Tag: Portugal

  • Le Portugal a bien réagi face à l’Ouzbékistan

    Le Portugal a bien réagi face à l’Ouzbékistan

    Avec un seul point d’encaissé lors du premier match la semaine passée face à la République démocratique du Congo, la Seleção devait absolument faire le plein contre l’Ouzbékistan, mardi, à Houston (aux états-Unis). Il n’aura fallu qu’attendre six petites minutes pour voir la star portugaise Cristiano Ronaldo ouvrir le score (1-0, 6’). Le latéral gauche parisien Nuno Mendes a doublé la mise quelques minutes avant la première pause fraîcheur de la partie (2-0, 17’). Puis, le quintuple lauréat du Ballon d’Or voulait absolument marquer le coup et a inscrit un doublé avant la mi-temps (3-0, 39’).

    Qualification presque assurée

    Un but contre-son-camp à l’heure de jeu (4-0, 60’) et une frappe imparable de Rafael Leão (5-0, 87’) en toute fin de match ont définitivement scellé le sort de l’Ouzbékistan. Grâce à ce premier succès au Mondial-2026, les hommes de Roberto Martinez reprennent provisoirement la tête du groupe K, avant le résultat de la Colombie, dans la nuit de mardi à mercredi, face à la République démocratique du Congo. De quoi quasiment assurer leur qualification pour les 16es de finale.

    1er : Portugal (4 points)

    2e : Colombie (3 points)

    3e : RD Congo (1 point)

    4e : Ouzbékistan (0 point)

  • Le Portugal souffre-t-il d’un problème Cristiano Ronaldo ?

    Le Portugal souffre-t-il d’un problème Cristiano Ronaldo ?

    La réponse est oui, de toute évidence, mais le problème ne date pas d’hier. Avant son match contre l’Ouzbékistan, ce mardi à 19h, le Portugal se trouve dans la tourmente. Le match nul face à la République démocratique du Congo (1-1) a mis le feu aux poudres, remettant en cause la présence de Cristiano Ronaldo dans le 11 de départ. La légende portugaise, aujourd’hui âgée de 41 ans, a difficilement traversé cette rencontre. Les reproches sont venus de toutes parts et notamment de la presse nationale et internationale. « Pitoyable », un joueur « écrasé par la pression » et le réputé quotidien Publico finit par écrire que la sélection « reste otage de sa foi en Ronaldo, mais la foi ne suffit pas – et encore moins en l’actuel Ronaldo ».

    Ces échos terribles pour le quintuple Ballon d’Or étaient déjà apparus lors de l’Euro 2024. La star semblait sur le déclin alors qu’il joue désormais sur les pelouses saoudiennes avec Al-Nassr. Surtout que le Portugal compte un effectif emballant, paraissant prêt à franchir le cap et enfin décrocher sa première étoile, le rêve de CR7 avec sa nation. Les critiques ne sont pas non plus totalement tournées vers Cristiano Ronaldo, même s’il est le symbole de cette première partie manquée.

    Tactiquement, le sélectionneur Roberto Martinez n’a rien proposé et a accumulé les non-sens, alors qu’une pelletée de grands noms (Bruno Fernandes, Joao Neves, Vitinha, etc.) étaient sur le terrain. Plusieurs situations ubuesques se sont déroulées contre les joueurs de Kinshasa. L’une était plus marquante, avec ce moment où aucun joueur portugais ne figurait dans l’axe sur une phase offensive.

    Joao Neves attaqué

    Même en dehors du terrain, la sélection portugaise a fait parler d’elle de manière négative. Suite à une phrase sortie de son contexte de Joao Neves – « Cristiano est un joueur comme les autres » -, le milieu du PSG et sa compagne Madalena Aragao (qui n’a pourtant rien à voir dans cette histoire) ont subi une vague de haine sur les réseaux sociaux. Quelque 100 000 messages recensés sous leurs publications, venant de fans du joueur formé au Sporting.

    Le capitaine-attaquant a voulu calmer le jeu avec un post qui se veut rassembleur, montrant son équipe unie à l’entraînement. Le Portugal en a bien besoin, éteindre l’incendie alors qu’il est encore en temps est la priorité. Envoyé au casse-pipe, en conférence de presse, Francisco Conceicao a défendu ses coéquipiers et s’est montré optimiste devant les journalistes. Le jeune ailier de la Juventus a accentué le « Cristiano est un joueur comme les autres » et a ajouté : « Nous ne ressentons pas le besoin de lui passer le ballon. Je fais la passe à celui qui, selon moi, est le mieux placé et démarqué. Cristiano est un exemple en raison de sa carrière et de la volonté dont il fait toujours preuve à 41 ans… Un exemple de leadership et par les buts qu’il marque », a poursuivi le fils du coach Sergio Conceicao.

