Tag: Portugal

  • Les futures stars mondiales du football réunies en Provence

    Les futures stars mondiales du football réunies en Provence

    Le tournoi international de football espoirs est de retour à partir de ce dimanche 31 mai à 15h en Provence. La Chine affrontera l’Arabie saoudite au Parc des Sports d’Avignon. La compétition se déroulera jusqu’au samedi 13 juin. Dix équipes venues des cinq continents tenteront de succéder à la France, absente pour la première fois du tournoi depuis 2003.

    Une absence notable, mais pas catastrophique pour l’organisation. « La dernière fois que c’était comme ça, il y a eu une finale Portugal-Argentine avec Javier Mascherano et Cristiano Ronaldo sur le terrain. Donc on souhaite la même réussite cette année », tempère Amayes Brahmi, coorganisateur de l’événement. Une absence expliquée par « des raisons budgétaires », qui auraient été avancées par la Fédération française, explique l’organisation, les équipes U21, U18 et U19 étant déjà mobilisées sur différentes compétitions internationales, tandis que les U20 n’ont pas joué depuis la Coupe du monde de leur tranche d’âge, fin 2025.

    Mais les absents n’éclipsent pas les présents. Deux poules de cinq équipes vont se disputer la première place de leurs groupes à Avignon, Aubagne ou Toulon, avant des matches de classement. Avec des pays de « tous les continents », comme le rappelle Laurent Lauricella, coorganisateur. À savoir donc la Chine et l’Arabie saoudite. Mais aussi la République démocratique du Congo, la Tunisie, le Japon, la Côte d’Ivoire, le Venezuela, le Canada, le Portugal et la Colombie. Toutes les rencontres seront également gratuites, « même la finale », insiste l’organisation.

    Plateau relevé

    Les organisateurs insistent également sur le renouvellement des nations invitées, avec le retour du Congo pour la première fois depuis 13 ans, ou du Portugal depuis 2019. Et n’hésitent pas à mettre en avant les grands joueurs qui ont foulé les prés provençaux depuis la création du tournoi, avec notamment quatre Ballons d’or que sont Zinedine Zidane, Cristiano Ronaldo, Jean-Pierre Papin et Hristo Stoichkov. Mais aussi d’autres grands noms, citant pêle-mêle Thierry Henry, David Beckham ou, plus récemment, Marquinhos et Maghnes Akliouche.

    « On promet du spectacle », ajoute Laurent Lauricella, mettant en avant la moyenne de 70 buts par édition depuis la première édition. Il voit l’équipe ivoirienne comme favorite de cette quinzaine avec des joueurs comme Abdoul Ouattara, qui évolue à Strasbourg en Ligue 1, ou Kader Meïté, transféré pour une trentaine de millions d’euros de Rennes au club saoudien Al-Hilal FC, lors du dernier mercato hivernal. Sans oublier le Portugais Mateus Mané, qui évolue en Premier League anglaise à Wolverhampton, ou encore le Japonais Nick Schmidt, défenseur chez les Allemands du FC Sankt Pauli de Hambourg.

    Tous les matches sont gratuits. Programme complet sur tournoimauricerevello.com

    La Sud ladies cup n’aura pas lieu

    Alors qu’elle se déroulait en préambule du Maurice-Revello, la Sud ladies cup n’aura pas lieu cette année.

    Le comité d’organisation a jugé que les indicateurs actuels ne permettaient pas de garantir aux délégations étrangères le niveau d’accueil et de performance qui a bâti la réputation et l’attrait de ce tournoi féminin réservé aux U20.

    Loin d’être un désengagement, cette pause est présentée comme « une mise en stand-by et nous aimerions relancer le tournoi, si nous trouvons une solution », confie Amayes Brahmi. Le coorganisateur regrette qu’après le lancement en 2018, « il y a eu de belles paroles, mais peu d’actions malgré de belles affluences ».

    M.Ga.

  • Kitefoil : Lauriane Nolot voit triple

    Kitefoil : Lauriane Nolot voit triple

    Lauriane Nolot a ainsi décroché, samedi au Portugal, son troisième titre mondial après ceux de 2023 et 2024. La vice-championne olympique à Marseille en 2024 et marin de l’année 2023, s’affirme à nouveau comme référence mondiale de sa discipline à deux ans des Jeux de Los Angeles.

