Tag: presse locale

  • La Région représentée au congrès mondial des médias

    La Région représentée au congrès mondial des médias

    Juste à côté de l’auditorium principal qui concentre les échanges du congrès mondial des médias, la Région Sud inaugurait son stand, lundi après-midi, avec la volonté d’envoyer un message à l’égard d’une profession qui connaît de nombreuses difficultés et doit relever d’importants défis avec la numérisation des usages et l’arrivée de l’intelligence artificielle.

    C’est François de Canson, successeur désigné de Renaud Muselier à la tête de la Région, qui s’est chargé du discours.

    « Les journalistes sont des femmes et des hommes qui écrivent, enquêtent, questionnent, racontent et alertent parfois. Des femmes et des hommes qui portent une responsabilité immense, celle d’éclairer nos sociétés », a-t-il indiqué. « Nous vivons dans une époque de tensions géopolitiques, de guerres à frontières, d’instabilité démocratique, de bouleversements technologiques, d’intelligence artificielle, de désinformation, de fragmentation du débat public… Jamais le besoin de presse n’a été aussi fort. Quand une société doute, elle cherche des repères, lorsqu’une démocratie tremble, elle a besoin de journalistes solides », a souligné le vice-président de l’institution.

    « Des acteurs précieux pour nos démocraties »

    « La liberté de la presse, la liberté d’expression ne sont jamais acquises, elles doivent être défendues juridiquement, politiquement, culturellement et surtout protégées », a affirmé François de Canson, assurant qu’« à la Région Sud, nous savons ce que vous représentez, vous êtes précieuses et précieux pour nos démocraties, pour l’intelligence collective, pour maintenir l’espace de raison saturé de faux ».

    Il s’est enfin félicité du choix de la région et singulièrement de la deuxième ville de France pour l’organisation de ce congrès mondial des médias, car « Marseille est une ville de circulation des idées, des peuples, des récits, des cultures. Une ville qui connaît le tumulte du réel, une ville profondément journalistique ».

    Le vice-président de la Région était accompagné par Jean-Christophe Tortora (La Tribune/CMA Médias), Véronique Saadé (CMA Médias), Michel Laugier, sénateur (Union centriste) des Yvelines et rapporteur du budget de la presse à la Haute assemblée pour couper symboliquement le ruban d’inauguration du stand.

    Parmi les participants, on notait la présence de Jean-Louis Pelé (La Provence), Laurence Bottero (La Tribune), Guilhem Ricavy (Var-Matin), Simon Perrot et Baptiste Bize (Nice-Matin) et Léo Purguette (La Marseillaise).

    L’info de proximité au centre d’un débat au Club de la presse Marseille-Provence

    « L’information de proximité, un enjeu de démocratie » : tel est l’intitulé du débat organisé, ce mardi 2 juin à 10h, par le Club de la presse Marseille-Provence Alpes du Sud, à l’occasion du congrès mondial des médias.

    Aux côtés de Louis Dreyfus, président du directoire du journal Le Monde, le président et directeur éditorial de La Marseillaise, Léo Purguette, et des représentants de Marsactu et Var Matin.

    Inscription obligatoire par mail : contact@club-presse-provence.com

  • [Entretien] Rima Abdul-Malak : « Ce n’est pas ChatGPT qui va faire des reportages dans le Sud-Liban »

    [Entretien] Rima Abdul-Malak : « Ce n’est pas ChatGPT qui va faire des reportages dans le Sud-Liban »

    La Marseillaise : Les défis liés
    à l’intelligence artificielle
    seront abordés lors de ce congrès. Comment appréhender ce que certains qualifient de «révolution» ?