    Face à des Ouzbeks novices en Coupe du monde, les Portugais ont l’occasion de redorer leur blason et se remettre la tête à l’endroit pour la suite de la compétition.

    ET AUSSI

    L’Uruguay bute encore

    Rien en va pour l’équipe menée par Marcelo Bielsa. Dans la nuit de dimanche à lundi, l’Uruguay a de nouveau partagé les points. Un match nul 2-2 face au Petit poucet cap-verdien, après le 1-1 face aux Saoudiens. Avant d’affronter l’Espagne, les Uruguayens sont donc au bord de l’élimination.

    L’Angleterre vers la qualification

    Epatante en ouverture contre la Croatie (4-2), l’équipe d’Angleterre peut d’ores et déjà valider sa qualification. Ce mardi soir à 22 heures, les hommes de Thomas Tuchel affrontent le Ghana et pourraient se retrouver à six points sur six.

    Lionel Scaloni s’oppose aux pauses fraîcheurs

    Le sélectionneur argentin Lionel Scaloni a évoqué les pauses fraîcheurs systématiques lors des matches de cette Coupe du monde. Et il n’en est pas vraiment satisfait. « La phase de groupes a toujours été difficile. Ici il y a en plus la chaleur. Le fait qu’on arrête sans cesse les matches, cela aide l’équipe la plus faible car ça l’aide à récupérer. Cette histoire de quart-temps nous paraît un peu irréelle, à nous. » Il met aussi en avant le fait que le plan d’une équipe peut être modifié durant ces 3 minutes de pause et non plus à la mi-temps, comme avant.

    Clément Turpin de retour au sifflet

    L’arbitre français Clément Turpin dirigera son 2e match de la Coupe du monde. Après le spectaculaire Angleterre – Croatie (4-2), mercredi dernier, le Tricolore arbitrera le Paraguay et l’Australie. Ses assistants seront Nicolas Danos et Benjamin Pagès. La rencontre doit se disputer ce vendredi 26 juin à 4h du matin, heure française.

  • Les futures stars mondiales du football réunies en Provence

    Les futures stars mondiales du football réunies en Provence

    Le tournoi international de football espoirs est de retour à partir de ce dimanche 31 mai à 15h en Provence. La Chine affrontera l’Arabie saoudite au Parc des Sports d’Avignon. La compétition se déroulera jusqu’au samedi 13 juin. Dix équipes venues des cinq continents tenteront de succéder à la France, absente pour la première fois du tournoi depuis 2003.

    Une absence notable, mais pas catastrophique pour l’organisation. « La dernière fois que c’était comme ça, il y a eu une finale Portugal-Argentine avec Javier Mascherano et Cristiano Ronaldo sur le terrain. Donc on souhaite la même réussite cette année », tempère Amayes Brahmi, coorganisateur de l’événement. Une absence expliquée par « des raisons budgétaires », qui auraient été avancées par la Fédération française, explique l’organisation, les équipes U21, U18 et U19 étant déjà mobilisées sur différentes compétitions internationales, tandis que les U20 n’ont pas joué depuis la Coupe du monde de leur tranche d’âge, fin 2025.

    Mais les absents n’éclipsent pas les présents. Deux poules de cinq équipes vont se disputer la première place de leurs groupes à Avignon, Aubagne ou Toulon, avant des matches de classement. Avec des pays de « tous les continents », comme le rappelle Laurent Lauricella, coorganisateur. À savoir donc la Chine et l’Arabie saoudite. Mais aussi la République démocratique du Congo, la Tunisie, le Japon, la Côte d’Ivoire, le Venezuela, le Canada, le Portugal et la Colombie. Toutes les rencontres seront également gratuites, « même la finale », insiste l’organisation.

    Plateau relevé

    Les organisateurs insistent également sur le renouvellement des nations invitées, avec le retour du Congo pour la première fois depuis 13 ans, ou du Portugal depuis 2019. Et n’hésitent pas à mettre en avant les grands joueurs qui ont foulé les prés provençaux depuis la création du tournoi, avec notamment quatre Ballons d’or que sont Zinedine Zidane, Cristiano Ronaldo, Jean-Pierre Papin et Hristo Stoichkov. Mais aussi d’autres grands noms, citant pêle-mêle Thierry Henry, David Beckham ou, plus récemment, Marquinhos et Maghnes Akliouche.

