Tag: plage

  • Dans l’Hérault, SOS Racisme épingle une boîte de nuit et une plage privée

    Dans l’Hérault, SOS Racisme épingle une boîte de nuit et une plage privée

    Depuis 2024, l’association SOS Racisme applique une technique venue des États-Unis pour mettre en évidence la persistance de pratiques discriminatoires, pourtant prohibées par le droit pénal, dans l’accès aux loisirs.

    Différents groupes d’âges similaires, vêtus de la même manière, se présentent à l’entrée de plages privées ou d’établissements de nuit. Seule différence : leur identification comme personnes noires, blanches ou d’origine maghrébine. Cette année, deux des sept établissements testés à Montpellier, Palavas-les-Flots et La Grande-Motte ont appliqué des différences de traitement discriminatoires au cours de ces opérations : une discothèque à Montpellier et une plage privée à la Grande Motte. « Par exemple dans une boîte de nuit à Montpellier, le groupe perçu comme noir s’est vu refuser l’entrée au motif que l’établissement était complet. Les groupes perçus comme arabe et blanc, arrivés ensuite, ont pourtant été acceptés », précise SOS Racisme dans le compte-rendu de cette opération.

    « Il y a derrière ces testings un objectif de médiatisation de la problématique des discriminations : rappeler aux gens que ça existe encore aujourd’hui », précise Dina El Sayed, militante et chargée de développement au sein de l’association, qui était sur place au moment de ces tests. Malgré la réitération de ces missions et leur médiatisation depuis plusieurs années, la militante confesse que la tendance observée reste malheureusement la même. « À Montpellier, les chiffres qu’on a eus cette année correspondent à peu près à ceux des années précédentes : une plage sur trois et une boîte de nuit sur quatre qui discriminent », affirme-t-elle.

    Une plainte déposée

    Au lendemain de cette vague de tests, une plainte a été déposée par des groupes militants victimes de ces discriminations. « Ils se sont rendus au poste de police et ont reçu un accueil pour le moins questionnable », déplore Dina El Sayed. « Ils ont été accueillis avec une forme d’inversion de la culpabilité, et une tentative des forces de l’ordre de les décourager de porter plainte en affirmant qu’en l’absence d’insultes racistes explicites, les faits ne constituaient pas une infraction pénale. » Bien au fait de leurs droits, les militants ont tout de même réussi à déposer plainte contre les établissements en question et sont en attente des suites de l’enquête.

    Ces opérations menées par SOS Racisme sont pourtant reconnues comme preuve recevable par les cours de justice. Plusieurs paramètres sont en effet appliqués pour ne laisser aucun doute quant à l’exercice d’une pratique discriminatoire : les groupes se présentent tous à la suite, dans un laps de temps très court, sans qu’il n’y ait d’autres entrées ou sorties dans l’établissement testé afin d’éviter qu’il ne soit plaidé une sortie soudaine de visiteurs qui aurait libéré de l’espace. Ces techniques ne laissent que la couleur de peau comme critère de différenciation possible. « C’est pour ça aussi qu’il y a des vidéos qui sont prises en caméra cachée, pour qu’il puisse y avoir ensuite une analyse réalisée par les autorités compétentes », rappelle la militante Dina El Sayed.

    SOS Racisme a, cette année, testé 23 plages entre Nice, Marseille et Montpellier, mettant en évidence des pratiques récurrentes de discriminations. L’association continue d’appeler les pouvoirs publics à réagir.

  • Des Olympiades aquatiques pour se réapproprier la mer à tout âge

    Des Olympiades aquatiques pour se réapproprier la mer à tout âge

    À vos maillots de bain ! Après l’édition 2024 des « JO des Corbières », Le Grand Bleu renouvelle ses Olympiades ce samedi 8 août, de 13h à 17h. « On a vécu un moment très intense en 2024 avec les familles, les jeunes et les moins jeunes », se rappelle Brahim Timricht, fondateur et directeur du Grand Bleu. Évènement concomitant à l’accueil des épreuves olympiques de voile à Marseille.