    Rima Abdul-Malak : Ce n’est pas le cas en France grâce à notre législation sur les droits voisins mais ailleurs, quand on effectue une recherche sur Google, l’IA en fait le résumé. Ce qui signifie qu’on n’a plus la liste des articles sur lesquels on peut cliquer. Ces AI Overview [fonctionnalités intégrées au moteur de recherche Google Ndlr], drainent tout une part de trafic qui avant allait vers les articles de presse. Le New York Times a, par exemple, perdu 40% de son trafic en quelques mois. Ce phénomène touche l’ensemble des médias. Mais l’IA peut aussi être un outil, notamment sur les traductions qui nous prennent beaucoup de temps. Nous avons des projets de développement vers l’Amérique du Sud avec des produits spécifiques comme des newsletters, par exemple. L’IA sera un outil pour nous aider à aller plus vite, même s’il faudra toujours de la relecture et de vrais journalistes pour éditer. On essaie de voir les opportunités de l’IA et de se prémunir face aux menaces. Face à cette ère de l’intelligence artificielle, notre capital principal, c’est l’humain. Ce n’est pas ChatGPT qui va faire des reportages dans les villages du Sud-Liban pour décrire ce qui s’y passe.

    « L’Orient-Le Jour » est un média indépendant, ce qui est rare
    dans la région. Comment vous
    tenez financièrement et réussissez
    à vous développer
     ?

    R.A.-M. : On tient par le soutien de nos actionnaires qui compensent notre déficit même s’il n’est pas aussi énorme que d’autres médias ainsi que par quelques dons et mécènes. Mais les abonnements restent le pilier de notre modèle économique donc on ne peut pas se permettre de les perdre et on doit aller en chercher des nouveaux. Ce n’est pas pour autant qu’on va renoncer à nos projets de développement. Le pire face à l’IA, c’est d’être tétanisé, sidéré et de se recroqueviller sur un modèle ancien. Il faut au contraire innover, expérimenter, tester des nouvelles choses, quitte à se tromper mais en tout cas essayer.

    Votre journal est-il ciblé
    par des prédateurs ?

    R.A.-M. : Des prédateurs, non, mais on vit des pressions multiples parce qu’il y a toujours des articles qui ne plaisent pas à certains : partis politiques, chefs d’entreprise, etc. On peut avoir des procès, des intimidations, des menaces. On n’est pas très bien vu par le Hezbollah puisqu’on est très critique de son idéologie et de sa stratégie. Au début de la guerre, une cyberattaque menée par un groupe, les Fatimides, se revendiquant de la mouvance du Hezbollah, a ciblé la MTV (Murr Television), une grande télé libanaise. On s’est dit que ça pouvait nous arriver donc on a dû renforcer notre sécurité informatique. La situation de polarisation et de guerre qu’on vit nous oblige à être extrêmement vigilants et à redoubler tous les efforts de sécurité. Quand on a des journalistes qui se déplacent, par exemple dans le Sud-Liban, là, c’est la crainte, plutôt, d’être ciblés par Israël. Vingt et un professionnels de la presse locale ont été tués depuis deux ans et demi. On a toutes ces menaces et pressions cumulées mais on n’a pas eu de tentative de rachat ou d’OPA sur notre journal. Depuis 101 ans, on a un actionnariat divisé en quatre familles, ce qui donne à la fois une certaine diversité et une solidité. Leurs descendants, continuent, pour l’instant, à tenir très précieusement à ce média, espérons que ça dure. Ce qui fait notre différence, c’est qu’on n’est financé ni par des partis politiques ni par des monarchies du Golfe contrairement à tous les grands quotidiens autour de nous. La rédaction a une totale liberté.

    Comment informer dans un théâtre de guerre comme c’est le cas actuellement au Liban ?

    R.A.-M. : C’est aussi une guerre de l’information donc il y a énormément de manipulations, de désinformation, de récits alternatifs. Là aussi, l’IA est utilisée pour produire des fausses informations, de vidéos et de photos. On a dû renforcer dans la rédaction tout ce qui est fact-checking, vérification des sources, recouper toutes les informations, vérifier et analyser les vidéos amateurs qu’on reçoit avant de les publier. C’est l’intérêt de chaque protagoniste du conflit de produire des informations qui servent sa propagande.

    Ministre de la Culture, vous étiez l’une des rares à exprimer vos inquiétudes face à la montée de l’extrême droite notamment lors
    de la reprise du «
     JDD » par Vincent Bolloré. Quel est votre regard
    sur le paysage médiatique français
     ?