    « On promet du spectacle », ajoute Laurent Lauricella, mettant en avant la moyenne de 70 buts par édition depuis la première édition. Il voit l’équipe ivoirienne comme favorite de cette quinzaine avec des joueurs comme Abdoul Ouattara, qui évolue à Strasbourg en Ligue 1, ou Kader Meïté, transféré pour une trentaine de millions d’euros de Rennes au club saoudien Al-Hilal FC, lors du dernier mercato hivernal. Sans oublier le Portugais Mateus Mané, qui évolue en Premier League anglaise à Wolverhampton, ou encore le Japonais Nick Schmidt, défenseur chez les Allemands du FC Sankt Pauli de Hambourg.

    Tous les matches sont gratuits. Programme complet sur tournoimauricerevello.com

    La Sud ladies cup n’aura pas lieu

    Alors qu’elle se déroulait en préambule du Maurice-Revello, la Sud ladies cup n’aura pas lieu cette année.

    Le comité d’organisation a jugé que les indicateurs actuels ne permettaient pas de garantir aux délégations étrangères le niveau d’accueil et de performance qui a bâti la réputation et l’attrait de ce tournoi féminin réservé aux U20.

    Loin d’être un désengagement, cette pause est présentée comme « une mise en stand-by et nous aimerions relancer le tournoi, si nous trouvons une solution », confie Amayes Brahmi. Le coorganisateur regrette qu’après le lancement en 2018, « il y a eu de belles paroles, mais peu d’actions malgré de belles affluences ».

    M.Ga.

  • Kitefoil : Lauriane Nolot voit triple

    Kitefoil : Lauriane Nolot voit triple

    Lauriane Nolot a ainsi décroché, samedi au Portugal, son troisième titre mondial après ceux de 2023 et 2024. La vice-championne olympique à Marseille en 2024 et marin de l’année 2023, s’affirme à nouveau comme référence mondiale de sa discipline à deux ans des Jeux de Los Angeles.

    « Honnêtement, j’ai vraiment stressé aujourd’hui parce que j’avais une adversaire de taille », a-t-elle confié avant de monter sur le podium. « C’était serré, mais j’ai tout donné pour gagner cette course et je suis trop contente de la manière dont j’ai navigué. »

  • L’autoroute européenne de l’hydrogène arrive en 2032

    L’autoroute européenne de l’hydrogène arrive en 2032

    Deux millions de tonnes d’hydrogène devraient transiter par le golfe de Fos d’ici à 2032 selon les plans de NaTran (ex GRTGaz), transporteur de gaz indépendant porteur du projet Hyfen, sujet d’une conférence de presse mardi matin à Paris.

    Il s’agit d’un gazoduc d’hydrogène partant de Fos-sur-Mer et passant par la Vallée de la Chimie lyonnaise et la Moselle, où des réserves souterraines auraient été trouvées, dans une idée de « corridor européen interconnecté reliant le Portugal à l’Allemagne » d’après Anthony Mazzenga, directeur du développement de NaTran. Il s’intègre au projet BarMar de gazoduc d’hydrogène sous la Méditerranée reliant Barcelone aux bassins ouest du Grand Port de Marseille, à Fos, et vise principalement à alimenter « la stratégie de décarbonation de l’Allemagne basée sur 50% d’hydrogène » dans son mix énergétique.

    Cinq milliards d’euros

    NaTran vise les gros clients industriels comme l’aciériste allemand SHS. « C’est un des secteurs qui auront besoin de l’hydrogène, avec le raffinage et la production d’engrais », détaille le dirigeant. À La Marseillaise sur le territoire, Anthony Mazzenga parle d’un « ouvrage enterré à faible impact paysager, à bonne acceptabilité du public derrière lequel dépend l’avenir industriel de la zone ». Sans rompre « d’accords de confidentialité », l’industriel précise « travailler avec l’ensemble des acteurs industriels du territoire, dont certains maintiennent leur activité ou se diversifient dans la production d’acier bas carbone ou de e-saf », le carburant de synthèse produit à La Mède par Total, consommateur d’hydrogène.

