Tag: Présidence

  • Audrey Gatian succède à David Ytier à la présidence de la SPLA-IN

    Audrey Gatian succède à David Ytier à la présidence de la SPLA-IN

    La présidence du conseil d’administration de la SPLA-IN, acteur opérationnel de la résorption de l’habitat indigne à Marseille, a basculé, ce lundi, avec l’élection, par 16 voix favorables sur 17 et 1 abstention, d’Audrey Gatian, représentante titulaire de la Ville, qui succède à David Ytier (LR), l’un des dix représentants de la Métropole.

    C’est l’effet attendu de l’accord de gouvernance noué, en avril, entre le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG), et le nouveau président de la Métropole, Nicolas Isnard (LR), maire de Salon-de-Provence. Le capital de la société publique créée en novembre 2020 est réparti entre la Métropole (59%), l’état (35%) et la Ville de Marseille (6%).

    « J’ai, en tant que président sortant, le sentiment du devoir accompli. Je me suis régalé dans cette mission », réagit David Ytier, 11e vice-président de la Métropole délégué aux finances, interrogé par La Marseillaise.

    « Quand j’ai été élu il y a six ans, on était dans un contexte extrêmement compliqué, tendu. Quand on regarde aujourd’hui tout ce qu’on a fait collectivement, le conseil d’administration, les équipes de Franck Caro [le directeur général], on a une structure qui fonctionne, des chantiers dont déjà une quinzaine sont terminés et une centaine d’autres en cours ou sur les rails. La SPLA-IN est propriétaire de quasiment 100 immeubles. La machine est pleinement lancée et elle fonctionne bien, elle est reconnue. »

    David Ytier approuve le fait que « les outils pleinement marseillais devaient revenir en priorité aux élus de la commune ». « J’ai été très clair dès le départ en disant que j’étais très heureux d’en être le président et que dès lors que la Ville de Marseille aurait positionné un élu, je ne serais pas candidat. C’est ce qui s’est passé. On reste dans un process d’administration œcuménique et transpartisan pour s’écarter de toute polémique, de toute dispute. Je crois qu’Audrey [Gatian] se placera dans la continuité. »

  • Teixier répond à Dellanegra et appelle au dialogue

    Teixier répond à Dellanegra et appelle au dialogue

    Les deux opposantes, qui s’étaient affrontées pendant les municipales, ne se ménagent pas. Depuis la première séance chaotique à la communauté d’agglomération Arles-Crau-Camargue-Montagnette (ACCM), qui a vu Patrick de Carolis (Horizons) réélu président à une voix près, Tania Teixier (SE) et la maire de Saint-Martin-de-Crau Séverine Dellanegra (SE) se renvoient la balle quant à la responsabilité de cette scission au sein de l’intercommunalité.

    Pour rappel, cette dernière avait refusé quatre vice-présidences. Son élue d’opposition, elle, a finalement écopé du volet économique et est en charge du développement des zones d’activités économiques. Elle affirme : « Patrick de Carolis m’a proposé une vice-présidence. Si je la refusais, notre commune n’aurait jamais été représentée. Pour moi c’était une question de devoir. »

    Tania Teixier appelle au dialogue et demande à Séverine Dellanegra de « raison garder ». « Je ne comprends pas que quelqu’un qui vantait les mérites de l’ACCM et qui briguait sa présidence veuille aujourd’hui en sortir, si ce n’est par ego. D’autant que pour sortir d’un EPCI il faut l’aval du préfet. »

    « C’est pas comme ça qu’on va faire avancer les dossiers, moi je lui tends la main », affirme la conseillère municipale et élue à l’agglomération.

    À l’ACCM, elle envisage de mettre en place un « grand plan d’actions sur la propreté dans les zones d’activités parce que, que ce soit à Saint-Martin, à Tarascon ou à Arles, j’ai bien conscience qu’il y a un vrai problème d’insalubrité, de dépôts sauvages ».

  • Vaucluse : une double présidence pour l’association des maires

    Vaucluse : une double présidence pour l’association des maires

    Aucun suspense ce jeudi 7 mai à l’occasion de l’élection des nouveaux représentants de l’Association des maires de Vaucluse (AMV84), avec pour seule double candidature les maires de L’Isle-sur-la-Sorgue et de La Tour-d’Aigues, Pierre Gonzalvez (DVD) et Jean-François Lovisolo (DVG). 99 des 105 maires ou leurs représentants présents ont ainsi voté pour le binôme en coprésidence pour les sept prochaines années.

    Un duo qui s’était déjà formé en 2014. Mais qui avait dû se scinder lors de l’élection du Tourain comme député de la cinquième circonscription de Vaucluse en 2022 sous l’étiquette Ensemble, avant qu’il ne se représente pas en 2024. Et devant un parterre de personnalités politiques de tous horizons comme, par exemple, le nouveau maire d’Orange Jean-Dominique Artaud (RN), dont la commune était absente de l’association car boudée par les Bompard, Bédoin Alain Constant (SE) ou Philippe Armengol, maire (DVG) de Velleron, Pierre Gonzalvez met en avant une organisation « où les représentations politiques sont tues ». « Notre volonté est d’être au service des communes. On est là pour vous accompagner, on est une chaîne de solidarité. Pour les nouveaux élus, n’hésitez pas ! Il n’y a pas de questions cons », abonde son coprésident. Il y aura au total 33 représentants d’autres communes au conseil d’administration. Y figure notamment Avignon, qui était représentée ce jeudi par Anaïs Hausmann, adjointe à l’innovation et à la marque territoriale, qui est aussi la compagne du premier magistrat de la Cité des Papes. Mais aussi les communes dirigées par l’extrême droite, Monteux et Aubignan.