    R.A.-M. : Mes inquiétudes exprimées en 2022-2023 se confirment. Il n’y avait pas beaucoup de voix qui s’élevaient à l’époque, malheureusement. Est-ce que c’est trop tard ? Il n’est jamais trop tard mais il est un peu tard quand même. Ces médias, maisons d’édition, réseaux de distribution sont déjà aux mains de Vincent Bolloré et de ses entreprises. Mais il y a d’autres acteurs dans le paysage, littéraire, médiatique, audiovisuel, cinématographique, qui permettent de préserver un minimum de diversité. À cela s’ajoutent les aides du ministère de la Culture destinées à la presse, au cinéma, à l’édition. À un an de l’élection présidentielle, il faut faire de la pédagogie, expliquer à quoi servent ces aides, pourquoi il y a un audiovisuel public en France et que sa privatisation serait une énorme erreur économique, sociétale et culturelle. Ce n’est pas un sujet de droite ou de gauche mais de service public et de diversité de l’écosystème. Si jamais l’extrême droite arrive au pouvoir en France -ce que personnellement, je ne souhaite pas- le risque, c’est que tout cela soit coupé.

  • La mairie en opération séduction auprès du Japon

    La mairie en opération séduction auprès du Japon

    Passées les salutations d’usage avec Hiroshi Kitagawa, Michael Mc Manus-Schouchana, conseiller municipal d’Avignon délégué à la gestion et à la valorisation du patrimoine financier, n’a pas longtemps caché ses intentions lors de cet échange devant la presse locale. Après avoir évoqué des sujets éducatifs et culturels, le diplomate étant venu en premier lieu visiter l’exposition intitulée « Du Mont Ventoux au Mont Fuji – un rapprochement inédit », il a évoqué le souhait de favoriser des « échanges entre entreprises » et « le développement économique conjoint ».

    « C’est la volonté du maire d’encourager, à travers l’attractivité d’Avignon, le développement économique. On est probablement, d’un point de vue financier et coût d’installation, la plus raisonnable et la moins chère », poursuit l’ex-banquier. Il explique vouloir « introduire le sujet pour qu’on puisse se revoir éventuellement avec les équipes du système consulaire japonais », devant le consul qui prenait des notes, sans vraiment répondre au conseiller municipal.

    Universitaire aussi

    « Avez-vous déjà envisagé un partenariat avec l’Université ? », interroge de son côté Michèle Nesme, adjointe déléguée à l’enseignement supérieur. Ce à quoi le consul a répondu que c’était aux établissements eux-mêmes d’établir ces relations. Mais surtout, qu’il en existe déjà un : Avignon Université est en effet partenaire de la Nihon University.

    « Nous souhaitons vivement que ces relations se développent encore davantage à l’avenir », a indiqué Hiroshi Kitagawa.

  • L’arrivée de La Marseillaise applaudie dans les Alpes

    L’arrivée de La Marseillaise applaudie dans les Alpes

    « Je trouve positif qu’il y ait du pluralisme dans les Hautes-Alpes »

    Agnès Rossi, conseillère régionale des Hautes-Alpes, présidente de la commission tourisme

    « La Marseillaise est porteuse d’espoir pour l’ensemble des travailleurs de notre département. On a besoin de l’avoir en kiosque tous les matins »

    Sylvain Moretti, secrétaire général de l’UD CGT des Alpes-de-Haute-Provence

    « L’arrivée de La Marseillaise est une excellente nouvelle »

    Élie Cordier, candidat à la mairie de Gap dans les Hautes-Alpes, tête de la liste « Union pour Gap »

    « La Marseillaise, avec les valeurs qu’elle porte, permet d’opposer publiquement une parole de progrès aux idées de régression »

    Sophie Delfino, secrétaire départementale du PCF des Hautes-Alpes.

    « À l’heure des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle on a besoin de vecteurs d’informations vérifiées et donc l’arrivée dans les Alpes de La Marseillaise, avec une histoire aussi riche que la sienne, y participe. »

    David Gehant, maire de Forcalquier, vice-président de la Région.