    Cinq milliards d’euros sont engagés par le groupe dans une « perspective de longue durée et un amortissement sur plusieurs dizaines d’années » présente Anthony Mazzenga, de manière « similaire aux investissements sur les réseaux gaz ou électrique ». Reconnu Projet d’intérêt commun (PIC) par l’Europe, Hyfen est en pleine étape d’études, la décision finale d’investissement étant attendue pour 2029 et la mise en service en 2032. Cette décision dépendra de trois conditions pour NaTran : le marché, le cadre législatif avec la transposition attendue du droit européen sur l’hydrogène, et les garanties publiques. « Nous espérons l’apparition d’un mécanisme de lissage temporel des coûts d’ici 2029 pour investir en confiance et à nos clients de se raccorder à prix compétitif », conclut le représentant de NaTran.

  • [Entretien] Yves Léonard : « Au Portugal, la digue n’a pas cédé »

    [Entretien] Yves Léonard : « Au Portugal, la digue n’a pas cédé »

    Le socialiste Antonio José Seguro a été élu ce dimanche président du Portugal avec 66,8% des voix, ralliant gauche radicale et droite modérée, il a promis de défendre la « stabilité politique ». Face à lui, le candidat d’extrême droite André Ventura, 43 ans, savoure sa défaite, se targuant d’avoir offert à son parti Chega « le meilleur résultat de son histoire », comme il l’a dit lui-même, en obtenant 32,2% des suffrages avec 1,7 million de voix. Ce score représente une nouvelle progression par rapport aux législatives de l’an dernier, à l’issue desquelles Chega est devenu le premier parti d’opposition en recueillant 22,8% des suffrages et 1,4 million de voix, réussissant à propager son discours raciste.

    La Marseillaise : Les Portugais ont fait le choix de la stabilité ?

    Yves Léonard : À la fois de la stabilité, de l’inscription du respect aux institutions nées en 1976, de la Constitution, des règles habituelles du jeu démocratique qui est en vigueur depuis 50 ans et la Révolution des Œillets. Antonio José Seguro n’a pas seulement été choisi par défaut. Il est parti d’assez loin au début de la campagne, n’étant même pas donné en position d’être au second tour. Et puis au fil des semaines, des mois, il a suivi une ligne pondérée, celle d’un homme qui aime le débat raisonné. Dans la période un peu tendue, animée, incertaine qu’on connaît ici et là, ça a joué. Il a capté cet électorat qui ne voulait pas entendre d’un discours clivant qui a été celui de son opposant du second tour.

    Assiste-t-on à une banalisation des idées d’extrême droite dont le candidat a atteint, pour la première fois, le second tour ?

    Y.L. : On assiste à une forme de normalisation depuis 3-4 ans et pas simplement au Portugal, c’est transnational. C’est la consécration de cette montée en puissance de l’extrême droite. André Ventura a atteint ses objectifs : être au second tour et faire un score qui se rapproche de celui de l’Alliance démocratique (centre droit) – au gouvernement actuellement – lors des législatives de l’an dernier [32,1%, Ndlr.]. Il se pose en candidat à la réorientation de la droite sous sa direction. C’est véritablement ce qu’il souhaitait. Il a formellement gagné 10 points par rapport au premier tour mais surtout une crédibilité supplémentaire pour apparaître comme un recours et donc de concurrencer les formations de droite. Celle-ci est très fragmentée au Portugal, on l’a vu au premier tour avec trois candidats qui se sont retrouvés hors du jeu par division.

    Le Premier ministre de droite n’a d’ailleurs pas donné de consigne de vote entre les deux tours…

    Y.L. : Vous avez un homme qui dirige le principal parti au pouvoir, est Premier ministre et n’a pas donné de consigne de vote très claire. Cela traduit plusieurs choses. D’abord, une interrogation forte qui parcourt la droite de gouvernement, de plus en plus fragilisée. Ce gouvernement minoritaire a pu faire adopter le budget avec l’abstention des socialistes. Et sur les votes auxquels il tenait comme la loi sur l’immigration ou la réforme du droit du travail, il ne les a obtenus que grâce au soutien du parti d’extrême droite. Cette configuration explique sa position. Dimanche soir, il a déclaré que l’élection ne changeait rien et dit compter sur le président pour garantir la stabilité des institutions. Mais cela ne sera évidemment pas évident à négocier pour lui, il a une marge de manœuvre très étroite. Avec, d’une part, une extrême droite qui va être extrêmement entreprenante, va vouloir prendre le pas sur les autres formations et s’imposer à droite. Et de l’autre, un chef de l’État qui, il l’a dit, sera le président de tous les Portugais, tout en restant exigeant. Le Premier ministre est le plus fragilisé dans cette affaire.

