Tag: Pontevès

  • Journée à risque en prévision pour le feu du Gros Bessillon ce jeudi

    Journée à risque en prévision pour le feu du Gros Bessillon ce jeudi

    Comme annoncé depuis plusieurs jours, la journée de jeudi est particulièrement redoutée dans le cadre de la lutte face à l’incendie du Gros Bessillon, qui a parcouru 6 350 hectares depuis son déclenchement le 21 juillet dernier (et 1 850 hectares depuis sa reprise au sud-est de Correns vendredi dernier). Mercredi, après une nuit durant laquelle une seule reprise, rapidement traitée, a été détectée dans le secteur de Correns, 800 hommes et femmes, accompagnés de 250 engins et plusieurs hélicoptères bombardiers d’eau se sont attelés au traitement des lisières et des points chauds et à l’ouverture de pistes pour faciliter le travail au sol.

    L’objectif reste le même : sécuriser et installer des verrous pour combattre les reprises qui pourraient se produire sur le front sud / sud-est du feu, attisées par un vent d’ouest qui se renforcera l’après-midi de jeudi, avec des rafales jusqu’à 50 km/h et des températures pouvant approcher les 40°C.

    Un départ de feu

    à Camps-la-Source

    Les autorités appellent également la population à continuer à faire preuve de la plus grande vigilance (pas de jets de mégots, barbecues, travaux sources d’étincelles…). Un rappel motivé par le déclenchement d’un feu d’espace naturel, provoqué par l’éclatement d’un pneu d’un poids lourd, en fin d’après-midi, au niveau de la RD43 à Camps-la-Source. L’intervention rapide de 150 sapeurs-pompiers appuyés par des moyens aériens (hélicoptères bombardiers d’eau et avion Dash) a permis de fixer rapidement le feu, qui a parcouru 5 hectares. Dans la même optique, huit des neuf massifs forestiers varois seront fermés (exception faite du plateau de Canjuers), tandis que plusieurs communes ont décidé d’annuler des feux d’artifices prévus dans les prochains jours.

    Cellule de soutien psychologique pour les sinistrés

    À la demande des autorités, la Cellule d’urgence médico-psychologique (CUMP) du Samu a mis en place une permanence d’écoute et de soutien psychologique pour les habitants des communes touchées par le feu du Gros Bessillon. Pour en bénéficier, il suffit de laisser ses coordonnées au 04.94.33.18.00 pour être rappelé.

    En complément, des séances sont aussi proposées dans les communes et aux dates suivantes : Correns : vendredi 7/08 de 9h30 à 12h30 – Salle des pénitents ; Le Val : Mardi 11/08 de 10h à 14h – Foyer municipal, place Louis Fournier ; Montfort-sur-Argens : Mercredi 12/08 de 10h à 14h – Espace André Paul, Grand rue ; Barjols : Jeudi 13/08 de 10h à 14h – Salle du Centre Ellias, boulevard Grisol ; Cotignac : Vendredi 14/08 de 10h à 14h – salle des fêtes du Grainage, 1er étage.

    Ces séances sont ouvertes à tous les habitants de la zone touchée par l’incendie, aucun rendez-vous préalable n’est nécessaire.

  • Un suspect incarcéré pour une dizaine de départs de feu dans le Var

    Un suspect incarcéré pour une dizaine de départs de feu dans le Var

    Il « est soupçonné d’être à l’origine d’une dizaine de mises à feu », a déclaré le colonel Grégory Goumain, commandant de la gendarmerie du Var, lors d’une conférence de presse à Pontevès d’où sont dirigées les opérations de lutte contre le sinistre en cours.

    Si « la piste volontaire est écartée pour l’incendie principal », qui dévore depuis le 21 juillet le massif du Gros Bessillon, l’homme est « soupçonné d’être à l’origine d’une reprise de feu au sud » du brasier, a-t-il ajouté.

