Tag: plainte

  • Le maire RN de Rognac joue la provocation en bénissant un équipement public

    Le maire RN de Rognac joue la provocation en bénissant un équipement public

    L’extrême droite provoque. Ce samedi 3 octobre, la mairie RN de Rognac inaugurait sa nouvelle voie verte, rue Lamartine. Le lendemain, La Provence rapporte que l’édile, Christophe Gonzalez, a « procédé à la bénédiction de l’ensemble du parc avec le prêtre de la commune, le père Martin Savy ».

    « C’est inadmissible, réagit le conseiller municipal d’opposition, Stéphane Duchesne (DVD). Il y a deux choses que je trouve lamentables : qu’un élu de la République se permette ça sous couvert de la tradition, sous les yeux attentifs du préfet, et d’être le seul que ça choque. »

    Stéphane Duchesne annonce avoir envoyé un signalement au procureur de la République d’Aix-en-Provence, au titre de l’article L2122-34-2 du Code général des Collectivités territoriales, qui dispose : « Pour les attributions qu’ils exercent au nom de l’État, le maire ainsi que les adjoints et les membres du conseil municipal agissant par délégation du maire dans les conditions fixées à l’article L. 2122-18 sont tenus à l’obligation de neutralité et au respect du principe de laïcité. »

    Flou juridique

    Cette neutralité est imposée aux élus « dans l’exercice de leurs fonctions d’agents publics, mais pas forcément à l’occasion d’actes politiques ou d’inaugurations de mon point de vue », commente William Benessiano, maître de conférences en droit public, spécialiste de la laïcité et des institutions publiques, qui précise que son analyse « ne préjuge pas d’une prise de position de la justice ».

    « Qu’un élu puisse participer en tant qu’élu à une cérémonie religieuse, ça ne pose pas de problème au niveau du droit », poursuit-il. D’autant que l’inauguration n’a pas eu lieu « dans un bâtiment qui abrite un service public, mais dans l’espace public ». William Benessiano soulève tout de même une limite : « La loi du 22 décembre 2025 impose aux élus d’exercer leurs fonctions dans le respect d’un certain nombre de principes et notamment celui de laïcité. » Avec une question : la laïcité implique-t-elle nécessairement la neutralité ? Jusqu’ici, la jurisprudence était constante : cette obligation des agents publics ne s’étendait pas aux élus. Mais le 18 mars dernier, le tribunal administratif de Dijon a refusé de suspendre une délibération d’un conseil municipal qui interdisait le port de signes religieux par les élus.

    « Juridiquement, on est entre deux eaux, mais au regard de la complexité de ces questions aujourd’hui et du financement public de cet équipement, qui est censé être accessible à tous et qui n’a pas de dimension religieuse ou cultuelle, c’est critiquable. »

  • Un policier en roue libre avec des délinquants marseillais

    Un policier en roue libre avec des délinquants marseillais

    Détournements de fichiers, violation du secret professionnel, révélation d’informations sur une enquête, exercice d’activité commerciale extraprofessionnelle. Ce combo d’infractions a valu à un enquêteur en police judiciaire affecté dans un commissariat de Paris de comparaître la semaine dernière à Marseille. Il s’est vu requérir deux ans de prison avec sursis et l’interdiction définitive d’exercer. Au vu de la gravité des faits, il a été révoqué en mai 2025 sur avis unanime du conseil de discipline.

    À l’origine de la procédure, la plainte en mars 2023 d’une infirmière contactée par son ex qui se vante de tenir des infos sur sa vie privée d’une connaissance policière. Ce « mauvais plan drague » d’un individu condamné pour stup, vol et agression sexuelle allait entraîner la chute de Lotfi T., 33 ans, un policier à la dérive.

    À la barre, l’ex-policier dit avoir « agi avec discernement pour un échange d’informations » avec une connaissance de parties de cartes. « Il m’a dit qu’il cherchait à recontacter son ex. En contrepartie, j’allais avoir une information importante pour la BRI [Brigade de recherche et d’intervention] », assure le prévenu qui espérait en retour une mutation dans le renseignement territorial. Si l’information a permis d’élucider une affaire d’extorsion de restaurateurs, son recueil échappe au cadre légal. « J’ai été dépassé par ma vocation de policier. Je reconnais que c’est assez grave. Je présente mes excuses à la victime », dit-il.

