Tag: Plan Charlemagne

  • Le chantier patrimonial du collège Defferre s’achève

    Le chantier patrimonial du collège Defferre s’achève

    La perspective des Journées du patrimoine a été l’occasion pour le conseil départemental de présenter « un magnifique chantier », pour reprendre les mots de sa présidente (DVD). Celui du « seul collège en France installé dans une ancienne caserne militaire, un monument historique revalorisé à destination des enfants », appuie Martine Vassal, satisfaite de présenter « le plus ambitieux » projet de son plan Charlemagne.

    Dix ans de gestation, trente mois de travaux

    Initié en 2017, doté d’un budget de 40 millions d’euros (26 millions de travaux) dont 2,5 millions de Fonds européens, ce collège va être livré après trente mois de chantier. Construite en 1862 au pied du fort Saint-Nicolas, la caserne d’Aurelle de Paladine, tourne une page de son histoire. Début 2027, les élèves du vieux collège Gaston-Defferre vont y prendre leurs quartiers.

    Le nouvel établissement (18 à 24 classes sur trois étages) pourra accueillir 720 élèves sur plus de 12 000 m2, pour moitié sur l’ancienne caserne, entièrement optimisés pour les scolaires. Il sera équipé d’un gymnase, d’une salle polyvalente, d’un jardin pédagogique, d’une cantine de 600 places, d’un plateau sportif et de logements de fonction.

    Les travaux ont mobilisé une cinquantaine d’entreprises locales et jusqu’à 100 personnes sur un chantier qui a participé à faire « développer un savoir-faire de menuiserie et de taille de pierre devenu assez rare », notent les services du Département. Même le chantier d’insertion du Fort Saint-Nicolas a été mis à contribution sur le portail d’entrée.

    Sous les futurs collégiens se trouve l’ancien centre de transmission de la caserne, formé d’un impressionnant labyrinthe de couloirs. Les travaux ont d’ailleurs livré quelques surprises. Si le diagnostic archéologique de l’Inrap n’a mis au jour que « quelques assiettes », des galeries et des écuries ont été découvertes, nécessitant la création d’un dossier Drac.

    « Dans le bâtiment, on a retrouvé d’énormes citernes servant de réserve d’eau », note Alkis Voskarides, directeur de l’architecture et de la construction au Département. « On a fait réaliser des sondages parce que tout n’était pas représenté, mais ils étaient passés à côté », détaille, Romain Bajolle, un des architectes du projet confié aux agences Leteissier Corriol (mandataire) et Bajolle & Gianni (associé). « On les a trouvés en forant pour un ascenseur. Si on l’avait su au premier jour, on aurait essayé de les valoriser. On a donc juste aménagé un accès. »

    Car si la caserne n’est pas classée aux monuments historiques, sa situation, au pied du Fort d’Entrecasteaux et à deux pas de l’abbaye de Saint-Victor, a nécessité le respect des règles entourant un site « remarquable ». Les échanges avec les bâtiments de France ont été continus. 385 maquettes ont ainsi été réalisées, surtout sur les éléments de façade, dont les cheminées restituées dans leur état d’origine pour devenir conduits d’aération, où ces épontilles replacées sur la toiture. La cour centrale où un immense préfabriqué a été retiré, conservera la vocation de place d’armes de l’établissement militaire. Elle sera entourée de seize arbres.

    Autre enjeu, la préservation des perspectives visuelles sur le Fort. Le gymnase posé en fond de cours a été enterré quatre mètres sous le sol pour préserver la vue depuis l’entrée principale, et un toit végétalisé se fondant avec les roches du Fort a été imaginé. Sa construction de type « ouvrage d’art en poutre postcontrainte », une structure de génie civil utilisée pour les viaducs, lui confère une hauteur de sept mètres ayant même permis d’installer un mur d’escalade.

  • À Martigues, le nouveau collège Pagnol inaugure le pôle éducatif nord

    À Martigues, le nouveau collège Pagnol inaugure le pôle éducatif nord

    Le voile tombe et Marcel Pagnol apparaît, en habits d’académicien. Ça y est : le nouveau collège Pagnol de Martigues est inauguré, mardi matin, après trois ans de travaux. Les élèves et leurs professeurs ont déjà pris possession des lieux depuis le 2 mars.