    L’association, fondée en 2000, souhaite « rendre accessible l’éducation à la natation, la formation aux métiers de l’eau et l’offre d’activités nautiques à tous ». Pour son fondateur, lui-même né dans la cité phocéenne, « savoir nager, c’est aussi important que de savoir lire et écrire. On apprend à nager à 2 500 enfants par an à Marseille et on fait naviguer 16 000 pratiquants à travers diverses activités », se félicite-t-il. Le Grand Bleu, actif toute l’année, est installé au stade nautique Florence-Arthaud ainsi qu’à la base nautique des Corbières, où se dérouleront les Olympiades de ce samedi. La journée commencera par « un échauffement le matin, pour pouvoir pratiquer les activités en toute sécurité. Puis, autour de 13h, ce sera le départ des Olympiades ! », annonce Brahim Timricht. Au programme, « on a des challenges de paddle géants, des relais en kayak, des pirogues polynésiennes… », énumère l’organisateur du challenge. « On a aussi un tournoi de water-polo en mer. Ça, ça n’existe que chez nous, à Corbières ! », s’impatiente-t-il.

    L’accès à la mer démocratisé

    « Le projet est né en 2021, d’une volonté de la préfecture pour l’égalité des chances, de mettre en place des activités pour les familles qui ne partaient pas en vacances », explique le directeur de l’association. « Il a été pensé pour inclure les parents, composés à 95% de mamans qui accompagnent leurs enfants. Elles font partie intégrante du projet depuis 6 ans. Maintenant, elles savent nager et le plaisir est partagé entre les enfants et les parents. » Brahim Timricht prévoit près de 200 participants cette année, « encadrés par des moniteurs et maîtres-nageurs diplômés, salariés à l’année ou vacataires du Grand Bleu ».

    En attendant samedi, tout le monde semble impatient, enfants comme adultes… « Il y a déjà des invitations qui sont parties vers les associations et les centres de la ville qui sont venus s’entraîner toute la saison. Les Olympiades du 8 août, c’est le point d’orgue de ce projet ! Moi, je vis ces Olympiades avec autant d’enthousiasme que je les prépare », se réjouit Brahim Timricht.

    Olympiades du Grand bleu, samedi 8 août, plage de Corbières, à partir de 13h. Gratuit.

  • Une tortue Caouanne a pondu sur une plage de Port-Saint-Louis-du-Rhône

    Une tortue Caouanne a pondu sur une plage de Port-Saint-Louis-du-Rhône

    Les écogardes du GPMM ont repéré ces traces lors de leur patrouille hebdomadaire sur les espaces naturels gérés par le Port.
    Ils ont alors alerté immédiatement le Réseau tortue marine de Méditerranée française (RTMMF), permettant ainsi le déploiement rapide du protocole d’intervention dans le cadre du programme national de suivi des traces de tortues marines. La réactivité des agents du service départemental de l’Office français de la biodiversité a facilité l’intervention des experts du RTMMF qui ont pu valider la présence du nid. L’éclosion espérée des œufs est attendue dans plusieurs semaines.

  • Des CRS bien occupés assurent la sécurité sur la plage des Catalans

    Des CRS bien occupés assurent la sécurité sur la plage des Catalans

    Venue du Sud Ouest, la CRS 14 assure depuis le 14 juillet la surveillance d’une des plages les plus fréquentées de la ville, les Catalans. Les 5 policiers, maîtres-nageurs sauveteurs et Vttiste ont fort à faire, ont-ils expliqué ce mercredi 5 août à la préfète de police déléguée, Corinne Simon, venue leur rendre visite.

    Pas moins de 200 amendes forfaitaires spécifiques, des vols, des malaises et beaucoup d’incivilités, dont les enceintes à fond, le tout par 31 à 38 degrés, sept jours sur sept, de midi à 19h30, raconte le brigadier-chef Jean-François. Dans un seau, il a rassemblé un tas de matériel confisqué, destiné à la consommation de stup’, sur le mois. Quelques minutes auparavant, un homme complètement ivre et sous l’emprise de drogue a été arrêté.

    « Jusqu’à présent, il y avait deux plages surveillées par les CRS, Sormiou et La Ciotat », explique la préfète, « une demande a été faite auprès du cabinet du ministre de l’Intérieur pour avoir des effectifs supplémentaires parce qu’à chaque bilan que nous faisons en fin de saison, on s’aperçoit que la plage des Catalans est énormément fréquentée, il était important de mieux sécuriser ». Les CRS travaillent en partenariat avec la police municipale, précise Joël Canicave (PS), adjoint au maire en charge des finances. À l’ombre du mur du poste de secours, Simone, Albert, Pierrette, Corinne, Chantal, Lucie et Sabrine, qui « viennent là depuis 50 ans » sont ravis. « Cela fait du bien de les avoir, on va les regretter », déplore la bande de copines.

