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  • Au Rove, un grand banquet populaire célèbre le pastoralisme

    Au Rove, un grand banquet populaire célèbre le pastoralisme

    Il est 19h58, la chef Marie-José Ordener livre les dernières consignes, coté coulisses, aux serveurs en dresscode noir et rouge. « On fait deux groupes de quatorze. Les premiers rentrent par la droite, les seconds par la gauche, et au retour on change… », détaille-t- elle à l’aide de schéma représentant les cinq tablées portant le nom de lieux-dits du Rove. Autour d’elle, ça fuse : « Là, les enfants, on va rigoler 5mn ! » Ce service orchestré comme un ballet nécessite la plus grande concentration pour cette équipe pourtant rodée aux festivités. « C’est énormément stressant », confie Nima, la responsable du comité des fêtes, qui reste déterminée.

    Enfant du pays, exilé à Forcalquier, le chef Manuel Barthélémy dispose des pétoules (sic) de pain autour de mottes de beurre cuisinées à l’huile d’olive maturée. Le boulanger- pizzaiolo, qui a fait le tour du monde, avoue : « Lier la gastronomie, le chant, la poésie, c’est tout ce qui fait que la vie est belle. »

    Les convives se placent dans la bonne humeur, fiers de tester ce nouveau concept qui pour 20 euros comprend entrée, plat, fromage, dessert et vins avec la promesse d’une balade dans le temps. « C’est un repas d’amitié et de berger qui célèbre l’année internationale du pastoralisme et des journées européennes du patrimoine. Le premier qui ouvre une voie qui raconte des histoires de transhumance et de chants régionaux », détaille Emmanuel Perrodin, chef de cuisine et directeur artistique de la soirée.

    L’allocution du maire communiste Paul Sabatino salue « l’esprit d’un banquet populaire qui, grâce à Emmanuel, permet de vivre des moments de bonheur et de vivre ensemble » et donne le top départ. Le ballet des plats démarre.

    « Ici, tout le monde

    a payé sa place »

    Le beurre maturé interroge deux jeunes ados attablés : « Il est bizarre ce beurre, non ? » S’ensuit le chant du Rove par l’ensemble Bram, chants occitans et une lecture en hommage aux fainéants et aux gourmands. Et la soirée passe trop vite. Les convives à 90% Rovenains échangent : « C’était délicieux ! Pour autant de personnes, c’est un véritable gage de qualité », « C’était populaire et chaleureux. Manger et être servi aussi bien avec le sourire, c’était waouh », « Et pour un prix dérisoire ! » Les commentaires des deux Anne, Michèle et Chantal jaillissent. Tandis qu’un des maris interroge : « Mais dans la glace ? y avait quoi avec le melon ? » Il est 23 heures, le maire sourit « Ici tout le monde a payé sa place. Personne ne m’a demandé d’invit’. C’est une réussite. »

  • Maintenant

    Maintenant

    Plus 0,8 centime pour le SP95, 0,7 pour le SP98 et 0,2 pour le gasoil : ce lundi 14 septembre, les prix ont encore augmenté à la pompe. À cela s’ajoute une inflation annoncée à 2,9% d’ici la fin de l’année par l’Insee, des tarifs de chauffage qui apparaissent déjà menaçants pour l’hiver à venir… Le tout sur fond d’une cure d’austérité à 30 milliards que le gouvernement Lecornu concocte pour le budget à venir, dont le projet devrait être présenté le 30 septembre à l’Assemblée nationale. Sans oublier, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, qui se fera en parallèle et dont les premiers ballons d’essai lancés cet été n’augurent rien de bon.

    Comment s’étonner que le pouvoir d’achat soit le premier sujet de préoccupation ? Si le sujet figurera au centre de la campagne de la présidentielle, la période qui y mènera va se révéler cruciale. Pas question d’attendre en pliant l’échine que cette nouvelle étape s’ouvre. Les syndicats l’ont bien compris et annoncent de nombreuses dates pour cette rentrée.