    « Je me languis d’avoir La Marseillaise sur le bureau le matin. Il faut se battre pour que tous les maires, quelle que soit leur opinion politique, fassent de même. Il faut que La Marseillaise soit attrayante, pour apporter un autre regard sur l’actualité. »

    René Villard, maire de Château-Arnoux-Saint-Auban

    « On est hyper-heureux de retrouver La Marseillaise. C’est ce que les gens confirment quand on va les voir le journal à la main. Ils trouvent chouette de renouer avec une part de notre histoire mais aussi de nous reconnecter au reste de la région. »

    Bertrand Perrin, secrétaire départemental du PCF des Alpes-de-Haute-Provence

    « J’espère que La Marseillaise contribuera à ouvrir les yeux des jeunes sur les dangers de l’extrémisme »

    François Balique, maire du Vernet. élu meilleur maire des Alpes-de-Haute-Provence (Trombinoscope)

    « Lire des gens pas resignés c’est bon pour la santé ! »

    Frédérique Laîné, cheville ouvrière des Amis de La Marseillaise dans les Alpes.

    « Un journal qui donne de l’écho aux mouvements qui appartiennent au spectre du progrès social, ça apporte du pluralisme »

    Lionel Tardy, maire de Rosans dans les Hautes-Alpes.

    « Pour nous LGBT, La Marseillaise est un contrepoids et une protection. Une protection de par la visibilité qu’elle nous apporte, un contrepoids envers tous les résidus homophobes qui salissent encore notre département. »

    Célia Fine, militante LGBT à Manosque dans les Alpes-de-Haute-Provence.

    « La Marseillaise dont l’histoire et le présent sont marqués par l’engagement pour la Culture de la Paix, arrive dans les Alpes. Cette bonne nouvelle devient un point d’appui exceptionnel pour donner à connaître les mobilisations citoyennes qui irriguent nos territoires pour faire de la Paix le moteur des transformations sociales pour un monde plus juste, durable et soutenable. Bienvenue à La Marseillaise ! »

    Pierre Villard, responsable du Mouvement de la paix. Habitant des Hautes-Alpes.

  • [EQDD] Mieux vivre, ensemble

    [EQDD] Mieux vivre, ensemble

    À écouter certains discours, nous pourrions croire que la transition écologique ne cesse de gagner des opposants. Pourtant, la réalité est plus nuancée : une majorité de nos concitoyens soutient l’action environnementale, et beaucoup estiment même que l’État n’en fait pas assez. Ce qui s’exprime, en revanche, c’est une défiance croissante envers la manière dont elle est menée.

    Taxe carbone, zones à faibles émissions, fin annoncée des voitures thermiques, nouvelles normes agricoles, interdiction de location des passoires thermiques… Ces mesures cristallisent parfois des résistances, non parce que l’urgence écologique serait contestée, mais parce qu’elles pèsent d’abord sur les plus précaires. Derrière cette opposition apparente, ce n’est pas la transition elle-même qui est rejetée, mais les injustices de sa mise en œuvre. Et c’est précisément en écoutant cette attente que la contrainte peut se muer en projet fédérateur.

    Car, au-delà des injonctions, la transition recèle un formidable potentiel. Elle porte un projet de société fondé sur le soin : soin de nos milieux de vie, soin de notre santé, soin de nos liens sociaux. Respirer un air plus pur, partager une eau de qualité, accéder à une alimentation saine, habiter des logements adaptés aux canicules comme aux hivers rigoureux, être moins exposé aux substances toxiques, retrouver le plaisir d’espaces verts à proximité et de relations de voisinage plus solides : autant d’atouts qu’offre une action écologique ambitieuse.

    Et si, en préservant nos milieux de vie, cette transition devenait simplement le meilleur moyen de mieux vivre, tous ensemble ?