    Sénatoriales en vue

    Et une cause commune ressort de ces premiers mots devant les autres élus : celle de pousser ensemble vers moins de charges administratives. « On dit qu’il y a un environnement qui est de plus en plus compliqué. Des fois, ce n’est pas vrai, mais là, ça l’est. Beaucoup plus en 2026 qu’en 2008 », glisse l’ex-député en chargeant « une réglementation qui devient délirante ». Citant la loi Zéro artificialisation nette (ZAN) « qui ne marche pas », les communes carencées en logements sociaux ou les questions de sécurité.

    Et à Jean-François Lovisolo d’expliquer que le rôle de l’association « sera aussi d’alerter les parlementaires, particulièrement les sénateurs, qui ont une sensibilité de faire évoluer une réglementation ». « On vient collecter ces réalités de terrain pour les transmettre et pour essayer d’aider les maires dans leurs réalités », insiste Pierre Gonzalvez. À quelques mois des élections sénatoriales, alors que la pression monte sur d’éventuelles réélections des uns et des autres avec la droitisation du paysage politique vauclusien, « je pense que le timing est bon », glisse Jean-François Lovisolo. « On posera des problématiques et aux parlementaires de prendre leurs responsabilités. Donc à nous de dire aussi quand ils les prennent et quand ils ne les prennent pas. Parce que l’on peut voter à Paris, raconter notre histoire sur le territoire, dire voilà ce qui a été dit et fait », lance-t-il. Les sénateurs locaux, absents ce jeudi, ont du pain sur la planche.

  • Pierre Luciano élu à la tête de la communauté d’agglomération Sud-Sainte-Baume

    Pierre Luciano élu à la tête de la communauté d’agglomération Sud-Sainte-Baume

    Cette séance inaugurale avait pour objet l’élection du président et des vice-présidents par les 47 conseillers communautaires nouvellement (ré)élus.

    La séance a été ouverte par le président sortant, Jean-Paul Joseph, ancien maire de Bandol, qui a dressé le bilan de l’action communautaire depuis son élection en janvier 2025. Il s’agissait de son dernier conseil communautaire : il annoncera en effet, ce jeudi, sa démission du conseil municipal, après douze années passées à sa tête. « On a attaqué certains dossiers de manière frontale, mais relativement efficace », a-t-il lancé, reconnaissant que « tous ne sont pas résolus, comme le Grand Prix pour lequel il reste plusieurs dizaines de millions à rembourser, le contournement du Beausset, le dossier du Bol d’or, qui était normalement clos avec un contrat de 4 ans, mais qui pourrait se rouvrir. »

    Mais c’est surtout le dossier de l’eau qu’il a mis en avant, sujet qui « tient au cœur de beaucoup de citoyens et a fait couler beaucoup d’encre ». Admettant des défauts de communication et des difficultés sur plusieurs points, notamment la grille tarifaire et ses tranches, Jean-Paul Joseph a toutefois estimé que la marge de manœuvre pour répondre aux contestations citoyennes « arrive à nos limites. » Si une modification de la délégation de service public lui paraît nécessaire, il a dit espérer que celle-ci « n’aboutira pas à une annulation. Ce serait catastrophique en termes de conséquences et provoquerait des contentieux avec les délégataires (Veolia et Suez) et le bureau d’études. J’espère que les avenants seront suffisants pour avancer sur ce dossier. »

    « Être responsables et unis »

    Vint ensuite le temps de la transition, avec l’élection du nouveau bureau communautaire, dans un conseil profondément renouvelé : sept nouveaux maires sur neuf, seuls ceux du Castellet, René Castell, et d’Évenos, Blandine Monier, ayant été reconduits. Trois d’entre eux 
    -trois nouveaux- se sont portés candidats à la présidence : le maire (SE) de La Cadière-d’Azur, Robert Deledda, celui de Sanary-sur-Mer, Philippe Héno (DVD, ex-candidat Reconquête aux législatives de 2022) et Pierre Luciano (DVD, Saint-Cyr-sur-Mer). Une joute presque inédite pour l’Agglomération, habituellement en déficit de candidats.

    Avant de passer aux urnes, chacun parlait d’un « tournant », au vu du large renouvellement des sièges. Arrivé en 3e position au premier tour, le maire de La Cadière s’est retiré, laissant ses deux concurrents au coude‑à coude avec 17 voix chacun. à l’issue du 2nd tour, c’est Pierre Luciano qui a hérité du siège de président avec 26 voix, (19 pour Héno, 2 bulletins blancs). « C’est le moment d’être responsables et unis. Nous sommes 47 élus et nous serons tous impliqués dans le processus décisionnel », a-t-il promis. « Notre territoire a beaucoup d’atouts. Nous en avons tellement que nos métropoles voisines voudraient bien nous absorber. »

    Les délégations seront décidées lundi, lors d’une réunion du bureau nouvellement élu.