    L’ex-flic décrit comme peu fiable multiplie les incidents. En mai 2022, il est signalé cité des Aygalades, jouant à la pétanque avec son arme de service sous son t-shirt. Il est régulièrement en maladie. « 1 250 jours d’arrêt de travail en 6 ans » compte le président Pascal Gand. « J’ai eu deux accidents de moto et une triple fracture de vertèbres. » – « Et l’achat d’une moto électrique, c’est compatible avec vos vertèbres ? » cingle le juge. En février 2024, en arrêt maladie, il est impliqué dans une rixe à 3h30 dans une boîte de nuit marseillaise et n’informe pas sa hiérarchie du vol dans son sac à dos de son terminal Neo.

    L’enquête révèle que la nuit il consultait les fichiers. « Des consultations problématiques pendant vos arrêts maladie et sur des délinquants marseillais… » – « On nous apprend à être policier H24. J’ai grandi entre la Busserine et Fontvert. Entre le sport et la musique, j’ai connu beaucoup de monde. C’est compliqué en tant que policier mais je ne vais pas les ignorer » glisse le prévenu qui dit avoir agi « sans contrepartie ». Il lui est aussi reproché d’avoir géré un snack, une société de sécurité en dépit d’une interdiction du tribunal de commerce suite à une faillite.

    Pour le procureur Mathieu Vernaudon, « c’est le portrait d’un policier en roue libre qui a un sentiment de toute-puissance. Il s’est affranchi de tous les cadres. S’il peut jeter cette femme sous le bus dans son intérêt il le fera ».

    Délibéré le 5 octobre.

  • Police municipale : des propos racistes révélateurs du RN

    Police municipale : des propos racistes révélateurs du RN

    Ils roulent vite ces bougnoules (…) J’en peux plus, en centre-ville, du bicot, du nègre, du nègre, du bicot, de l’Afghan… ». Les propos racistes mais aussi misogynes, transphobes et complotistes de policiers municipaux de Carcassonne filmés à leur insu et dévoilés mardi 8 septembre par Midi Libre sont si abjects que le RN – dont est proche l’un des agents incriminés – s’est lui-même vu obligé de réagir.

    Christophe Barthès, le nouvel édile RN de Carcassonne, a qualifié les propos « d’inacceptables » et promis d’engager « des procédures et des sanctions (…) à la hauteur de la gravité des faits ». Lesquels remontent à novembre 2025, mais semblent, depuis son arrivée fin mars, avoir été portés à sa connaissance sans provoquer de réaction.

    Du côté du RN, pour lequel le principal auteur visé, un ex-militaire de 50 ans, était bénévole (notamment auprès de Jordan Bardella), il a été « immédiatement suspendu de ses fonctions de bénévoles auprès du service d’ordre du parti ». Une « procédure d’exclusion » a été engagée par le RN. « Ces gens-là sont des irresponsables dangereux. Ils jettent la suspicion sur l’ensemble du corps de la police municipale. C’est évidemment un cas isolé », tempère le maire RN de Perpignan, Louis Aliot.

    Pour beaucoup d’autres au contraire, ce scandale est révélateur. À la fois des maux dont souffre la police et du vrai visage du parti d’extrême droite. « Que ceux qui passent leur temps à dédiaboliser le RN ouvrent les yeux : rien n’a changé dans ce parti infesté par le racisme et le fascisme », a lancé sur X Manuel Bompard (LFI). La présidente PS de la Région Occitanie, Carole Delga, s’est dite sur X « écœurée par ces propos racistes, misogynes et ces appels à la violence de policiers municipaux de Carcassonne ». Elle a appelé à des sanctions.

    Du côté de SOS Racisme, qui a porté plainte et se constituera partie civile en cas de procès, « cette affaire grave montre une fois de plus la réalité crasse du racisme des individus qui gravitent autour du RN. Et l’absence de fermeté des élus face au racisme dans la police ». Le parquet de Carcassonne qui a fait suspendre les policiers, a fait savoir qu’une enquête est en cours depuis plusieurs mois. De son côté, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé un contrôle de la police municipale de Carcassonne par l’Inspection générale de l’administration (IGA). En 2023, le même prétendait qu’« il n’y a pas de racisme dans la police »…