    C’est cette conviction qui rassemble aujourd’hui 53 titres de la presse quotidienne régionale. À l’initiative de Sparknews, nous vous proposons ce supplément de 16 pages avec une ambition claire : dépasser les clivages stériles, montrer ce qui se construit déjà dans nos territoires et mettre en lumière les initiatives de citoyens, d’associations, d’entreprises et de collectivités qui, chaque jour, inventent une transition porteuse d’avenir et de mieux-vivre ensemble.

  • [Entretien] Marine Machefer : « On est en contact permanent avec nos téléspectateurs »

    [Entretien] Marine Machefer : « On est en contact permanent avec nos téléspectateurs »

    La Marseillaise : Quelles sont les nouveautés dans les grilles de programmes proposées sur les chaînes locales depuis la rentrée ?

    Marine Machefer : C’est une belle évolution en ce qui concerne nos grilles. On se repose sur des piliers tels que l’information en direct le matin 7h-10h sur nos antennes de Toulon et Marseille et le soir de 18h-20h avec Virage Marseille et notre magazine du soir incarné par Sophie Hebrard. Toulon est une rédaction avec un peu moins de monde donc nous ne sommes pas en capacité de faire autant de directs mais on a des journaux le soir qui sont actualisés. Sur cette thématique, nous avons des tranches plus longues et vivantes avec la présence du téléspectateur qui est emmené à réagir à l’actualité et à nous poser des questions sur les événements du quotidien, leurs préoccupations etc.

    Dans « BFM et Vous » à 7h15 et 8h45 mais aussi le vendredi avec « On a rendez-vous », ce sont nos téléspectateurs ou les acteurs du territoire qui participent à la programmation de notre antenne et font l’actualité. Ce qu’on leur demande, ce n’est pas de commenter ou réagir mais de nous faire remonter leur quotidien. C’est notre baromètre et on est au plus près, en contact permanent avec eux. Dans ces moments-là on se laisse porter par le terrain, on prend le pouls de nos territoires c’est passionnant.

    Les nouveaux locaux, c’est une nouvelle dynamique et un nouveau départ pour la chaîne ?

    M.M. : C’est une nouvelle étape, une nouvelle dimension on va dire. Les locaux le montrent d’ailleurs. C’est plus grand, plus spacieux, plus ambitieux et plus vivant. L’idée c’est que cette antenne soit plus riche parce que nous étions sur une grille avec beaucoup de rediffusions et tout cela est terminé maintenant. J’ai parlé de l’information mais on a aussi beaucoup de sport. L’OM a une place importante depuis longtemps sur BFM Marseille ce qui continue mais va s’accentuer avec des soirées match commenté, l’équipe d’Aubagne, du hockey etc. Et tout cela fait aussi partie de la proximité, de ce qui fait la fierté du territoire.

    La nouvelle année sera marquée par les élections municipales, comment appréhendez-vous cet événement majeur ?

    M.M. : Depuis le mois d’octobre nous organisons une journée spéciale le 1er lundi de chaque mois consacrée à un thème en lien avec les compétences d’un maire. Ensuite, nous allons organiser de plus en plus de débats en complément de notre émission politique du jeudi et nous avons pour ambition d’organiser de gros événements en lien avec le groupe RMC/BFM pour que nous soyons très présents sur ces municipales. Une grande place devrait être donnée à Toulon par exemple, une ville qui intéresse vivement puisqu’elle pourrait retourner aux mains du RN. Il y a donc un enjeu politique fort. Tout n’est pas encore arrêté mais on prépare une couverture importante dans certaines villes où sont situées nos locales.

    Propos recueillis par A.Lh.

  • Ensemble, emmener La Marseillaise aux sommets

    Ensemble, emmener La Marseillaise aux sommets

    Un enthousiasme rare a entouré la rencontre des Amis de La Marseillaise des Alpes aux Mées.

    Organisé par un comité des Amis de La Marseillaise fort d’une quarantaine de membres, l’événement visait à évaluer la possibilité pour La Marseillaise à revenir dans les Alpes-de-Haute-Provence, en allant jusqu’aux Hautes-Alpes.