    Il est poursuivi pour des départs de feu commis entre le 19 et le 24 juillet sur les communes de Brignoles, Cabasse et Vins-sur-Caramy, qui ont « entraîné la destruction de plusieurs hectares de maquis et de forêt », selon un communiqué des gendarmes.

    Cet homme de 23 ans, sans emploi, s’était installé dans la région depuis un mois et ne présentait pas d’antécédent judiciaire lié à ce type de fait, a encore précisé Grégory Goumain.

    Arrêté à son domicile grâce à des renseignements et à l’exploitation d’images de vidéoprotection, il avait été placé en garde en vue, samedi.

  • L’incendie progresse dans le Gros Bessillon, 4 500 hectares ravagés

    L’incendie progresse dans le Gros Bessillon, 4 500 hectares ravagés

    Les espoirs de fixer l’incendie vendredi ou samedi ont été vains pour les sapeurs-pompiers mobilisés depuis mardi sur le secteur du Gros Bessillon. Ils n’ont pas été plus fructueux dimanche. Car chaque fois que la situation s’améliore sur un secteur, c’est un autre qui s’embrase, sous l’effet d’un vent soutenu et imprévisible. « C’est un véritable “feu toupie”. Au gré des changements de vent, il va dans un sens et retourne dans l’autre », déplorait le préfet du Var, Simon Babre dimanche après-midi.

    Dans la nuit de vendredi à samedi, le feu a repris au nord-ouest de la commune de Correns, dont l’un a menacé des habitations, et à Pontevès, faisant passer le bilan de 2 700 à 3 250 hectares parcourus. Et la situation s’est gâtée en début d’après-midi, alors que le feu continuait de menacer Correns, avec une grosse reprise sur un secteur situé entre Barjols et Pontevès. Malgré les efforts des 1 000 sapeurs pompiers mobilisés, équipés de six Hélicoptères bombardiers d’eau (dont deux Pumas lourds), trois avions Dash et 265 véhicules feux de forêts, les flammes se sont rapidement dirigées vers Brue-Auriac, et surtout Châteauvert et Barjols, où de nombreuses évacuations (en plus de confinements dans certaines zones, notamment le centre de Barjols) ont eu lieu. En début de soirée, plus de 2 000 personnes avaient dû fuir leur domicile sur l’ensemble des communes concernées, avec un nouveau bilan de 4 000 hectares brûlés. Deux nouvelles habitations ont été détruites, et 17 autres touchées, tandis qu’une distribution de bouteilles d’eau a été assurée auprès des habitants de Pontevès, la turbidité de l’eau ayant dépassé le seuil maximum réglementaire.

    Pas de fixation espérée avant le milieu de semaine

    Des précipitations étaient espérées pour la nuit, alors qu’un orage venait de passer par le littoral varois. D’autant plus que la journée de dimanche s’annonçait périlleuse, avec une réactivation du mistral attendue dans la matinée, potentiellement vectrice de nouveaux départs de feux. Il n’en fut rien, et les quelques millimètres tombés de manière éparse n’ont finalement été d’aucune aide pour lutter contre les flammes, qui avaient parcouru 500 hectares de plus au petit matin.

    Un DASH, quatre canadairs, trois hélicoptères bombardiers d’eau, deux dragons, ainsi que deux unités du 7e Régiment d’instruction et d’intervention de la sécurité civile (7e RIISC) de Brignoles sont venus en renforts 275 véhicules feux de forêts et 1 030 sapeurs-pompiers mobilisés durant la nuit, sur un front de 126km, où plusieurs feux se sont réactivés sous l’effet d’un vent de nord-ouest, notamment au sud de Barjols. Le danger s’était éloigné de Montfort-sur-Argens, où des bénévoles ont réalisé des opérations de noyage.