    Rapport de force

    Aujourd’hui, l’énergie, mais aussi la santé sur nos territoires, les hausses des salaires et retour de la retraite à 60 ans le 24 septembre, la paix et le climat le 26 septembre, la Fonction publique le 29 septembre…

    Autant de dates et de sujets qui doivent permettre de créer un rapport de force, dès maintenant, pour obtenir des résultats concrets pour les salariés. Suppression des certificats d’économie d’énergie, baisse de la TVA voire ponction sur les 11,2 milliards de bénéfices réalisés par Total sur les six premiers mois de l’année… Les pistes existent pour le prix de l’essence par exemple. Encore faut-il se donner les moyens de les faire entendre.

  • La pauvreté s’installe chez les étudiants

    La pauvreté s’installe chez les étudiants

    Suzanne Nijdam, présidente de la première organisation étudiante, la Fage, dresse un sombre tableau : « En 2020, en plein Covid, tout le monde criait à l’horreur sur la précarité et qu’il fallait agir étudiant en urgence. Depuis, les aides sociales ont été détricotées ». La rentrée 2026 coûtera en moyenne 3 240 euros pour un étudiant non-boursier en licence, soit une hausse de 655 euros par rapport à 2020, selon l’enquête annuelle de la Fage, rendue publique début septembre.

    Dans le détail, les frais de vie courante atteignent 1 145 euros par mois. Le logement en représente à lui seul plus de la moitié, avec un coût moyen de 637 euros, devant l’alimentation à 181 euros, hors restauration universitaire, estimé à 20 euros. Les dépenses de transport représentent en moyenne 152 euros par mois. À cela s’ajoutent 52 euros consacrés aux loisirs, un poste de dépense souvent considéré comme secondaire mais que l’organisation juge pourtant essentiel. « Cela a un impact énorme sur la santé mentale », estime Suzanne Nijdam.

    Les frais spécifiques de rentrée s’élèvent quant à eux à 2 095 euros. Ils comprennent notamment les frais d’agence immobilière (326 euros), le dépôt de garantie (637 euros) pour la localisation d’un logement et l’achat de matériel pédagogique, comme des manuels par exemple (502 euros). Ce dernier poste est particulièrement prononcé par la Fage, qui le qualifie de « frais illégaux ». Et la Fage de préciser : « Derrière cette augmentation, ce sont des étudiants qui travaillent davantage pour financer leurs études, renoncent à des dépenses essentielles, limitent toujours plus leur alimentation ou repoussent des soins. Cette précarité n’est pas une fatalité, elle est le résultat de choix politiques. »

    Car face à cette hausse continue du coût de la vie, « les réponses apportées restent largement insuffisantes. Nous refusons que les étudiants soient contraints de s’adapter indéfiniment à l’augmentation des prix pendant que les droits étudiants sont fragilisés d’année en année » déclare la Fage. L’organisation réclame ainsi une prise en charge par l’État des frais complémentaires.

    Elle s’alarme également de la situation des étudiants extra-communautaires, jugés « en première ligne face à cette précarité » avec la suppression des APL et la généralisation des frais d’inscription différenciés. Leur coût de rentrée atteint désormais 7 023 euros. Depuis cette rentrée, la majorité des étudiants non ressortissants de l’Union européenne doivent désormais s’acquitter de 2 895 euros de droits d’inscription en licence et de 3 941 euros en master. Deux « coups de masse », selon la Fage, qui réclament la suppression de ces mesures, ainsi que l’indexation et la revalorisation des bourses étudiantes prévues dans une proposition de loi adoptée en première lecture en juin et la pérennisation de l’encadrement des loyers. Même constat à l’Unef, second syndicat étudiant. Cette hausse continue s’inscrit dans une trajectoire de long terme qui ne laisse plus aucun doute : « la précarité n’est pas un accident de la politique gouvernementale, elle en est devenue le résultat assumé ». Cette rentrée résume à elle seule 10 années de macronisme.

  • Plus qu’une semaine pour voir l’exposition Toulon for ever

    Plus qu’une semaine pour voir l’exposition Toulon for ever

    « Venez élire sur place un 7e lauréat, parmi les photos de la rétrospective. À l’occasion des 10 ans du concours, le gagnant recevra un Prix spécial anniversaire.

    Il sera contacté et annoncé sur le compte Instagram @toulonforever2026 à l’issue de l’exposition », indique la municipalité.