    LE BUREAU

    1er vice-président : Robert Deledda (SE), maire de La Cadière-d’Azur

    2e vice-président : Claude Halimi (SE), maire du Beausset

    3e vice-président : René Castell (DVD), maire du Castellet

    4e vice-président : Franck Bertoncini (DVD), maire de Bandol

    5e vice-président : Laurence Menichini (RN), maire de Signes

    6e vice-président : Philippe Heno (DVD), maire de Sanary

    7e vice-président : Jean-Yves Dolisi (SE), maire de Riboux

    8e vice-président : Blandine Monier (SE), maire d’Evenos

  • Josée Massi prend la présidence de la métropole toulonnaise

    Josée Massi prend la présidence de la métropole toulonnaise

    Il y a eu Hubert Falco (Hor.), de 2018 à 2022, puis son confrère des Républicains, le maire de Hyères Jean-Pierre Giran (2022-2026) quand l’ancien édile toulonnais a été condamné à 5 ans d’inéligibilité. Place désormais à Josée Massi. Jeudi, la maire de Toulon, seule candidate déclarée, et en fin de compte, en lice, alors que l’on pouvait imaginer, au moins pour la symbolique, a sans surprise été nommée à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée (58 voix pour, 28 votes blancs, 3 bulletins nuls sur 89). Elle devient ainsi la troisième présidente de la collectivité, crée en 2018, et la première femme à prendre le poste.

    Une présidence qui ne souffre de (presque) aucune contestation ; même la cheffe de file officieuse du RN Laure Lavalette a considéré comme « naturelle », dans une prise de parole qui s’apparentait à une première passe d’armes avant le vote. Celle-ci était attendue au vu des tendances laissant entendre qu’aucun poste de vice-président ne serait laissé aux maires d’extrême droite (Julien Argento [UDR] à la Valette-du-Var, Frédéric Boccaletti [RN] à Six-Fours et Dorian Munoz [RN] à la Seyne-sur-Mer). « Vous avez été élue grâce aux voix de l’extrême gauche » a-t-elle asséné, dans le style populiste qui la caractérise, moins efficace dans une assemblée que face à son électorat. « Qu’est-ce qui n’est pas clair dans le message des électeurs ? Pourquoi ce sectarisme ? À quoi bon humilier les élus ? Il faut ouvrir cette mandature sur le dépassement des clivages et faire respecter les usages de la métropole. » « Vous verrez ce qu’on fera », lui a laconiquement répondu Josée Massi.

    Après une première suspension demandée par l’extrême droite, au bout de 20 minutes de séance, pour tenter de faire plier la future présidente de la métropole à travers des discussions informelles, cette dernière a été officiellement élue. « C’est un grand honneur », a-t-elle exprimé, promettant de remplir sa fonction avec « enthousiasme et détermination ».

    Massi : « Le RN ne prendra pas part à l’exécutif »

    « Je m’investirai dans ce mandat pour servir au mieux le territoire et ses 12 communes », a-t-elle poursuivi. « Le grand public n’a pas toujours connaissance des compétences de la Métropole, pourtant ce qui se dessine dans cette assemblée a le pouvoir d’influer sur le quotidien de nos administrés, mais aussi de modeler durablement le visage de notre territoire pour les décennies à venir. »

    Et la maire de Toulon n’a pas reculé face aux doléances des élus frontistes et UDR : « J’ai fait un choix clair : le Rassemblement National ne prendra pas part à l’exécutif. » Une décision « prise en concertation avec tous les maires de la majorité », que Josée Massi « assume pleinement. On ne peut pas, d’un côté, défendre les valeurs républicaines, et de l’autre, les diluer dans des compromis politiciens. Gouverner, c’est choisir. Et je choisis la cohérence. Ainsi, la direction politique de la métropole ne souffrira d’aucune ambiguïté ».

    Elle a toutefois assuré qu’elle « [travaillerait] avec chacun des 12 maires, dans un esprit de dialogue et de coopération. J’y tiens, car nous avons en commun le fait de souhaiter le meilleur pour notre territoire ». Des concertations qui se tiendront au sein d’un conseil des maires qu’elle souhaite voir se réunir une fois par mois, et qui ne sera « pas une réunion de plus, mais un lieu d’échanges et de coordination entre maires, parce qu’il est essentiel pour la métropole d’être en prise directe avec les réalités des communes, au service des communes et des habitants ».

    Malgré l’indignation du conseiller municipal RN de Toulon Amaury Navaranne, qui voit cette décision comme une rupture avec l’habitude de transmettre aux maires la possibilité de siéger au bureau de la métropole, « un choix qui respecte la loi, mais n’en respecte pas l’esprit », et une dernière tentative de négociation après une nouvelle interruption de séance, l’extrême droite n’a pas eu gain de cause et ne sera investi d’aucune fonction exécutive.