    Les efforts se sont ensuite concentrés sur quatre secteurs qui ont subi de nouvelles réactivations au fil des heures, sous l’effet d’un vent pluridirectionnel : l’ouest de Barjols, le sud du Petit Bessillon à Pontevès, Saint-Andrieu et le plateau situé au-dessus du Vallon de la Puade à Correns. Une station de ravitaillement en carburant opérée par l’armée et plusieurs postes de commandement de terrain ont été mis en place : un PC opérationnel à Pontevès et 3 PC de secteurs sur Cotignac, Barjols et Montfort-sur-Argens, pour faciliter la direction des actions par les maires et décliner les décisions du PC de la préfecture, et du Centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (CODIS) situé au Sdis. Des piscines mobiles ont également été réparties sur tout le pourtour de la zone, qu’alimentent les agriculteurs et des entreprises de transport.

    Plusieurs milliers de personnes étaient évacuées ou confinées dimanche soir, notamment à Correns, Barjols et Châteauvert. Désormais, l’objectif est de fixer le feu en milieu de semaine, alors que les conditions des prochains jours ne s’annoncent pas plus favorables.

  • Incendie dans le Var : 4000 hectares brûlés, reprises de feu en direction de plusieurs villages

    Incendie dans le Var : 4000 hectares brûlés, reprises de feu en direction de plusieurs villages

    Les espoirs de fixer l’incendie vendredi ou samedi ont été vains pour les sapeurs-pompiers mobilisés sur l’incendie qui s’est déclenché mardi midi dans un champ sur la commune de Pontevès, avant de gagner le massif du Gros Bessillon. Car chaque fois que la situation semble s’améliorer sur un secteur, c’est un autre qui s’embrase, sous l’effet d’un vent soutenu et imprévisible.

    Dans la nuit de vendredi à samedi, le feu a repris sur deux secteurs de la commune de Correns, dont l’un a menacé les habitations du nord ouest du village, et à Pontevès, faisant passer le bilan de 2700 à 3250 hectares parcourus. Aucune nouvelle habitation n’a cependant été touchée.

    La situation s’est gâtée en début d’après-midi, alors que le feu continuait de menacer Correns, avec une grosse reprise sur un secteur situé entre Barjols et Pontevès. Malgré les efforts des 1000 sapeurs pompiers mobilisés, équipés de 6 Hélicoptères Bombardiers d’Eau (dont 2 Pumas lourds), 3 avions Dash et 265 véhicules feux de forêts, les flammes se sont rapidement dirigées vers Brue-Auriac, et surtout Châteauvert et Barjols, qui se sont retrouvées directement menacées, et où de nombreuses évacuations (en plus de confinements dans certaines zones comme dans le centre de Barjols) ont eu lieu. En début de soirée, plus de 2000 personnes avaient dû fuir leur domicile sur l’ensemble des communes menacées par le feu, avec un nouveau bilan de 4000 hectares brûlés. 110 gendarmes ont été engagés pour la sécurisation des évacuations.

    Pluie espérée pour la nuit, inquiétude pour dimanche

    En début de soirée, la pluie, qui a copieusement arrosé le littoral pendant plusieurs dizaines de minutes, se faisait toujours attendre dans les terres, seuls quelques orages très localisés – et à double tranchant, puisque la foudre pouvait également faire craindre de nouveaux départs de feu – ayant apporté un peu d’humidité. Des précipitations étaient espérées pour la nuit.

    D’autant plus que la journée de dimanche s’annonce périlleuse, avec une réactivation du mistral attendue dans la matinée, qui pourrait entraîner avec elle de nouveaux départs de feux.

  • Plusieurs reprises de feu ont empêché de fixer l’incendie dans le Gros Bessillon vendredi

    Plusieurs reprises de feu ont empêché de fixer l’incendie dans le Gros Bessillon vendredi

    Les vents d’ouest du début de semaine, qui avaient posé de grandes difficultés dans la lutte contre l’incendie du massif du Gros Bessillon, devaient se calmer vendredi. Ce sont des vents « très tourbillonnants », selon la préfecture du Var, qui s’y sont finalement substitués, provoquant de nombreuses reprises de feu, notamment à partir de 14h, après une nuit durant laquelle une reprise sur le secteur de Sainte-Catherine, à Pontevès, a embrasé 1,5 hectare, tandis que les 800 pompiers et 109 militaires mobilisés étaient parvenus, une fois encore, à préserver Cotignac des flammes.