    Le cordon sanitaire contre l’extrême droite a tenu ?

    Y.L. : Il y a quand même eu une mobilisation au second tour. La digue n’a pas cédé. L’idée de vote républicain est assez opérante. Néanmoins, on a le sentiment qu’à chaque fois, un cran supplémentaire est franchi. Cette fois, c’est le candidat d’extrême droite qui a atteint le second tour tout en gagnant des points. Et ce, grâce à un électorat prioritairement de droite, en clamant « le socialisme c’est fini ».

    En France, moins de 4% des inscrits ont voté et à 64% pour Ventura. Comment l’expliquer ?

    Y.L. : L’essentiel à noter est que le premier parti des Portugais de l’étranger, c’est l’abstention. Quant aux 60% qui votent Chega, c’est un syndrome qu’on observe aux États-Unis, avec une partie du vote latino ou des Mexicains qui s’est portée sur Trump. C’est un peu la même tonalité en France, encore plus prononcée en Suisse. Cette notion de frontière, une fois qu’on l’a franchie et qu’on s’est installé, on ne veut pas que d’autres la franchissent, comme vous l’avez fait, 20 ou 30 ans en arrière.

  • À Lisbonne, l’OM n’est pas allé au bout de ses idées

    À Lisbonne, l’OM n’est pas allé au bout de ses idées

    En football, il y a les paroles et les actes. Seuls les seconds comptent.

    C’est ce que l’on peut retenir de la sortie marseillaise au stade José-Alvalade. Alors que les joueurs de Roberto De Zerbi avaient su trouver le moyen d’éteindre la ferveur des Lions, la belle ouvrage olympienne a fini par s’effondrer, tel un château de cartes.

    À chaud, l’entraîneur phocéen a avant tout cherché du positif dans une soirée gâchée. « Je pense que mon équipe a réalisé sa meilleure première mi-temps depuis le début de saison », a-t-il lâché en conférence de presse. Il est clair que, si le match s’était arrêté là, l’OM aurait désormais trois points de plus dans son escarcelle et le carton rouge reçu par Emerson ne serait qu’un fait de match.

    Mais, en football, il y a toujours, sauf cas de force majeure, une seconde mi-temps. Et dans cet acte II, le jeu parfait vu par Roberto De Zerbi s’est petit à petit délité. Permettant au Sporting de revenir dans la partie. Pour finalement arracher la victoire.

    De Zerbi assume

    S’il lui fallait bien entendu gérer une infériorité numérique, ses choix de laisser Mason Greenwood et Arthur Vermeeren au vestiaire pour la reprise ont surpris. Mais l’Italien les assume. « J’ai fait le choix de sortir Greenwood parce qu’Emerson venait d’être expulsé. Nous devions défendre à cinq et, entre lui et Paixão, à ce moment-là, celui qui avait les caractéristiques pour défendre et attaquer en même temps, c’était Paixão », a-t-il confié au micro de Canal+.

    En conférence de presse, il a étoffé son propos, « Mason était fatigué ». Quant au choix de sortie Arthur Vermeeren, « je pensais qu’avec Matt O’Riley, ce serait plus solide pour garder le ballon au milieu ».

    Au final, l’OM s’est métamorphosé. Et a perdu la maîtrise du jeu, dans une seconde mi-temps où, avec un soupçon d’audace, les Olympiens auraient pu conserver leur avantage face à un Sporting volontaire, mais assez brouillon dans ses intentions.

    Comme sur l’expulsion d’Emerson, c’est une intervention de l’assistance vidéo qui a fait basculer la soirée. Validant l’égalisation portugaise, malgré un hors-jeu de Geny Catamo. « Quand on a un match avec de tels enjeux en Ligue des Champions, avoir des arbitres comme ça, c’est scandaleux. Ça nous pénalise parce qu’on était en train de faire un bon match et, derrière, ça change toute la physionomie », a tempêté Pierre-Emerick Aubameyang, toujours au micro de Canal+.

    Il est clair que l’équipe d’arbitres slovènes, autour de Rade Obrenovic, n’a pas été très clairvoyante. Mais l’OM ne peut pas se cacher derrière des décisions contraires pour expliquer la perte d’un match qui était largement à sa portée.

    Néanmoins, on peut comprendre la frustration marseillaise. Elle fait suite au second penalty généreusement accordé au Real lors du premier match et qui, transformé par Kylian Mbappé, avait privé les Marseillais d’un point.