    Stéphane Sacco veut « assumer son rôle »

    De l’autre côté de l’échiquier politique, Stéphane Sacco (GRS), seul conseiller métropolitain de gauche, siégera lui aussi dans l’opposition, et a tenu à rappeler, en dehors de l’assemblée, « le rôle qui est le [sien] : porter une voix, des valeurs, une vision attachée à la justice sociale, à la solidarité, à l’égalité des territoires. Mais ma présence ici ne se limite pas à incarner une sensibilité politique. Elle s’inscrit dans une volonté de faire avancer les projets qui concernent nos concitoyens, en particulier ceux de La Seyne et des quartiers seynois ».

    Avec, en perspective, « des défis majeurs : en matière de transition écologique, de mobilités, de logement, de cohésion sociale. Ils exigent de nous du courage, de l’écoute et de la responsabilité, et parfois dépasser nos désaccords ». Pour ce faire, l’élu seynois dit vouloir « discuter avec certains élus, dont Madame Massi », et aimerait intégrer les commissions budget, développement urbain et transports, « pour porter la voix du tramway, car il n’est pas trop tard, les voix du BHNS pouvant encore se transformer ». Les commissions seront attribuées lors du prochain conseil métropolitain, le 23 avril.

    Les vice-présidents

    1er vice-président : Jean-Louis Masson (LR), 72 ans. Président du conseil départemental. 1er adjoint à la mairie de la Garde Hélène Arnaud-Bill.

    2e vice-président : Véronique Bernardini (LR), 58 ans, maire de Hyères

    3e vice-président : Christian Simon (LR), 66 ans, maire de la Crau

    4e vice-président : Robert Beneventi (LR), 82 ans, maire d’Ollioules

    5e vice-président : Gilles Vincent (DVD), 75 ans, maire de Saint-Mandrier

    6e vice-président : Ange Musso (LR), 66 ans, maire du Revest-les-Eaux

    7e vice-président : Hélène Arnaud-Bill (LR), 74 ans, maire de la Garde

    8e vice-président : Hervé Stassinos (LR), 65 ans maire du Pradet

    9e vice-président : Arnaud Latil (DVD), 52 ans, maire de Carqueiranne

    10e vice-président : Laurent Isnard (SE), 63 ans, 6e adjoint de la maire de Toulon Josée Massi

    11e vice-président : Grégory Audibert (LR), 47 ans, 1er adjoint de la maire de Hyères Véronique Bernardini

    12e vice-président : Thomas Pison (SE), 63 ans, 4e adjoint de la maire de Toulon Josée Massi

  • Josée Massi, première femme élue à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée

    Josée Massi, première femme élue à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée

    C’était attendu. Sans surprise, et en tant que seule candidate, Josée Massi a été élue à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée (58 vois pour, 28 bulletins blancs et 3 nuls).

    Elle succède ainsi à l’ancien maire de Hyères Jean-Pierre Giran (LR, absent de l’assemblée bien que membre du conseil métropolitain), qui avait pris la succession d’Hubert Falco en 2022 suite à sa condamnation à 5 ans d’inéligibilité.

    « C’est un grand honneur », a-t-elle exprimé, promettant de remplir sa fonction avec « enthousiasme et détermination. Je m’investirai dans ce mandat pour servir au mieux le territoire et ses 12 communes. Le grand public n’a pas toujours connaissance des compétences de la Métropole, pourtant ce qui se dessine dans cette assemblée à le pouvoir de changer le destin de nos administrés. »

    Aucun vice-président issu de l’extrême droite

    La nouvelle présidente de TPM a par ailleurs annoncé qu’aucun élu d’extrême-droite, y compris les maires (Julien Argento à la Valette-du-Var, Frédéric Boccaletti à Six-Fours et Dorian Munoz à la Seyne-sur-Mer) ne prendrait de vice-présidence, et n’occuperait donc de fonction exécutive. « C’est une rupture avec l’habitude de permettre aux maires de siéger au bureau de la Métropole », s’est offusqué Amaury Navaranne, conseiller municipal (RN) à Toulon. « Si votre choix respecte la loi, il n’en respecte pas l’esprit. » « Cette décision, je l’ai prise en concertation avec tous les maires de la majorité métropolitaine, et je l’assume pleinement. On ne peut pas, d’un côté, défendre les valeurs républicaines, et de l’autre, les diluer dans des compromis politiciens », a justifié Josée Massi.

  • [Rue de la République] Nicolas Isnard : « Je veux qu’on pointe la Métropole pour ses réussites, pas ses dysfonctionnements »

    [Rue de la République] Nicolas Isnard : « Je veux qu’on pointe la Métropole pour ses réussites, pas ses dysfonctionnements »

    Ce week-end, Nicolas Isnard (LR), maire de Salon-de-Provence et candidat à la présidence de la Métropole Aix-Marseille-Provence.

    Sa Candidature

    Didier Gesualdi : Avant le vote de mardi pour choisir le futur président de la Métropole, vous avez construit votre candidature depuis longtemps. Pourquoi souhaitez-vous que ça change ?