  • [C’est l’été] Rando baignade à Saint-Mandrier

    [C’est l’été] Rando baignade à Saint-Mandrier

    Au départ des Sablettes, il suffit de longer, à travers la pinède, le littoral en direction de la presqu’île pour tomber sur une première plage, celle de Sainte-Asile. Ralliez ensuite le boulevard du même nom, d’où vous pourrez emprunter le sentier du littoral et admirer la Méditerranée depuis les falaises jusqu’à la plage de Cavalas (où débute l’emprise militaire), non sans avoir au préalable profité d’un bon bain dans la calanque de Marégau et sur la plage de la Coudoulière. Au retour, deux options : rebrousser chemin, ou passer par les terres via le port, pour, pourquoi pas, boire un verre et manger une glace bien méritée !

  • À La Ciotat, des détritus échangés contre des « créations uniques »

    À La Ciotat, des détritus échangés contre des « créations uniques »

    « Chaque sac de déchets ramassé sur la plage donne droit à une pièce de monnaie sauvage ». L’association Sauvage Méditerranée, engagée dans la revalorisation de déchets sauvages, a officialisé le lancement de leur nouveau dispositif à La Ciotat, ce 23 juillet. L’occasion de présenter les différentes boutiques partenaires du projet.

    Un engagement à l’année

    Depuis 2018, Sauvage Méditerranée recycle plastique, filets de pêche ou même voiles de bateau, en bijoux, sacs ou tableaux. Des « créations uniques et écoconçues », précise la structure dans un communiqué. Ces créations sont proposées sur une boutique en ligne. Les bénéfices sont en partie reversés à des associations de protection de l’environnement. Jusqu’au 9 août, les déchets ramassés sur la plage deviennent donc monnaie d’échange : chaque pièce de monnaie équivaut à un bon d’achat de 5 euros dans la boutique éphémère de l’association, baptisée Quel Pot !, à La Ciotat.

    Chez Sauvage, la « consommation responsable et éthique » ne s’estompe pas après l’été. Confectionnée à Aix-en-Provence à partir de déchets préalablement ramassés dans la nature, cette « monnaie sauvage » continuera d’être distribuée toute l’année aux bénévoles des associations Les Dynamos, Alternatiba et l’Atelier Bleu, afin de « découvrir d’autres associations qui œuvrent pour la transition écologique et sociale à La Ciotat ». À ce jour, plus de 50 commerces acceptent cette monnaie entre Marseille, La Ciotat et Toulon. « Une manière de revenir vers nos commerces de proximité », juge l’association.

    Andréa Goyard-de Castro

  • Des missions éco-gestes menées sur tous les fronts

    Des missions éco-gestes menées sur tous les fronts

    Joue à trier tes déchets », indique une bannière. Ce mardi, une quarantaine d’enfants âgés de 7 à 12 ans ont troqué la baignade contre le tri sélectif, sur la plage de Corbières. Le mot d’ordre, « apprendre à protéger l’environnement de façon ludique », souligne Hedi Ramdane, adjoint au maire de Marseille, délégué à la propreté. Le dispositif est mis en place par la Ville, en collaboration avec les centres d’animation municipaux des 2e-3e et 15e-16e arrondissements.

    « Je viens souvent à la plage, c’est la deuxième fois que je fais un atelier sur le tri des déchets », explique Malik, 10 ans, habitué aux animations proposées à Corbières. Une familiarité qui n’est pas un hasard. « L’idée, c’est de sensibiliser les Marseillaises et les Marseillais dès le plus jeune âge », insiste l’adjoint au maire, convaincu que le message se propage dans l’entourage de la jeunesse. L’élu précise : « Moi, j’ai commencé à trier quand mes enfants me l’ont dit. Lorsqu’ils sont sensibilisés, ils sensibilisent leurs parents, leurs grands frères, leurs grandes sœurs, peut-être même leurs grands-parents ! »

