Tag: précarité alimentaire

  • La Banque alimentaire cherche des bénévoles pour sa grande collecte

    La Banque alimentaire cherche des bénévoles pour sa grande collecte

    La grande récolte dans les supermarchés, c’est 10% de ce que nous distribuons à l’année. » Devant des membres de la Banque alimentaire, bénévoles, associations et entreprises, Joseph Arakel, président de la Banque alimentaire des Bouches-du-Rhône, rappelle l’importance de cet événement. Ce lundi, une centaine de personnes se sont réunies dans la salle d’honneur du Département, à Marseille, pour lancer l’organisation de ces collectes de dons dans les supermarchés, du 28 au 30 novembre. Face à l’augmentation de la précarité et des besoins, le président espère mobiliser de nombreux de bénévoles pour récolter plus de nourriture.

    Des dons nécessaires dans un contexte où l’insécurité alimentaire explose. Dans les Bouches-du-Rhône, 107 000 personnes ont recours à l’aide alimentaire, soit 5,3% de la population du département, d’après les chiffres de la Banque alimentaire. L’association permet d’approvisionner 188 associations qui s’occupent de la redistribution. Des associations qui viennent prêter main-forte pour ces trois jours de collecte. « C’est grâce à cet organisme que l’on peut fournir des paniers aux personnes dans le besoin, donc on se doit d’aider », explique Nathalie Dumas, bénévole à la Croix Rouge d’Aubagne.

    Le nombre de bénévoles est, pour le moment, insuffisant pour atteindre les objectifs du président de la banque alimentaire : 200 tonnes de plus que l’année dernière, où déjà 400 tonnes de denrées avaient été données dans le département. « Il y a une baisse des dons liée à l’augmentation de la précarité et donc des besoins, explique Alexis Lada, chef d’exploitation. C’est pour cela que l’on a besoin de plus de monde pour récolter plus de dons. ».

    « 360 commerces, dans toutes les Bouches-du-Rhône, ont donné leur accord, mais il faut que l’on trouve des bénévoles », insiste Julie Caseville, salariée de la Banque alimentaire en charge de la grande collecte. « Pour l’instant, nous sommes à 40% d’inscription. Mais on est optimiste et on espère avoir assez de bénévoles pour que les 360 magasins participent à la récolte », sourit-elle.

    Mail : ba130.collecte@
    banquealimentaire.org

  • Sur la Rocade, les Restos du cœur restent sous l’eau après la pluie

    Sur la Rocade, les Restos du cœur restent sous l’eau après la pluie

    Il est à peine plus de 9h, ce mardi matin. Près d’une dizaine de personnes patiente devant les portes de l’antenne des Restos du cœur sur la rocade, l’une des trois que compte Avignon. À côté de l’arrêt de tram des Olivades, le sous-sol de la salle polyvalente désaffectée de la Cabrière abrite l’association caritative. La porte affiche encore les stigmates de la semaine passée, où un mot indique que « suite aux fortes pluies, le centre est fermé mardi 23 et jeudi 25 ».

    La réouverture a donc lieu ce mardi. « On a envoyé un SMS groupé aux bénéficiaires », expose Antoine Perroy, bénévole et responsable de l’accueil et des inscriptions. Soit quelque 640 familles qui, une fois par semaine, ont accès à une distribution alimentaire, mais aussi à quelques produits d’hygiène de première nécessité. « Le nombre de bénéficiaires a progressé ces dernières années », constate-t-il.

    Dès qu’on pénètre dans le local, un ancien parking semi-enterré, l’odeur de l’humidité est encore prégnante. Mais ce n’est rien comparé à l’état observé de la semaine dernière, où jusqu’à 5cm d’eau ont envahi les lieux. « Le lundi, on a commencé avec les moyens du bord pour nettoyer, mais le mardi, la Ville a envoyé une société de nettoyage », souligne Antoine Perroy.

    Fort heureusement, les pertes alimentaires n’ont pas été majeures, avec un seul congélateur qui a rendu l’âme. « Mais c’est toujours écœurant de devoir jeter la nourriture », se désole Inès, bénévole depuis le mois de mai. Aux côtés de Jean-François, elle est dévolue ce mardi au rayon légumes et conserves. « Je ne sais pas si on aura plus de monde cette semaine, mais pour certaines familles, ça a dû être très compliqué de manger la semaine dernière », redoute Inès, tout en délivrant des attentions aux bénéficiaires qui défilent de stands en stands. Certains, comme Wafa, sont à la fois bénéficiaires et bénévoles. « C’est ma manière de les remercier », confie pudiquement cette maman de trois enfants.

    « Avec 570 euros par mois, vous ne vivez pas »

    « C’est vraiment la galère », lâche Christine. À 65 ans, elle est au RSA et espère toucher sa retraite dès le mois prochain. « Avec 570 euros par mois, vous ne vivez pas, assène-t-elle. Je ne suis pas venue depuis un mois à cause de soucis de santé, j’habite Verquières [petite commune du nord des Bouches-du-Rhône, Ndlr], je suis prête à vendre ma voiture, mais il n’y a rien là-bas, sauf une petite épicerie qui vend les yeux de la tête. La baguette est à 1,40 euro, alors je me rabats sur du pain de mie longue conservation à 70 centimes. » Cherchant à se rapprocher de sa fille à Avignon, Christine est en attente d’un logement social.

    Les Restos du cœur cherchent aussi, depuis longtemps, un nouveau toit, la salle polyvalente devant être rasée. L’inondation de la semaine dernière est venue renforcer la nécessite d’un local moins vétuste, de 600 à 700 m2. « On ne sait pas encore quand aura lieu la démolition, mais les besoins sont là, on a des idées, mais pour le moment ça ne colle pas », fait valoir Antoine Perroy. Le but étant de rester dans le secteur Rocade. Au plus près des besoins.

  • La réinsertion des femmes par la cuisine à l’honneur

    La réinsertion des femmes par la cuisine à l’honneur

    C’est le troisième grand festin que l’on organise, mais le premier de cette ampleur » s’enthousiasme Florence Armitano, responsable nationale du réseau Des étoiles et des femmes. Après le Pays basque et Arles, c’est à Marseille qu’aura lieu, ce vendredi, le grand banquet pour l’anniversaire du programme de réinsertion féminine par la cuisine, Des étoiles et des femmes. Sur la place Bargemon, des chefs des 14 villes où le programme est développé prépareront le repas avec des femmes qui ont bénéficié de l’initiative.

    Un programme lancé par l’association Festin à Marseille et qui fête ses 10 ans. « L’idée est d’accompagner des femmes qui sont éloignées de l’emploi pour qu’elles passent des diplômes en cuisine et qu’elles retrouvent un emploi », explique la responsable du réseau. Le suivi de ces femmes passe par une aide pour trouver des solutions de garde d’enfants, une aide au logement ou un accompagnement contre la précarité alimentaire si elles en ont besoin. « On leur propose aussi des stages dans des restaurants étoilés ou bistronomiques pour briser le plafond de verre », ajoute Florence Armitano. Depuis sa création, plus de mille femmes ont suivi le programme et trois quarts auraient retrouvé un travail d’après la responsable.

    Ce vendredi, certaines seront présentes sur la place Bargemon, avec des chefs de toute la France, pour préparer des repas aux participants du banquet. Des personnalités locales, comme des danseurs de (La)Horde ou l’autrice de Marseille Trop Puissante Margaux Mazellier, prêteront main-forte et pourront échanger avec les participants. Une exposition photos et un dj set sont également prévus.

    35 euros, réservation sur helloasso.com