Tag: port

  • À Fos, le syndicat CGT des dockers appelle à voter Rémi Esnault

    À Fos, le syndicat CGT des dockers appelle à voter Rémi Esnault

    Rémi Esnault (DVG) salue une « reconnaissance importante ». Le syndicat général CGT des ouvriers dockers et des personnels de la manutention portuaire du Golfe de Fos appelle à voter pour la liste « Notre Fos », emmenée par le successeur désigné de René Raimondi (ex-PS), dimanche 15 mars.

    Dans un communiqué de presse, l’organisation explique avoir été amenée « à travailler sur plusieurs sujets » avec la majorité sortante, « notamment sur les nouvelles implantations industrielles » à l’instar de GravitHy, Marcegaglia, Elyse ou encore Neocarb. « Nous avons beaucoup de points de convergences sur le développement de notre port, mais aussi concernant les routes », affirme-t-elle, citant la liaison Fos-Salon, le contournement autoroutier de Martigues et de Port-de-Bouc ou encore le barreau des étangs, « et bien entendu sur la création d’emplois ». Ces industries, attendues d’ici quelques années, devraient entrainer la création de plus de 10 000 postes.

    La CGT rappelle par ailleurs que l’alliance du RN et de la droite, en France comme à Fos avec ici la candidature de Philippe Maurizot, soutenu par le label d’extrême droite « La Provence qu’on aime », existe pour « finir de casser notre modèle social, notre sécurité sociale, nos retraites ». Avant de développer : « Dans notre histoire portuaire, ces politiques de droite et d’extrême droite, n’ont jamais été à nos côtés, ce sont nos adversaires de classe, servant les intérêts du grand patronat. »

    Pour Rémi Esnault, primo-candidat, ce soutien est précieux « parce que le port, l’industrie et l’emploi font partie de l’ADN de notre territoire », affirme-t-il. Il organise d’ailleurs une « soirée des Fosséennes et Fosséens », ce jeudi 12 mars à son local de campagne (39 avenue Jean Jaurès). Un moment « de convivialité, de partage et de dialogue » à partir de 18h mais aussi avec un objectif : « mobiliser les forces avant le premier tour ». « Terminons cette campagne dans l’esprit qui nous anime depuis le début : proximité, sincérité et énergie », conclut-il.

  • À Toulon, la difficile cohabitation entre les activités militaires et civiles

    À Toulon, la difficile cohabitation entre les activités militaires et civiles

    Ancré dans la vie des Toulonnais depuis plus de cinq siècles, le port militaire de Toulon abrite aujourd’hui 70% de la flotte française et surtout plus de 24 000 travailleurs, selon le préfet du Var. La candidate Magali Brunel (union à gauche), de la liste Toulon en commun, révèle un constat accablant : « Moins de 10% du littoral du centre-ville est ouvert sur la rade » et souligne « le manque d’équipements et de cheminements piétons est continu sur le long du littoral ».

    À travers son projet Med’in Toulon, la candidate veut « réaménager les quais tout en renforçant la continuité des cheminements piétons et des pistes cyclables le long du littoral ». Laure Lavalette (RN), rejointe sur sa liste début février 2026 par le contre-amiral Jacques Mallad, ancien commandant du groupe aéronaval, voudrait lui confier le rôle stratégique de la mer et de l’économie maritime. La candidate souhaite que « dans chaque école de la ville soient données des classes de défense ou maritimes ».

    Ville et forces armées

    De son côté, la maire sortante Josée Massi (SE) a été rejointe par l’amiral Laurent Isnard, ancien préfet maritime, sur sa liste. « L’expertise de Laurent Isnard contribuera notamment à préparer l’arrivée du porte-avions de nouvelle génération, étape déterminante pour l’avenir du port militaire et de l’écosystème économique local », souligne la maire dans son communiqué. L’accueil du futur porte-avions PA-NG, prévu pour 2038 va provoquer une forte transformation du chantier naval. La cité s’adapte donc avec la livraison de 62 logements d’ici mi-2026, réservés aux militaires et à leurs familles selon le ministère des Armées.

    Josée Massi, veut créer « un Campus Économie Bleue et Défense et un Pôle Tech Toulon autour de l’IA et des technologies maritimes ». En lien avec la construction du nouveau porte-avions Michel Bonnus (LR), souhaite une « cité de l’économie de la mer et de la défense », conçue sur le modèle d’un grand campus d’innovation rassemblant des start-up. Mais aussi, crée « la cité des sciences et de la mer » dans l’ancien arsenal du Mourillon. Reste aux habitants de pouvoir vivre pleinement leur ville… Magali Brunel veut mettre en place devant le stade Mayol « un grand espace public populaire, ouvert sur la rade, une place capable de réunir tous les Toulonnais autour des symboles partagés du rugby, de la mer et de la culture ». De quoi créer un « Toulon en commun » qui respire et s’ouvre sur la mer.