    Sensibiliser

    tout en s’amusant

    Au programme de cet après-midi, un escape game en plein air, dédié au tri et à la lutte contre l’abandon des déchets. Une mystérieuse poubelle est verrouillée, accompagnée d’un « guide du tri » qui liste les différents déchets du quotidien. « Emballage de yaourt, sac-poubelle, mégot… », lisent les enfants à la recherche d’indices pour résoudre les énigmes et ainsi ouvrir la poubelle. « Avez-vous vu des déchets quelque part sur la poubelle ? », demande l’animatrice Claudia, qui tente de les mettre sur la bonne piste. Les sept jeunes participants réfléchissent ensemble dans le but de retrouver le trajet des déchets jetés en mer, en reliant les continents par les océans. « On a appris plein de choses ! Trier, c’est bon pour la santé, parce que quand on pollue l’océan, le plastique se retrouve dans ce qu’on mange », racontent Mehdi et Adam, 11 et 10 ans.

    À l’ombre sous la tonnelle, un autre atelier consiste à placer des magnets à l’effigie des déchets du quotidien sur les poubelles correspondantes. « Les enfants vont avoir un moyen mnémotechnique de retenir dans quelle poubelle mettre leurs déchets », explique l’adjoint délégué à la propreté. « Dans la poubelle jaune, il y a les emballages et le carton, dans la verte, il y a le verre, et dans la noire, il y a le reste », se rappelle Saïda, 12 ans, après l’activité.

    En fin d’après-midi, une boîte à goûter à l’effigie de la Ville de Marseille est distribuée aux enfants pour encourager « les pratiques de goûter zéro déchets ». « Quand je vais revenir à la plage, je vais l’utiliser », s’enthousiasme Mehdi.

    « Il n’y a rien de mieux que de miser sur la jeunesse »

    Lancé le 2 mai, le dispositif s’appuie sur les services propreté de la Ville et sur l’entreprise Citeo, engagée dans le tri et le recyclage des déchets. Hedi Ramdane annonce « 95 opérations au cours de l’été, sur 17 sites ». « On souhaite s’adresser à toute la population marseillaise, dans toutes les plages et tous les parcs. Les 5 000 Marseillais sensibilisés, aujourd’hui, parleront peut-être à 5 000 autres », projette l’élu.

    Une fois les jeux terminés, les enfants se dépêchent de retourner dans l’eau. L’opération est réussie aux yeux de Malik, 10 ans, qui affirme vouloir « faire passer le message » à sa famille et ses amis. À ses côtés, Maïssa, 12 ans, résume avec sagesse : « Si tu aimes la nature, tu auras besoin de la nature ; trier, c’est quelque chose à faire pour tout le monde. »

    Andréa Goyard-de Castro

    TEMPS DE DÉCOMPOSITION

    De 3 mois à 1 an

    En ce qui concerne les déchets organiques, les mouchoirs, le papier toilette et les tickets de métro, s’ils ne sont pas recouverts de plastique.

    De 3 à 5 ans

    Pour les chewing-gums et les mégots. Un seul mégot pollue 500 litres d’eau, même décomposé : ses substances persistent dans l’océan.

    Plus de 100 ans

    Au sujet des canettes en aluminium, sacs en plastique, pneus en caoutchouc, serviettes hygiéniques, filets de pêche, piles au mercure…

    4 000 ans

    Pour une seule bouteille en verre, en raison de sa composition en polymères résistants à la décomposition sous-marine.

  • La Ligue contre le cancer alerte sur les risques des UV

    La Ligue contre le cancer alerte sur les risques des UV

    Objectif : sensibiliser le public aux dangers de l’exposition aux rayons UV, responsables de 100 000 cas de cancers de la peau, chaque année, en France. Un chiffre multiplié par trois entre 1990 et 2023. Sur la plage des Capucins, l’association a proposé gratuitement diverses animations : quiz, jeu de l’oie géant et chamboule-tout. Une façon de rappeler les bons réflexes à adopter au soleil : appliquer régulièrement de la crème solaire, porter des lunettes de soleil et un chapeau, et privilégier les zones ombragées.

    Fantine Lambey

  • À Hyères, des toilettes sèches pour préserver la plage

    À Hyères, des toilettes sèches pour préserver la plage

    Positionnées sur les plages de la Courtade et de Notre-Dame, les cabines « économiseront entre trois et six litres d’eau à chaque utilisation ».