    En novembre 2025, une patrouille de 4 policiers municipaux avait filmé à son insu 6h de ses interventions. Sur la vidéo, s’enchaînent les tirades tantôt misogynes : « Le patriarche, c’est celui qui commande à la maison, celui qui bande et qui a les muscles (…). les connasses à l’époque dans les grottes, si elles n’étaient pas avec leur mec, elles se faisaient buter à l’extérieur ». Tantôt complotistes transphobes visant Brigitte Macron. Et systématiquement xénophobes, comme sur la guerre d’Algérie. « Et alors ? On a niqué des bougnoules, on a niqué des bougnoules ! Et eux, combien de soldats ils ont niqué ? (…) Après, où commence la torture ? ». Enfin des relents colonialistes sur les peuples africains. « Entre tribus, ils se vendaient, ces singes (…) Je crois que je commence à devenir raciste ». Un éclair de lucidité dans un océan de vomi.

  • La présidente de la Libre pensée menacée de mort par courrier

    La présidente de la Libre pensée menacée de mort par courrier

    « VIEILLE SALOPE ON VA TE CREVER ». Voici le message, accompagné de multiples croix, reçu par courrier fin août par la présidente de la fédération vauclusienne de la Libre pensée. Une menace de mort qui a aussitôt fait l’objet d’un dépôt de plainte annonce, dans un communiqué ce jeudi, l’association.

    Un courrier qui ne tombe pas du ciel et fait suite à la polémique née lors du 15 août. La Libre pensée, mais aussi la Ligue des droits de l’homme, avaient saisi le préfet pour atteinte à la laïcité suite à la publication sur les réseaux sociaux de messages prosélytes des maires RN d’Orange et Bédarrides à l’occasion de l’Assomption. Depuis, le parti d’extrême droite à coups de communiqué ou réactions des maires de Bédarrides ou Monteux – ce dernier intimant la Libre pensée à « rentrer chez vous et fuir la Provence » – a jeté l’anathème sur ces associations (notre édition du 2 septembre).

    Les associations visées s’étaient déjà défendues avec des mises au point historiques étayées. Mais là, « un nouveau cap est franchi, il est plus que temps que les autorités de l’État prennent la mesure du climat de violence qui se développe dans notre département à l’encontre des défenseurs de la loi de 1905 », dénonce la Libre pensée, espérant que l’auteur du courrier « soit poursuivi sous peine que passent à l’acte ceux qui menacent de mort les défenseurs de la liberté de conscience ».

    Mais la Libre pensée en veut surtout au « silence assourdissant du Préfet, représentant de l’État et du gouvernement, chargé de veiller à l’application des lois qui ne saurait être à géométrie variable ». La préfecture avait répondu à La Marseillaise ne pas vouloir s’exprimer sur le sujet. « Pourquoi aucune réaction aux propos séparatistes et identitaires… ? », questionne l’association.

  • Delogu visé par une plainte pour abandon de famille

    Delogu visé par une plainte pour abandon de famille

    Nouveaux démêlés judiciaires pour le député LFI des Bouches-du-Rhône, Sébastien Delogu. Selon Mediapart, l’élu marseillais n’aurait plus versé la pension alimentaire due à son ex-compagne depuis avril 2025. Une décision de justice lui imposerait de régler chaque mois 1 200 euros pour leurs deux enfants de 13 et 15 ans. Le montant total des sommes impayées atteindrait 19 800 euros.

    Selon Mediapart, son ancienne compagne aurait entrepris plusieurs démarches pour obtenir le recouvrement de cette créance. Sans succès. L’argent du parlementaire serait placé sur un compte de l’Assemblée visé par des saisies du Trésor public pour récupérer des amendes impayées. En dépit d’une indemnité parlementaire mensuelle de plus de 6 000 euros nets, Sébastien Delogu aurait lui-même justifié ces non-versements par des difficultés financières liées à des condamnations.

    Cette affaire s’ajoute à d’autres. En février 2025, le député a été condamné à 5 000 euros d’amende pour violences aggravées contre deux cadres de l’Éducation nationale. Fin août, il a aussi été visé par une plainte pour outrage après une altercation avec des policiers, et il doit comparaître en octobre pour détention et diffusion de documents privés volés à un entrepreneur qu’il accuse d’entretenir des liens avec Israël.

