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  • Une semaine pour défendre le droit des enfants

    Une semaine pour défendre le droit des enfants

    C’est au Pont du Gard, site emblématique et symbolique du lien entre les générations, que le Département a lancé, le 5 novembre, la Semaine gardoise des droits de l’enfant. Autour de Maryse Giannaccini, vice-présidente du Conseil départemental déléguée à la Protection de l’enfance, de Bénédicte Quimpert, présidente de Défense des enfants international Gard (DEI 30), et de David Rohi, chef du pôle régional Occitanie du Défenseur des droits, une trentaine d’associations étaient réunies pour sensibiliser petits et grands aux droits fondamentaux inscrits dans la Convention internationale des droits de l’enfant, adoptée il y a 36 ans.

    Le Forum des enfants, organisé ce jour-là, a réuni des centaines de jeunes autour de jeux, d’ateliers éducatifs et de rencontres citoyennes. Le Conseil départemental des jeunes, composé de collégiens engagés, s’est illustré en animant des débats et des micros-trottoirs sur la citoyenneté et le développement durable. Parmi les intervenants, Marine Kedjroub, 21 ans, ancienne bénéficiaire de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), a livré un témoignage poignant : « Être placée, ça a été comme une tempête. Mais j’ai compris que c’était pour me donner la chance de devenir la jeune femme que je suis aujourd’hui ».

    Une semaine

    pour sensibiliser

    Dans le Gard, près de 4 000 enfants sont confiés à l’ASE, soit deux fois plus qu’il y a trois ans. « C’est une priorité absolue », souligne Maryse Giannaccini. Le Département mobilise 430 assistants familiaux, 12 Maisons d’enfants à caractère social et une vingtaine de lieux de vie, pour un budget annuel dépassant les 95 millions d’euros. « C’est en les accompagnant aujourd’hui dans leurs apprentissages et leurs libertés fondamentales qu’ils construiront une société plus solidaire demain », rappelle la présidente Françoise Laurent-Perrigot.

    Du 19 au 28 novembre, la Semaine des droits de l’enfant se poursuivra dans onze communes gardoises, de Nîmes à Barjac, en passant par Uzès, Alès ou Pont-Saint-Esprit, avec conférences, spectacles, expositions et projections : le programme est à retrouver le site du département. Temps fort de l’édition : la rencontre Jeunes en lumière, le 19 novembre à Vergèze, où des enfants confiés à l’ASE témoigneront de leur parcours devant des professionnels. « Les enfants ont des droits particuliers parce qu’ils ont une vulnérabilité, conclut David Rohi. Nous avons encore beaucoup de chemin à faire pour que leur parole soit vraiment entendue ».

  • À Pont-Saint-Esprit, une gauche encore invisible

    À Pont-Saint-Esprit, une gauche encore invisible

    Depuis le score famélique de la maire sortante Claire Lapeyronie (14,84%) à l’élection municipale partielle, la gauche se cherche un leader. Car l’élue régionale qui siège dans la majorité de Carole Delga devait rassembler la gauche et au-delà. Sauf qu’une partie des communistes a d’abord quitté le navire, suivie, quelques années plus tard, par les socialistes. En effet, la section locale avait refusé de la soutenir pour cette partielle.

    Sauf que depuis, aucune figure à gauche n’a émergé. Les organisations politiques telles le PCF et le PS sont en retrait et observent la situation. L’association Pensons Pont a depuis vu le jour et organise des rencontres thématiques dans l’optique de construire des propositions pour les prochaines municipales. « Pensons Pont s’adresse à tous les progressistes. Pour l’instant, la campagne n’a pas démarré et je pense que l’offre politique d’aujourd’hui ne sera pas celle du 15 mars », explique Benjamin Téoule, qui gère l’organisation de l’association et n’en dira pas plus sur le nom d’une potentielle tête de liste.

    Surprise cependant du côté de Cyril Pommier (Pont-Saint-Esprit en transition), qui annonce se rapprocher de l’ancienne édile : « J’ai certainement été un des plus critiques de l’action de Claire Lapeyronie sous son ancien mandat. Mais dans le cadre d’un nouveau projet, plus collectif, démocrate et humaniste, je pense qu’elle serait la mieux à même d’en être la représentante ». Un retour de Claire Lapeyronie n’est donc plus à écarter.

    Ce communiqué faisait suite à l’annonce de candidature de Loïc Boiron. Le jeune homme de 23 ans, un temps membre de Pensons Pont, tente finalement une aventure personnelle. Le maire, Valère Ségal (DVD), a aussi annoncé se porter candidat dans un communiqué. Il tentera cette fois d’être élu sur son nom et devra aussi faire face à des soubresauts au sein de sa majorité. En effet, fin septembre, il a retiré leurs délégations à deux élus de la majorité ayant confié leur procuration à des élus d’opposition (dont au moins un a confié sa procuration au député du RN Pierre Meurin, affirme Objectif Gard). De son côté, Pierre Meurin qui siège désormais au conseil d’agglomération, a aussi promis la constitution d’une liste « soutenue par le RN et tous les mouvements patriotes » pour mars prochain. Sa tête de liste n’a pas encore été désignée.