    Avant d’être candidat, il faut savoir si la candidature que l’on veut porter a du sens. Je voulais être, j’espère être, je veux être, le candidat des 92 maires de cette Métropole. L’idée était de savoir ce qu’ils voulaient, s’ils avaient la même vision de ce qu’ils espèrent pour la Métropole. Donc, oui, j’ai essayé de voir le maximum de mes collègues sur ces dernières semaines, ces derniers mois, et j’ai même envie de dire, ces dernières années. J’ai pu échanger, j’ai senti qu’il y avait l’espérance d’une autre Métropole. C’est cette candidature que je veux porter, celle d’une Métropole des maires.

    Didier Gesualdi : La Métropole ça a l’air compliqué mais c’est le quotidien des habitants.

    Aujourd’hui, la Métropole est souvent pointée pour ses dysfonctionnements, j’espère qu’un jour elle sera pointée pour ses réussites. La Métropole s’occupe de beaucoup de choses qui font notre qualité de vie au quotidien, le meilleur exemple étant la propreté de nos rues, mais il y a aussi la voirie, l’environnement, les transports… C’est pour ça qu’il faut améliorer le service qu’elle rend. Pourquoi ça doit être la Métropole des maires ? Parce que lorsque vous êtes maire vous voulez que vos concitoyens vivent bien, qu’ils vous disent que la ville est propre, entretenue, qu’on circule bien… On veut le meilleur pour nos habitants.

    Léo Purguette : Si on vous entend bien, vous êtes porteur d’une rupture. Martine Vassal était pourtant de votre famille politique. Vous en avez parlé avec elle ?

    Oui, on a parlé de cela avec Martine à plusieurs reprises et avec Jean-Claude Gaudin avant elle. Il faut remettre en perspective ce qu’ils ont eu à faire : installer la Métropole que personne ne voulait, moi le premier. Fusionner de force les six intercommunalités, nous n’en voulions pas. Nous avions un fonctionnement en bassins de vie qui était optimal. On nous a imposé un changement. Jean-Claude Gaudin et Martine Vassal ont eu à gérer cette installation, ils ont fait ce qu’ils ont pu dans les conditions que je viens d’énoncer. On ne va pas refaire l’histoire mais ils ont eu le mérite d’installer cette Métropole. Maintenant qu’elle est là et que nous allons la garder, il faut la transformer pour qu’elle soit plus efficace, à notre service.

    la Métropole « des maires »

    Léo Purguette : Vous défendez un fonctionnement réellement intercommunal, qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

    La Métropole, avec le temps, est passée au-dessus des maires, imposant sa vision technocratique. On va la remettre en dessous des maires. La Métropole, demain, sera un outil. C’est-à-dire, par exemple, que lorsqu’un camion-poubelle va passer dans une rue, il va passer à la demande d’un maire, à l’horaire que souhaite le maire…

    Léo Purguette : C’est possible sans évolution de la loi ?

    Bien sûr. Prenons la propreté. Les décharges, le traitement des déchets, les incinérateurs, ça restera une compétence métropolitaine, et nous devrons le décider ensemble mais le passage des cantonniers dans nos rues, certaines villes comme la mienne ont la chance de l’avoir en gestion directe, d’autres ne l’ont pas. Demain, les villes qui voudront récupérer la gestion de ces hommes et de ces femmes méritants, qui nettoient nos rues au quotidien, auront la possibilité de le faire. En gestion directe, ils pourront décider des jours et des heures où passeront les cantonniers. Il n’y a pas besoin de révolution législative pour cela.

    Didier Gesualdi : Vous avez vu les maires de Marseille ? Aix ? Martigues ?

    J’ai vu tous les gros, tous les grands mais aussi le maire de La Barben, d’Aurons, de Saint-Paul-lès-Durance. J’ai vu ceux qui sont là depuis 30 ans et ceux qui viennent d’arriver. J’ai vu tous ceux que je pouvais, mille excuses à ceux que je n’ai pas encore rencontrés. Dans une Métropole des maires, tout le monde sera considéré. Il n’y a pas les uns contre les autres. Les ruraux contre les urbains, l’ouest contre l’est, Marseille contre le département… Tout ça, c’est fini. On est 92 ensemble, condamnés à réussir et à avancer dans un pack, un front commun.

    Didier Gesualdi : Les gens ont voté et élu des majorités différentes selon les communes. Il faudra quand même faire des choix, ce n’est pas pareil quand on est de droite ou de gauche ?

    Je ne suis pas du tout d’accord. Il y a des sujets sur lesquels la droite et la gauche, ça compte. Par exemple, l’âge de départ à la retraite, on a des visions différentes. Mais pardon, quand il s’agit de circuler, tout le monde veut la même chose : qu’on aille le plus vite, le plus sereinement, le plus respectueusement possible d’un point à un autre. Qui dit aujourd’hui qu’il trouve très bien de mettre 2h30 en partant de Salon pour aller voir un match de foot au stade Vélodrome ? Et à l’intérieur des villes, les maires élus décideront comment on circule dans leur commune. Ce sont des sujets ni de droite ni de gauche.

    Léo Purguette : Quid de la gratuité en Pays d’Aubagne ? C’est un débat droite-gauche.