    Interrogé par Mediapart, l’élu affirme qu’il paiera la pension lorsque son ex-compagne respectera ses droits de visite. Cette dernière a porté plainte pour abandon de famille et soustraction d’enfant. Elle lui reproche notamment d’avoir emmené leur fils à son domicile durant l’été sans l’en avertir, avant de le ramener le lendemain. Devant la justice fin août, l’élu aurait expliqué son comportement par l’absence de nouvelles de ses enfants, qui, selon lui, ne répondent plus à ses sollicitations.

  • Sébastien Delogu convoqué devant la justice pour outrage le 13 novembre

    Sébastien Delogu convoqué devant la justice pour outrage le 13 novembre

    Le député (LFI) de la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône Sébastien Delogu s’est vu remettre à l’issue de sa garde à vue jeudi soir une convocation par officier de police judiciaire, confirme le parquet de Marseille auprès de La Marseillaise. Celui-ci devra s’expliquer devant le tribunal correctionnel le 13 novembre prochain, après l’altercation qui l’a opposé lundi après-midi à trois policiers qui intervenaient dans l’immeuble où il réside pour interpeller un voleur présumé. «Il est poursuivi du chef d’outrage sur personnes dépositaires de l’autorité publique», précise le parquet.

    Le parquet confirme par ailleurs avoir bien reçu la plainte déposée mercredi soir par l’avocat du parlementaire, Me Yonès Taguelmint, «contre les trois policiers pour outrage et violences par personne dépositaire de l’autorité publique». Dans les enregistrements de vidéosurveillance diffusés en ligne, on entendait l’un des policiers traiter le député de «trou du cul», tandis que les agents en civil assuraient dans leur plainte avoir eux-mêmes été insultés après que le parlementaire leur a demandé de s’identifier.

    Dans une publication sur les réseaux sociaux à l’issue de sa garde à vue, Sébastien Delogu remercier les forces de l’ordre «qui se sont comportées de manière irréprochable» et indiquait qu’il allait s’exprimer «prochainement».

  • Sébastien Delogu député LFI placé en garde à vue

    Sébastien Delogu député LFI placé en garde à vue

    Le parquet de Marseille a confirmé ce jeudi-après midi le placement en garde à vue du député LFI de Marseille Sébastien Delogu «dans le cadre de l’enquête de flagrance diligentée pour outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique», comme l’a révélé l’AFP. Le parlementaire était convoqué en début d’après-midi en audition libre suite à la plainte déposée par un policier, après une altercation lundi après-midi dans le hall du bâtiment où il réside.

    A l’arrivée de Sébastien Delogu au commissariat de l’Eveché (2e), son avocat Me Yones Taguelmint confirmait à la presse avoir déposé plainte mardi soir contre X, pour violence physique et injures par personne dépositaire de l’autorité publique. Dans une vidéo diffusée à la presse, on entendait un policier en civil traiter le parlementaire de «trou du cul». Le ministre de l’Intérieur avait apporté son soutien aux policiers impliqués. «Les policiers intervenaient pour interpeller l’auteur d’un vol en flagrance», expliquait-il.

  • Accusé d’outrage, Delogu porte plainte pour violences

    Accusé d’outrage, Delogu porte plainte pour violences

    Le député LFI de Marseille Sébastien Delogu est convoqué ce jeudi matin en audition libre, après l’ouverture d’une enquête en flagrance par le parquet de Marseille. Celle-ci fait suite à un dépôt de plainte de trois policiers pour outrage, après une intervention lundi après-midi dans l’immeuble du 2e arrondissement où réside le parlementaire. Alors que les agents en civil du service interdépartemental de sécurisation des transports en commun intervenaient pour le vol d’une montre de luxe, ils affirment que le député les a empêchés d’entrer dans l’immeuble et leur aurait lancé, selon les informations de La Provence, que « La République c’est moi, trous du cul ». Des propos contestés par l’avocat de Sébastien Delogu, qui indique que le ton a monté lorsque le député a demandé à un agent de s’identifier alors qu’il s’introduisait dans l’immeuble en bloquant la porte. Dans un courrier à la préfète de police déléguée, il affirme que le policier l’a insulté en disant qu’il était « une merde » et qu’il « puai[t] de la gueule », avant de le pousser avec le poing refermé sur la poitrine. Il annonce déposer plainte auprès du procureur de Marseille pour « violences volontaires et faits commis par des personnes se présentant comme fonctionnaires de police ». Il a également demandé la conservation des bandes de vidéosurveillance de l’immeuble, diffusées dans la presse et les réseaux sociaux, pour appuyer ses dires.

    Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé en début d’après-midi ce mercredi qu’il « apporte évidemment [son] soutien aux forces de l’ordre qui doivent pouvoir exercer leur fonction partout et en toutes circonstances, et à tout le moins y être aidées par un élu de la République », rappelant qu’une enquête est ouverte. Le député de son côté dénonce être « harcelé par les chiens de garde de Vincent Bolloré » face à la présence de journalistes devant son domicile.

  • Prison ferme pour avoir agressé trois pompiers

    Prison ferme pour avoir agressé trois pompiers

    Les sapeurs-pompiers et le Service département d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône s’étaient constitués parties civiles. Vendredi 21 août, le tribunal judiciaire de Tarascon a condamné Franck G. à 18 mois de prison ferme et 1 000 euros de dédommagement des victimes.

    Le 29 juin dernier, cet habitant de Raphèle-lès-Arles avait agressé trois soldats du feu du centre d’Arles venus éteindre un départ d’incendie d’espaces naturels qu’il avait provoqué sur son terrain. Ces violences ont entraîné des « interruptions totales de travail de 1 à 8 jours, 7 à 30 jours d’arrêt de travail ainsi que des traumatismes psychologiques », rapporte le Sdis 13. L’individu a été placé en garde à vue puis en détention provisoire jusqu’à la date de l’audience. À la barre, il aurait expliqué avoir allumé ce feu pour « éviter de faire un débroussaillage », rapporte La Provence, présente ce jour-là. En 2025, Franck G. avait déjà été condamné pour des faits similaires.

    Dans un communiqué de presse, le Sdis 13 dit « rester intransigeant face à de tels actes ». « Le président Richard Mallié, le conseil d’administration, le directeur départemental, le colonel Jean-Luc Beccari et la chaîne de commandement ne peuvent tolérer que leurs agents soient ainsi violentés et mettent tout en œuvre pour prévenir ce type de comportement et y répondre avec fermeté. » Le service départemental recense une centaine d’événements par an pour lesquelles les sapeurs-pompiers déposent plainte. « Ce chiffre est constant et ne prend pas en compte les agressions verbales régulières dont font l’objet les sapeurs-pompiers au quotidien », souligne-t-il.

  • Ciblé par Stéphane Ravier, Théo Challande réagit

    Ciblé par Stéphane Ravier, Théo Challande réagit

    Dix jours après avoir été pris pour cible par le sénateur (ex-RN) Stéphane Ravier, l’ancien adjoint (EELV) à la lutte contre les discriminations Théo Challande Névoret indique ce dimanche à La Marseillaise qu’il va porter plainte face aux menaces reçues. En se filmant au volant de son véhicule, le parlementaire l’accuse de « christianophobie » pour avoir organisé dans le bar LGBT le Boum, (6e) une « fête de la v(i)erge » le jour de l’Assomption. « C’est dégueulasse, c’est ignoble » lâche le sénateur qui désigne l’ex-adjoint comme un « artisan assumé de l’islamisation de la ville », tandis qu’en réponse des commentaires appellent à « réorganiser les croisades et les milices » ou estiment que « la peur doit changer de camp ».

    « Quand cela s’est passé, j’étais très en colère, cela nous prend du temps, de la santé mentale, reconnaît Théo Challande Névoret. Mais nous nous sommes rendu compte qu’il valait mieux en rire, retourner la situation en continuant à caricaturer, à être drôles, à dénoncer un utilisant un langage non violent, artistique plutôt que de propager des haines ». Face aux menaces, la publication a été immédiatement signalée sur la plateforme du ministère de l’Intérieur Pharos, et une plainte devrait être déposée cette semaine face aux propos tenus en commentaire. « Nous nous réservons le droit de déposer une plainte si le sénateur à un comportement délictuel à mon encontre », précise l’ancien adjoint. Il dénonce surtout le procédé employé par le parlementaire : « Ce qu’il fait, c’est désigner une cible et sans le dire il ouvre la voie aux violences. L’extrême droite montre de manière franche qu’elle veut nous censurer, que l’on n’a pas le droit d‘avoir une pensée laïque, de caricaturer, que l’on n’a pas le droit à la liberté artistique ».