Tag: plantation

  • Les enfants plantent une micro-forêt dans le quartier des Comtes

    Les enfants plantent une micro-forêt dans le quartier des Comtes

    À peine la paille posée, une tourterelle atterrit. En face du bâtiment banane des Comtes, en lieu et place de l’ancien city-stade, une micro-forêt prend désormais racine. Depuis trois jours, l’entreprise OliviAnne, mandatée par Erilia, encadre des enfants et des collaborateurs du bailleur social dans l’opération de renaturation. Celle-ci s’inscrit dans la transformation globale du quartier prioritaire, menée dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain. Ce jeudi 12 mars en milieu d’après-midi, 300 jeunes port-de-boucains et une soixantaine de salariés peuvent se féliciter d’avoir planté 2 445 arbres et buissons de trente espèces différentes sur une parcelle de 815 m2.

    « Ce sont les mêmes que la forêt du Castillon : il y a du pistachier, de l’olivier sauvage, du romarin, du chêne… », énumère Anne Desmaison, fondatrice de la société en charge du chantier. D’après l’oléicultrice, « deux ans et demi après plantation, les amandiers peuvent déjà mesurer plus de 2 mètres ».

    Biodiversité et fraîcheur

    Les bienfaits d’une telle micro-forêt sont nombreux : « Production d’oxygène, séquestration du carbone, désimperméabilisation des sols qui permet une meilleure infiltration des eaux en cas de pluie, création d’îlots de fraîcheur », cite Anne Desmaison. La spécialiste de la renaturation a effectué des relevés sur l’une des douze parcelles qu’elle a plantées à Salon-de-Provence : « À 20 mois, à l’extérieur, on avait 56 degrés au sol, à l’intérieur, on avait 36 degrés. On a gagné 20 degrés sur une forêt pas du tout arrivée au terme de sa maturité ! »

    Côté biodiversité, ces végétaux permettent le développement de pollinisateurs et apportent un habitat aux insectes et aux oiseaux. « L’intérêt d’avoir planté avec les enfants, c’est qu’on les a sensibilisés avec une activité ludo-pédagogique en rapprochant la nature d’eux, explique Julia Riccio, fondatrice des Créations du hérisson. Et la biodiversité ne s’arrête pas aux animaux et aux plantes, je leur ai expliqué que dans une poignée de terre, il y a autant de bactéries qu’il y a d’humains sur terre. C’est dingue ! On a aussi parlé des propriétés des plantes… Savoir tout ça leur donne envie de protéger ce nouvel endroit. »

  • Rove Environnement poursuit son action au cœur du massif

    Rove Environnement poursuit son action au cœur du massif

    Le rapport d’activité 2024-2025 témoigne de l’ampleur du travail accompli sur le terrain par Rove Environnement qui a tenu son assemblée générale la semaine dernière. Plus de 700 heures ont été consacrées à l’entretien des plantations et des oliveraies, notamment sur les secteurs du plateau du Baou, de la Baume de Niolon ou encore du puits de l’Œuvre.

    Les plantations de feuillus réintroduites depuis plus de trente ans, couvrant aujourd’hui une vingtaine d’hectares sur les deux versants du massif, ont une nouvelle fois démontré leur intérêt face aux incendies survenus à proximité de la commune durant l’été 2025. Leur entretien régulier contribue à préserver la biodiversité, maintenir des milieux ouverts et limiter la propagation des feux.

    Les bénévoles interviennent également pour réparer les dégradations constatées sur les équipements, remettre en état des sentiers ou sécuriser certains accès, dans un contexte marqué par des épisodes de sécheresse et un risque incendie accru.

    Soulignant l’importance de ces actions de prévention et de sensibilisation, Paul Sabatino a réaffirmé le soutien total de la municipalité à l’association afin de lui permettre de poursuivre ses missions au service de la protection et de la valorisation de ce patrimoine naturel exceptionnel, au même titre que les autres acteurs environnementaux locaux comme l’association de chasse La Bartavelle, dont le président, présent lors de cette assemblée générale, a lui aussi salué le travail remarquable des bénévoles de Rove Environnement.

    Cette réunion a été également l’occasion de renouveler le bureau. Jean-Pierre Dapelo a été réélu président. Le bureau se compose de Patrick Chouteau, trésorier, et de Christian Raymond, secrétaire.

  • Des centaines d’arbres replantés avec Écosia

    Des centaines d’arbres replantés avec Écosia

    Qui a dit qu’il n’était pas possible de planter des arbres grâce à quelques clics sur internet ? À l’entrée du sentier du grand Valat, dans la partie ouest de Sausset-les-Pins, une cinquantaine de bénévoles viennent prouver que c’est faisable.

    L’association Replanter notre forêt provençale est à l’initiative ce dimanche matin, soutenue par l’entreprise Écosia qui héberge le moteur de recherche du même nom. Les services de la Ville, de leur côté, ont préalablement creusé les trous qui accueillent les arbres.