  • [C’est l’été] Le bus des plages, emblème de Marseille

    [C’est l’été] Le bus des plages, emblème de Marseille

    Le matin, le 83 accueille des passagers bien sérieux, chemise, cravates, pantalon… Le bus des plages transporte aussi des Marseillais se rendant au travail. C’est le cas de Sébastien, restaurateur de 42 ans qui se dirige vers le Vieux-Port : «  Je prends le bus trois à quatre fois par semaine. Je préfère ça à la voiture, c’est plus rapide, ça me lâche devant mon lieu de travail, en voiture, c’est compliqué de se garer. ».

    À cette population se mélangent des personnes plus âgées, en maillot de bain, qui font leur plongeon matinal afin d’éviter la chaleur et les touristes. Noël est retraité : « Le matin je vais à la mer, je nage une heure et je remonte. » Lui aussi est un habitué de la ligne 83, qu’il emprunte plus de cinq fois par semaine : «  J’ai une voiture, mais je préfère prendre le bus, en ville, on ne peut pas se garer de toute façon. » Comme Sébastien, il choisit le bus pour des raisons pratiques, mais pas uniquement : « C’est vraiment agréable de faire toute la corniche. Moi, je suis de Marseille, donc je connais, mais c’est toujours agréable, les gens ne regardent pas, mais moi si. C’est pour ça aussi que je prends le bus », explique Noël, alors qu’il attend le bus au niveau de Malmousque pour rentrer chez lui.

    Pascale, 68 ans, habite à Endoume et n’a pas de voiture. Le 83 est donc son moyen de déplacement principal. Elle partage l’avis de Noël : « J’aime prendre le bus, le trajet est agréable et la ligne est belle. » Cependant, alors que Noël ne prend le bus que le matin et n’est pas affecté par l’augmentation de la fréquentation en été, Pascale, elle, l’a bien remarqué.

    « Le bus est très, très, très plein en milieu de journée. Parfois, il ne s’arrête même pas pour prendre des voyageurs. Parfois, même quand on est dedans, il saute l’arrêt, et on est obligé d’attendre l’arrêt suivant pour descendre en espérant qu’il s’arrêtera », déplore Pascale. La RTM indique avoir renforcé l’offre journalière estivale, jusqu’à +90%le dimanche par exemple, et ajouté dix bus en circulation sur la ligne. Toutefois, le 83 reste souvent surchargé.

    Les habitués ne sont pas les seuls à relever la saturation des bus. Barbara, Chad, Yara et Elie sont Anglais, ils attendent à l’arrêt de bus plage du Prophète. « Nous sommes en vacances depuis cinq jours, nous avons déjà pris ce bus plusieurs fois en fin de matinée, il est toujours très fréquenté », raconte Elie. Son amie Barbara renchérit : « Nous étions entassés comme des sardines. C’était un bus climatisé, mais il y avait tellement de gens qu’il faisait quand même très chaud. »

    L’affluence excède

    certains habitants

    Le groupe fait tout de même remarquer qu’il n’a jamais eu à attendre le bus très longtemps grâce à la fréquence de passage sur la ligne, avec un bus toutes les 6 minutes en cette période estivale, contre 10 minutes le reste de l’année, précise la RTM. Ils s’émerveillent de la beauté des paysages que l’on voit par la fenêtre du 83.

    Aux alentours de midi, le bus est bondé. La cohabitation entre touristes et Marseillais est de plus en plus tendue. « Oh, il y a de la place de l’autre côté du bus, en fait, décalez-vous ! », peste une femme dans un mélange d’anglais et de français, avant d’insulter la masse de touristes en français. Le ton monte, les foules se bousculent…

    C’est pour échapper à ces « galères » que Nil et Sade évitent au maximum d’emprunter le 83 pour se rendre à la plage. Aixoises de 22 ans, elles passent la majorité de leur été à Marseille. « Généralement, j’y vais à pied ou je prends un vélo. La plupart des jeunes sont en vélo depuis qu’il y a ceux de la ville. C’est rare le bus en vrai », explique Sade. Aujourd’hui, elles prennent le bus car elles sont contraintes par le temps et que Nil n’est pas très à l’aise à vélo. « Au moins, c’est simple, tu sais à quelle heure il arrive normalement et tu sais que tu arrives à destination », enchaîne Nil.

    Son amie est moins tendre avec cette ligne des plages : « Le 83, c’est une galère, il est tout le temps blindé, il est lent, c’est le pire bus de Marseille ». « Après, ça rend quand même la plage accessible et c’est super beau », reconnaît-elle malgré tout.