    C’est un débat à 92 maires. La gratuité, sur le papier c’est bien mais derrière il y a quelqu’un qui paye, donc il faut voir les avantages et les inconvénients. Je n’ai surtout pas à dire « ça va être comme ça », la Métropole des maires, c’est 92 qui décident œcuméniquement, dans l’intérêt général.

    le RN

    Didier Gesualdi : Que ferez-vous avec le RN qui pèse dans l’assemblée métropolitaine comme il a pesé dans ces élections ?

    Le RN et ceux qui le représentent dans cet hémicycle seront respectés. Pour qu’il n’y ait pas de malentendu : moi président de la Métropole, on ne va pas arrêter de ramasser les poubelles à Rognac ou d’y faire passer des bus. Les Rognacais seront traités comme les autres. Pour autant, la participation du RN dans l’exécutif n’est pas possible. Tout le monde en convient. D’ailleurs ils ne l’ont pas demandé. Le RN a choisi lors des dernières élections de faire le maximum de listes dans le maximum d’endroits pour s’opposer au maximum à ceux qui sont maires aujourd’hui. On ne peut pas essayer de changer les maires en place et puis leur dire ensuite « on vient travailler avec vous ». Il faut être dans la cohérence, ils ne peuvent bien évidemment pas participer à l’exécutif.

    le Logement

    Léo Purguette : Le logement était attribué à David Ytier, un Salonnais, à qui reviendra-t-il ? Pour mener quelle politique ?

    Comme dans tous les autres domaines, c’est un expert qui s’en occupera. Je suis président de l’établissement public foncier, dans cette région il faudra construire 30 000 logements par an pour satisfaire les demandes locales, on n’en produit que 18 000. Nous n’avons même plus de quoi loger nos enfants, il faut produire du logement, c’est mon avis. Pas n’importe comment. Des logements, oui. Dans le respect des maires, oui.

    Léo Purguette : On vous accuse d’avoir freiné la rénovation des copropriétés dégradées.

    L’établissement public foncier marche très bien, c’est une de mes fiertés personnelles. Cela fait 10 ans que j’en suis aux commandes. On travaillait avec 150 villes, c’est maintenant 300. On avait 1,4 milliard de budget, c’est 2,5 aujourd’hui. C’est un outil utile mais on l’a chargé. Au début on lui a dit de faire du logement social, puis du logement tout court, puis du développement économique et maintenant les copropriétés dégradées. Attention à ne pas charger la mule. On a trouvé un compromis avec l’État pour éviter de tirer vers le bas cet établissement avec une mission trop lourde pour lui.

    Salon-de-Provence

    Didier Gesualdi : Ce vendredi vous avez annoncé l’arrivée d’une grande enseigne à Salon, qu’est-ce que cela dit de votre ville ?

    C’est extraordinaire. C’est le reflet d’une ville qui avance et qui réussit. Decathlon qui ouvre un magasin en cœur de ville, c’est une reconnaissance pour le dynamisme de Salon. Nous avions déjà eu des locomotives remarquables comme la Fnac, Nature & Découvertes, et désormais parmi les 600 commerces de cœur de ville, nous compterons Decathlon, qui figure parmi les deux enseignes préférées des Français. Avoir un tel aspirateur à clients, ça va être énorme. Pour moi, le commerce de proximité est un bien sacré. Salon ne sera pas ce qu’elle est sans lui, c’est un art de vivre, un vivre ensemble. J’en suis très fier.

    le rapport à Marseille

    Didier Gesualdi : Benoît Payan s’estimait maltraité par la Métropole. Vous en pensez quoi ?

    Chacun interprétera ce mot comme il l’entend. Effectivement, on peut se demander s’il est bien légitime qu’un maire – quel qu’il soit – n’ait pas la possibilité de décider de la surface des terrasses dans sa ville. Dans la mienne, je les gère et j’entends bien continuer à le faire. Il n’est peut être pas normal que dans sa ville, le maire ne puisse pas décider des heures auxquelles passent le métro ou le tramway… On va remettre l’église au centre du village. Ce sont désormais les maires qui décideront chez eux ce qui est bon pour leur commune, parce qu’ils sont légitimes. Derrière les maires, il y a les habitants qui les ont choisi. Ceux qui portent la voix du peuple seront respectés, nous suivrons leur desiderata, avec le plus d’efficacité et de loyauté possibles.

    Léo Purguette : Il faut tout de même construire un exécutif métropolitain. Y aura-t-il des Marseillais ?

    Oui, il y aura des Marseillais parce que Marseille, c’est une grande ville et qu’elle mérite d’être respectée. L’idée c’est qu’il y ait des représentants de tous les territoires à l’origine de la création de la Métropole. Il y aura des petits, des gros, des gens de l’ouest, de l’est, des sans étiquette, des sensibilités différentes mais il y aura surtout, ce sera le maître-mot, des compétences. Personne ne peut avoir la prétention de maîtriser tous les domaines, mais les élus qui vont s’occuper de chaque domaine auront toutes les compétences pour le faire. Ce qui m’a fait plaisir, c’est que personne n’a dit « je veux X place » mais que tout le monde se demande qui est la meilleure candidature dans chaque domaine. Il y a beaucoup de talents vous verrez.