  • À Avignon, le port fluvial navigue à vue

    À Avignon, le port fluvial navigue à vue

    Actuellement, aucun bateau ne marque un arrêt au port fluvial d’Avignon – Le Pontet. Pas de lien avec les déboires en cours à la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84), qui gère le site mais a été mise sous tutelle fin janvier (lire aussi page 22). Jusqu’au 19 mars, la navigation sur le Rhône est interrompue entre Lyon et la Méditerranée, sur décision de la Compagnie nationale du Rhône, pour un entretien des écluses à grand gabarit.

    Outre cette parenthèse, le port fluvial est installé sur un domaine de 8,5 hectares accueillant quelque 150 bateaux par an pour 200 000 tonnes de marchandises, issues du transport de produits vracs (céréales, engrais, sable, gravier, etc.). Un sujet très loin de polariser les débats dans la campagne, le port, déjà caché par essence, reste absent des programmes. Il y a un peu plus d’un an, la CCI qui a la main sur le site depuis 1961, avait initié une grande étude (notre édition du 3/02/25) « pour imaginer le port de demain » alors qu’aucun gros investissement n’a été réalisé depuis plus de 15 ans. Mais la crise de gouvernance n’a pas encore permis de prendre une orientation sur le dossier, alors que l’étude d’opportunité était encore en cours en novembre dernier. Une seconde étude de faisabilité est ensuite programmée, visant à un plan d’actions et un calendrier opérationnel.

    La philosophie du projet ne change pas. Face à la baisse du principal marché actuel (béton, granulats), le port doit trouver de nouveaux débouchés, en misant sur la logistique du dernier kilomètre et l’exploration de nouvelles énergies décarbonées (hydrogène notamment). « Le fluvial apparaît comme une solution de transport décarboné et complémentaire au transport routier, nécessaire au pré et post-acheminement », listait la CCI dans la commande de son étude, louant le « rôle de plateforme logistique » du port.

  • La Ciotat, le second souffle du chantier naval

    La Ciotat, le second souffle du chantier naval

    Le site regroupe une cinquantaine d’entreprises et plus de 1 200 emplois autour du refit de superyachts, selon la direction du site. La majorité municipale d’Alexandre Doriol (DVD), candidat à sa succession, s’inscrit dans la poursuite de la spécialisation de maintenance et de refit des yachts, tout en modernisant le site. C’est l’un des rares sujets qui ne suscite pas de tensions majeures dans la ville. La Ciotat Shipyards est une société publique locale dont les actionnaires sont : le Département (34,73%), la Métropole (34,65%), la Région Sud (17,93%) et la Ville (12,69%).

    Une réussite pour la ville

    Ce chantier est « une réussite et fonctionne bien », selon Karim Ghendouf, à la tête de la liste d’union de la gauche. Et ce, parce que « nous n’avons pas confié le chantier simplement à des intérêts privés. L’aménagement est maîtrisé par un acteur public ». Et au candidat de vouloir « mettre en œuvre un centre de formation lié aux métiers de la mer et de la haute plaisance et permettre aux salariés du chantier naval de pouvoir se loger dans la ville ».

  • Villes portuaires

    Villes portuaires

    Quel avenir pour le Port de Marseille ? Pour celui de Toulon ? La réponse ne se résume pas dans ces municipales mais pourtant, elles sont une occasion importante de donner une orientation à la relation ville-port.

    C’est probablement à Marseille qu’elle a été le plus contrariée. On a longtemps dit que le Port – piloté par l’État – et la Ville se tournaient le dos. Les appétits immobiliers et la tentation du tout-tourisme ont exacerbé les tensions durant le quart de siècle de règne de Jean-Claude Gaudin.

    Port et Ville ont fini par signer une charte qui est appelée à se renforcer dans l’avenir.

    La vocation industrielle des bassins est, indiscutable pour la CGT, est également défendue par le Printemps marseillais, là où une partie de la gauche souhaite « faire reculer » le port.

    Des biens communs à défendre, moderniser et faire grandir

    Le dynamisme économique et la création d’emplois à Marseille en dépendent. Ainsi les communistes défendent-ils depuis de nombreuses années, la création d’un campus des métiers de la mer pour permettre à la jeunesse marseillaise de se former et d’accéder à des professions directement en rapport avec le port.

    Une ambition qui n’est pas contradictoire avec la décarbonation et la nécessaire transition écologique des activités portuaires ni à un accès encadré au littoral pour la population.

    Ces municipales, à Marseille et ailleurs sont l’occasion de réaffirmer que les ports sont indispensables au développement de nos villes. Ils sont des biens communs à défendre, moderniser et faire grandir.