    « Honnêtement, j’ai vraiment stressé aujourd’hui parce que j’avais une adversaire de taille », a-t-elle confié avant de monter sur le podium. « C’était serré, mais j’ai tout donné pour gagner cette course et je suis trop contente de la manière dont j’ai navigué. »

  • L’autoroute européenne de l’hydrogène arrive en 2032

    L’autoroute européenne de l’hydrogène arrive en 2032

    Deux millions de tonnes d’hydrogène devraient transiter par le golfe de Fos d’ici à 2032 selon les plans de NaTran (ex GRTGaz), transporteur de gaz indépendant porteur du projet Hyfen, sujet d’une conférence de presse mardi matin à Paris.

    Il s’agit d’un gazoduc d’hydrogène partant de Fos-sur-Mer et passant par la Vallée de la Chimie lyonnaise et la Moselle, où des réserves souterraines auraient été trouvées, dans une idée de « corridor européen interconnecté reliant le Portugal à l’Allemagne » d’après Anthony Mazzenga, directeur du développement de NaTran. Il s’intègre au projet BarMar de gazoduc d’hydrogène sous la Méditerranée reliant Barcelone aux bassins ouest du Grand Port de Marseille, à Fos, et vise principalement à alimenter « la stratégie de décarbonation de l’Allemagne basée sur 50% d’hydrogène » dans son mix énergétique.

    Cinq milliards d’euros

    NaTran vise les gros clients industriels comme l’aciériste allemand SHS. « C’est un des secteurs qui auront besoin de l’hydrogène, avec le raffinage et la production d’engrais », détaille le dirigeant. À La Marseillaise sur le territoire, Anthony Mazzenga parle d’un « ouvrage enterré à faible impact paysager, à bonne acceptabilité du public derrière lequel dépend l’avenir industriel de la zone ». Sans rompre « d’accords de confidentialité », l’industriel précise « travailler avec l’ensemble des acteurs industriels du territoire, dont certains maintiennent leur activité ou se diversifient dans la production d’acier bas carbone ou de e-saf », le carburant de synthèse produit à La Mède par Total, consommateur d’hydrogène.

    Cinq milliards d’euros sont engagés par le groupe dans une « perspective de longue durée et un amortissement sur plusieurs dizaines d’années » présente Anthony Mazzenga, de manière « similaire aux investissements sur les réseaux gaz ou électrique ». Reconnu Projet d’intérêt commun (PIC) par l’Europe, Hyfen est en pleine étape d’études, la décision finale d’investissement étant attendue pour 2029 et la mise en service en 2032. Cette décision dépendra de trois conditions pour NaTran : le marché, le cadre législatif avec la transposition attendue du droit européen sur l’hydrogène, et les garanties publiques. « Nous espérons l’apparition d’un mécanisme de lissage temporel des coûts d’ici 2029 pour investir en confiance et à nos clients de se raccorder à prix compétitif », conclut le représentant de NaTran.

  • [Entretien] Yves Léonard : « Au Portugal, la digue n’a pas cédé »

    [Entretien] Yves Léonard : « Au Portugal, la digue n’a pas cédé »

    Le socialiste Antonio José Seguro a été élu ce dimanche président du Portugal avec 66,8% des voix, ralliant gauche radicale et droite modérée, il a promis de défendre la « stabilité politique ». Face à lui, le candidat d’extrême droite André Ventura, 43 ans, savoure sa défaite, se targuant d’avoir offert à son parti Chega « le meilleur résultat de son histoire », comme il l’a dit lui-même, en obtenant 32,2% des suffrages avec 1,7 million de voix. Ce score représente une nouvelle progression par rapport aux législatives de l’an dernier, à l’issue desquelles Chega est devenu le premier parti d’opposition en recueillant 22,8% des suffrages et 1,4 million de voix, réussissant à propager son discours raciste.

    La Marseillaise : Les Portugais ont fait le choix de la stabilité ?

    Yves Léonard : À la fois de la stabilité, de l’inscription du respect aux institutions nées en 1976, de la Constitution, des règles habituelles du jeu démocratique qui est en vigueur depuis 50 ans et la Révolution des Œillets. Antonio José Seguro n’a pas seulement été choisi par défaut. Il est parti d’assez loin au début de la campagne, n’étant même pas donné en position d’être au second tour. Et puis au fil des semaines, des mois, il a suivi une ligne pondérée, celle d’un homme qui aime le débat raisonné. Dans la période un peu tendue, animée, incertaine qu’on connaît ici et là, ça a joué. Il a capté cet électorat qui ne voulait pas entendre d’un discours clivant qui a été celui de son opposant du second tour.