    Frédérique Laîné, présidente du comité départemental des Amis de La Marseillaise dans les Alpes, s’est félicitée de l’affluence – 110 participants – « un très beau niveau de participation », a-t-elle souligné.

    Plus de 3 500 euros

    Dans l’assistance, les maires communistes des Mées, de Château-Arnoux-Saint-Auban et de La Palud-sur-Verdon, Frédéric Puech, René Villard et Michèle Bizot-Gastaldi, étaient présents.

    Jacques Depieds, maire DVD de Mane, de même que Lila Des Jardins, conseillère départementale DVG, ont également fait le déplacement. Dans la salle, des représentants de la CGT, de la FSU, mais aussi du Secours populaire ou de l’AFPS signalent leur souhait de voir s’implanter dans leur territoire un journal à la fois d’information et d’opinion.

    Bertrand Perrin et Sophie Delfino, responsables communistes des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes, insistent sur l’importance du pluralisme dans ces territoires.

    En conclusion du débat, Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise, indique : « Avec vous, oui, nous pouvons être en mesure d’emmener La Marseillaise aux sommets ».

    Marc Poggiale, président du comité de surveillance, salue la démarche inédite des Amis de La Marseillaise des Alpes. « Nous partageons l’idée que La Marseillaise a toute sa place dans les Alpes », a-t-il indiqué.

    Plus de 3 500 euros de souscription ont été collectés sur place avec l’objectif de créer les conditions d’un retour de La Marseillaise dans les Alpes, dès janvier prochain.

  • Les élèves du lycée Diderot de Marseille découvrent notre journal

    Les élèves du lycée Diderot de Marseille découvrent notre journal

    Si vous aviez le choix entre journaliste et anthropologue ? » La question lancée aux élèves de Première du lycée Diderot semble surprenante. Mais, vendredi matin, l’anthropologue Monique Matni la pose après avoir expliqué les techniques de terrain du chercheur en anthropologie qui font écho à un autre métier, celui de journaliste. S’emparer d’un sujet, d’un fait et apprendre à en savoir plus grâce à des questions et une méthode, « les deux démarches ont des similitudes » ont expliqué Monique Matni et sa collègue Jeanne Pin, toutes deux doctorantes au sein du Laboratoire CeRCLEs de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS).

    Cette sensibilisation s’est déroulée vendredi au siège de La Marseillaise au cours d’un atelier proposé dans le cadre du festival des sciences sociales organisé jusqu’à dimanche à Marseille par l’EHESS. Accompagnés de leur professeure d’histoire-géographie et de la documentaliste de l’établissement, les élèves du lycée Diderot ont découvert l’histoire du journal, né dans la Résistance, appris ce qu’était une ligne éditoriale. « Il faut savoir faire la différence entre une information vérifiée et les contenus qui circulent sur les réseaux sociaux. C’est fondamental. La clé, c’est d’apprendre à chercher la source de l’information », a expliqué Françoise Verna, rédactrice en cheffe de La Marseillaise qui a coanimé l’atelier. Plusieurs titres de journaux étaient mis disposition pour permettre de comprendre l’importance du pluralisme de la presse.

    Cette immersion a été aussi l’occasion pour les lycéens de travailler en ateliers sur des sujets d’actualité de leur choix. Guerre à Gaza, agression d’une professeure à Strasbourg par un élève de 14 ans, victoire de l’OM sur le PSG et Ballon d’or 2025 : les informations sélectionnées à partir de la lecture du journal ont révélé combien ces adolescents saisissent l’actualité pour peu que l’on prenne la peine de leur proposer une éducation aux médias. Pour preuve leurs questions pertinentes qui ont conclu la matinée sur l’indépendance des journalistes et les pressions subies.

    programme du festival sur le site allez-savoir.fr

  • [Liberté de la presse] Un soutien massif à La Marseillaise pour contrer l’extrême droite

    [Liberté de la presse] Un soutien massif à La Marseillaise pour contrer l’extrême droite

    Faire bloc face aux assauts menés par l’extrême droite. Une forte mobilisation s’est tenue devant l’entrée du tribunal, rue Autran (6e), en solidarité de La Marseillaise et plus largement pour soutenir la liberté de la presse et la pluralité des médias.

