Tag: plaintes

  • Olivier Lutersztejn annonce sa candidature aux municipales à La Valette-du-Var

    Olivier Lutersztejn annonce sa candidature aux municipales à La Valette-du-Var

    Ce n’était pas un secret mais c’est désormais officiel. Déjà candidat en 2020, Olivier Lutersztejn se lance à nouveau dans la bataille des municipales. Leader du groupe d’opposition « La Valette en Action », qui revendique trois représentants au conseil municipal, il mène depuis longtemps une lutte contre la municipalité en place et le maire Thierry Albertini (LR). Un édile contre qui il a déposé deux plaintes pour soupçons de favoritisme, ce qui avait conduit à la perquisition de la mairie, en février. L’opposant l’accuse également de manquements sécuritaires concernant plusieurs bâtiments publics de la commune. « J’ai été témoin de pratiques si douteuses qu’il était de mon devoir d’élu et citoyen d’alerter la justice, qui doit se prononcer et faire éclater la vérité.C’est un enjeu de démocratie essentiel », soutient l’intéressé.

    Mais il ne s’agit pas des seuls griefs exprimés par le chef d’entreprise : « Il y a beaucoup de gaspillage d’argent public, la Ville est mal gérée et très fortement endettée [de 28,4 millions en 2020 à 43,9 millions en 2025, Ndlr]. L’insécurité s’est installée. La ville est ultra-bétonnée et sous tutelle des promoteurs. Les Valettois étouffent sous la circulation et les problèmes de stationnement. »

    En conséquence, Olivier Lutersztejn veut « mettre fin aux dérives financières et engager une baisse des impôts ». Mais aussi donner « plus de moyens à la police municipale », stopper « les projets immobiliers incohérents et téléguidés par les promoteurs » et mener « deux projets de rénovation urbaine menés dans le cœur du centre-ville et de la Coupiane », avec « une liste citoyenne sans étiquette. Je ne suis pas candidat pour une carrière et ne suis lié à aucun parti. Mon parti, c’est La Valette ! », martèle-t-il.

  • Le Club de la Presse du Var alerte contre les atteintes à la liberté d’informer

    Le Club de la Presse du Var alerte contre les atteintes à la liberté d’informer

    Face aux atteintes à la liberté de la presse, qui se sont accentuées localement ces dernières semaines via les plaintes de la députée RN Laure Lavalette envers un confrère de Var Matin, et du député UDR du Gard Alexandre Allegret-Pilot contre Léo Purguette et Tristan Arnaud, président et journaliste de La Marseillaise, le Club de la Presse du Var monte au créneau.

    Ce dernier pointe « les “procédures bâillon” contre les journalistes qui appliquent l’éthique et la déontologie », et qui « ont déjà coûté la vie à notre regretté confrère “Le Ravi » ; les « invectives et menaces à l’intention de publications et de journalistes », « l’usurpation de l’identité de médias afin de discréditer ceux qui défendent l’honnêteté de l’information », et les « campagnes massives de désinformation, visant souvent les problèmes environnementaux et l’identité des personnes ».

    Dans le viseur, également, « les rachats de presse et d’édition par de nouveaux propriétaires connus pour leur distance aux règles républicaines (…) et des Droits de l’Homme ». Une situation alarmante qui a fait chuter la France « de la 21e à la 25e place dans le classement de la liberté de la presse de Reporters sans Frontières », alerte le Club de la Presse, qui met enfin « en garde contre les dérives qui parfois se produisent sous prétexte de défendre la liberté d’expression : ce n’est pas la liberté d’insulter, menacer, mentir, faire taire, diviser la société et générer des violences ».

  • Un ancien cadre municipal FO de l’Alcazar sera jugé pour harcèlement

    Un ancien cadre municipal FO de l’Alcazar sera jugé pour harcèlement

    Le procès d’un ancien conservateur de la bibliothèque municipale l’Alcazar, délégué Force ouvrière très influent, a été fixé au 10 novembre prochain.

    Patrick Casse sera jugé pour « harcèlement moral par propos ou comportements répétés ayant pour objet ou effet une dégradation des conditions de travail pouvant attenter aux droits à la dignité à la santé ou à l’avenir professionnel d’autrui commis du 1er février 2019 au 1er janvier 2023 ». Le rôle du tribunal aligne les noms de 13 victimes présumées.