    Assiste-t-on à une banalisation des idées d’extrême droite dont le candidat a atteint, pour la première fois, le second tour ?

    Y.L. : On assiste à une forme de normalisation depuis 3-4 ans et pas simplement au Portugal, c’est transnational. C’est la consécration de cette montée en puissance de l’extrême droite. André Ventura a atteint ses objectifs : être au second tour et faire un score qui se rapproche de celui de l’Alliance démocratique (centre droit) – au gouvernement actuellement – lors des législatives de l’an dernier [32,1%, Ndlr.]. Il se pose en candidat à la réorientation de la droite sous sa direction. C’est véritablement ce qu’il souhaitait. Il a formellement gagné 10 points par rapport au premier tour mais surtout une crédibilité supplémentaire pour apparaître comme un recours et donc de concurrencer les formations de droite. Celle-ci est très fragmentée au Portugal, on l’a vu au premier tour avec trois candidats qui se sont retrouvés hors du jeu par division.

    Le Premier ministre de droite n’a d’ailleurs pas donné de consigne de vote entre les deux tours…

    Y.L. : Vous avez un homme qui dirige le principal parti au pouvoir, est Premier ministre et n’a pas donné de consigne de vote très claire. Cela traduit plusieurs choses. D’abord, une interrogation forte qui parcourt la droite de gouvernement, de plus en plus fragilisée. Ce gouvernement minoritaire a pu faire adopter le budget avec l’abstention des socialistes. Et sur les votes auxquels il tenait comme la loi sur l’immigration ou la réforme du droit du travail, il ne les a obtenus que grâce au soutien du parti d’extrême droite. Cette configuration explique sa position. Dimanche soir, il a déclaré que l’élection ne changeait rien et dit compter sur le président pour garantir la stabilité des institutions. Mais cela ne sera évidemment pas évident à négocier pour lui, il a une marge de manœuvre très étroite. Avec, d’une part, une extrême droite qui va être extrêmement entreprenante, va vouloir prendre le pas sur les autres formations et s’imposer à droite. Et de l’autre, un chef de l’État qui, il l’a dit, sera le président de tous les Portugais, tout en restant exigeant. Le Premier ministre est le plus fragilisé dans cette affaire.

    Le cordon sanitaire contre l’extrême droite a tenu ?

    Y.L. : Il y a quand même eu une mobilisation au second tour. La digue n’a pas cédé. L’idée de vote républicain est assez opérante. Néanmoins, on a le sentiment qu’à chaque fois, un cran supplémentaire est franchi. Cette fois, c’est le candidat d’extrême droite qui a atteint le second tour tout en gagnant des points. Et ce, grâce à un électorat prioritairement de droite, en clamant « le socialisme c’est fini ».

    En France, moins de 4% des inscrits ont voté et à 64% pour Ventura. Comment l’expliquer ?

    Y.L. : L’essentiel à noter est que le premier parti des Portugais de l’étranger, c’est l’abstention. Quant aux 60% qui votent Chega, c’est un syndrome qu’on observe aux États-Unis, avec une partie du vote latino ou des Mexicains qui s’est portée sur Trump. C’est un peu la même tonalité en France, encore plus prononcée en Suisse. Cette notion de frontière, une fois qu’on l’a franchie et qu’on s’est installé, on ne veut pas que d’autres la franchissent, comme vous l’avez fait, 20 ou 30 ans en arrière.

  • À Lisbonne, l’OM n’est pas allé au bout de ses idées

    À Lisbonne, l’OM n’est pas allé au bout de ses idées

    En football, il y a les paroles et les actes. Seuls les seconds comptent.

    C’est ce que l’on peut retenir de la sortie marseillaise au stade José-Alvalade. Alors que les joueurs de Roberto De Zerbi avaient su trouver le moyen d’éteindre la ferveur des Lions, la belle ouvrage olympienne a fini par s’effondrer, tel un château de cartes.