    *Mairie d’Honneur

    Du lundi au vendredi, de 9h à 16h 30

    Entrée libre et gratuite

  • La Légion d’honneur pour plusieurs personnalités

    La Légion d’honneur pour plusieurs personnalités

    Dans les Bouches-du-Rhône, le maire communiste de Septèmes-les-Vallons, André Molino, décroche les insignes de chevalier au titre du ministère de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation. Élu dès le premier tour des dernières élections municipales et à la tête de sa commune depuis 1999, il voit ainsi salué un long engagement au service de la vie locale.

    Du Préfet Witkowski

    à Franck Leboeuf

    Le maire d’Arles Patrick de Carolis, ancien président de France Télévisions, est quant à lui promu commandeur, tout comme Jacques Witkowski, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Autre personnalité majeure du territoire distinguée cette année, Éric Berton, président d’Aix-Marseille Université depuis 2020, est promu au grade d’officier.

    Professeur de physiologie et ancien vice-président de l’établissement, il dirige aujourd’hui la plus grande université francophone du monde. Cette distinction vient reconnaître un parcours consacré à l’enseignement supérieur et à la recherche.

    La promotion fait également la part belle à plusieurs élus et responsables publics de la région. À Aix-en-Provence, Marie-Pierre Sicard-Desnuelle, ancienne praticienne hospitalière et aujourd’hui conseillère municipale déléguée à la santé et aux relations avec les hôpitaux, est nommée chevalier.

    Dans le Vaucluse, Laetitia Dosne, adjointe au maire d’Avignon chargée de l’action sociale, des seniors, de l’emploi et de l’insertion, reçoit la même distinction pour son engagement dans les domaines sanitaire et social.

    Dans les Hautes-Alpes, Pierre Chamagne, ancien maire de Pelvoux et président d’une association d’aide à la personne, rejoint lui aussi le rang des chevaliers.

    Le Var compte également plusieurs récipiendaires avec Liliane Boyer, ancienne maire du Muy, et Martine Bouvard, ancienne responsable de l’Éducation nationale devenue adjointe au maire de Roquebrune. À leurs côtés figure Sébastien Forest, directeur de la Dreal Paca, nommé chevalier.

    Cette promotion met aussi en lumière des personnalités déjà connues du grand public. L’ancien capitaine des Bleus Marius Trésor et l’ex-défenseur de l’OM, Frank Leboeuf accèdent au grade d’officier.

  • [C’est l’été] Sandrine Faucou, productrice de petit épeautre : « Je sais le poids de l’effort »

    [C’est l’été] Sandrine Faucou, productrice de petit épeautre : « Je sais le poids de l’effort »

    « Ma famille a vécu pendant la guerre parce qu’elle avait du petit épeautre, mon père n’avait que ça à manger parce que les Allemands prélevaient tout. Mais moi aujourd’hui, j’essaie de porter la voix du petit épeautre et des produits de qualités le plus loin possible » pose en préambule Sandrine Faucou, pétillante rousse qui avoue « ne pas s’être coiffée à la sortie de la douche ce matin » quand le moment de la photo est évoqué. Elle s’était tout d’abord tournée vers des études d’italien, avec pour objectif l’enseignement. De cette partie-là de sa vie, elle lance dans un éclat de rire : « Mangiare. »

    Si dans le cadre d’une agriculture vivrière, ses grands-parents cultivaient le petit épeautre, son père Aimé, dans les années 80 avec la mise en place de la politique agricole commune (PAC) marque un tournant avec un de ses collègues néo rural. Il décide de le protéger en enclenchant une démarche d’agriculture bio loin de l’agriculture productiviste des Trente glorieuses. « Au fil des années, il obtient l’indication géographique protégée, la fameuse IGP. C’était un pionnier », lance sa fille fiérote.

    Domiciliée dans le Luberon, côté Alpes-de-Haute-Provence, Sandrine précise : « C’est une zone où se croisent les quatre départements du Vaucluse, Hautes-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence et Drôme. » Comprendre à environ 700 m d’altitude une terre aride, qui fleure bon le ciste et la bruyère, vous y êtes ? « J’ai compris très vite en ayant grandi à la campagne, que j’avais besoin d’être libre, d’être à l’extérieur, j’ai alors réorienté mes études vers un monde où je pourrais être mon propre patron, tout en profitant des paysages », commente-t-elle. Délaissant la fac de lettres, elle bifurque vers des études agricoles avec une spécialisation agriculture biologique. Démarre alors une nouvelle vie de conseillère agricole pendant 8 ans avant de s’installer en 2009 à la prise de retraite de son père. « À sa grande surprise, d’ailleurs. Mais au fond, je pense qu’il est fier. On naît agriculteur, mon père était un passionné, toujours à mes côtés », ponctue la productrice. La réalité du métier nécessite d’être très polyvalent, des travaux des champs, du semi à la moisson, en passant par la mécanique. « Sans oublier le décorticage, la transformation en farine par exemple, et la commercialisation », complète-t-elle.