    Un match de suspension en perspective pour Emerson

    Emerson a été doublement sanctionné par Rade Obrenovic.

    L’arbitre slovène de la rencontre à Lisbonne lui a, dans un premier temps, donné un carton jaune pour avoir effleuré de la main le ballon. Puis, quelques minutes avant la pause, il y a eu un contact avec Maximiliano Araujo dans la surface de réparation du Sporting.

    Dans un premier temps, un penalty était accordé à l’OM. Mais, appelé par son assistant vidéo, Rade Obrenovic a annulé la sanction. D’après les lois du football, il aurait dû en rester là. Mais ce dernier a fait du zèle en donnant un second jaune à Emerson, synonyme d’expulsion. L’Italo-Brésilien sera suspendu face à Bergame.

  • Le 100e but

    Le 100e but

    Il était important de marquer le coup. Et grâce à Igor Paixão, qui a ouvert le score à la 14e minute, l’attaque olympienne a atteint une barre symbolique. Celles des cent buts inscrits dans la compétition.

    Quant au premier buteur, il s’agit de Rudi Völler, lors du succès 5-0, à Glentoran.

  • Le Sporting a usé la défense olympienne

    Le Sporting a usé la défense olympienne

    Même si les Lisboètes, à l’image de Luis Suarez dans son duel avec Leo Balerdi, ont cherché à repousser les Marseillais le plus loin possible de leur zone défensive, cette tactique n’aura pas porté ses fruits. Quand bien même la ligne offensive du Sporting est allée presser l’arrière-garde phocéenne, sans parvenir à désorganiser le trident défensif commandé par Leo Balerdi et sécurisé par Gerónimo Rulli.

    Le but rapidement inscrit par Igor Paixão a remis son équipe dans le sens du jeu. Le Sporting devait accuser le coup. Avant d’être remis en selle par l’expulsion d’Emerson, juste avant le repos.

    Mason Greenwood et Arthur Vermeeren étaient sacrifiés pour revoir le schéma marseillais de la seconde période. Un OM qui avait plus de mal à ressortir les ballons. Et sa défense finira par céder à deux reprises, offrant au Sporting une victoire à l’usure.

  • Les supporters marseillais ont teinté Lisbonne de bleu, blanc et orange

    Les supporters marseillais ont teinté Lisbonne de bleu, blanc et orange

    Si certains n’ont pas reculé devant l’interminable voyage en bus, la plupart des quelques 2 500 supporters olympiens ont opté pour la voie des airs pour rejoindre Lisbonne. « Les Ultras et les Fanatics ont préféré la route. Ils ne sont arrivés qu’en fin de matinée et auront tout juste le temps de boire un coup avant d’aller au stade » estime un membre éminent des South Winner’s, qui a préféré l’avion. « C’est top. En deux heures, tu arrives. Tu peux profiter tranquille de Lisbonne ».

    Attablé à la terrasse du Museu da cerveja, il savoure une mousse bien fraîche. Avec son groupe de potes, il révise ses chants avant de « monter » vers le nord de la capitale portugaise.

    Accent lorrain

    à deux pas de là, au No solo Italia, c’est avec l’accent lorrain que Léa, Mathieu et Pierre évoquent le match à venir. « Nous sommes de Nancy et n’avions pas pu aller à Metz. Alors, nous nous rattrapons en venant ici. Nous enchaînerons avec le match à Lens. Merci à l’aéroport de Luxembourg ! »

    Dans le lacis des rues commerçantes de Lisbonne, les porteurs des maillots aux diverses couleurs de l’OM, dont un au nom de Didier Drogba, prennent des forces dans les tavernes et cervecerias. Hésitent à acheter un maillot de Cristiano Ronaldo. « à plus de 100 euros, ils ne se mouchent pas avec les doigts », soupire Théo.

    à trois heures du coup d’envoi, le moment vient de rejoindre le stade, via la ligne verte du métro. En s’engouffrant dans la station Bairro-Chiado, la masse a croisé la route de Paul le Guen et sa famille. L’ancien capitaine du PSG, tout de vert vêtu, a rapidement changé ses plans de visite. Même s’il n’a pas été reconnu.

    Le cortège mettra du temps, mais il arrivera juste à temps pour assister au coup d’envoi et donner de la voix, dans un stade José-Alvalade qui n’avait pas fait le plein. Malgré des tarifs attractifs.