    À chaud, l’entraîneur phocéen a avant tout cherché du positif dans une soirée gâchée. « Je pense que mon équipe a réalisé sa meilleure première mi-temps depuis le début de saison », a-t-il lâché en conférence de presse. Il est clair que, si le match s’était arrêté là, l’OM aurait désormais trois points de plus dans son escarcelle et le carton rouge reçu par Emerson ne serait qu’un fait de match.

    Mais, en football, il y a toujours, sauf cas de force majeure, une seconde mi-temps. Et dans cet acte II, le jeu parfait vu par Roberto De Zerbi s’est petit à petit délité. Permettant au Sporting de revenir dans la partie. Pour finalement arracher la victoire.

    De Zerbi assume

    S’il lui fallait bien entendu gérer une infériorité numérique, ses choix de laisser Mason Greenwood et Arthur Vermeeren au vestiaire pour la reprise ont surpris. Mais l’Italien les assume. « J’ai fait le choix de sortir Greenwood parce qu’Emerson venait d’être expulsé. Nous devions défendre à cinq et, entre lui et Paixão, à ce moment-là, celui qui avait les caractéristiques pour défendre et attaquer en même temps, c’était Paixão », a-t-il confié au micro de Canal+.

    En conférence de presse, il a étoffé son propos, « Mason était fatigué ». Quant au choix de sortie Arthur Vermeeren, « je pensais qu’avec Matt O’Riley, ce serait plus solide pour garder le ballon au milieu ».

    Au final, l’OM s’est métamorphosé. Et a perdu la maîtrise du jeu, dans une seconde mi-temps où, avec un soupçon d’audace, les Olympiens auraient pu conserver leur avantage face à un Sporting volontaire, mais assez brouillon dans ses intentions.

    Comme sur l’expulsion d’Emerson, c’est une intervention de l’assistance vidéo qui a fait basculer la soirée. Validant l’égalisation portugaise, malgré un hors-jeu de Geny Catamo. « Quand on a un match avec de tels enjeux en Ligue des Champions, avoir des arbitres comme ça, c’est scandaleux. Ça nous pénalise parce qu’on était en train de faire un bon match et, derrière, ça change toute la physionomie », a tempêté Pierre-Emerick Aubameyang, toujours au micro de Canal+.

    Il est clair que l’équipe d’arbitres slovènes, autour de Rade Obrenovic, n’a pas été très clairvoyante. Mais l’OM ne peut pas se cacher derrière des décisions contraires pour expliquer la perte d’un match qui était largement à sa portée.

    Néanmoins, on peut comprendre la frustration marseillaise. Elle fait suite au second penalty généreusement accordé au Real lors du premier match et qui, transformé par Kylian Mbappé, avait privé les Marseillais d’un point.

    Un match de suspension en perspective pour Emerson

    Emerson a été doublement sanctionné par Rade Obrenovic.

    L’arbitre slovène de la rencontre à Lisbonne lui a, dans un premier temps, donné un carton jaune pour avoir effleuré de la main le ballon. Puis, quelques minutes avant la pause, il y a eu un contact avec Maximiliano Araujo dans la surface de réparation du Sporting.

    Dans un premier temps, un penalty était accordé à l’OM. Mais, appelé par son assistant vidéo, Rade Obrenovic a annulé la sanction. D’après les lois du football, il aurait dû en rester là. Mais ce dernier a fait du zèle en donnant un second jaune à Emerson, synonyme d’expulsion. L’Italo-Brésilien sera suspendu face à Bergame.

  • Le 100e but

    Le 100e but

    Il était important de marquer le coup. Et grâce à Igor Paixão, qui a ouvert le score à la 14e minute, l’attaque olympienne a atteint une barre symbolique. Celles des cent buts inscrits dans la compétition.

    Quant au premier buteur, il s’agit de Rudi Völler, lors du succès 5-0, à Glentoran.

  • Le Sporting a usé la défense olympienne

    Le Sporting a usé la défense olympienne

    Même si les Lisboètes, à l’image de Luis Suarez dans son duel avec Leo Balerdi, ont cherché à repousser les Marseillais le plus loin possible de leur zone défensive, cette tactique n’aura pas porté ses fruits. Quand bien même la ligne offensive du Sporting est allée presser l’arrière-garde phocéenne, sans parvenir à désorganiser le trident défensif commandé par Leo Balerdi et sécurisé par Gerónimo Rulli.