    Appelé espeouto en provençal, le Petit Épeautre, aussi connu sous le nom d’engrain est un blé très ancien vieux de près de 12 000 ans qui demande peu d’eau.

    Histoire et humilité

    Aujourd’hui il est redécouvert et apprécié pour sa grande digestibilité due à son faible taux de gluten. L’agricultrice détaille son métier : « Le petit épeautre se moissonne, mais reste dans une enveloppe protectrice. Il est stocké au fur et à mesure. Tous les mois, je décortique, je trie et j’ensache de sorte que mon produit soit au plus près du moment où il est mis sur le marché pour une fraîcheur optimale. La farine se fait aussi au dernier moment. » Avec une ferme de 50 hectares dont 7 ou 15 hectares sont dédiés au petit épeautre, c’est un métier passion qui nécessite beaucoup d’investissement. « Moi, ce que j’aime, c’est toucher mon produit, la relation charnelle avec lui. En bouche, il faut qu’il soit comme le chocolat ferme et fondant à la fois. J’essaie de faire du mieux que je peux avec la terre, pour donner le meilleur de moi-même au consommateur. C’est comme l’éducation des enfants, on les confie qu’à des gens avec qui on sait qu’ils sont en confiance. J’essaie de porter la voix du petit épeautre le plus loin possible. »

    La génération de Sandrine a créé et développé les magasins de producteurs, se regrouper a sécurisé les ventes. Mais le climat change. En Provence, on dit Eici l’aigo es d’or [ici, l’eau est d’or]. Les pluies se raréfient, et sont en même temps plus denses. « Je n’ai pas d’eau du tout. On doit rester vigilant mais aussi évoluer. Par exemple, je fais un peu de lentilles, mais si l’année s’annonce très sèche, je choisis autre chose car je sais qu’elles vont griller. On se pose des questions sur les variétés à implanter, la conduite à avoir. Il faut garder de l’humilité. »

    Et de conclure : « Je sais le poids de l’effort du producteur pour avoir un beau produit et le prix à payer pour atteindre l’excellence. C’est sans doute en ça que je rends à ma famille et au monde agricole ce que j’en retire d’un autre côté ».

    Filière indication géographique protégée (IGP)

    Ce signe officiel d’identification de la qualité et l’origine du produit est un signe Européen. Il garantit qu’au moins une étape clé de la production est réalisée d’une zone géographique délimitée. Le produit doit être ancré dans l’historique de son territoire et ses particularités sont liées à un savoir-faire traditionnel et local.

  • Grand Avignon : douze associations solidaires primées

    Grand Avignon : douze associations solidaires primées

    Un dispositif porté par la fondation Vinci qui a remis un chèque global de 91 600 euros pour des projets à destinations des quartiers prioritaires de la ville (QPV). Le partenariat engagé par la fondation est double : soutien financier et soutien humain, avec la mobilisation de 19 parrains salariés des entreprises locales de Vinci. Les associations œuvrent notamment pour l’accès des habitants des QPV à une alimentation saine, à la formation, au travail, à l’exercice de leurs droits, à la création artistique ou encore à renforcer le lien social et améliorer l’environnement dans ces quartiers.

  • La forte augmentation du tarif de l’eau suscite des remous

    La forte augmentation du tarif de l’eau suscite des remous

    La mesure était dans les tuyaux depuis la fin de la mandature précédente, mais avait été ajournée, en décembre dernier, face au risque de rejet de la délibération. Il est vrai que voter une augmentation du tarif de l’eau et d’assainissement d’environ 20% n’est pas populaire. Comme révélé dans nos colonnes (notre édition du week-end), le Grand Avignon a approuvé, ce lundi soir en conseil communautaire, une hausse de sa part perçue sur la facture d’eau, à compter du 1er août.