    Tristan Arnaud, journaliste rédacteur dans le Gard, et Léo Purguette, directeur de publication, étaient convoqués devant une juge pour se défendre des attaques portées par le député de la 5e circonscription du Gard, Alexandre Allegret-Pilot (UDR). Ce parlementaire d’extrême droite, dans une plainte dont s’est saisie cette magistrate, accuse notre journal de diffamation.

    En cause, deux articles, comme l’a détaillé Léo Purguette devant les nombreux soutiens présents : « Le premier, parle de ses tweets et les qualifie de racistes, misogynes et homophobes. D’ailleurs, la plateforme X (ex-Twitter), dont on sait qu’elle n’est pas la propriété d’un bolchevique, a supprimé ses tweets et verrouillé son compte, tellement ils étaient outranciers. Le deuxième article, très classique, cite l’enquête de nos confrères du Monde, qui ont remonté le fil du parcours professionnel de ce député. Lorsqu’il était fonctionnaire de Bercy, il a attribué une subvention à une entreprise qui n’était pas encore créée. Ce qui pose évidemment quelques questions. Figurez-vous que nous citons cette enquête du Monde, mais Le Monde, lui, n’est pas attaqué, comme me l’a confirmé Philippe Broussard, de la direction de la rédaction du Monde. »

    Léo Purguette a tenu à rappeler : « Nous n’avons jamais été ni convoqués, ni condamnés pour diffamation sous ma présidence et, de mémoire d’homme, La Marseillaise n’a jamais été condamnée pour diffamation. Après 82 ans d’existence, ça en dit long sur la qualité de ce que nous produisons. » Avant d’ajouter : « Alors pourquoi s’en prendre à La Marseillaise ? Nous avons une petite idée. Ce courant politique là ne digère pas que nous soyons le journal héritier de la Résistance, que nous soyons, 82 ans après notre création, toujours intransigeants vis-à-vis des porteurs de haine. »

    Citoyens, élus, militants syndicaux, politiques ou associatifs… De nombreuses personnes issues d’horizons divers sont venues témoigner leur soutien à La Marseillaise dans ce combat.

    Parmi elles, Jessica Jade de l’UD CGT 13. Des personnalités politiques, avec les parlementaires Jérémy Bacchi, sénateur (PCF), ou Hendrik Davi, député (L’Après), plusieurs élus municipaux (PCF, MadMars, PS…) de la Ville de Marseille à l’image d’Olivia Fortin, maire des 6-8 (MadMars), le maire de Septèmes-les-Vallons (PCF) André Molino et sa première adjointe Sophie Celton, Camille Di Folco et Nathalie Lefebvre, adjointes (PCF) au maire de Martigues, ou Malik Mersali, adjoint au maire de Vitrolles. Le maire du Rove était représenté par Thierry Chauvelot et le maire de Port-de-Bouc par Alain Nersessian. Des acteurs du monde économique étaient aussi présents, comme Denis Philippe, président de la Chambre régionale des entreprises de l’économie sociale et solidaire (Cress) ou Maxime Picard de la Coopérative de presse et de messagerie méditerranéenne (CPMM). Une mobilisation soutenue par l’action fidèle des Amis de La Marseillaise, avec de nombreux membres, comme Frédéric Boffi.

    Léo Purguette puis Tristan Arnaud ont chacun été reçus par la juge. « J’ai insisté sur le fait que je ne comprends pas pourquoi Tristan Arnaud est visé, alors que c’est la direction qui généralement, dans ce cadre-là, assume la publication. Nous espérons que nos arguments auront suffisamment de poids pour que la procédure s’arrête là. Nous tiendrons informés nos lecteurs dans les colonnes du journal dans les prochaines semaines », a conclu Léo Purguette.

