répondu, évoquant « des résidences emploi, qui permettraient de réserver de façon périodique ».

    « Un texte de loi dérogatoire sur les procédures administratives »

  • La ligne à très haute tension est loin d’être enterrée

    La ligne à très haute tension est loin d’être enterrée

    Sur le bord de la route de Gageron, petit hameau au sud-est d’Arles, champs et rizières s’offrent à la vue des rares passants. À l’exception des pylônes de la ligne électrique à 63 000 volts reliant Arles à Jonquières-Saint-Vincent, dans le Gard. Le projet de ligne Très haute tension (THT) à 400 000 volts, devant relier le poste gardois à Fos-sur-Mer, pour alimenter les projets industriels décarbonés, emprunterait un chemin similaire. Mardi matin, le transporteur d’électricité RTE, porteur du projet, a embarqué la presse pour un tour d’horizon des paysages traversés de Jonquières à Gageron, hameau d’Arles.

    La route empruntée suit une bande de 100 mètres élaborée dans le cadre de la demande de Déclaration d’utilité publique (DUP) formulée par RTE. Celle-ci s’étend sur 65 kilomètres, passant à l’est de Bellegarde, descendant près du Parc naturel régional de Camargue, bifurquant à hauteur de Gageron pour traverser le Rhône et rattraper l’emprise de la nationale 568 vers Fos. Au total, 145 pylônes de 40 à 60m de haut sont envisagés pour cette ligne aérienne sujette à controverse.

    Car au moment du départ pour la visite de presse, plusieurs banderoles sont déployées devant les journalistes présents au départ d’Avignon TGV mardi matin. « Cette ligne c’est la mort du tourisme et de nos activités économiques », lance une des opposantes, « c’est un passage en force qui n’a pas sa place dans une démocratie » lance un membre des Jeunes agriculteurs, « RTE va vous vendre du vent, cette ligne ne se fera pas avec l’opposition unanime », lâche un autre opposant, « ça fait deux ans et demi qu’on souhaite discuter avec RTE », conclut la première.

    La conférence de presse donnée par RTE n’a pas fait l’impasse sur le sujet. « Nous avons vu des gens avec qui on n’est pas d’accord, même si on discute », affirme Gilles Odone, délégué Méditerranée de RTE. « Nous ne vendons rien, nous rendons un service public dans le contexte de ré-électrification du pays. La nouvelle demande est de 6 000 mégawatts alors qu’on en consomme 8 000 en région Paca aujourd’hui. Les services de l’État ont donc estimé qu’il fallait apporter 4000 mw sur place », recontextualise le dirigeant. Cet apport représente un peu plus de 26 centrales de Gardanne (biomasse) ou de 4 centrales de Martigues (gaz).

    Le directeur du projet d’électrification Fos-Berre, Christophe Berassen, rappelle qu’après le dévoilement du fuseau de moindre impact en 2024, le débat public Fos-Berre avait été « une opportunité de dialogue avec le territoire », et indique que la Déclaration d’utilité publique fera l’objet d’une enquête publique à l’automne 2026, pour début des travaux en 2028 et livraison en 2030. « La DUP est travaillée avec le territoire et le tracé final se décidera en concertation avec tout le monde », annonce le chef de projet, notamment par « un travail fin avec les exploitants pour insérer au mieux les pylônes et protéger les haies ».

    Une âpre négociation

    Cette volonté affichée se heurte à une réalité. Aux ronds-points des entrées de Jonquières-Saint-Vincent, de Beaucaire, de Fourques et d’Arles, des banderoles arborent le même message : « Non à la ligne aérienne à Très haute tension. » Alors, le jeu de la négociation s’opère. « Nous proposons l’enfouissement des lignes existantes de 63 000 volts », explique Christophe Berassen lors de la conférence de presse, comme pour la ligne Jonquières-Arles présente à proximité du tracé de la future THT. Le directeur affirme que « d’ici 2035, un pylône installé vaudra trois pylônes supprimés », dans les deux départements. « Au départ, on était à un pour un », confie l’un des dirigeants au cours de la visite. « On connaît les opposants. On les rencontre, on propose de supprimer des pylônes à côté de chez eux pour en mettre un autre plus loin… Ça prend du temps », complète-t-il.

