Tag: Pont du Gard

  • Le triathlon monumental débarque à Nîmes

    Le triathlon monumental débarque à Nîmes

    Si certains aiment regarder le Tour de France pour y découvrir les paysages et le patrimoine français, ils ne seront pas déçus par le triathlon monumental créé à Nîmes cette année. En effet, la course se jouera avec en toile de fond les plus grands monuments gardois comme la Maison Carrée à Nîmes ou le Pont du Gard, tous deux classés au patrimoine mondial de l’Unesco.

    « Nous nous réjouissons de la tenue de ce triathlon monumental qui s’annonce grandiose, et remercions les partenaires et services fortement mobilisés. Ce sera également un grand moment de fête pour tous, qui animera la cité », prévient Bruno Ferrier, Adjoint délégué aux Sports. Pour l’occasion, deux parcours sont proposés aux 1 300 athlètes attendus : un « facile » avec 1,5 km de natation, 40 km de vélo et 10 km de course à pied mais aussi un plus exigeant pour attirer les meilleurs triathlètes du moment, composé d’1,9 km de natation, 90 km vélo et 21 km course à pied. Pas un Ironman mais on s’y rapproche…

    Natation sous les arches du Pont

    Les athlètes s’élanceront au pied du mythique Pont du Gard et traverseront ses arches à la nage dans le Gardon. La transition Natation/Vélo se déroulera sur l’esplanade du Pont du Gard avant le début du parcours à vélo, entre vignes et oliviers. Les participants emprunteront alors le parcours du Tour de France 2025. La transition Vélo/Course à pied se tiendra sur l’esplanade de Nîmes laissant place à la course à pied dans le centre-ville de la capitale du Gard. Ce parcours mettra à l’honneur les monuments historiques nîmois dont la Maison Carrée, les Arènes, Carré d’Art, le Musée de la Romanité, les Jardins de la Fontaine, le temple de Diane et la Tour Magne, avant une arrivée sur le parvis des Arènes.

    Pour relever ce défi, de nombreux triathlètes internationaux ont répondu à l’appel à l’image du jeune Français, Maxime Chané, champion du monde en titre. L’épreuve sera d’ailleurs aussi à suivre sur La Chaîne L’Équipe.

    Pour cette première, les collectivités ont aussi souhaité ouvrir l’événement aux habitants en proposant un village exposants sur l’esplanade de Nîmes du vendredi au dimanche. Un DJ sera également présent dimanche dans les arches des Arènes pour l’arrivée des compétiteurs. L’association Da Storm proposera aussi des démonstrations de graffiti au pied de la Maison Carrée et tous les kilomètres de parcours urbain seront marqués par des animations. Quatre fan-zones seront aussi créées le long du parcours de cyclisme et cinq le long de la boucle de course.

  • L’Antiquité s’embrase aux couleurs de Combas

    L’Antiquité s’embrase aux couleurs de Combas

    Il y a des rencontres qui relèvent de l’évidence. Celle entre Robert Combas et le Pont du Gard en fait partie. Du 29 mai au 1er novembre, le site classé à l’Unesco accueille « Guerre et paix », une exposition d’envergure consacrée au chef de file de la figuration libre.

    Une soixantaine d’œuvres y sont présentées, traversées par les thèmes chers à l’artiste : batailles antiques, figures mythologiques, héros grecs et romains. Chez Combas, l’Histoire n’est jamais figée. Elle explose en couleurs, en formes et en récits foisonnants, nourris autant par les livres d’Histoire que par la culture populaire. Au cœur du parcours, une toile monumentale consacrée à la guerre de Troie, longue de près de neuf mètres, s’impose comme pièce maîtresse. Une œuvre à l’image de l’exposition : spectaculaire, dense, presque débordante.

    Une « rencontre inouïe »

    Mais l’expérience ne s’arrête pas aux salles du musée. Dès le 4 juillet, chaque soir, le monument lui-même devient scène. Sous la direction de Christophe Berthonneau et du Groupe F, un mapping vidéo monumental transforme les 275 mètres de l’aqueduc en fresque vivante. Guerriers, batailles et figures mythologiques s’animent sur la pierre bimillénaire. Les images puisent directement dans l’univers de Combas, tandis que la bande sonore s’appuie sur les compositions de son groupe, Les Sans Pattes. Une hybridation totale entre peinture, musique et architecture.