    Léo Purguette : Souhaitez-vous que le maire de Marseille lui-même participe à l’exécutif ?

    C’est à lui que revient la réponse à cette question mais pour que les choses soient clairement dites, oui je le souhaite. Pour autant, il a beaucoup de responsabilités, la deuxième ville de France à gérer. S’il est avec moi, comme le maire d’Aix et les grands maires du territoire, je crois que ce serait un joli signal. Après je comprends que les responsabilités quotidiennes ne sont pas les mêmes à Marseille ou Aix qu’à Lamanon, sans faire offense à quiconque.

    Didier Gesualdi : La présidence de la RTM reviendra-t-elle à un Marseillais ?

    C’est réglé. La question ne se pose même pas. Il y aura dans le conseil d’administration des représentants d’autres communes mais la RTM sert essentiellement à déplacer des Marseillais, c’est normal que ce soit un Marseillais qui pilote cette maison. Elle s’est posée par le passé, elle ne se posera plus parce que ces outils seront aux mains des maires qui en ont besoin. Idem pour le centre de formation des apprentis d’Aix. Idem pour les conseils de surveillance de chaque hôpital. Trouveriez-vous normal qu’à celui de Salon, les deux représentants de la Métropole soient le maire de Cadolive et celui de Peynier ? Moi je ne me mêlerai pas de la gestion de l’hôpital d’Aubagne ou de Martigues. C’est du bon sens. On va remettre tout ça en ordre.

    Didier Gesualdi : Toucherez-vous aux « attributions de compensation », utiles aux maires mais parfois au détriment de l’intérêt métropolitain ?

    On ne touchera jamais un euro des attributions de compensation. C’est l’intérêt d’avoir un maire qui soit président de la Métropole. Nous avons bâti nos budgets sur cette recette, si on nous l’enlève, ce sont des services publics en moins. Ce n’est pas possible.

    Léo Purguette : Et l’État ?

    Même s’il les a regretté, je pense qu’il a profité des fameuses chicayas dénoncées par le président de la République pour dire « on versera de l’argent quand vous vous serez mis d’accord ». Ça tombe bien : nous sommes d’accord. L’État va venir nous aider, aider ce territoire. Le nerf de la guerre c’est la mobilité, l’habitat, l’environnement, le développement économique. Nous avons deux millions d’habitants c’est autant que la Slovénie, c’est un pays ici !

    la question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Diane :

    Bonjour, Monsieur Isnard, si vous êtes élu à la présidence de la Métropole, qui vous remplacera à votre fonction de Maire de Salon-de-Provence ?

    Personne, parce que c’est le plus beau mandat que je puisse avoir, être maire de sa ville c’est vraiment le mandat suprême que l’on puisse espérer. D’ailleurs, si je suis intéressé pour piloter la Métropole c’est parce que ce mandat est compatible avec la continuité de mon mandat de maire.

    Je pense d’ailleurs qu’il est essentiel que ce soit un maire, qui vit le quotidien de la Métropole, qui puisse la piloter. Je pense que c’est particulièrement complémentaire. Je resterai maire de Salon-de-Provence, cette ville à qui je dois tout, qui m’a fait. J’essaye au quotidien de lui rendre ce qu’elle m’a donné. Je pense qu’en étant président de la Métropole, je pourrai faire bénéficier cette institution de la vie quotidienne d’un maire pour en améliorer le fonctionnement au jour le jour.

  • L’OM avance sans vrai cap pour la saison prochaine

    L’OM avance sans vrai cap pour la saison prochaine

    Avec Alban Juster à la présidence par intérim après la démission de Pablo Longoria, Medhi Benatia pour le moment dans le rôle de directeur sportif et Habib Beye sur le banc, en remplacement de Roberto De Zerbi, l’OM tient, à court terme, son trio décisionnaire. Mais comme toute institution, le club phocéen doit également se projeter sur le long terme, notamment à l’approche de la saison prochaine. Or, à ce stade, l’OM n’a aucune certitude quant à la stabilité de sa gouvernance, que ce soit à la présidence ou à la direction sportive, deux postes clés pour impulser une nouvelle dynamique.

    Dans un entretien accordé à nos confrères du JDD, le propriétaire américain Frank McCourt a néanmoins esquissé le profil recherché pour succéder à Pablo Longoria. « Ma préférence va à quelqu’un qui connaît bien la France et Marseille, je pense qu’il est crucial de comprendre la culture du club. La personne doit être un manager d’envergure et expérimenté. J’espère qu’on l’annoncera avant la fin de la saison », lance l’homme d’affaires bostonien.

