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  • À Marseille, un gendarme corrompu au service d’un escroc fini

    À Marseille, un gendarme corrompu au service d’un escroc fini

    Un gendarme de la brigade de surveillance du littoral de Marseille a été condamné, lundi, à trois ans de prison avec sursis et cinq ans d’interdiction de la fonction publique pour corruption passive par personne dépositaire de l’autorité publique et détournement de données de fichiers d’État.

    Le commanditaire, Dany Hadid, était à la tête du restaurant Al Baladi, promenade Georges Pompidou (8e), où le gendarme se régalait gratuitement. Ce Libanais de 51 ans, connu pour avoir été condamné pour de nombreuses escroqueries, a écopé de trois ans de prison ferme assortis d’un mandat de dépôt pour corruption active. Le tribunal a accepté la confusion partielle de sa peine à hauteur d’une année avec sa dernière condamnation, en septembre 2023, à six ans de prison, qu’il purge pour des faits similaires. Dany Hadid, écroué à Luynes, avait escroqué un couple d’entrepreneurs marseillais de 853 000 euros et un commerçant arménien de 90 000 euros, en se faisant passer pour un agent de la DGSE. En 2017, il avait écopé de 5 ans de prison, à Versailles, pour avoir ruiné un restaurateur égyptien avec la complicité d’un ex-musicien de la fanfare de la gendarmerie.

    Appâté par une promesse de prêt de 100 000 euros à taux zéro, l’adjudant Jamel M., 48 ans, était intervenu d’octobre à décembre 2022 pour mettre la pression sur des commerçants. Loin de ses fonctions de surveillance des trafics maritimes et dissimulant l’intervention à ses collègues, il s’était rendu, en tenue militaire et en véhicule de gendarmerie, dans un restaurant libanais concurrent de Hadid au prétexte de vérifier qu’un salarié en arrêt maladie y travaillait, puis il s’était présenté dans l’épicerie fine de l’épouse pour réclamer une dette de 10 000 euros. « Je demandais juste aux personnes de payer. Je ne pensais pas faire peur. Quand j’ai dit “de toute façon, on va le retrouver”, ça voulait dire que la justice allait s’occuper de lui », a-t-il expliqué à l’audience du 10 février. Le militaire utilisait aussi son contact à l’Urssaf pour organiser un contrôle administratif auprès d’un restaurateur concurrent de Hadid et obtenir des infos dans le cadre d’un litige professionnel avec un employé.

    « Est-ce normal de régler des litiges à l’amiable dans le cadre de vos fonctions de gendarme ? Vous n’étiez pas respectueux, vous avez mis la pression », a opposé le procureur, qui a requis 3 ans de prison, dont un an ferme sous surveillance électronique. « Il m’a proposé de lui-même ce prêt sans contrepartie », a contesté le gendarme, muté depuis à Toulon. Il était bien noté et apprécié de sa hiérarchie. Le prêt devait prendre la forme d’une prise de participation au capital de MMMT, une société basée à Dubaï spécialisée dans l’extraction d’or et de diamants que le gendarme gère, ayant investi 270 000 euros provenant de la cryptomonnaie… Ce militaire décidément singulier possède aussi des comptes bancaires à l’étranger et sept appartements à Marseille qu’il loue, tout en vivant dans un logement de l’armée.

    « J’ai été bête sur ce coup-là, ça me rend malade. Je crois en l’humain, je lui ai fait confiance, je le considérais comme un ami, je n’ai pas cherché à comprendre », a dit le gendarme, qui réfute tout lien entre le prêt et les services rendus. Il était aussi reproché au pandore, qui avait accès aux fichiers d’État : 24 consultations au fichier de traitement des antécédents judiciaires, 16 au fichier des personnes recherchées, 17 au fichier des permis de conduire et 10 au fichier des véhicules, entre 2020 et 2023. Le tribunal a jugé « peu convaincantes » ses explications selon lesquelles « c’était pour montrer à des stagiaires de 3e ».

    Les 315 appels téléphoniques et SMS échangés entre les deux hommes établissent « un concert frauduleux », a estimé le tribunal, qui a toutefois relaxé le gendarme de tentative d’extorsion, car rien n’indique qu’il ait exercé des menaces ou des violences. Les restaurateurs victimes n’avaient pas voulu témoigner dans la procédure.