    « C’est douloureux, on n’aurait aimé ne pas le faire, mais on n’a plus le choix », confesse Patrick Sandevoir, vice-président (DVD) en charge de l’eau et de l’assainissement. Entre pédagogie et (presque) début de mea culpa, celui qui s’occupait déjà de cette délégation, lors du précédent mandat, rappelle que la part communautaire n’a pas évolué depuis 2019. Si la hausse du tarif eau ne concerne que la moitié des communes (à savoir celles gérées par le Grand Avignon en délégation : Roquemaure, Sauveterre, Pujaut, Villeneuve, les Angles, Avignon, Morières et Jonquerettes), la part assainissement frappe bien l’ensemble des 16 communes de l’agglomération. Ainsi, pour une consommation moyenne type de 120 m3 par an, la facture augmente de 78 euros par an. « On sera à 3,90 euros le m3, soit bien en dessous de la plupart des villes, le prix moyen est de 4,89 euros dans le Vaucluse », essaye de faire avaler Patrick Sandevoir.

    En creux, le vice-président regrette de ne pas avoir pu faire lisser cette hausse depuis plusieurs années. « Sans mauvais jeu de mots, l’eau électrisait le débat », glisse-t-il à l’issue de la séance. « Des décisions auraient dû être prises et ne l’ont pas été », abonde Olivier Galzi, président (DVD) du Grand Avignon. « Cela fait 3 ans que je tire la sonnette d’alarme, les besoins en investissement sont de 6 millions d’euros par an pour l’eau et 7 millions pour l’assainissement, là on est juste en capacité de faire 3 millions d’euros au total, donc on a annulé des travaux », déplore Patrick Sandevoir au micro. Et de lister la litanie de renouvellement de canalisations. « Par exemple à Entraigues, il faut 800 000 euros pour raccorder la nouvelle prison au réseau, dont 500 000 euros pris en charge par l’État, il faut rapidement enclencher le premier coup de pioche », illustre-t-il.

    « Socialement, ce n’est pas acceptable »

    Si, dans l’opposition, personne ne remet en cause la nécessité d’investir sur le réseau, la gauche dénonce « le coup de semonce considérable pour les ménages les plus pauvres », relève Mathilde Louvain. « Socialement, ce n’est pas acceptable, embraye Rémy Blanc (PCF). Il va y avoir une double peine pour les foyers qui vont subir cette hausse et ne seront pas en capacité de la payer donc ils subiront des pénalités de retard [30 euros]. » L’élu avignonnais pointe aussi le « non-sens écologique » de la hausse. Car, effet pervers du contrat avec le délégataire privé, la part perçue par l’Agglo est liée à la quantité d’eau consommée. Or, celle-ci diminue. Ainsi, « on sanctionne les conduites vertueuses », souligne Rémy Blanc. « Tout ça car le contrat avec Suez a été mal négocié, c’est désastreux », se désole Marie-Anne Bertrand (L’Après), quand David Fournier (PS) aurait souhaité « une tarification par paliers en fonction des revenus ». Patrick Sandevoir rappelle l’existence de chèques eau, dispositif pour les personnes en difficulté.

    Beaucoup d’élus, même dans l’exécutif, à l’instar de Jacques Demanse, maire (PCF) de Sauveterre et vice-président en charge de la transition énergétique, ont appelé à un travail plus étroit avec le Collectif de l’eau. Une dizaine de militants était présente en amont de la séance, avant d’y assister, pour interpeller les élus. « C’est un coup de massue pour les usagers, on convient qu’il y a de gros investissements, mais il aurait d’abord fallu faire un bilan et justifier de tels investissements », estime Bernard Coron, vice-président du Collectif de l’eau.

    La délibération a été approuvée, malgré les votes contre de la gauche et de certains élus RN.

  • Une intersyndicale bien décidée à résister aux politiques antisociales

    Une intersyndicale bien décidée à résister aux politiques antisociales

    « On a décidé, avec les organisations syndicales progressistes, celles qui ont conscience du moment dans lequel on se trouve, de nous mobiliser aujourd’hui devant l’UPV », commence le secrétaire général de la CGT, Richard Roméo-Giberti. Et de poursuivre : « On a des adversaires de classe aussi bien dans la classe politique que dans le patronat visiblement, puisqu’ils s’acoquinent les uns avec les autres. »

    D’où la nécessité de se rassembler et de construire un rapport de force pour refuser cette connivence antisociale et leurs offensives. « La majorité gouvernementale, bien aidée par l’extrême droite, veut voler le 1er Mai aux salariés qui sont en première ligne, c’est-à-dire les salariés du commerce », reprend le patron de la CGT dans le Var.