    Les 1 000 sapeurs-pompiers, dotés de 265 véhicules feux de forêts, un avion DASH, quatre Canadairs, dont un Croate, dans le cadre du Mécanisme de protection civile de l’Union européenne (MPCU), et trois hélicoptères bombardiers d’eau, dont un lourd, se sont employés à contenir des feux qui menaçaient désormais, en plus de Pontevès, les communes de Barjols, Châteauvert et Correns, un peu plus tard dans l’après-midi.

    Des orages sont attendus ce samedi

    300 nouvelles évacuations ont été réalisées en plus de celles de jeudi, certaines personnes n’ayant toujours pas pu regagner leur domicile. 12 communes ont activé au moins un centre de regroupement : Barjols, Le Val, Correns, Brignoles, Brue-Auriac, Pontevès, Carcès, Sillans-la-Cascade, Salernes, Montfort-sur-Argens, Lorgues et Châteauvert. Les personnes qui avaient été évacuées à Pontevès et Montfort-sur-Argens ont toutefois pu regagner leur domicile, en début de soirée.

    Deux axes routiers (RD45 et RD 554) étaient partiellement filtrés pour faciliter les évacuations, tandis que des portions des RD560, RD60, RD22 et EV8 étaient fermées à la circulation.

    La journée de ce samedi, où des orages sont prévus – et même espérés – dans le département du Var, pourrait permettre aux pompiers d’avancer dans leur entreprise de fixation. En espérant que, cette fois, la météo ne leur joue pas de tours.

    Deux enquêtes ouvertes

    Le parquet de Draguignan a ouvert deux enquêtes au sujet des incendies dans le Var : une pour celui de Pontevès, et une autre pour celui des Arcs-Taradeau. La piste criminelle serait privilégiée pour ce dernier selon BFM Var, qui indique qu’un suspect en scooter ayant mis le feu à l’aide de bidons d’essence aurait été identifié et serait recherché. Un appel à témoins a été lancé par la gendarmerie du Var. Les coupables encourent entre 5 ans de prison (incendie involontaire ayant généré des blessures) et la perpétuité (feu volontaire ayant causé des décès).

  • Deux incendies dantesques dévorent le sud

    Deux incendies dantesques dévorent le sud

    Les pompiers mènent toujours un combat dantesque contre deux mégafeux en Gironde et dans les Landes, tandis que dans le Var, l’incendie de Pontevès continue sous le coup de mauvaises conditions météo (lire ci-contre). 2 000 pompiers au total sont mobilisés (1 000 en Gironde, 500 dans les Landes et autant dans le Var) pour circonscrire ces feux, dont l’origine n’est pas encore déterminée. Mais on sait que neuf fois sur dix, l’origine est humaine : imprudence, comportement dangereux.

    Un climat d’apocalypse règne dans le Sud-Ouest, dans une région, la Nouvelle-Aquitaine, très touristique. Vendredi soir, l’incendie avait déjà parcouru 20 000 hectares en Gironde, quelque 2 600 hectares dans les Landes et 2 500 dans le Var. Pour les services de secours, la priorité absolue est la mise à l’abri des vies humaines, car les deux monstres de flammes et leurs multiples brasiers sont pour l’instant incontrôlables. Au total, vendredi, et selon un bilan provisoire, 110 000 personnes, habitants et visiteurs, ont été évacuées en Gironde, 31 000 dans les Landes et 300 dans le Var.