  • La ministre de la Mer et de la Pêche lance un vaste appel à projets pour la décarbonation du secteur maritime

    La ministre de la Mer et de la Pêche lance un vaste appel à projets pour la décarbonation du secteur maritime

    « Ça y est, on a un budget ! Et on a inscrit la décarbonation du secteur maritime dans celui-ci via la déclinaison nationale d’un appel à projets », explique-t-elle. Ces appels sont en lien avec le marché carbone européen (ETS)* du secteur en place depuis 2024 et seront lancés « d’ici fin mars avec le ministère des transports » et « opéré par l’ADEME ». Ils portent sur « 3 thématiques : le déploiement de technologies de décarbonation à bord des navires, le soutien au chantiers navals pour les flottes et le financement d’infrastructures portuaires ».

    Concrètement, la ministre pointe « un soutien de 70 millions au bénéficie du secteur, via des autorisations d’engagements et 30 millions de crédit de paiement », développe-t-elle. Elle évoque aussi « deux dispositifs complémentaires, l’un avec la mobilisation de garanties de projets stratégiques jusqu’à 20 millions d’euros pour des projets de décarbonation, l’autre le renforcement des financements mobilisables via un dispositif de certificats d’économie d’énergie ». Elle cible des « technologies matures, comme le vélique ou les batteries ». « On veut lancer une vraie dynamique industrielle avec ces appels à projets. On œuvre pour un fléchage des ETS dans le secteur, il y a une légitime attente de ceux qui versent l’ETS mais il faut une vision stratégique pour que la décarbonation irrigue la filière », conclut elle.

    *Système de quota d’émission carbone comme il existe ailleurs, depuis 2024 les entreprises du secteur sont soumises au système d’échange de quotas d’émission (ETS) de l’UE

  • Des portuaires qui défendent leur force de travail

    Des portuaires qui défendent leur force de travail

    Lors de ses vœux, ce jeudi 22 janvier, Pascal Galéoté, secrétaire général CGT du Grand Port maritime de Marseille, a tenu à rappeler que son activité relevait avant tout du « fruit du travail des travailleuses et travailleurs du port ».

    S’il convient que « le port dispose d’un modèle économique robuste », il s’interroge sur l’avenir de cet outil de développement crucial du territoire, notamment « sur la finalité de certains projets sur les segments à la fois liés à la décarbonation et soumis à une concurrence exacerbée ». Pour le responsable syndical, « les prochaines élections municipales sont un laboratoire politique ». Et de souligner que « depuis plusieurs semaines, nous voyons fleurir des discours d’équilibrisme électoral, le fameux “en même temps” ». 

    Décarbonation sans ligne THT ?

    À savoir : « Un emploi industriel mais en même temps sans industrie, pour la souveraineté énergétique mais avec une baisse de la production, pour la décarbonation mais contre la ligne à très haute tension, pour la transition écologique mais contre le transport ferroviaire, pour la qualité de l’air mais contre le branchement des navires à quai. » Et au final, des positionnements « toujours contre les industries des activités portuaires, qu’il s’agisse des passagers, de la réparation navale ou du transport des marchandises », résume-t-il. Autant d’éléments qui poussent le syndicat à la plus grande prudence.

  • Les communistes engagés dans le rassemblement à Marseille

    Les communistes engagés dans le rassemblement à Marseille

    « Dans ce combat, les communistes doivent être en première ligne. » L’opération de tractage a été décidée voilà quelques jours dans toutes les sections communistes marseillaises. Pour Anthony Gonçalves, chef de file PCF aux municipales, le sondage La Marseillaise /Experts et territoires/Ipsos-BVA, publié dans nos colonnes ce 13 janvier, qui met à égalité au premier tour le maire sortant, Benoît Payan (DVG), et le candidat du RN avec 30% d’intentions de vote, a renforcé la nécessité de s’engager dans la bataille. À l’aune de l’histoire des communistes dans la ville, « acteurs majeurs de la Libération, les armes à la main », il s’agit pour lui d’un « coup de tonnerre » : « On est saisi par l’effroi que cette dynamique RN fait peser sur la ville. »

    Faire s’exprimer les quartiers populaires

    Saluant l’entrée en campagne de Benoît Payan, il ajoute que cette opération va permettre de « rappeler que le rassemblement à gauche, des citoyens, des écologistes, du monde du travail autour de [cette] liste doit se faire maintenant, de la façon la plus large possible et dès le premier tour ». Un rassemblement où le PCF a son rôle à jouer.

