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  • Les Angles : quatre listes pour une commune convoitée

    Les Angles : quatre listes pour une commune convoitée

    À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars, la campagne s’intensifie aux Angles. Commune prisée du Gard rhodanien, forte de près de 9 000 habitants, la ville cristallise des enjeux majeurs : pression foncière, vieillissement de la population, cohésion sociale, transition écologique et qualité de la démocratie locale. Quatre listes sont désormais sur la ligne de départ, avec des visions contrastées.

    Le maire sortant, Paul Mély (Divers droite), conduit la liste « Avec vous pour Les Angles ». Lors de plusieurs réunions publiques, il a défendu le bilan de son mandat, citant la création d’une cuisine centrale, d’un nouveau poste de police municipale, la végétalisation des cours d’écoles, la rénovation énergétique du foyer-restaurant ou encore l’aménagement du parc de la Croix Cacho-Pesou. Le candidat revendique une gestion de proximité et une action pragmatique. « Il fait bon vivre aux Angles », affirme-t-il, soulignant « la qualité des infrastructures et la richesse du tissu associatif ». Pour l’avenir, il met en avant la révision du PLU, le renforcement de la sécurité et le développement des mobilités douces, tout en assurant vouloir « protéger le territoire, mais sans devenir un village de Gaulois ».

    Le match des priorités

    Face à lui, Anaïs Rambaud, tête de liste « Les Angles autrement », porte une alternative progressiste. Sa candidature s’inscrit dans une volonté de renouveau démocratique et social, fondée sur la cohésion et la participation citoyenne. « Notre plus grande force réside dans la cohésion sociale », soutient-elle, appelant à « retisser les liens » et à renforcer l’entraide. Urbanisme maîtrisé, protection de l’environnement, volet culturel (patrimoine valorisé, bibliothèque « tiers-lieu », animations de quartier), solidarité intergénérationnelle, soutien aux familles, aux seniors et aux personnes isolées structurent son projet. « Je souhaite un renouveau pour Les Angles », insiste la candidate, qui veut faire primer « l’intérêt général » à travers transparence, dialogue et respect des habitants.

    Deux autres listes complètent le paysage. Aurélie Renou, adjointe sortante, mène « Angles un nouvel élan », une équipe largement renouvelée, se revendiquant sans étiquette et misant sur la concertation et la bienveillance. De son côté, Bruno Sujevic, élu depuis 2008, conduit « Angles l’Avenir Ensemble », une liste également sans étiquette, composée de profils expérimentés pour peser dans le débat local.

  • [Municipales] A Roquefort-la-Bédoule, Marc del Grazia : « Nous allons terminer ce que nous avons commencé »

    [Municipales] A Roquefort-la-Bédoule, Marc del Grazia : « Nous allons terminer ce que nous avons commencé »

    En 2020, il avait remporté l’hôtel de ville de cette commune d’environ 6 000 habitants grâce à 30 voix en sa faveur par rapport à la liste de Jérôme Orgeas (DVD), l’ex édile.

    La Marseillaise : Pourquoi vous présenter à nouveau ?

    Marc del Grazia : Sur le premier mandat, nous avons commencé d’importantes réalisations comme la construction d’une école primaire de 16 classes, dont le chantier est en cours. L’actuelle école était trop petite, et n’était plus aux normes. Elle devrait être livrée en 2027. Nous avons aussi lancé, en 2022, avec la Ville et le bailleur social Erilia, le projet d’une maison intergénérationnelle sociale qui permet aux personnes âgées de bénéficier d’appartements, 59 logements adaptés, et 30 logements pour les jeunes, avec une crèche à l’intérieur. En dépit de concertations, le permis a été attaqué par les voisins. La Ville a gagné en première instance au tribunal administratif mais les opposants ont souhaité aller en appel. Je ne me présente pas sous une étiquette politique. Je suis là pour rassembler le plus large possible, simplement des gens qui ont envie de travailler pour la commune.

    Comment concevez-vous votre rôle de maire ?

    M.d.G. : Travailler, travailler, toujours travailler, essayer de comprendre les habitants et être attentif aux besoins de la population. Je me déplace souvent à pied dans la commune pour rentrer chez moi, donc ça fait que je suis en contact permanent avec la population.

    Que vous demandent les habitants ?

    M.d.G. : Un des problèmes est celui des transports. On les a pas mal améliorés, mais on pourrait mieux faire, avec par exemple des rapprochements avec Aubagne ou La Ciotat. Et puis la sécurité. Les habitants souhaitent que les moyens soient mis en place pour qu’ils se sentent en sécurité. Nous avons beaucoup de pavillonnaire, des maisons relativement isolées, sujettes à des cambriolages, par périodes. D’autres communes des environs, comme Cassis, Carnoux, jusqu’à Ceyreste connaissent cela. Depuis que je suis élu, les caméras de vidéosurveillance sont passées d’une vingtaine à 55. Cela aide à la résolution des affaires.

    Quels thèmes allez-vous privilégier durant cette campagne ?

