Tag: polémique

  • Bouches-du-Rhône : une poupée sexuelle enfantine saisie dans un colis

    Bouches-du-Rhône : une poupée sexuelle enfantine saisie dans un colis

    Une poupée « à caractère pédopornographique » découverte dans un colis en provenance de Chine… En pleine polémique sur ce genre de « jouets » pour le moins abjects vendus sur la plateforme numérique Shein, le procureur de la République d’Aix-en-Provence indique dans un communiqué ce lundi 3 novembre, qu’à la demande d’employés d’une société de livraison, la gendarmerie est intervenue, découvrant la poupée. Les investigations ont rapidement permis « d’identifier et d’interpeller le destinataire », qui « était déjà connu du fichier judiciaire des auteurs d’agressions sexuelles » précise le procureur.

    Déjà connu de la police

    « L’intéressé » qui a par ailleurs reconnu avoir « commandé cette poupée à des fins sexuelles », a été déféré ce mercredi 5 novembre au parquet d’Aix-en-Provence et devrait être convoqué devant le tribunal correctionnel après avoir été placé sous contrôle judiciaire. Cette affaire intervient alors que la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) avait alerté la justice sur la présence de poupées à caractère pédopornographique sur plusieurs plateformes de e-commerce, dont AliExpress ce lundi, après avoir déjà épinglé Shein. Le gouvernement a décidé d’engager la suspension de cette dernière qui a inauguré mercredi son premier magasin physique au monde au BHV. Shein a dit prendre acte de la décision du gouvernement, dans un communiqué, martelant que « la sécurité de nos clients et l’intégrité de notre marketplace sont nos priorités absolues ».

  • L’avenir du Centre Bourse s’invite dans la campagne

    L’avenir du Centre Bourse s’invite dans la campagne

    Il y a quelques semaines, on a commandé une étude avec la chambre de commerce. L’étude est limpide, elle dit que depuis ces 15 dernières années, les centres commerciaux ont assassiné le centre-ville. En attendant, il faut trouver une solution », lance Benoit Payan, maire de Marseille (DVG), interrogé sur le plateau de BFM Provence, ce jeudi, sur l’avenir des Galeries Lafayette, au Centre Bourse.

    Bien qu’il ne se soit pas encore officiellement déclaré candidat à sa propre succession, à 5 mois des municipales, l’élu évoque ses projets sur ce dossier : « J’ai travaillé avec le président de la République et avec l’état sur une solution d’envergure nationale. Probablement un grand équipement culturel. Je ne peux pas en dire plus pour l’instant. » Selon l’édile, un financement important est attendu. Il poursuit : « Au 15 novembre, il doit y avoir la dernière proposition de rachat. On verra à quoi elle ressemble. Si elle ne me convient pas, je prends l’engagement de racheter les Galeries Lafayette pour en faire un lieu où on y remet de la vie, avec des gens, pour que le centre-ville ne périclite pas. Pas forcément un centre commercial. »

    Des projets encore flous pour le moment

    Le même jour, un peu plus tôt, Martine Vassal, présidente (DVD) du Département et de la Métropole, candidate à la mairie de Marseille, lançait sa campagne sous le slogan « Marseille, je t’aime avec Martine Vassal ». Elle invite les Marseillais à choisir entre « cinq propositions pour l’avenir du site des Galeries Lafayette », à savoir le Centre Bourse. Une consultation citoyenne avec un vote qui sera ouverte dès ce lundi 20 octobre.

    Les options proposées sont une école de cuisine baptisée « Jean-Baptiste Reboul » (chef né dans le Var en 1862), une maison marseillaise de l’enfant avec de vastes espaces de crèche municipale, un parc urbain nommé « Central Mars », un centre commercial renouvelé, ou enfin un centre commercial 100 % dédié au « Made in Marseille ». Des visuels accompagnent ces propositions, mais ils ne sont ni crédités à une agence d’architecture, ni chiffrés à ce jour. Selon La Provence, ils auraient été « élaborés en interne ».

    Quelques mois plus tôt, en mars, Renaud Muselier, président (Ren.) de la Région, et Jean-Luc Chauvin, président de la Chambre de commerce, envisageaient l’implantation de la cité judiciaire à la place du Centre Bourse, dans le but de redynamiser le centre-ville. Parlant de « véritable urgence », Renaud Muselier proposait alors « de se mettre vite autour de la table pour proposer des solutions sur la base des résultats de l’étude que je propose de cofinancer ».

  • Une belle édition et une polémique pour le Delta

    Une belle édition et une polémique pour le Delta

    Ce dimanche, les plages du Prado ont vibré une dernière fois au rythme du Delta Festival, qui a réuni des dizaines de milliers de festivaliers sur cinq jours. Pour cette 11e édition, la diversité musicale était de mise du reggae engagé avec Danakil, aux beats électros de Kavinsky, en passant par le rap marseillais de Zamdane et les sets envoûtants de Nina Kraviz et Tars.

    S’il n’a pas été durement impacté par la météo, le Delta festival s’est payé cette année une polémique en confiant une partie de l’organisation du Monde des possibles, un espace où la jeunesse présente au festival « peut s’informer, s’engager, et agir concrètement », au média Le Crayon, financé par le milliardaire d’extrême droite Pierre-Édouard Stérin.

    « Toutes nos conférences, y compris celles animées par le média Le Crayon, répondent à un cahier des charges fondé sur les valeurs du Forum : pas d’extrême droite, pas de xénophobie, mais la promotion du partage, du vivre-ensemble et du débat démocratique », s’est défendue l’organisation interpellée sur les réseaux sociaux par le sociologue marseillais Kévin Vacher.

    L’interpellation du militant du collectif du 5 novembre a suscité la réaction d’élus de gauche de la municipalité, partenaire du festival. « En effet il n’y a pas de place pour ces idées. Merci pour l’info », a réagi le maire (DVG), Benoît Payan, tandis qu’Hervé Menchon, adjoint en charge du littoral pressait le Delta festival de s’expliquer, arguant : « Le monde de Stérin n’est pas possible… »