    Mais quid de l’alternative ? Selon les opposants, l’enfouissement total du projet THT est faisable. Mais selon RTE, qui indique avoir étudié 14 solutions différentes, c’est une question de coûts, d’emprise foncière… Et surtout de temps. « Nous avons besoin de cette électricité à échéance 2030-2031 car les industriels prennent actuellement leurs décisions finales d’investissement », rappelle Gilles Odone. Industriels et syndicats vont dans ce sens.

  • Dans le Var, les collectivités face à l’adaptation au changement climatique à court et moyen terme

    Dans le Var, les collectivités face à l’adaptation au changement climatique à court et moyen terme

    La chaleur estivale n’est pas un phénomène nouveau pour les départements méditerranéens. Ce qu’il est en revanche, comme sur l’ensemble du territoire, c’est l’intensité et la multiplication des épisodes caniculaires. Une donnée avec laquelle il faut composer, en veillant à ne pas l’aggraver à coups de pansements vénéneux, comme le plan massif de climatisation promis par Marine Le Pen et le RN s’ils arrivaient au pouvoir. Depuis 2023, le Fonds Vert a ainsi vocation à soutenir la transition écologique des collectivités locales dans cette entreprise. « On dit que les dotations sont en diminution, mais la partie rénovation énergétique et lutte contre les îlots de chaleur est constante », défend Simon Babre, préfet du Var, qui a réuni les représentants de différentes collectivités pour aborder le sujet mercredi.

    Priorité aux scolaires

    et aux personnes fragiles

    Cela, bien que le Fonds Vert, devenu une variable d’ajustement du budget de l’État, ait été divisé par 2,5 depuis sa création (de 2 milliards à 837 millions, après avoir atteint 2,5 milliards d’euros en 2024). Dans le Var, 19,5 millions d’euros ont été octroyés à plus de 100 projets d’adaptation (dont 46 établissements scolaires) du bâti au réchauffement climatique, notamment à travers la désimperméabilisation, la végétalisation et l’isolation des bâtiments publics. D’autres projets sont en cours pour 2026, avec encore un million à distribuer.

    Les collectivités bénéficient également de deux dispositifs de financement d’EDF : à court terme, le dispositif été 2026, à l’intention des bâtiments dédiés au jeune public (établissements scolaires, centres de loisir, crèches), qui permet de rembourser 400 euros sur l’achat de 10 équipements (ventilateurs, brasseurs d’air…) maximum par établissement. À moyen terme, le dispositif solution durable, doté de 80 millions, octroie aux collectivités une prime de 10 000 euros pour financer des projets de rafraîchissement au sein d’établissements scolaires et publics. Dans la même optique, le programme « Édurénov », piloté par la Banque des Territoires, depuis 2023, accompagne les collectivités dans la rénovation des bâtis éducatifs et sportifs, via des conseils et des financements. Enfin, les collectivités peuvent aussi récupérer jusqu’à 15% de leurs factures de travaux auprès de leurs fournisseurs d’énergies, grâce aux certificats d’économie d’énergie (CEE). La protection des publics vulnérables fait également partie des priorités, suite à une circulaire du Premier ministre demandant la création de centres d’accueil. À ce titre, si les problèmes de fraîcheur dans les Ehpad « ne sont plus qu’anecdotiques désormais » selon le préfet, il convient de recenser les personnes vulnérables, ce qu’a demandé ce dernier aux maires varois, avec l’objectif d’une couverture exhaustive d’ici l’été prochain.

    REPÈRES

    Vigilance

    Météo France a placé 72 départements en vigilance orange canicule pour la journée de jeudi. Parmi lesquels : les Bouches-du-Rhône, les Alpes-de-Haute-Provence et le Vaucluse, avec des températures pouvant aller jusqu’à 37°C dans l’après-midi à Carpentras, par exemple. La vigilance jaune reste de mise dans les Hautes-Alpes et le Var.

    Piscines

    La Ville de Marseille annonce la gratuité de ses piscines municipales à partir du 8 juillet en raison d’une vigilance orange canicule dans le département des Bouches-du-Rhône. Une solution de rafraîchissement qui sera maintenue jusqu’à la fin de l’épisode caniculaire. Autre réponse : la mairie propose l’ouverture 24 h/24 de la plage des Catalans.

    Réquisition

    Ian Brossat a déposé mercredi une proposition de loi visant à réquisitionner les lieux climatisés en cas de canicule. « Quand certains disposent de lieux climatisés et que d’autres étouffent dans leur appartement, l’accès à la fraîcheur devient une question de justice sociale. La fraîcheur est un droit, pas un privilège », estime le sénateur communiste de Paris.