    « On doit être à l’avant-garde du dialogue avec les quartiers populaires, celles et ceux qui ne veulent pas revenir à cette ville de classes construite pendant 25 ans de gestion de droite », assène Anthony Gonçalves. Pour convaincre là où, souvent, on ne va plus aux urnes, les communistes comptent sur leurs propositions qui ont « infusé » le programme, mais aussi sur leur bilan au sein du Printemps marseillais : « Je pense au combat pour l’accès aux soins, le logement, l’égalité homme-femme. Il y a aussi ce qui a été fait par nos adjoints, Audrey Garino dans le domaine de la solidarité, Jean-Marc Coppola à la culture. »

    Et d’insister aussi sur le développement du port, inquiet de ce que « certains veulent en faire, y compris d’où on ne l’attendrait pas »… En clair, des insoumis. « Nous sommes partisans de lier de façon indissoluble développement économique et exigences écologiques. Ce n’est pas en les opposant qu’on va avancer », estime-t-il.

  • Les impacts de la base navale sur les populations

    Les impacts de la base navale sur les populations

    Durant la réunion du Comité d’information qui s’est réuni en préfecture le 8 janvier, le sujet de l’application du plan particulier d’intervention nucléaire du port militaire, et la mise à disposition en juin dernier des comprimés d’iode dans les pharmacies des communes concernées, ont été abordés. La FNE remerciant pour cette « étape importante qui a été appréciée ».

    Mais des précisions ont été demandées au niveau de la surveillance radiologique, en précisant que l’autorité de sûreté pour la surveillance des sites civils demande l’installation de stations de mesure à la périphérie des sites suivant les points cardinaux et sous l’influence des vents dominants. L’océanographe Dominique Calmet relevant que les stations de la base navale sont installées au Nord, à l’Est et l’Ouest du site mais qu’aucune pour l’heure n’est installée au Sud, dans l’axe du Mistral, à Saint-Mandrier.

    Les autorités ont expliqué que l’installation d’une balise de surveillance en territoire civil relève de l’Autorité de sûreté nucléaire mais que le sujet reste à l’étude.

    Le responsable associatif a rappelé également l’accident survenu sur le chantier de refonte d’un appontement de la zone Milhaud, le 18 août dernier, au cours duquel quatre salariés d’une entreprise sous-traitante de la Défense présents sur une barge ont été blessés. Parmi les causes envisagées, l’explosion d’un obus datant de la Seconde Guerre mondiale dans les sédiments.

    Risques neutralisés ?

    « Si cette hypothèse est confirmée, un risque d’explosion d’anciennes munitions existe donc pour les navires à propulsion nucléaire à quai ou manœuvrant à proximité des quais », s’inquiète l’APE.

    Ce que l’on sait c’est qu’une enquête technique est en cours et qu’« il n’y aura pas de reprise des travaux dans cette zone avant d’en connaître les conclusions ». Mais qu’« il n’y a eu aucun impact sur les activités nucléaires du port ».

    L’autre sujet important évoqué par Dominique Calmet concerne les épaves toujours présentes le long du littoral du site de stockage des hydrocarbures du Lazaret. Une mise en œuvre, comme cela a été fait sur la partie civile, très attendue a précisé Dominique Calmet en pointant que la zone de ces échouages se trouve à proximité des tables de mytilicultures et piscicoles ce qui présente une menace de pollutions chimiques.

    Là encore la réponse a été rassurante avec une action qui devrait être réalisée rapidement.

  • La drague Hydromer bientôt plus écolo en Occitanie

    La drague Hydromer bientôt plus écolo en Occitanie

    C’est une première mondiale. La drague Hydromer, ce navire destiné à l’entretien des fonds des trois ports propriétés de la Région à Sète-Frontignan, Port-la-Nouvelle et au Grau-du-Roi, va bénéficier d’ici septembre 2026, de l’installation à son bord de la technologie hydrogène.

    En 2024, le navire a remplacé le Cap Croisette qui a pris une retraite bien méritée après 47 ans de nettoyage.

    -20% d’émissions de CO2

    Pour rappel, la Région avait initié en 2021 la construction du navire Hydromer dans le cadre du renouvellement de sa flotte de navires et afin de poursuivre la réduction de l’impact environnemental des activités portuaires. Il avait été mis en service en septembre 2024 et fonctionnait à l’énergie électrique, bien que conçu pour fonctionner à l’hydrogène. Une solution temporaire en attendant la mise en production de l’usine Hyd’Occ de fabrication d’hydrogène vert à Port-la-Nouvelle. L’Hydromer sera équipé de la technologie durant l’été.

    À terme, la Région annonce 20% d’émissions de CO2 en moins et zéro émission au port ou au mouillage, soit 700 tonnes de CO2 non rejetées dans l’atmosphère par an.

    Depuis sa mise en service, l’Hydromer a dragué 440 000m3 de sédiments dans les ports de la Région, soit l’équivalent de 150 piscines olympiques.