    Dans une palette à disposition des bénévoles, plusieurs essences d’arbrisseaux en pot sont à disposition. Le président de l’association, Julien Altero, pompier professionnel, indique qu’« il y a une centaine d’arbres pour aujourd’hui, avec 80% d’oliviers, des chênes kermès, des arbousiers et quelques amandiers ». Des espèces résistantes au feu. « Même s’il y a un feu, les arbres repoussent », affirme Julien Altero.

    « Il faut un suivi »

    Pour cette opération, Julien Altero indique qu’« Écosia finance à 100% le projet à hauteur de 10 000 euros ». Dès lors, « il faut faire le suivi de ce qu’on a planté. La zone est sèche l’été, particulièrement avec la canicule, mais on a très peu de pertes d’oliviers après plantation », se satisfait le président.

    Pelles en main, parents et enfants se prêtent au jeu. Il a été prévu un arbre par famille. Valentine, Saussetoise de 12 ans, est l’une des premières à avoir commencé. Elle s’affaire consciencieusement depuis le début de l’opération avec son olivier. « C’est bien pour la nature de faire ça, parce que ça fait de la peine de voir qu’il y a plus d’arbres », considère l’écolière.

    Elle n’a pas de souvenir de l’incendie de 2020. « Le feu, c’est impressionnant. Je l’ai pas vu celui de 2020 mais je sais qu’il s’est arrêté juste à côté de Sausset », se rappelle-t-elle, d’où son avis qu’il est « important de refaire la végétation ». Son père, à ses côtés, indique qu’il a « vu le rendez-vous sur les réseaux sociaux ». « Ce terrain fait partie de notre balade dominicale, on pourra voir s’il pousse bien », projette-t-il.

    La Ville étant co-organisatrice, le maire écologiste Maxime Marchand présent sur place estime qu’il faut « redonner à cette forêt ce qu’elle nous a donné ». Pour l’édile, « tous ces enfants qui plantent créent un attachement à la forêt. Ils n’ont pas besoin de nous pour prendre conscience de l’importance qu’elle a, cette génération qui aime la nature et la chérie au quotidien procure un vrai bonheur. »

    Au-delà des seuls enfants, les riverains ne sont « pas là par hasard », selon Maxime Marchand, « car ce moment crée un sentiment d’appartenance entre ceux qui habitent à proximité de la forêt, il faut qu’ils en soient des acteurs de la gestion quotidienne ». In fine, cette matinée a presque « une visée thérapeutique pour se réapproprier le lieu », dans l’œil du maire de Sausset-les-Pins.

    Avec plus de 1 000 hectares ravagés en 2020 et le dernier incendie de Martigues en juillet, le rapport à la forêt et à sa préciosité évolue manifestement.

  • L’état écologique de l’étang de Berre s’améliore

    L’état écologique de l’étang de Berre s’améliore

    Le protocole signé avec EDF porte ses fruits. En septembre 2024, le Gipreb, syndicat mixte chargé de la surveillance de l’état écologique de l’étang de Berre, et l’électricien passaient un accord visant à restreindre les rejets d’eau douce de la centrale de Saint-Chamas durant l’été. Après une première saison, le directeur de l’instance scientifique Raphaël Grisel l’affirme : « Ce protocole donne raison à l’ensemble des parties : on a une centrale qui produit, essentiellement en hiver, et un étang qui profite de ces nouvelles conditions et semble moins fragile sur la période estivale. »

    « Actuellement, la salinité est la même de la surface au fond, dans les zones profondes, poursuit-il. On n’a plus de stratification depuis le mois de juin grâce à la limitation des rejets d’eau douce. » En 2018, l’eutrophisation et la stratification des eaux avaient mené à une crise d’anoxie, c’est-à-dire une pénurie d’oxygène dans l’eau conduisant à une mortalité massive des organismes vivants de l’étang.

    La recolonisation des zostères

    Même les deux périodes de canicule, en juin et en août, n’ont pas eu raison de l’équilibre de l’écosystème. « Les chaleurs n’ont pas eu d’incidence trop négative », assure Raphaël Grisel, qui pointe « de toutes petites situations dans des zones très confinées comme des ports », mais aucun épisode de malaïgue grâce au vent qui a fait baisser les températures. Pour garder une eau claire et équilibrer l’écosystème lagunaire, le Gipreb mène des campagnes de plantation d’herbiers de zostères qui limitent la remise en suspension des sédiments grâce à leurs racines, stockent la matière organique et permettent la production d’oxygène dans l’eau avec leur photosynthèse.

    « L’intérêt c’est d’accélérer leur recolonisation dans les zones où il devrait y en avoir, détaille Raphaël Grisel. Ces sites ont été ciblés en fonction de leur capacité à essaimer vers d’autres sites grâce à la circulation de l’eau. L’année dernière on en a planté 8m2, ce qui est très peu mais c’était un test opérationnel. Au bout de trois mois, ces 8m2 étaient devenus 400m2, donc on a une multiplication par cinquante des surfaces. Cette année, on a planté 30m2. »

    Autre avancée notable : cet automne, la réouverture des communications hydrauliques entre l’étang de Bolmont et l’étang de Berre permettra à la lagune située entre les communes de Marignane et de Châteauneuf-les-Martigues de sortir d’une « situation de confinement qui ne lui est pas favorable ».