Tag: profits

  • Face à la crise des carburants, « On a des solutions » lance la CGT

    Face à la crise des carburants, « On a des solutions » lance la CGT

    « Ce sont des profiteurs de guerre », déclare François Canu, représentant local de la CGT. Pour lui un seul responsable : les grands groupes pétroliers. « Pour se rendre au travail, rien ne change, si ce n’est combien ça nous coûte », continue-t-il. « C’est les travailleurs qui sont attaqués. De nos jours, c’est la loi du plus fort et c’est pour ça qu’il faut qu’on se rassemble », affirme Aimé Musto, venu participer au rassemblement. Et selon lui, cela concerne tout le monde, pas juste les travailleurs : « Je suis retraité, je n’ai plus le même salaire qu’avant et l’impact sur mon quotidien est important. »

    « Taxer les profits »

    Afin de répondre aux problèmes de l’augmentation du coût de la vie pour la population, la CGT propose des solutions comme « des jours de télétravail exceptionnels pour les milieux qui le permettent, afin de limiter les coûts du trajet » ou encore « un réajustement de la taxe sur le carburant afin de maintenir son prix », explique Frédéric Larrivee, secrétaire général des finances publiques de la CGT des Bouches-du-Rhône. C’est avec force que François Canu appelle l’État
    « à investir massivement dans les transports publics pour pallier le manque de mobilité dû à l’essence, et à taxer les superprofits comme ceux que réalisent en ce moment des entreprises ». Et d’estimer que « jusqu’à 24 milliards d’euros de profit auraient été réalisés par les compagnies pétrolières depuis le début de la guerre ».

    Marius Meulé

  • La DZ Mafia blanchissait ses recettes en lingots d’or

    La DZ Mafia blanchissait ses recettes en lingots d’or

    On touche du doigt le caractère massif et les profits considérables du narcotrafic. Il n’y a qu’avec le démantèlement des réseaux de blanchiment que nous pourrons porter des coups durables et affaiblir les organisations criminelles », a déclaré samedi le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, tirant les leçons aux côtés du colonel Olivier Leblanc, commandant de la section de recherches Paca de la gendarmerie de l’opération de coopération franco-italienne, du démantèlement d’un vaste réseau international de conversion en lingots d’or des recettes du narcotrafic marseillais, ensuite exportés vers le Kosovo puis la Turquie.

    L’enquête commune avec la Guardia di Finanza de Milan s’est appuyée sur les dispositifs européens d’entraide
    – l’agence Eurojust et le service Europol – mais aussi le soutien technique de la toute nouvelle Unité nationale de police judiciaire (UNPJ) de la Gendarmerie. Une centaine de gendarmes ont été mobilisés sous l’égide de la section de recherches de Marseille avec les SR de Paris, de Strasbourg, de Chambéry ainsi que du GIGN. Ce succès a été rendu possible par l’excellence des relations déjà anciennes nouées entre les autorités policières et judiciaires franco-italiennes, « leur grande réactivité et leur confiance totale » a salué le chef du parquet de Marseille.

    Le démantèlement s’est opéré en deux phases à partir d’un renseignement de la Guardia di Finanza, fin décembre 2024, sur une importante organisation criminelle basée à Milan où elle était dotée d’une fonderie, spécialisée dans le blanchiment de numéraire, et notamment les flux financiers très importants de la DZ Mafia. La récupération du numéraire en France et son transport vers l’Italie était assurée par des équipes de Syriens et de Maghrébins qui utilisent des voitures embarquant des « caches particulièrement sophistiquées ».

    « Ces collectes de fonds représentaient d’octobre 2024 à août 2025 plus de 30 millions d’euros et c’étaient des collectes hebdomadaires principalement à Marseille, ses environs mais aussi à Lyon, Paris et à l’Italie. Chez un des collecteurs, il a été retrouvé 2,4 millions d’euros. C’était le produit d’une semaine de collecte à Saint-Etienne et Clermont-Ferrand » a ainsi détaillé le procureur pour qui 70% de la collecte était fournie par des trafiquants marseillais liés à la DZ Mafia. « Marseille, malheureusement une fois de plus, se taille la part du lion », a-t-il relevé.

    Le 7 septembre 2025, un convoi détecté entre l’Italie et l’Espagne déclenchait les interpellations. 55 lingots d’or 24 carats de 1 kilo cachés dans des voitures et plus de 2,4 millions d’euros en espèce étaient trouvés, ce qui représente une saisie de 8 millions d’euros. Sept individus (3 hommes et 4 femmes) de cette équipe de transporteurs ont été mis en examen et écroués pour blanchiment aggravé de stupéfiants et association de malfaiteurs.

    La deuxième vague d’interpellations est survenue ce 23 septembre lancée à Vitrolles, Marignane, Martigues, Marseille et Berre-l’Étang ainsi qu’en Italie. Sept personnes ont été mises en examen dont 4 en détention provisoire. Ont été saisis 300 000 euros, 6 véhicules, de la maroquinerie et de la joaillerie de luxe. Les Italiens ont arrêté 4 personnes et mis la main sur 238 kilos d’or, 400 kilos d’argent, 7 kilos de palladium, 5 kilos de platinium, une somme globale d’1,3 million d’euros et 24 biens immobiliers.

    « Marseille,
    une fois de plus, se taille
    la part du lion »