    Incendies

    Environ 7 800 hectares ont brûlé en France au cours des huit premiers jours de juillet, contre un peu plus de 4 400 sur la totalité du même mois en 2025, selon les données du Système européen d’information sur les incendies de forêt (Effis) analysées par l’AFP. L’année 2026 est déjà la 4e année avec le plus d’hectares brûlés depuis le début des statistiques en 2006.

    « Il n’a jamais fait aussi chaud tous mois confondus à la station historique de Marignane, atteignant pour la première fois le seuil des 40°c, tout comme à Cassis avec 39.7°c. » Le bulletin de vigilance canicule de Météo France, publié ce mercredi, est sans appel. Les départements des Bouches-du-Rhône, des Alpes-de-Haute-Provence et du Vaucluse restent en vigilance Orange, le Var et les Hautes-Alpes sont en vigilance jaune… Et les températures devraient encore augmenter sous l’effet d’un anticyclone associé à des masses d’air très chaudes, et cela pourrait se prolonger jusqu’au week-end. Pour faire face à cette troisième vague de chaleur les municipalités redoublent d’efforts à court et moyen terme.

  • Cédric Riot et Caroline Regad (Université de Toulon – Assemblées de la Terre) : « Ne plus considérer l’humain au-dessus d’une pyramide du vivant »

    Cédric Riot et Caroline Regad (Université de Toulon – Assemblées de la Terre) : « Ne plus considérer l’humain au-dessus d’une pyramide du vivant »

    La Marseillaise : Comment ont été lancées les Assemblées de la Terre ?

    Caroline Regad : On a été désignés, grâce à nos travaux, pour coordonner des Assemblées de la Terre en France, qui réunissent citoyens et personnalités qualifiées. L’objectif, c’est de réécrire les ODD, les objectifs de développement durable, de façon écocentrée. Donc arrêter de considérer l’humain au-dessus d’une pyramide des vivants, mais dans une communauté qui inclut la nature et les animaux. Cédric Riot : Maria Mercedes Sanchez, la fondatrice du programme Harmonie avec la Nature, voulait des personnes dotées des critères académique et citoyen, et du statut d’expert d’Harmonie avec la Nature, que nous avons acquis grâce à la Charte du droit du vivant, conçue en 2021 à l’Université de Toulon, et à la Déclaration de Toulon de 2019 sur la personnalité juridique des animaux, désormais connues internationalement.

    Quel bilan tirez-vous de cette première année ?

    Cé.R. Nous avons travaillé sur les ODD en lien avec la nature. On a auditionné des institutions publiques et privées, des collectivités, des personnalités du monde scientifique ou médiatique… Deux chercheurs du CNRS vont intégrer notre conseil scientifique, où sont présents des représentants du ministère de la Transition Écologique. Au niveau citoyen, on va lancer une enquête publique. On a des liens avec les établissements universitaires et scolaires.

    Ca.R. : En termes de développement, on est sur les principes directeurs sur lesquels on souhaite baser les ODD, avant de les développer d’ici 2028, pour l’étape régionale européenne de 2029.

    Les premières Assises du droit de la nature accueillaient les Assemblées de la Terre mais aussi les 3es rencontres de l’Association Internationale des Procureurs et des Poursuivants Francophones (AIPPF).

    Cé.R. : C’est un événement institutionnel et scientifique unique. Jamais des hauts magistrats de l’espace international francophone n’avaient discuté ainsi avec des universitaires sur le droit de la nature. L’AIPPF, c’est plus de 3 000 procureurs répartis dans 34 pays. C’est quelque chose de très fort et une résolution a été signée, avec plusieurs recommandations pour les États et institutions, et l’adoption de la Charte du droit du vivant par l’AIPPF.

    Quels sont les projets pour 2027 ?

    Ca.R : On va continuer à travailler, dès fin septembre, sur la réécriture des ODD en lien avec les objectifs sociétaux, en vérifiant que ce qu’on fait reste cohérent avec ce qui a été fait. Lorsqu’on fait un pas en avant, on réalise qu’il y a beaucoup à balayer, avec toutes les compétences et énergies qui sont en train de se fédérer autour de l’Assemblée de la Terre France.