    Le feu « se dirige vers

    la métropole bordelaise »

    Selon le lieutenant-colonel Éric Pitault, des pompiers de Gironde, « l’arrière du feu, vers Le Porge et au-dessus, a connu un ravivement avec des reprises de feu importantes. Ce qui complique l’action de nos collègues, c’est l’intensité du foyer et le vent qui a forci et changé de direction ». « L’odeur du feu se sentait jusqu’à Bordeaux dont le ciel prenait une couleur jaunâtre. »

    Après une nuit marquée par une vitesse de propagation des flammes très rapide, malgré une « lutte acharnée » du millier de sapeurs-pompiers engagés, l’ordre a été donné, vendredi matin, d’évacuer en totalité la très touristique presqu’île du Cap-Ferret et ses 40 000 habitants estivaux. Cela se fait par l’unique route et par une noria de bateaux, selon un scénario prévu et répété l’an passé par les autorités. Vendredi soir, Sophie Brocas, la préfète de Nouvelle-Aquitaine, a annoncé que l’incendie de Lège-Cap-Ferret est « poussé par un vent d’ouest soutenu et qu’il se dirige vers la métropole bordelaise ».

    Quarante-deux sapeurs-pompiers blessés ont été pris en charge, dont neuf évacués, « tous en urgence relative », selon la préfecture. Les pompiers sont appuyés dans les airs par 4 Canadairs, 2 Dash, 3 Air Tractor et 2 hélicoptères bombardiers d’eau.

    Selon le ministre de l’Intérieur, « actuellement, on a 32 feux en cours, qui n’ont évidemment pas tous la même importance ». « On a dépassé le seuil des 50 000 hectares qui ont été brûlés depuis le 1er janvier de cette année. Par rapport à l’an passé, c’est quasiment fois trois. » Laurent Nuñez a annoncé un transfert d’une partie des moyens déployés jusqu’à présent dans le Sud-Est vers la Gironde et les Landes. Face à une situation « sous très forte tension », le président de la République a demandé vendredi aux armées « de se mobiliser pour venir en renfort maximal de la sécurité civile ». Emmanuel Macron a aussi annoncé, dans la nuit de jeudi à vendredi, avoir demandé l’activation du mécanisme de protection civile de l’Union européenne (UE) : « Nous allons pouvoir compter rapidement sur le renfort de deux Canadair croates, de deux Air Tractor portugais, ainsi que de deux hélicoptères lourds Black Hawk tchèque et slovaque ». Une cellule interministérielle de crise était convoquée à 22h, vendredi, par le premier ministre.

    Après la France, l’Espagne a annoncé avoir activé le « Mécanisme européen » et demandé « quatre moyens aériens de lutte contre les incendies », indiquant que la Grèce avait « accepté la demande, offrant deux avions Canadair ». En Espagne, au moins 63 000 personnes ont déjà été évacuées ou sont confinées dans la région de Madrid en raison du « pire incendie de l’histoire » de la région, qui a déjà ravagé 6 000 hectares, selon la présidente régionale, Isabel Díaz Ayuso.

  • 50 à 100 nouveaux départs de feu dans le Gros Bessillon, espoir de fixer le feu vendredi ou samedi

    50 à 100 nouveaux départs de feu dans le Gros Bessillon, espoir de fixer le feu vendredi ou samedi

    Le scénario redouté mercredi s’est produit jeudi dans le massif du Gros Bessillon. Au cours d’une nuit plutôt calme, qui a permis de reposer une partie des troupes, 650 sapeurs-pompiers (contre 1 200 la veille) étaient mobilisés jusqu’en début d’après-midi pour éteindre les points chauds et noyer les lisières de l’incendie, qui avait alors parcouru 2 500 hectares. Mais à 13h, comme attendu, la reprise du mistral, conjuguée à des conditions hygrométriques défavorables (un taux d’humidité de 10 à 15 %), a provoqué « entre 50 et 100 départs de feu, de 13h à 18h, sur des périmètres déjà brûlés et en lisière de forêt », indique le préfet Simon Babre.

