Tag: piscine

  • [Un été au camping] L’Hippocampe à Volonne, un camping à la gestion familiale

    [Un été au camping] L’Hippocampe à Volonne, un camping à la gestion familiale

    Si l’art de camper n’est pas apparu au XXe siècle, son développementen France débute en 1936 avec l’instauration des congés payés. Les destinations côtières deviennent accessibles à tous. Aujourd’hui, l’offre s’est considérablement diversifiée mais le camping familial reste le symbole de vacances simples, économiques et populaires.

    Il n’y a pas de barrière, on est tous pareils, tous logés à la même enseigne » : pour ses vacances d’été, Géraldine Bonnici a choisi le camping l’Hippocampe, à cheval entre les deux communes de Volonne et de Château-Arnoux-Saint-Auban. « L’ambiance camping et l’ambiance location, ça n’a rien à voir », constate celle qui a réservé un emplacement avec toute sa petite famille, habituée au camping.

    L’établissement de 17 hectares compte 100 employés en haute saison, et 500 emplacements : 300 hébergements locatifs (mobil-homes, chalets, hébergement toilé) et 200 emplacements de camping. Une extension a ouvert en 2024 avec uniquement des places de camping, de l’autre côté de la Durance, côté Château-Arnoux-Saint-Auban. « Ce n’est pas la même mentalité, la clientèle camping et la clientèle mobil-home. Les clients qui sont là-bas qu’en camping sont contents d’avoir un espace plus calme, plus naturel, plus zen », explique Alys Bravay, directrice de l’établissement. « Je préfère le calme. L’autre partie, c’est beaucoup plus festif », abonde Géraldine Bonnici. « On reviendra l’année prochaine ! C’est un cadre apaisant, relaxant, aux portes des Alpes », conclut-elle.

    Le camping a été créé en 1965, par le grand-père d’Alys Bravay, ancien travailleur à l’usine Arkema. Son père et son oncle l’ont ensuite repris dans les années 1980, et elle est arrivée en 2018. Elle gère encore l’établissement aux côtés de son père, de son oncle et de sa tante.

    Historiquement, le camping s’est construit autour de la discothèque, ouverte en 1966. « On a acheté les terrains au fur et à mesure », explique Alys Bravay. La discothèque propose désormais des soirées adaptées aux mineurs, sans débit de boisson, pour les adolescents de l’établissement qui peuvent en profiter jusqu’à 2h du matin.

    La création du camping a également été encouragée par la construction d’un barrage sur la Durance, qui créa à l’époque un lac artificiel de 110 hectares, et donna au grand-père d’Alys l’idée d’ouvrir une guinguette avec location de pédalos.

    Des vacances à petit budget

    « Dans les gorges du Verdon, tous les campings étaient déjà complets, et c’était beaucoup plus cher », témoigne Sabrina Lebrun, venue de l’Aisne avec sa fille adolescente et la meilleure amie de cette dernière, Lovely et Timélia. La petite famille a fait le choix de louer un emplacement où poser deux tentes, pour leur première expérience en camping. « Un emplacement mobil-home, ça fait super cher. Il a fallu s’équiper, c’est un périple ! C’est un investissement, j’ai tout acheté sur Leboncoin : la rallonge électrique, un réchaud, des cartouches de gaz, une petite armoire de camping… Mine de rien, ça va vite, pour une semaine, ça chiffre ! », lance Sabrina. Pour économiser, elle lave son linge à la main et évite de prendre l’autoroute. « De chez nous, c’est 100 euros le péage ! Avec l’essence, ça nous fait 400 euros l’aller-retour », déplore-t-elle.

    « On est attentifs à ce que le personnel fasse le maximum pour bien accueillir les clients qui ont économisé toute l’année pour partir en vacances, et donc on fait le maximum pour que ça se passe bien », avance Alys Bravay.

    Le camping accueille environ 60% de Français, majoritairement de la Région Paca et du Nord, et 40% d’étrangers, majoritairement hollandais et belges.

  • [Week-end] Estérel Caravaning à Saint-Raphaël, le camping version luxe

    [Week-end] Estérel Caravaning à Saint-Raphaël, le camping version luxe

    Ici, pas de danse des tongs. Encore moins lors des soirées blanches, tradition bimensuelle lors de laquelle les clients se parent de blanc pour assister à un show en grande pompe, au bord de la piscine. « Je n’ai jamais été invitée aux soirées d’Eddie Barclay, alors j’ai voulu faire pareil. Et en mieux, vous allez voir », parie Aurore Laroche, instigatrice de ces moments voluptueux. Surtout en cette soirée des 50 ans d’Esterel Caravaning, pour laquelle la directrice n’a pas lésiné sur les moyens afin d’offrir un spectacle digne d’un grand cabaret mêlant chant, danse, musique, dans une scénographie époustouflante, loin de l’idée qu’on se fait du camping.