    Une nouvelle tentative d’enfoncer aujourd’hui un coin dans les acquis sociaux, après deux premières charges infructueuses en janvier et en avril, avec le passage au Sénat « d’une proposition de loi qui ouvre en grand les possibilités de déroger au 1er Mai avec le travail des boulangeries et des fleuristes ».

    Un attrape-nigaud, prévient-il, puisque derrière la rhétorique de défense du petit commerce, c’est encore au profit des grands groupes, comme Interflora et Carrefour, que la majorité veut légiférer. « Et si on laisse passer ça, on s’expose à d’autres coups bas, met en garde Richard Roméo-Giberti. On voit très bien que leur intention, c’est de s’attaquer in fine, notamment à la cinquième semaine de congés payés ». Et de poursuivre : « Le 1er Mai, on n’y touche pas. C’est le seul jour chômé pour tout le monde et c’est le fruit de décennies et de décennies de luttes sociales. »

    Pas de justice sociale

    sans solidarité

    Pas question en tout cas, « après s’être fait voler deux ans de vie avec la retraite à 64 ans », d’accepter de laisser banaliser le travail le 1er mai, « au nom du profit et des lobbies économiques ».

    « Nous refusons cette attaque symbolique et sociale ! Le 1er Mai est un jour de solidarité, de lutte et de conquêtes sociales. Il appartient au monde du travail, pas aux actionnaires », affirme avec force Zoé Desmoulins (Solidaires), lors de la prise de parole de l’intersyndicale.

    Géraldine Compain (Unsa) met en évidence, elle, que « faire travailler davantage celles et ceux qui peinent déjà à boucler les fins de mois ne répond en rien à l’explosion des prix de l’alimentation, à l’augmentation des loyers et des factures d’énergie, aux salaires qui stagnent et à la précarité qui gagne du terrain ». D’autant plus une aberration, dénoncent les syndicats, que pendant que « la vie chère étouffe la population, les grandes entreprises accumulent les profits ».

    L’intersyndicale exige donc l’augmentation immédiate des salaires, pensions et minima sociaux ; l’indexation des salaires sur les prix ; ainsi que le blocage des prix des produits de première nécessité et de l’énergie.

    Julie Birebent (FSU) a rappelé comment, pendant ce temps, comme toujours, « l’extrême droite tente de détourner la colère sociale en désignant des boucs émissaires et en essayant de se mettre dans la poche du patronat ». Et vote, impunément pour l’instant, contre les intérêts des salariés, contre les droits syndicaux et contre les solidarités.

    « Le progrès social se construit par l’unité des travailleurs, pas par la division », a martelé Anaïs Pascual (CGT). De l’unité, il va en effet en falloir pour défendre efficacement les droits et les libertés menacés. « Il n’y a pas de justice sociale sans démocratie et sans solidarité », insiste-t-elle. Et de poursuivre : « Nous exigeons des salaires pour vivre, pas survivre ! »

    Une aspiration largement partagée qui devra se traduire par de grandes mobilisations politiques et sociales pour aboutir.

  • Solid’AM lauréate d’un prix de la fondation Crédit coopératif

    Solid’AM lauréate d’un prix de la fondation Crédit coopératif

    L’association étudiante Solid’AM ne ménage pas sa peine et a vu ses efforts salués par la fondation Crédit coopératif. Elle s’est en effet vue attribuer le Prix local de l’inspiration en ESS 2026 pour « son action innovante et exemplaire en faveur des étudiants issus de milieux défavorisés au travers l’ouverture récente de son épicerie solidaire implantée au cœur du campus universitaire aixois, épicerie ouverte à tous les étudiants et pas seulement ceux d’Aix Marseille Université ». Ce prix de 3 500 euros a été remis le 4 juin par Stéphane Salord président du Conseil d’agence du Crédit coopératif Aix-en-Provence au président de l’association Lyes Belhadj en présence des bénévoles et des collaborateurs de l’agence.