    En conséquence, l’ensemble des personnes qui avaient pu regagner leur domicile dans la matinée a de nouveau été évacué. On en comptait 500 jeudi soir. L’incendie a relativement peu progressé, de 2 500 à 2 700 hectares, mais approchait à nouveau les communes de Carcès, Montfort-sur-Argens et surtout Cotignac, qui était « réellement menacé », obligeant la mise en place d’« un maximum de moyens pour sa défense », précisait le préfet. Deux foyers s’y sont déclarés dans les quartiers ouest. Ils ont été maîtrisés et les habitants du village, ainsi que ceux de Pontevès, ont pu regagner leurs domiciles en début de soirée.

    Un espoir de fixer le feu vendredi ou samedi

    Une soixantaine de maisons ont été touchées, dont 25 détruites, mais aucune nouvelle ce jeudi. Cela, grâce à « des moyens conséquents qui ont permis d’éviter des dégâts », se félicitait éric Grohin, directeur du SDIS 83. Ceux-ci ont été répartis sur l’ensemble du département de manière préventive, dans une journée à haut risque durant laquelle deux départs de feux ont eu lieu du côté du Revest-les-Eaux (1 hectare brûlé après l’explosion d’une caravane), et cinq, considérés comme suspects, à Brignoles, occasionnant l’ouverture d’une enquête par le Parquet de Draguignan.

    550 sapeurs-pompiers étaient mobilisés du côté du Gros Bessillon, équipés de 120 véhicules feux de forêts, 4 canadairs, 2 DASH, 3 hélicoptères bombardiers d’eau dont un lourd, 60 militaires et autant de gendarmes nationaux appuyés par les policiers municipaux. Les effectifs ont été portés à 800, et 109 militaires pour la nuit, avec de meilleures conditions météo (brise marine apportant de l’humidité) permettant de passer « d’une stratégie de combat à une stratégie de sécurisation », détaillait le préfet. Des drones devaient aussi être envoyés pour repérer les points chauds.

    Avec l’espoir de fixer l’incendie vendredi ou samedi : « On devrait avoir un répit de vent d’ouest pendant trois ou quatre jours, qui va permettre de ne plus avoir à combattre point à point toutes les flammes, et de sécuriser avec du retardant et du déforestage », espérait Eric Grohin. La course contre la montre se poursuit.

  • L’incendie de Pontevès n’a pu être fixé mercredi, journée critique en perspective

    L’incendie de Pontevès n’a pu être fixé mercredi, journée critique en perspective

    La lutte contre l’incendie, déclaré dans un champ à Pontevès mardi à la mi-journée et rapidement étendu au massif du Bessillon sous l’effet des vents chauds, se poursuit. La nuit de mardi à mercredi a été intense pour les 1 100 sapeurs-pompiers venus de nombreux départements (Alpes-de-Haute-Provence, Gard, marins-pompiers de Marseille, Bouches-du-Rhône, Alpes-Maritimes, Côte-d’Or, Meuse, Moselle, etc.). Leur objectif était de profiter de la baisse des températures et de l’accalmie du vent pour freiner autant que possible la progression du feu, qui avait ravagé 1 000 hectares entre 20h et 21h mardi soir, faisant passer la superficie touchée de 700 à 1 700 hectares.

    Ils y sont parvenus. Si l’on estimait que les flammes avaient parcouru 2 500 hectares au petit matin, leur progression a été largement ralentie au cours de la nuit, avant de s’interrompre en fin de matinée. Le village de Cotignac ainsi que les monastères Saint-Joseph et Notre-Dame-de-Grâces, sévèrement menacés la veille au soir, ont pu être préservés. Ces résultats ont été obtenus grâce à l’engagement de 350 engins au sol, au renfort de 100 soldats du feu supplémentaires et à la reprise des rotations aériennes assurées par deux Canadair, trois hélicoptères bombardiers d’eau et deux avions Dash. Ces appareils avaient effectué 300 largages mardi et une centaine supplémentaire ce mercredi.