    « Toujours intransigeants vis-à-vis des porteurs de haine »

  • Un soutien massif pour contrer l’extrême droite

    Un soutien massif pour contrer l’extrême droite

    Faire bloc face aux assauts menés par l’extrême droite. Une forte mobilisation s’est tenue devant l’entrée du tribunal, rue Autran (6e), en solidarité de La Marseillaise et plus largement pour soutenir la liberté de la presse et la pluralité des médias.

    Tristan Arnaud, journaliste rédacteur dans le Gard, et Léo Purguette, directeur de publication, étaient convoqués devant une juge pour se défendre des attaques portées par le député de la 5e circonscription du Gard, Alexandre Allegret-Pilot (UDR). Ce parlementaire d’extrême droite, dans une plainte dont s’est saisie cette magistrate, accuse notre journal de diffamation.

    En cause, deux articles, comme l’a détaillé Léo Purguette devant les nombreux soutiens présents : « Le premier, parle de ses tweets et les qualifie de racistes, misogynes et homophobes. D’ailleurs, la plateforme X (ex-Twitter), dont on sait qu’elle n’est pas la propriété d’un bolchévique, a supprimé ses tweets et verrouiller son compte, tellement ils étaient outranciers. Le deuxième article, très classique, cite l’enquête de nos confrères du Monde, qui ont remonté le fil du parcours professionnel de ce député. Lorsqu’il était fonctionnaire de Bercy, il a attribué une subvention à une entreprise qui n’était pas encore créée. Ce qui pose évidemment quelques questions. Figurez-vous que nous citons cette enquête du Monde, mais Le Monde, lui, n’est pas attaqué, comme me l’a confirmé Philippe Broussard, de la direction de la rédaction du Monde. »

    Léo Purguette a tenu à rappeler : « Nous n’avons jamais été ni convoqués, ni condamnés pour diffamation sous ma présidence et, de mémoire d’homme, La Marseillaise n’a jamais été condamnée pour diffamation. Après 82 ans d’existence, ça en dit long sur la qualité de ce que nous produisons. » Avant d’ajouter : « Alors pourquoi s’en prendre à La Marseillaise ? Nous avons une petite idée. Ce courant politique là ne digère pas que nous soyons le journal héritier de la Résistance, que nous soyons, 82 ans après notre création, toujours intransigeants vis-à-vis des porteurs de haine. »

    Citoyens, élus, militants syndicaux, politiques ou associatifs… De nombreuses personnes issues d’horizons divers sont venues témoigner leur soutien à la La Marseillaise dans ce combat.

    Parmi elles, Jessica Jade de l’UD CGT 13. Des personnalités politiques, avec les parlementaires Jérémy Bacchi, sénateur (PCF), ou Hendrik Davi, député (L’Après), plusieurs élus municipaux (PCF, MadMars, PS…) de la Ville de Marseille à l’image d’Olivia Fortin, maire des 6-8 (MadMars), le maire de Septèmes-les-Vallons (PCF) André Molino et sa première adjointe Sophie Celton, Camille Di Folco et Nathalie Lefebvre, adjointes (PCF) au maire de Martigues, ou Malik Mersali, adjoint au maire de Vitrolles. Le maire du Rove était représenté par Thierry Chauvelot et le maire de Port-de-Bouc par Alain Nersessian. Des acteurs du monde économique étaient aussi présents, comme Denis Philippe, président de la Chambre régionale des entreprises de l’économie sociale et solidaire (CRESS) ou Maxime Picard de la Coopérative de presse et de messagerie méditerranéenne (CPMM).Une mobilisation soutenue par l’action fidèle des Amis de La Marseille, avec de nombreux membres, comme Frédéric Boffi.

    Léo Purguette puis Tristan Arnaud ont chacun été reçus par la juge. « J’ai insisté sur le fait que je ne comprends pas pourquoi Tristan Arnaud est visé, alors que c’est la direction qui généralement, dans ce cadre-là, assume la publication. Nous espérons que nos arguments auront suffisamment de poids pour que la procédure s’arrête là. Nous tiendrons informer nos lecteurs dans les colonnes du journal dans les prochaines semaines », a conclu Léo Purguette.

    « Toujours intransigeants vis-à-vis des porteurs de haine »