    Depuis, les rumeurs se multiplient. L’une d’elles est alimentée par la sortie, lundi, de l’éditorialiste de RMC Sport, Daniel Riolo : « Le nom qui circule le plus, c’est celui de Mohamed Bouhafsi. Un profil que moi, je trouve excellent pour ce poste. D’un point de vue du sport, de la politique ou de la société marseillaise, il coche toutes les cases. Il connaît Frank McCourt, il connaît Medhi Benatia qui va partir, il connaît Habib Beye si celui-ci doit rester, les joueurs, les agents… Son carnet d’adresses dans le foot et ses réseaux sont très importants. »

    Fan de l’OM et régulièrement présent au Vélodrome, Mohamed Bouhafsi ne dispose toutefois pas, à première vue, de l’expérience attendue pour répondre pleinement aux critères évoqués par McCourt, samedi dernier. Dirigeant au sein du groupe Mediawan, le natif d’Oran n’aurait cependant pas besoin d’un tel vécu selon Daniel Riolo. Le journaliste de RMC va même plus loin, affirmant que Mohamed Bouhafsi serait séduit à l’idée de prendre les rênes de l’OM : « Je sais que ça l’intéresse, que c’est l’un des objectifs de sa vie. Nous, on l’a connu très jeune, mais c’était il y a quinze ans, il a fait son parcours. Je répète qu’au niveau du sportif, de la politique, de la ville de Marseille, de la société marseillaise dans son ensemble, il colle parfaitement. »

    Un ex-dirigeant de Puma ?

    Richard Teyssier, ex-directeur marketing et marque monde de Puma, figurerait dans la short-list pour devenir président, selon Foot Mercato. Ce quinquagénaire avait participé à la signature du partenariat entre l’OM et Puma, en 2018, lorsqu’il était directeur de l’équipementier pour la France.

    Le poste de directeur sportif reste également en suspens, d’autant plus que Frank McCourt a confirmé le prochain départ de Medhi Benatia, à la demande du dirigeant marocain. Selon le journaliste Adrien Pittore, de premiers contacts auraient même été établis avec Dimitri Payet et Steve Mandanda, qui disposeraient de clauses liées à une future fonction au sein de l’organigramme olympien.

  • Sophie Joissains n’est pas candidate à la Métropole

    Sophie Joissains n’est pas candidate à la Métropole

    Point presse, à l’issue du conseil municipal d’installation, ce vendredi 27 mars, en Salle des Etats de Provence. Sophie Joissains, maire sortante (UDI) réélue au second tour dimanche, puis par son conseil municipal ce jour, a enfilé l’écharpe. Depuis plusieurs jours, son nom circulait pour la présidence de la Métropole Aix-Marseille, alors que Martine Vassal (DVD) a annoncé ne pas se représenter pour ce poste. « Je n’étais pas candidate, je regardais ce qu’il se passait. La voix d’Aix compte tout de même pour la Métropole », rectifie Sophie Joissains, ce vendredi face à la presse. « J’ai rencontré le maire de Salon-de-Provence (Nicolas Isnard) hier et je dois dire que ce qu’il m’a présenté correspond à ce que je souhaite comme réforme interne de cette Métropole.» Soit « faire en sorte que ce soit une métropole au service des communes et en même temps des bassins de vie, bien sur. » Pour rappel, Aix dispose de 17 sièges au Conseil métropolitain, et se place en deuxième position derrière Marseille, qui compte 101 sièges. «Je suis en réflexion mais je pense qu’il sera mon candidat», ajoute enfin l’édile aixoise.

  • La candidate Vassal ménage ses jeunes soutiens

    La candidate Vassal ménage ses jeunes soutiens

    Une salle comble au Rowing club, ce mercredi 14 janvier, et une jeunesse toute acquise à la cause de la candidate DVD à la mairie de Marseille, Martine Vassal, pour une soirée organisée par Une génération pour Marseille, collectif des jeunes de la droite et du centre emmené par Romain Simmarano, par ailleurs directeur de cabinet de Renaud Muselier à la Région Sud. L’occasion pour Martine Vassal de décliner ses propositions.

    De la crèche, dont elle promet de doubler le nombre à Marseille, à l’école avec une sorte de déclinaison du « plan Charlemagne » que celle qui est aussi présidente du Département a mené, histoire de rénover la totalité des 88 écoles municipales. À l’image des maisons du Bel âge départementales qui accueillent les seniors, elle imagine aussi des « maisons de la réussite » dans tous les secteurs de la ville pour proposer aide aux devoirs et autres activités. Aux étudiants, elle qui a pourtant déjà la présidence de la Métropole, autorité compétente en la matière, promet les transports gratuits jusqu’à 26 ans, de quoi leur permettre d’investir un centre-ville propre et sécure. Sur la solidarité, elle évoque une réquisition des logements vides, la création de maisons de santé spécifiques, une plate-forme pour les aider à trouver un stage.

    Sécurité à gogo

    Mathieu, Chiara, Juliette, Bilal… Les jeunes qui soutiennent Martine Vassal sont aussi de fervents défenseurs de la cause animale, qui aura un référent si elle est élue maire. Ils seront aussi en sécurité avec plus de caméras de vidéosurveillance, une BAC municipale, et de la police que toute la salle applaudit fiévreusement. « Sur Marseille, ce sera tolérance zéro » pour que cette jeunesse qui a visiblement les moyens de sortir tard le soir puisse avoir de « la tranquillité publique ».

    Les jeunes soutiens de la candidate de la droite et du centre réclament aussi des grands événements. Ils en auront un, « nous allons le créer », promet-elle. Sur l’emploi, il faudra travailler sur tout le territoire…