    Infos et inscriptions citoyennes : univ-tln.fr

  • Des lycéens récompensés pour leurs projets solidaires

    Des lycéens récompensés pour leurs projets solidaires

    Dans la cour du lycée Le Chatelier, les élèves brandissent fièrement leur diplôme encadré, le « Prix Édith Arnoult-Brill du Projet Solidaire », et lancent leur toque en l’air. Cette réussite est la leur : deux ans au sein du programme « Lycées Pro’Solidaires », durant lesquelles ils ont pu développer des projets concrets. Huit classes, douze groupes de lycéens de La Viste, La Calade, l’Estaque et Le Chatelier à Marseille, mais aussi de Jean-Monnet, à Vitrolles. Quand l’une des classes a organisé des sorties pour des petits placés au sein d’une maison d’enfants à caractère social (Mecs), d’autres ont appris à des femmes précaires la couture.

    Face aux élèves, Amine Kessaci, adjoint EELV au maire en charge de la Jeunesse, évoque son propre parcours, étant lui-même titulaire d’un bac pro : « C’est la preuve que tout est possible ». « Un déclic suffit à déplacer une frontière et changer un destin », abonde Sabrina Roubache, ministre déléguée en charge de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage, rappelant qu’elle a grandi à quelques mètres d’ici, rue Félix-Pyat. Les élèves ont par la suite présenté, devant un jury, un projet pour un voyage pédagogique. C’est ainsi qu’ils se sont rendus à Montréal, Copenhague, Stockholm et Amsterdam. « Vous êtes fiers de vous et ça, il faut le revendiquer, ce que vous avez fait est assez extraordinaire », pousse Charles Lantieri, directeur général délégué de FDJ United, devant les élèves chaleureusement applaudis.

  • Un guide pour accompagner les projets agritouristiques dans le Var

    Un guide pour accompagner les projets agritouristiques dans le Var

    Dans un territoire marqué par l’agriculture, sur le littoral comme dans l’arrière-pays, l’agritourisme représente un levier de diversification essentiel pour les exploitations agricoles confrontées à des défis économiques et climatiques croissants. Un enjeu d’autant plus important dans le premier département touristique de France. Déjà doté d’une proportion d’exploitations engagées dans cette activité deux fois supérieure à la moyenne nationale, le Var entend structurer et renforcer cette dynamique.

    Une filière qui incarne « une alternative au tout plage et tout soleil », appuie le président (LR) du Département, Jean-Louis Masson, et qui permet de « faire découvrir le département dans son authenticité et ses spécificités, et représente un complément de revenu intéressant pour les agriculteurs ».

    C’est à cet égard que le Comité de pilotage « Agritourisme dans le Var », créé en 2025 et réunissant l’État, le conseil départemental du Var, la chambre d’agriculture du Var, l’Agence de développement Touristique (ADT) Var tourisme et les représentants des filières, lance un guide d’accompagnement des projets agritouristiques. « Le diagnostic de la chambre d’agriculture montre une volonté de développer l’activité agritouristique. 180 agriculteurs ont émis ce désir », affirme Guillaume Décard, président de Var Tourisme.

    Une simplification des lois attendue

    Ce guide, voué à être réactualisé avec les retours d’expérience, affiche une triple vocation : faciliter l’accès aux règles d’urbanisme pour les exploitants, qui ne sont pas forcément spécialistes en la matière ; ériger des règles communes entre élus, chambre d’agriculture et services de l’État pour que les projets soient lus avec les mêmes critères, et enfin, permettre aux exploitants d’identifier l’ensemble des volets à prendre en compte, sur le plan pratique (risques naturels…) comme légal.

    Sur ce dernier aspect, « nous attendons une loi de simplification », milite Sylvain Audemard, président de la chambre d’agriculture du Var, qui joue un rôle de « guichet unique » pour « orienter les exploitants dans leur projet ». Un texte voué à apporter plus de souplesse en matière d’urbanisme et de fiscalité, deux freins à l’expansion de l’activité agritouristique. « Dès lors qu’on est raisonnable sur les objectifs et qu’on ne transforme pas les exploitations agricoles en lieux touristiques, tout est conciliable à travers l’adaptation des textes nationaux », a répondu le préfet Simon Babre, laissant entendre que les services de l’État étaient ouverts à l’idée, mais pas à n’importe quel prix.