    L’affaire a été évoquée mardi devant la 6e chambre où l’avocat du prévenu sollicitait un supplément d’information : auditions d’avocats, de l’ex-directeur général des services, du référent harcèlement de la Ville, production de lettres de mission, de listes de candidats, etc. « On a tous compris que le reproche fait à Patrick Casse, c’est de dire que FO contrôlait tout. Puisqu’on le traite de dictateur, je demande une expertise psychologique » a ajouté Me Thomas Callen, son client renversant la vapeur à l’approche du procès pour se dire victime de harcèlement de Pierre Chagny, ce conservateur de bibliothèque qui a lancé l’alerte éthique. Me Callen minimise : « il n’a fait qu’agglomérer depuis presque 30 ans 46 témoignages pour le dénigrer ».

    « On vous demande de tout refaire pour tout remettre en cause à l’audience », a ironisé pour s’y opposer la procureure Isabelle Candau. Au final, le tribunal a fait droit à une seule demande : celle d’une expertise psychologique du prévenu qui devra être réalisée avant le procès fixé au 10 novembre.

  • Le débat sur la ligne haute tension prend de la hauteur

    Le débat sur la ligne haute tension prend de la hauteur

    Le collectif Stop THT 13/30 n’a pas dit son dernier mot. Un mois et demi après la fin du débat public global de zone sur l’avenir industriel du territoire, l’alliance de 32 associations du monde agricole, écologique et citoyen d’Arles et de Camargue remet le sujet sur la table lors d’une conférence donnée dans le cadre du festival Agir pour le vivant.

    La protection de la biodiversité est la préoccupation première de ces militants. Telle que présentée par RTE dans son fuseau de moindre impact, la ligne aérienne de 400 000 volts devant alimenter la zone industrialo-portuaire traverserait quatre zones Natura 2000 dont trois zones humides d’importance internationale, la réserve de biosphère de Camargue, la réserve naturelle nationale des Coussouls de Crau et une partie du Parc naturel régional de Camargue.

    « En Camargue et en Crau, la ligne aérienne serait présente sur plus de 50km, écrit le collectif dans une lettre ouverte. Elle aurait un impact majeur sur l’avifaune en raison de son emplacement stratégique dans une zone clé pour la migration des oiseaux ainsi qu’un site majeur de reproduction et d’hivernage, accueillant 400 espèces d’oiseaux soit 75% des espèces nationales. »

    Une solution alternative

    Début décembre, 74 organisations représentant 36 pays, ont lancé une alerte rouge pour prévenir les autorités nationales et européennes des risques environnementaux et socio-économiques de l’infrastructure. « À la dernière réunion de la conférence des parties de la convention de Ramsar, auquel participait la Tour du Valat, le secrétariat a demandé des explications à l’État français, affirme l’avocat Sébastien Mabile. Nous avons également saisi le comité permanent de la convention de Berne qui assure la protection du patrimoine naturel des habitats et des espèces sur tout le continent européen, et nous allons saisir la Commission européenne pour lui demander de faire pression sur l’État français. » Trois plaintes pour destruction d’espèces ont également été déposées, et une action en justice est envisagée.

    Jean-Luc Moya, porte-parole du collectif Stop THT 13/30, rappelle néanmoins : « On n’est pas que dans l’opposition, on a constitué une solution alternative en allant chercher des compétences en urbanisme, en naturalisme, en ingénierie. » Celle-ci consisterait en l’enfouissement de la ligne « sur des terrains 100% publics » mais coûterait bien plus cher que l’option aérienne de RTE, c’est-à-dire 1,2 milliard contre 300 millions d’euros, sans compter le délai de 2028, imposé par l’implantation des nouvelles industries, qui ne pourrait pas être respecté. Jean-Laurent Lucchesi, un autre membre de l’alliance, affirme : « On est pour la réindustrialisation, mais pas au risque de mettre en péril les autres enjeux agricoles, environnementaux et patrimoniaux. » À l’État de trouver un compromis.