    Le but rapidement inscrit par Igor Paixão a remis son équipe dans le sens du jeu. Le Sporting devait accuser le coup. Avant d’être remis en selle par l’expulsion d’Emerson, juste avant le repos.

    Mason Greenwood et Arthur Vermeeren étaient sacrifiés pour revoir le schéma marseillais de la seconde période. Un OM qui avait plus de mal à ressortir les ballons. Et sa défense finira par céder à deux reprises, offrant au Sporting une victoire à l’usure.

  • Les supporters marseillais ont teinté Lisbonne de bleu, blanc et orange

    Les supporters marseillais ont teinté Lisbonne de bleu, blanc et orange

    Si certains n’ont pas reculé devant l’interminable voyage en bus, la plupart des quelques 2 500 supporters olympiens ont opté pour la voie des airs pour rejoindre Lisbonne. « Les Ultras et les Fanatics ont préféré la route. Ils ne sont arrivés qu’en fin de matinée et auront tout juste le temps de boire un coup avant d’aller au stade » estime un membre éminent des South Winner’s, qui a préféré l’avion. « C’est top. En deux heures, tu arrives. Tu peux profiter tranquille de Lisbonne ».

    Attablé à la terrasse du Museu da cerveja, il savoure une mousse bien fraîche. Avec son groupe de potes, il révise ses chants avant de « monter » vers le nord de la capitale portugaise.

    Accent lorrain

    à deux pas de là, au No solo Italia, c’est avec l’accent lorrain que Léa, Mathieu et Pierre évoquent le match à venir. « Nous sommes de Nancy et n’avions pas pu aller à Metz. Alors, nous nous rattrapons en venant ici. Nous enchaînerons avec le match à Lens. Merci à l’aéroport de Luxembourg ! »

    Dans le lacis des rues commerçantes de Lisbonne, les porteurs des maillots aux diverses couleurs de l’OM, dont un au nom de Didier Drogba, prennent des forces dans les tavernes et cervecerias. Hésitent à acheter un maillot de Cristiano Ronaldo. « à plus de 100 euros, ils ne se mouchent pas avec les doigts », soupire Théo.

    à trois heures du coup d’envoi, le moment vient de rejoindre le stade, via la ligne verte du métro. En s’engouffrant dans la station Bairro-Chiado, la masse a croisé la route de Paul le Guen et sa famille. L’ancien capitaine du PSG, tout de vert vêtu, a rapidement changé ses plans de visite. Même s’il n’a pas été reconnu.

    Le cortège mettra du temps, mais il arrivera juste à temps pour assister au coup d’envoi et donner de la voix, dans un stade José-Alvalade qui n’avait pas fait le plein. Malgré des tarifs attractifs.

  • Réduit à dix, l’OM a fini par craquer

    Réduit à dix, l’OM a fini par craquer

    Il n’y aura pas de second succès marseillais en terre portugaise.

    Lorsqu’après l’hymne de la Ligue des Champions, l’adaptation de Comme d’habitude à la mode portugaise semblait la bienvenue pour résumer une première période qui, sous certains aspects, a semblé voir l’histoire se répéter. En effet, comme le 12 octobre 2022, l’OM a rapidement pris l’avantage. Un carton rouge a également été sorti par Rade Obrenovic.

    Mais là s’est arrêtée la comparaison avec la première visite olympienne à José-Alvalade. Car cette fois, le carton rouge a été brandi sous le nez du défenseur Marseillais Emerson. L’Italien ayant simulé une faute de Maximiliano Araujo dans la surface portugaise. Dans un premier temps, l’arbitre avait donné un penalty en faveur de l’OM, accentuant le mimétisme.

    Mais son assistant vidéo a corrigé l’erreur. Le Sporting évitait la punition. Mais retournait au vestiaire avec un handicap d’un but. Avantage mérité pour des Marseillais qui avaient su prendre la mesure de la fougue des Lions, dans un premier quart d’heure où, à l’image de Luis Suarez, ils ont été très présents devant la surface de Gerónimo Rulli.

    Néanmoins, c’est l’OM qui avait su être efficace. Pierre-Emerick Aubameyang offrant à Igor Paixão l’opportunité d’inscrire son troisième but en Ligue des Champions sous ses nouvelles couleurs. Le Brésilien, avec Feyenoord au printemps dernier, avait écœuré le Benfica à quelques kilomètres de là. Il était bien parti pour remettre le couvert. Plaçant l’OM sur une orbite victorieuse.