  • À Marseille, la mairie des 15-16 veut fédérer les acteurs de l’éducation populaire

    À Marseille, la mairie des 15-16 veut fédérer les acteurs de l’éducation populaire

    « Résister face à la pédagogie du renoncement et s’assurer que les lumières ne s’éteignent pas dans l’esprit de nos jeunes » : telle est l’une des contributions majeures de l’éducation populaire, selon Jean-Marc Coppola, maire (PCF) des 15e et 16e arrondissements. L’élu est venu à la rencontre des acteurs associatifs du secteur, mardi matin, à l’occasion d’une réunion organisée par sa mairie. « L’éducation populaire est essentielle pour notre société. C’est un levier essentiel pour la démocratie, l’émancipation humaine, la citoyenneté et la transformation de la société, a-t-il poursuivi. Cette rencontre de nouvelle mandature doit permettre d’échanger nos expériences, mais surtout de construire ensemble des projets. Une association isolée peut faire de grandes choses, mais associée aux autres, elle peut se rendre beaucoup plus efficace. »

    C’était l’ambition de ce premier temps d’échanges entre associations, organisé à l’initiative de Lyèce Choulak, conseiller municipal délégué à l’éducation populaire et aux vacances pour tous dans les 15-16. « C’est l’occasion de rassembler toutes les forces vives de l’éducation populaire dans les 15-16, parmi lesquels on compte les associations de proximité et les centres sociaux, bien sûr. Mais aussi les institutions (Métropole, État) et les bailleurs, détaille-t-il. Je voudrais qu’on puisse aboutir sur un projet commun qui défende l’intérêt collectif ».

    Pour soutenir la démarche, Hassan Guenfici, adjoint au maire délégué aux centres sociaux et à l’éducation populaire, était présent pour représenter la mairie centrale.

    Un budget pour l’enfance ?

    Les difficultés financières des collectivités, limitant le niveau des subventions accordées aux différentes structures, n’ont pas manqué d’être évoquées. Dans ce contexte budgétaire serré, une idée a tout de même émergé : investir avantage dans l’enfance. « L’enfant pauvre des cités est souvent le secteur de l’enfance, note Nicolas Rett, directeur du centre social de la Bricarde (15e). C’est très difficile de déployer des actions, parce que nos moyens sont très limités. Il y a pas mal d’espaces jeunes sur le territoire, ce qui nous permet de capter les jeunes à partir de 11-12 ans. Mais les 5-10 ans qui ne sont pas inscrits au foot ou à l’aide au devoir, ce sont eux qui sont un peu à la rue entre 17h et 19h. Ça les rend vulnérables, notamment aux réseaux [de trafic de drogue] ».

    « La question de la protection de l’enfance et de l’accueil des mineurs est sur la table, le travail est entamé », a assuré Hassan Guenfici. Jean-Marc Coppola ajoute : « La Ville fait son possible, mais ne pourra pas se substituer à tout le monde. Les échéances électorales de l’an prochain doivent être l’occasion de décider dans quel type de société nous souhaitons vivre. »

  • Un projet de Maison de la démocratie pour relancer l’intérêt pour la politique à Toulon

    Un projet de Maison de la démocratie pour relancer l’intérêt pour la politique à Toulon

    Elles veulent poursuivre sur leur lancée et œuvrer pour le débat démocratique. Engagées au sein de Toulon en Commun lors des élections municipales, Marie-Elise Vidal, 23 ans, et Charlotte Clementi, 28 ans, toutes deux militantes écologistes, ont lancé, dans l’entre-deux-tours, le mouvement « Jeunesse Populaire Toulonnaise », face au risque de voir le RN accéder au pouvoir, mais aussi avec la volonté de redonner une voix à la jeunesse face au « sentiment que la politique se fait sans eux. On s’est dit qu’il fallait un élan pour réveiller les consciences, et travailler sur la jeunesse car à Toulon, il n’y a pas cette dynamique présente dans d’autres villes », soutient Charlotte Clementi.

    Un lieu qui dépasse

    les clivages partisans

    C’est donc dans cette optique que les deux amies veulent aujourd’hui créer une Maison de la démocratie, « un lieu physique mais aussi conceptuel, où tous les citoyens peuvent débattre ». Une idée née de leur expérience de campagne : « On a constaté que les jeunes n’étaient pas très engagés, mais aussi qu’il y avait une méconnaissance globale des enjeux locaux. »

    Pour changer cela, et lutter contre l’abstentionnisme, « une des bases du projet », cultiver la confiance est primordial : « Il faut informer les gens, pour qu’ils se sentent écoutés, participent, comprennent les choses, et que les décisions ne soient pas simplement prises à la mairie », appuie Marie-Elise Vidal, qui voit en ce projet une possible rampe de lancement pour « des projets participatifs, où les gens seraient consultés sur ce qu’ils veulent mettre en place, dans leur rue, leur quartier ».