    Ce dialogue entre patrimoine et création contemporaine s’inscrit dans une volonté affirmée : faire du Pont du Gard un lieu vivant, où l’Histoire continue de s’écrire. Pour les organisateurs, il s’agit d’une « rencontre inouïe » entre deux monuments : un site antique exceptionnel et un artiste majeur de la scène contemporaine.

    Tarifs : musée 8 € (réduit 6 €), gratuit pour les étudiants, moins de 18 ans et personnes en situation de handicap.

  • Gard : 800 bornes électriques d’ici 2027

    Gard : 800 bornes électriques d’ici 2027

    Sous l’arche millénaire du Pont du Gard, les élus du territoire et les partenaires du projet ont célébré, le 28 octobre, un tournant majeur pour la mobilité durable dans le département. Ce site classé à l’Unesco, témoin d’une autre forme d’ingénierie, devient le point de départ d’un ambitieux réseau de bornes de recharge baptisé ReGARD. Porté par le Territoire d’Énergie Gard – Smeg et confié à Bouygues Énergies & Services, ce projet vise à faire du Gard un territoire exemplaire dans la transition énergétique.

    « Les Romains ont mis cinq ans à construire l’aqueduc, nous deux ans pour faire aboutir notre projet », a lancé avec humour Patrick Malavieille, président de l’EPCC Pont du Gard, lors de l’inauguration des huit premières bornes installées sur le parking rive gauche. Ces équipements, ouverts à tous les usagers, constituent le premier jalon d’un vaste maillage électrique qui doit relier d’ici fin 2027 les 350 communes du département. Le réseau ReGARD, dont le nom résume bien l’esprit de ce projet – « la recharge qui nous relie » – prévoit l’installation de 800 bornes de recharge dans les trois prochaines années, dont une centaine ultra-rapides. Le programme inclut la reprise des 400 bornes existantes du réseau Révéo et l’ajout de 376 nouveaux points. À terme, d’ici 2040, un millier de bornes mailleront le Gard, garantissant à chaque habitant ou visiteur une borne à moins de 20 kilomètres de son trajet.

    « Équité urbain et rural »

    Un objectif que résume Aimé Cavaillé, président du Territoire d’Énergie Gard : « La vision finale est respectée : l’équité entre urbain et rural. » Le déploiement sera assuré conjointement par Bouygues Énergies & Services et Spie CityNetworks, également chargées de la maintenance. Pour Dominique Néel, directeur général délégué de Bouygues Énergies & Services, ce projet est « l’exemple d’une coopération territoriale réussie », entre collectivités, acteurs publics et entreprises privées.

    Le contrat sur 15 ans, représentant un investissement global de 128 millions d’euros par la société d’investissement ElinVest, avec une redevance annuelle de 100 000 euros versée au Smeg et 500 000 euros investis directement sur le territoire. L’objectif est de garantir un taux de fonctionnement de 95% du parc et proposer une offre tarifaire adaptée : les abonnés bénéficieront de réductions pouvant atteindre 20% sur le prix du kWh. Les bornes offriront des niveaux de puissance selon les besoins : en deux heures, une borne standard permettra de récupérer jusqu’à 150 km d’autonomie, tandis que les bornes rapides offriront entre 180 et 300 km en une demi-heure.

    Au-delà de la performance technique, le projet s’inscrit dans une dynamique écologique et touristique. Le Gard, avec ses 6 500 recharges mensuelles déjà comptabilisées sur les anciens réseaux (et plus de 9 000 en période estivale), ambitionne de répondre à la forte fréquentation de ses sites patrimoniaux tout en réduisant son empreinte carbone. À l’horizon 2040, la réduction des émissions est estimée à plus de 350 millions de tonnes de CO2 évitées. « Ce sont deux histoires de la mobilité qui se rencontrent ici au Pont du Gard », résume Dominique Néel, évoquant la passerelle symbolique entre l’ingéniosité antique et la transition énergétique moderne.