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  • Uber à l’abordage des bateaux du Vieux-Port

    Uber à l’abordage des bateaux du Vieux-Port

    Loin du système de navettes, Uber choisit de s’associer à l’opérateur Click&Boat, plateforme déjà présente à Marseille, pour se lancer dans la location de bateaux entre particuliers. « 1 500 navires » seront mis à disposition de la plateforme, selon les deux partenaires. Un onglet “Bateau” sera tout simplement ajouté à l’application Uber. « L’idée est de s’appuyer sur Uber pour mettre en avant la démocratisation de la location de bateau mais aussi l’expertise, le professionnalisme et l’offre locale », assure Bastien Rambert, chargé de relation presse Click&Boat.

    Entre loi et laisser-faire

    Mais l’arrivée d’Uber Boat, en plus d’instaurer selon ses détracteurs « une concurrence déloyale » entre loueurs professionnels et particuliers, se heurte au cadre réglementaire souvent méconnu du grand public. « Le particulier n’a pas le droit de louer son bateau sans AOT, sans être agréé », affirme Amine Gharbi, président de LocaBoat, société de location de bateaux implanté sur le Vieux-Port.

    L’article 4.2 du règlement portuaire de la métropole stipule qu’« il est interdit, à tout usager, d’autoriser à un tiers l’usage, à titre gratuit ou contre rémunération, du poste à flot ou à terre qui lui a été attribué ». Pour autant, « sur le port de la pointe rouge ou de l’Estaque, il y a une partie privée où nous pouvons nous amarrer en tant que particulier », observe un propriétaire de bateau qui loue via Click&Boat, souhaitant rester anonyme. « Les ports devraient être à tout le monde. Les places sont réduites pour avoir une AOT. Alors oui, on loue sans. Un bateau, ça coûte cher à entretenir, donc on trouve des solutions », plaide le plaisancier. Il déplore toutefois un manque d’encadrement : « Click&Boat n’a pas assez d’équipes pour réfléchir aux réglementations ici. Il ne s’intéresse pas aux normes de la Métropole… Personne n’est aiguillé », estime-t-il. Car au-delà des règles portuaires locales, un cadre national s’applique : dès qu’un bateau de plaisance est mis en location contre rémunération, il devient un navire de plaisance à utilisation commerciale. Dans ce cas, il doit obligatoirement détenir un permis d’armement, une fiche d’effectif et un statut de gens de mer pour son capitaine, selon le droit maritime français. Quasiment impossible, pour un particulier à cause de son coût et sa complexité administrative de s’y conformer…

    Face à cette pression croissante, Amine Gharbi et d’autres collègues loueurs professionnels ont monté une association : la Nautic Marseille. « Nous voulons solidifier les différentes structures de contrôle. Ce que nous voulons proposer, c’est d’instaurer un code couleur de drapeaux pour les professionnels, qui permettrait aux forces de l’ordre maritime de nous reconnaître et de faire le tri afin de se concentrer sur les particuliers qui n’ont pas été contrôlés en amont. » Par ailleurs, l’association écologique Terre Bleue, exige qu’avant toute autorisation nationale accordée à ce nouveau système de location, les opérateurs fassent preuve d’une totale transparence quant à leurs activités, surtout concernant « un littoral particulièrement fragilisé, confronté au réchauffement de ses eaux et à une forte pression humaine », insiste la structure.

    Les autorités ont déjà commencé à sévir. « Il y en a plein qui se sont fait dégager sur le Vieux-Port », partage Nicolas Petit, directeur commercial de ZeBoat, loueur de bateaux de luxe. Des locations « irrégulières » sont souvent épinglées et condamnées par la justice depuis plusieurs années déjà, avec des peines pouvant aller jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. Loueurs comme plaisanciers craignent une privatisation des espaces maritimes qui selon eux doivent rester publics. « Ce que nous voulons, ce n’est pas du volume mais de la qualité. La Métropole sait que nous avons des bateaux identifiés et sécurisés, aux normes qui produisent moins de CO2. Sortir des personnes en mer, c’est risqué. Pourquoi ne pas professionnaliser Uber, et se concentrer sur nous, pour régulariser la demande ? », estime Amine Gharbi. Le débat est loin d’être clos.

  • Les Oursinades s’ancrent au bord de l’étang de l’Olivier ce week-end

    Les Oursinades s’ancrent au bord de l’étang de l’Olivier ce week-end

    C’est une institution qui fait son retour sur les rives de l’étang de l’Olivier. Ces samedi 28 février et dimanche 1er mars, les oursinades reviennent de 11h à 17h, toujours à hauteur du mini-port au bout de l’esplanade Charles-de-Gaulle, avec une capacité de 700 places assises, le long de grandes tablées conviviales.

    « C’est un rendez-vous attendu et populaire, toute la population istréenne vient, et puis ça marque l’arrivée du printemps, c’est synonyme du retour des beaux jours dans l’esprit des gens », affirme Jérémy Sierra, conseiller municipal en charge des événements de la Ville d’Istres. Chaque jour, environ 1 500 personnes viennent « se retrouver, discuter en plein air et partager de bons mets ».

    Sur place, les visiteurs trouveront une dizaine de stands de restauration avec oursins, plateaux de coquillages, marmite du pêcheur, moules frites, burgers de la mer ou à la viande, gambas à la plancha et autres calamars, ainsi que les panisses de l’Estaque ou encore les sardines en beignets. « Quatre associations seront également présentes : le Gipreb, l’Esperen, l’Amicale des plaisanciers de l’étang de Berre et l’Association des plaisanciers du Port des Heures Claires », détaille Jérémy Sierra.

    Des animations musicales sont également prévues avec Patrick David et Vanessa Smiled, qui chanteront de la variété française et internationale samedi, et Stud, dans le même style, dimanche. Les rameurs de l’Olivier feront des démonstrations et proposeront des ateliers découverte tous les matins.