    S’il sera protégé par une charte de respect des valeurs républicaines, de la tolérance et de la diversité, « ce qui pourrait de fait exclure certaines personnes », le lieu se voudra ouvert à tous, sans distinction d’âge, et au-delà des clivages partisans. Car il s’agira aussi de « comprendre pourquoi nous avons autant de désaccords, et pourquoi n’y aurait-il pas des choses pouvant nous rapprocher dans une politique de ville. On ne veut pas être reconnu à travers nos attaches partisanes. Chacun aura son espace », affirme Marie-Elise Vidal.

    Un concept basé sur des expériences similaires en place à Tours et Montpellier, par exemple, pour lequel les deux militantes espèrent un engagement de la mairie, avec qui un rendez-vous est prévu dans les jours à venir. « Il faut que ce soit ancré dans la vie toulonnaise. La mairie y a tout intérêt, pour inclure les citoyens et lutter contre le mécontentement », veulent-elles croire.

  • À la Région, une COP face aux coupes

    À la Région, une COP face aux coupes

    Ce mardi après-midi, l’hémicycle du conseil régional est plein à l’occasion de la 3e édition de la COP de la Région Sud, organisée conjointement par la collectivité et la préfecture. Au total, plus de 500 acteurs du territoire, du secteur public, privé ou associatif étaient réunis pour débattre de planification écologique et d’adaptation au changement climatique, entre préparation des Jeux d’hiver et réindustrialisation en passant par le schéma régional d’aménagement.

    « Il y a une montée en puissance, nous sommes de plus en plus nombreux, se réjouit le vice-président (DVD) chargé du développement économique, François de Canson, deux ans et demi après la première édition. De plus en plus de personnes sont sensibles à cette problématique ! » Et de célébrer le Plan climat mis en œuvre depuis 2017 par la collectivité, entre plantations d’arbres, développement ferroviaire, électrification à quai des navires…

    À ses côtés, le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a fait le déplacement pour promettre de travailler main dans la main sur ces thématiques avec les élus locaux. « Le gouvernement se propose d’aller vers l’ensemble des élus volontaires pour mener à bien une transition écologique sur leur territoire pour leur donner, sous l’autorité du préfet, des moyens aussi bien en en matière d’ingénierie que de fonctionnement », défend-il. Des financements « indispensables pour poursuivre cette accélération », soulignait avant lui François de Canson en le remerciant pour les crédits attribués sur le territoire à travers le Fonds vert, qui « a connu une montée en puissance dès 2023 avec une enveloppe d’environ 160 millions d’euros ».

    Mais remerciements et promesses sonnent autrement, au lendemain de l’annonce de nouveaux gels de crédits qui s’ajoutent aux coupes déjà subies par les collectivités. Parmi les 6 milliards d’économies promis par Bercy et justifiés par les conséquences de la guerre des États-Unis en Iran, ce Fonds vert doit être amputé de 163 millions d’euros à l’échelle nationale, soit 20% de ses crédits. De quoi justifier les inquiétudes des élus locaux. « Je récuse le procès en recul environnemental », répond le ministre délégué, interrogé par La Marseillaise, en mettant en avant « 64 millions d’euros d’engagements pour la Région Sud cette année ». « Le Fonds vert n’existait pas avant 2022, donc c’est un progrès net », argumente Mathieu Lefèvre.

    Dérégulation

    Peu importe : face à l’hémicycle, c’est la dérégulation environnementale qu’il préfère défendre. « Le droit de l’environnement est très précautionneux, il ne faut pas qu’on s’enferme dans ce cadre-là au détriment de nos projets, qui sont des projets utiles pour le développement du pays », défend-il. Et d’assumer la dérégulation : « Dans un pays dont le Code de l’environnement a triplé depuis les années 2000, on peut tout aussi bien faire sur le plan de l’environnement en étant plus porté par les porteurs de projets. » Face à la presse, il rappelle qu’« il n’y a pas de transition écologique sans les entreprises », soulignant les investissements étrangers annoncés la veille. Mais, deux semaines après l’abandon du projet de giga-usine de panneaux photovoltaïques Carbon à Fos-sur-Mer, faute de protection européenne, s’il le regrette, il relativise : « Certaines décisions d’investissements ont été annulées, mais c’est ultra-minoritaire. » Tant pis pour la souveraineté et les 3 000 emplois promis.