    Au niveau de la population, 500 personnes évacuées ont passé la nuit de mardi à mercredi dans les centres de regroupement mis en place par les communes ou chez des proches. Seuls les habitants de Sillans-la-Cascade ont pu rejoindre leurs maisons. Cette nuit, 400 n’ont pas pu regagner leur domicile, dont des dizaines évacuées dans la journée. Certaines ont encore été accueillies dans des salles communales à Carcès, Correns et Montfort-sur-Argens. Un bilan provisoire fait état d’une soixantaine de maisons impactées et de dix détruites, alors que plus de 200 foyers étaient encore privés d’électricité en début de soirée. Il était enfin demandé aux habitants des communes concernées de préserver la ressource en eau et de ne s’en servir qu’à des fins alimentaires.

    De nombreux départs

    de feu dans l’après-midi

    Les moyens aériens, essentiels compte tenu de la difficulté d’accès au terrain malgré l’ouverture d’une piste à l’aide d’un engin chenillé mardi, étaient engagés dans une véritable course contre la montre. Il convenait d’abord d’éteindre et de contenir un maximum de points chauds durant la matinée, à l’aide d’eau et de retardant, « avant la reprise du mistral prévue dans l’après-midi », expliquait le préfet du Var, Simon Babre. Il fallait ensuite tout faire pour fixer l’incendie avant la journée de ce jeudi, que le colonel Philippe Raison, chef adjoint du Sdis 83, annonce « critique », en raison de conditions météorologiques beaucoup plus défavorables attendues, avec des températures avoisinant les 40°C et un vent soutenu.

    De nombreux départs de feu ont toutefois été signalés dans la plaine de Pontevès au cours de l’après-midi. Ils ont été maîtrisés et n’ont pas augmenté la surface brûlée, mais ils ont empêché les pompiers d’atteindre leur objectif de fixation du sinistre.

    La lutte au sol promettait de ne pas s’arrêter cette nuit, afin de réduire les foyers tant que possible, avec des conditions plus favorables (air humide et baisse du vent). « On est persévérant et on compte bien arriver à bout de ce sinistre même s’il est très compliqué », assure le colonel Philippe Raison. Pour faciliter les accès, les équipes du 7e Régiment d’instruction et d’intervention de la Sécurité civile (7e RIISC) de Brignoles et du conseil départemental ont ouvert de nouvelles pistes dans la forêt. Enfin, pour faciliter l’accès des secours et par sécurité, plusieurs axes routiers (RD560, RD60, RD13, RD22, RD222, EV8, RD32 et RD45) ont été fermés à la circulation.

  • À Pontevès, 1 700 hectares brûlés, triste record de l’année en Provence

    À Pontevès, 1 700 hectares brûlés, triste record de l’année en Provence

    L’incendie qui s’était déclaré dimanche après-midi, ravageant 200 hectares de forêt sur les communes des Arcs-sur-Argens et de Taradeau, tout juste fixé lundi en début de soirée, un nouveau feu a embrasé un champ à Ponetvès, village situé à 20 km au nord de Brignoles, mardi vers 12h30. Pour éviter que les flammes ne se propagent, eu égard aux vents chauds qui étaient redoutés ce jour, 111 sapeurs-pompiers, 15 véhicules feux de forêts, 4 véhicules de commandement et 2 hélicoptères bombardiers d’eau ont rapidement été dépêchés sur place. Cela n’a toutefois pas suffi à endiguer l’incendie, qui s’est largement étendu aux vignes environnantes ainsi qu’au massif du Bessillon.