  • Les Oursinades s’ancrent au bord de l’étang de l’Olivier ce week-end

    Les Oursinades s’ancrent au bord de l’étang de l’Olivier ce week-end

    C’est une institution qui fait son retour sur les rives de l’étang de l’Olivier. Ces samedi 28 février et dimanche 1er mars, les oursinades reviennent de 11h à 17h, toujours à hauteur du mini-port au bout de l’esplanade Charles-de-Gaulle, avec une capacité de 700 places assises, le long de grandes tablées conviviales.

    « C’est un rendez-vous attendu et populaire, toute la population istréenne vient, et puis ça marque l’arrivée du printemps, c’est synonyme du retour des beaux jours dans l’esprit des gens », affirme Jérémy Sierra, conseiller municipal en charge des événements de la Ville d’Istres. Chaque jour, environ 1 500 personnes viennent « se retrouver, discuter en plein air et partager de bons mets ».

    Sur place, les visiteurs trouveront une dizaine de stands de restauration avec oursins, plateaux de coquillages, marmite du pêcheur, moules frites, burgers de la mer ou à la viande, gambas à la plancha et autres calamars, ainsi que les panisses de l’Estaque ou encore les sardines en beignets. « Quatre associations seront également présentes : le Gipreb, l’Esperen, l’Amicale des plaisanciers de l’étang de Berre et l’Association des plaisanciers du Port des Heures Claires », détaille Jérémy Sierra.

    Des animations musicales sont également prévues avec Patrick David et Vanessa Smiled, qui chanteront de la variété française et internationale samedi, et Stud, dans le même style, dimanche. Les rameurs de l’Olivier feront des démonstrations et proposeront des ateliers découverte tous les matins.

  • La daube s’invite dans les rues de la ville

    La daube s’invite dans les rues de la ville

    Mars à table est de retour à Marseille pour une nouvelle édition marquée cette fois-ci par la daube. Ode à la terre avec la traditionnelle daube de bœuf, ou à la mer avec la daube de poulpe, c’est ce plat savoureux empreint du patrimoine gastronomique provençal qui est à l’honneur lors de ce festival qui débute ce samedi, à l’Estaque, avec un grand banquet ouvert à tous.

    « La cuisine se partage, c’est un moment convivial où ceux qui cuisinent prennent plaisir à régaler ceux qui en profitent », souligne Rébecca Bernardi, adjointe au maire en charge du commerce et de l’artisanat. Pour débuter les festivités, c’est le restaurant Sage, mené par Loris de Vaucelles, qui est aux commandes. Un « honneur » pour ce jeune restaurant implanté rue Sainte. Daube de poulpe, daube de bœuf… Le client, ce samedi, est roi et profite des différents mets préparés par ces premiers hôtes. « C’est un événement que nous voulons accessible à tous et populaire. Pour que le plus grand nombre puisse venir profiter de ce moment de convivialité, nous avons mis en place des prix attractifs », confie le cofondateur de Sage.

    Sur place, pas de chichi, les premiers arrivés seront les premiers servis et ce jusqu’à épuisement des stocks. Mais, si vous n’avez pas la chance de vous attabler ce jour-là, les commerces et restaurateurs aux alentours se feront un plaisir de vous accueillir. « Nous n’avons pas pour objectif de mettre en concurrence les professionnels, au contraire, c’est une journée qui fait rayonner un quartier et souvent, les terrasses aux alentours du banquet sont elles aussi pleines », précise Jean-Pierre Cochet, président de l’office de tourisme.

    Tout au long de cette journée, vous aurez également la possibilité de profiter de visites guidées du quartier dispensées par l’office de tourisme de la ville. Il y aura de nombreuses animations musicales et les enfants y trouveront aussi leur compte avec des jeux installés pour eux.

    Prochaines sessions du grand banquet prévues le 11 octobre à l’Escale Borély et le 18 sur la place Bargemon. Et s’il vous est impossible d’y assister, plus de 70 restaurants sont partenaires de l’événement et mettent, eux aussi, à l’honneur les daubes sur leur carte.

    A.Lh.