    « Je suis fier que ce collège porte le nom de mon grand-père, même si je n’y suis pour rien », réagit Nicolas Pagnol, tout sourire, devant l’assemblée, espérant « que son œuvre sera encore enseignée aux jeunes ». Les quatre élèves de 5e qui ont récité un extrait de la scène de chasse dans la garrigue de La gloire de mon père le démontrent, introduits par le solo de hautbois de leur professeure reprenant le thème du film « Jean De Florette ». « C’est la transmission de beaux sentiments, l’amitié, le travail et la famille », conclut Nicolas Pagnol.

    Le maire (PCF), Gaby Charroux, ne manque pas de reconnaître le « talent » des élèves, parlant d’une « magnifique réalisation » pour désigner le lieu. Un « investissement dans l’avenir » de 34 millions d’euros souligné par la conseillère départementale (Ren.) Laurence Angeletti, issu du plan Charlemagne de modernisation des collèges.

    « Collège du XXIe siècle »

    Chacun prend ses marques dans ce nouveau complexe, dont la surface est presque double de celle de l’ancien site, avec des salles de cours lumineuses. De la cuisine moderne au self immaculé, en passant par le gymnase, le plateau sportif et la salle de travaux manuels équipée, l’établissement offre de vastes espaces de circulation dans ses couloirs gris béton. Il est également accessible aux personnes malvoyantes : chaque porte et panneau d’indication est traduit en braille.

    L’équipement sportif est particulièrement fourni, avec mur d’escalade, tables de ping-pong, archerie, ainsi que plusieurs terrains intérieurs et extérieurs, entourés d’une piste d’athlétisme de 200 m. « C’est la moitié de l’homologation en compétition, plus adapté pour les collégiens », fait remarquer Samir Dahmani, conseiller municipal (SE). « C’est presque un J”ulien-Olive” au collège ! », s’émerveille Valérie Baqué, adjointe (PCF).

    L’établissement est « conçu pour répondre aux exigences du XXIe siècle renchérit Gaby Charroux. Il est remarquable pour ses équipements, notamment sportifs et pour la Segpa » et par « la prise en compte des enjeux environnementaux ». Tant en termes de compensations que de construction. « L’établissement est moderne par sa conception bioclimatique et sa chaufferie bois, indique Laurence Angeletti. Il prépare à vivre dans un monde plus durable. » Les bancs et les tables de ping-pong en dur, dans la cour, sont en matériaux recyclés, d’après l’architecte.

    Un chantier qui donne le ton de l’évolution de ce nouveau quartier de la ville, au cœur du « pôle éducatif » relevé par l’édile.

  • La candidate Vassal ménage ses jeunes soutiens

    La candidate Vassal ménage ses jeunes soutiens

    Une salle comble au Rowing club, ce mercredi 14 janvier, et une jeunesse toute acquise à la cause de la candidate DVD à la mairie de Marseille, Martine Vassal, pour une soirée organisée par Une génération pour Marseille, collectif des jeunes de la droite et du centre emmené par Romain Simmarano, par ailleurs directeur de cabinet de Renaud Muselier à la Région Sud. L’occasion pour Martine Vassal de décliner ses propositions.

    De la crèche, dont elle promet de doubler le nombre à Marseille, à l’école avec une sorte de déclinaison du « plan Charlemagne » que celle qui est aussi présidente du Département a mené, histoire de rénover la totalité des 88 écoles municipales. À l’image des maisons du Bel âge départementales qui accueillent les seniors, elle imagine aussi des « maisons de la réussite » dans tous les secteurs de la ville pour proposer aide aux devoirs et autres activités. Aux étudiants, elle qui a pourtant déjà la présidence de la Métropole, autorité compétente en la matière, promet les transports gratuits jusqu’à 26 ans, de quoi leur permettre d’investir un centre-ville propre et sécure. Sur la solidarité, elle évoque une réquisition des logements vides, la création de maisons de santé spécifiques, une plate-forme pour les aider à trouver un stage.

    Sécurité à gogo

    Mathieu, Chiara, Juliette, Bilal… Les jeunes qui soutiennent Martine Vassal sont aussi de fervents défenseurs de la cause animale, qui aura un référent si elle est élue maire. Ils seront aussi en sécurité avec plus de caméras de vidéosurveillance, une BAC municipale, et de la police que toute la salle applaudit fiévreusement. « Sur Marseille, ce sera tolérance zéro » pour que cette jeunesse qui a visiblement les moyens de sortir tard le soir puisse avoir de « la tranquillité publique ».

    Les jeunes soutiens de la candidate de la droite et du centre réclament aussi des grands événements. Ils en auront un, « nous allons le créer », promet-elle. Sur l’emploi, il faudra travailler sur tout le territoire…