    1 000 ha brûlés en 1 heure

    Le dispositif a, en conséquence, été largement renforcé tout au long de l’après-midi : 800 sapeurs-pompiers, 60 gendarmes nationaux et policiers municipaux, 200 véhicules feux de forêt, cinq canadairs, quatre hélicoptères bombardiers d’eau, dont un hélicoptère lourd Super Puma, et 2 avions DASH étaient à pied d’œuvre pour circonscrire le feu. Quatre militaires avec un engin chenillé pour l’ouverture de pistes, ont ensuite été appelés en renfort.

    Les moyens aériens ont constitué le principal mode d’attaque jusqu’à la tombée de la nuit, permettant aux hélicoptères et aux Canadair d’intervenir efficacement. En fin d’après-midi, les vents se sont toutefois renforcés, comme l’annonçait le préfet du Var, Simon Babre : « Plus de 100 largages d’eau ont été réalisés, les DASH ont appliqué du retardant. Il est impératif de continuer l’action aérienne, sur une surface très étendue avec des parties du Gros Bessillon peu accessibles par véhicules terrestres. L’autre stratégie consiste à mettre du retardant sur les flancs de l’incendie, qui progresse de l’ouest vers l’est, pour qu’il ne s’élargisse pas. » Mais le feu s’est tout de même propagé à une vitesse monumentale, en direction de Cotignac. Alors que 700 hectares avaient brûlé à 20h, le préfet en déplorait 1 700 à 21h, soit 1 000 hectares de plus en une heure. La lutte s’est ainsi poursuivie pendant la nuit.

    Le camping municipal de Cotignac a été évacué, en plus des 400 personnes qui l’ont été sur la commune ainsi qu’à Pontévès, Correns, Sillans-la-Cascade puis Montfort-sur-Argens. Quatre habitants de Pontévès et deux sapeurs-pompiers ont été légèrement intoxiqués par les fumées, et un véhicule feu de forêts a été détruit. La zone de baignade de Sainte-Croix a également été évacuée, et plusieurs axes routiers (RD22, RD 554, RD 560 et RD13) fermés. Deux stations-service, à Barjols et Cotignac, ont par ailleurs été réquisitionnées.

    ET AUSSI

    Bouches-du-Rhône : accès interdit dans 23 massifs

    Face à un risque d’incendie de forêt jugé « très sévère », la préfecture des Bouches-du-Rhône interdit, ce mercredi 22 juillet, l’accès, la présence, la circulation et la réalisation de travaux dans 23 des 25 massifs forestiers du département. Sont notamment concernés les Alpilles, la Sainte-Victoire, le Garlaban, la Sainte-Baume, les Calanques, la Côte Bleue et le Cap Canaille.

    Seuls les massifs de Concors et de Trévaresse bénéficient d’un régime assoupli : les travaux y seront autorisés uniquement de 5h à 13h, sous réserve de mesures de prévention.

    Toute personne témoin d’un départ de feu doit contacter immédiatement le 18 ou le 112.

    Var : trois massifs interdits

    La préfecture du Var annonce, pour ce mercredi 22 juillet, la fermeture des massifs de la Sainte-Baume, des Monts Toulonnais et du Haut-Var en raison d’un risque d’incendie très sévère. L’accès, la circulation, les promenades et les travaux y sont interdits.

    Le risque est classé sévère dans six autres massifs : la Corniche des Maures, l’Estérel, le plateau de Canjuers, les Maures, le Centre-Var et les îles d’Hyères.

    Dans ces secteurs, l’accès est déconseillé et les travaux restent autorisés uniquement entre 5h et 13h, avant une interdiction l’après-midi.

    Vaucluse : cinq massifs fermés

    La préfecture de Vaucluse annonce la fermeture de cinq massifs forestiers, ce mercredi 22 juillet, en raison d’un risque d’incendie très sévère. L’accès est interdit toute la journée dans l’Enclave des Papes, le secteur Bollène-Uchaux, la Vallée du Rhône, le Petit Luberon et les Monts de Vaucluse. Les autres massifs du département demeurent accessibles, mais les autorités appellent à la plus grande vigilance.