    Toutefois, en devant terminer la rencontre à dix, l’OM qui allait devoir montrer sa capacité à digérer cette perte. Un fait qui devait changer la donne d’une seconde période durant laquelle les Lions ont de nouveau sorti les griffes. Et où l’assistance vidéo a de nouveau joué des tours aux Marseillais.

    Car après avoir vu un hors-jeu de Geny Catamo, Rade Obrenovic était à nouveau appelé par son compatriote Matel Jug qui, lui, validait le but de l’égalisation lisboète. Pour les Olympiens, le coup était rude. D’autant plus que sur un coup de billard, Alisson Santos allait trouver une seconde faille dans la muraille dressée par Gerónimo Rulli.

    L’OM, qui avait pris la rencontre par le bon bout, a fini par donner raison à la chanson de Claude François. Car, presque comme d’habitude, la défaite est au bout de la nuit portugaise.

    Sporting 2 (0) OM 1 (1)

    3e journée Ligue des Champions

    Stade José Alvalade (48 562 spectateurs)

    Arbitre : R. Obrenovic (SLO).

    Buts : Catamo (69), Santos (86) pour le Sporting), Paixão (14) pour l’OM.

    Avertissements : Araujo (89) au Sporting, Balerdi (3),Emerson (39, 44), Rulli (75), Pavard (89) à l’OM.

    Exclusion: Emerson (44) à l’OM.

    SPORTING : Silva – Fresneda (Santos, 80, Debast (Diomandé, 80), Inacio, Araujo (Reis, 90+2) – Hjulmand ( c ), Simões (Catamo, 64) – Quenda (Ioannidis, 64), Trincão, Pedro Gonçalves – Suarez.

    Entraîneur : R. Borges.

    OM : Rulli – Pavard, Balerdi ( c ), Aguerd – Weah (Garcia, 67), Höjbjerg, Vermeeren (Murillo, 46), Emerson – Greenwood (O’Riley, 46), Aubameyang (Vaz, 82), Paixão (Gomes, 67).

    Entraîneur : R. De Zerbi.

  • « Mes joueurs savent quoi faire ! »

    « Mes joueurs savent quoi faire ! »

    Deuxième de la Ligue 1 portugaise, le Sporting Clube du Portugal peut-il tenir tête au leader du championnat de France ?

    « Si vous vous arrêtez aux statistiques, elles ne nous sont pas favorables », reconnaît Rui Borges. Toutefois, l’entraîneur des Lions reste serein. « Mes Joueurs savent quoi faire ! Et nous aurons le soutien de notre public. » Pour lui, cela peu suffire à dédire certains pronostics promettant une défaite pour son équipe. Il se base sur la prestation du Sporting qui a su éviter le piège de Paços Ferreira en coupe. Et qui ne craint pas d’affronter « un adversaire qui semble irrésistible ». Pour Rui Borges, affronter un OM au sommet de sa forme, « c’est un surcroît de motivation. Nous sommes là pour nous confronter à des grandes équipes. Si elles tournent bien, une victoire ne serait que plus belle ».

    Le stratège lisboète compte sur un groupe qui ne doute pas pour réussir un gros coup. Et notamment sur son nouvel homme fort en pointe, Luis Suarez. Le Colombien est arrivé l’été dernier et s’est rapidement acclimaté à sa nouvelle équipe. « Je vis sans doute les meilleurs moments de ma carrière », a-t-il confié en conférence de presse. Ce match ce sera aussi l’occasion d’une revanche. En 2022, il a porté durant cinq mois le maillot olympien, mais n’a pas réussi à s’y imposer. « C’était fort, mais je n’étais pas prêt mentalement à supporter ce qui m’y attendait », reconnaît-il. Il admet : « Cet échec m’a marqué. j’ai eu besoin de temps pour m’en remettre. Mais, aujourd’hui, la page est tournée. »

    Pour lui, battre un OM leader de la Ligue 1 n’est pas une mission impossible : « Nous aurons certes des joueurs incroyables face à nous. Mais ils sont comme nous, avec deux jambes. » Et le Colombien de faire une promesse : « Il y aura du spectacle. »