    M.d.G. : Surtout, terminer ce qu’on a commencé, éviter de faire du suréquipement, améliorer les équipements qu’on a. Par exemple, aménager les espaces autour de la future école. Nous avons quand même un grand projet en collaboration avec la Métropole Aix-Marseille, celui de créer une médiathèque.

    Quels sont les défis à relever dans votre commune ?

    M.d.G. : C’est déjà préserver notre environnement. Le deuxième défi, c’est développer notre viticulture puisque Roquefort-la-Bédoule a une place privilégiée dans le monde du vin. Dans le prochain Plan local d’urbanisme (PLU), que l’on doit commencer à réviser fin 2026, on veut pouvoir donner des espaces aux viticulteurs pour planter des vignes.

  • Le développement du Pays de Martigues en débat

    Le développement du Pays de Martigues en débat

    Un préalable avant les débats techniques du plan local d’urbanisme. Lundi, le conseil métropolitain a été l’occasion, pour les élus du pays de Martigues, de présenter leurs orientations générales pour le projet d’aménagement et de développement durable de leur territoire. Un enjeu de taille : il s’agit de préparer la réindustrialisation et la décarbonation annoncées, et leurs 10 000 emplois promis avec les logements, services publics et infrastructures nécessaires.

    « Je voudrais souligner la complexité de réfléchir à l’aménagement de nos territoires lorsque l’état avance des injonctions contraires, lorsqu’il faut répondre à l’urgente nécessité de construire des logements, des services publics, et que dans le même temps, le gouvernement réduit les moyens des collectivités », alertait d’emblée l’adjointe martégale Nathalie Lefebvre (PCF), chargée de la planification à la Métropole. Et d’insister sur les nécessaires financements pour l’hôpital de Martigues, ainsi que les besoins de formation, le développement des infrastructures de transport, notamment ferroviaire. « La ligne de la Côte bleue ne doit pas être considérée comme une ligne touristique, mais comme une ligne de vie, il faut en augmenter le cadencement », demande-t-elle. « Ce plan local d’urbanisme est d’abord un outil politique et stratégique, qui engagera notre territoire à l’horizon 2040 », résume le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, tandis que l’édile (PCF) de Port-de-Bouc, Laurent Belsola, salue l’importance du contournement routier de sa commune, dont les travaux doivent être lancés en 2027 : « Pour notre façade industrielle et portuaire, c’est une nouvelle page qui va s’écrire. »

  • Les fantômes de la Linea inquiètent toujours

    Les fantômes de la Linea inquiètent toujours

    C’est une histoire vieille de soixante-six ans qui s’invite ce lundi matin en conseil métropolitain. Parmi les nombreux dossiers techniques à l’ordre du jour, un gros morceau, l’adoption d’une quatrième révision du plan local d’urbanisme pour la ville de Marseille et les communes voisines, deux ans après le lancement de la première concertation publique. Mais lors d’une réunion publique le 12 septembre dernier, les habitants de Saint-Mitre, dans le 13e arrondissement de Marseille, ont eu la désagréable surprise de découvrir que les emplacements réservés à l’ancienne Liaison du nord-est de l’agglomération marseillaise (Linea) y faisaient leur retour, malgré une décision du tribunal administratif de Marseille du 22 mai.

    Vieux serpent de mer dont le plan directeur avait été élaboré en 1959, cette rocade courant de Saint-Mitre à Allauch avait été définitivement stoppée par la justice le 30 septembre 2020. « Mais les emplacements réservés pour la voirie restaient toujours sur les plans d’urbanisme », explique le président de l’association pour la sauvegarde du poumon vert de Saint-Mitre, Philippe Musarella.

    Une véritable épée de Damoclès pour les 53 habitations situées sur le tracé. Saisie, la justice lui a donné raison et laissé cinq mois à la Métropole, jusqu’au 22 septembre, pour les supprimer. « On pensait qu’elle allait inscrire la suppression dans la révision du plan local d’urbanisme, elle ne l’a pas fait, déplore Philippe Musarella. Allauch et Plan-de-Cuques ont le même tracé, et à Marseille, ils ont trouvé une combine : ils ont enlevé les emplacements pour remettre un tracé de 28 mètres de large au lieu de 38, en catimini, sans consultation publique. »

    Une étude à lancer

    « La suppression pure et simple des emplacements réservés, sans étude approfondie de leurs impacts, serait une décision précipitée », assume-t-on à la Métropole. Et d’expliquer que sans le gel de la construction sur ces parcelles, « environ 400 logements pourraient être construits, ce qui accentuerait les difficultés de circulation et mettrait sous pression les infrastructures routières existantes ».

    « Nous nous sommes mis d’accord avec la Ville pour faire ce choix qui est plus prudent », abonde la conseillère métropolitaine (LR) déléguée à l’urbanisme, Laure-Agnès Caradec, assurant que la décision de justice est respectée puisque ces emplacements réservés deviennent… des pré-emplacements réservés. « Personne ne veut la Linea, mais il y a des problèmes de circulation, alors nous allons repartir à zéro avec une nouvelle étude de mobilité », annonce-t-elle. Pendant que les opposants se préparent à retourner en justice.