    Un site « hors-norme »

    Dans la droite ligne de l’extravagance assumée de ce bout de femme de 58 ans aux cheveux courts blonds platine, robe de froufrous, énergie rotor et main de fer dans un gant de velours, qui passe entre les tables pour discuter avec chacun des convives, habitué ou nouveau venu. Son but : continuer à faire de l’établissement, créé par ses parents, Jean et Jacqueline, en 1976, « un camping hors norme ». Car dès son ouverture, il s’est distingué par un « concept avant-gardiste » : des salles de bain indépendantes sur les emplacements. Doté de 164 pour camping-car et caravane (pas de tente) et 331 mobile homes sur 12 hectares entre le massif de l’Estérel et la rade d’Agay, le camping n’a cessé de grandir. Ce « qui n’était qu’un espace de garrigue brute », retrace Aurore Laroche, compte désormais 298 000 plantes : « Je plante 10 000 plantes, arbres, fleurs par an, depuis 20 ans, par passion et pour compenser ma dépense carbone », annonce-t-elle. Et s’il offre des services classiques (supérette, piscine, terrains de pétanque, snack…), tout y est plus grand. Parc aquatique d’un hectare, restaurant semi-gastronomique, plage artificielle avec vue sur l’Estérel, terrains de padel, salle de squash, et un grand nombre d’activités entièrement gratuites. Et surtout, des emplacements et bungalows pour certains dotés de piscines et de spas, avec des prix grimpant jusqu’à 9 800 euros la semaine pour 12 personnes en pleine saison. « Mais il y en a pour tout le monde », assure Aurore Laroche : 805 euros pour un mobile home 2/3 personnes, 560 euros pour un emplacement standard. Laure et Stéphanie, plus habituées aux villas et aux hôtels, ont trouvé leur compte avec un mobile home agrémenté d’un spa : « C’est important d’être installé confortablement. Il y a toutes les infrastructures, la supérette, les animations pour enfants, dans un cadre magnifique », se réjouissent-elles. Mourad, Christine et leur fils Kamil, venus du Nord, sont des habitués. « Je suis venue ici pour la première fois en 1982 », raconte Christine, qui a vu le camping se transformer depuis. Installés au premier rang pour le spectacle, avec les autres fidèles, ils passent tous leurs étés ici, eux qui y sont propriétaires d’un mobile home : « La baie d’Agay et l’une des plus belles de la région, et ici, on a trouvé un esprit familial, de la convivialité, et un cercle d’amis qu’on revoit chaque année ». Au sein duquel on retrouve Claude et Florence, assis à la table d’à côté, originaires de l’Essonne, et qui viennent depuis 1993 dans « ce camping découvert par hasard. Maintenant, ce sont nos enfants qui y amènent les leurs, la tradition se perpétue ». Pour eux, le quotidien, c’est surtout la plage. « Et un peu la pétanque parce qu’ici, c’est facile de gagner », s’amuse Claude, en taquinant Kamil, annonçant la revanche du lendemain. Comme dans n’importe quel camping, finalement.

  • Une piscine gratuite pour rafraîchir les Aubagnais

    Une piscine gratuite pour rafraîchir les Aubagnais

    Le dispositif profite aux Aubagnais exclusivement, sur présentation d’une carte d’identité et d’un justificatif de domicile. L’intention de la mairie est de permettre à ceux qui n’ont pas ou peu de moyens de lutter contre la chaleur de se rafraîchir. La piscine est ouverte de 12h à 20h en semaine, et de 10h
    à 20h le samedi. Elle reste toutefois fermée le dimanche.

    Louis Golliot

  • La piscine de Font Obscure à Marseille rouvre en 2027

    La piscine de Font Obscure à Marseille rouvre en 2027

    C’est le début d’une nouvelle histoire pour la piscine de Font Obscure » se ravit Tina Biard-Sansonetti, maire (PM) des 13e et 14e arrondissements de Marseille. Cette piscine avait été fermée par le maire précédent, Stéphane Ravier, du Rassemblement national, pour cause « d’insécurité ». Presque 10 ans plus tard, le premier coup de pelleteuse est donné dans la terre qui a enseveli le bassin.

    « Le Rassemblement national a toujours le même réflexe : fermer dès qu’il y a de l’insécurité », s’indigne l’édile du secteur. Au moment de sa fermeture, étaient mises en cause des intrusions et des incivilités à répétition. « S’il y a eu des intrusions, c’est qu’elle n’était pas assez ouverte. On va ouvrir sur des plages horaires de plus en plus larges, pour que tous les habitants se l’approprient, insiste Eric Méry, adjoint au sport (Mad Mars) du maire de Marseille. Il y aura aussi en permanence un agent de sécurité. »

    Cette piscine sous les arbres, rattachée au centre municipal d’animation dans le parc de Font Obscure, « ouvrira d’abord pour les enfants du centre et, au fur et à mesure, pour l’ensemble de la population, explique Tina Biard-Sansonetti. Cela permettra de créer un îlot de fraîcheur pour les habitants qui vivent dans des petits logements sans climatisation ».

    Apprendre à nager

    Ce sont donc 150 enfants qui pourront profiter en priorité des 60 m² de la piscine. « L’objectif de cette piscine c’est que les enfants du centre apprennent à nager », insiste l’adjoint au sport. « En 2020, on avait 10 000 enfants qui apprenaient à nager, aujourd’hui, ils sont 30 000, grâce à l’élargissement des créneaux d’ouverture », indique-t-il.

    Le premier coup de pelleteuse est mis, les carreaux bleus de la piscine se révèlent. « La terre a l’air de l’avoir conservée ! », s’exclame la maire. Une fois la terre retirée du bassin, « une expertise sera faite et soit il faudra démolir puis reconstruire, soit il faudra simplement reconstruire », détaille le directeur des travaux. Le coût dépendra de ce qui sera décidé suite à l’expertise, dans une fourchette « entre 60 000 et 130 000 euros », estime-t-il, ensemble des équipements type vestiaires compris.

    « On continuera d’aller aussi à la mer, mais ça va nous soulager cette piscine » , se réjouit une personne du centre d’animation municipal.

  • Avignon, la piscine Pierre-Reyne en plein remous

    Avignon, la piscine Pierre-Reyne en plein remous

    Le Grand bain à Pierre-Reyne, ce n’est pas pour demain. Fermée pour travaux depuis avril 2025, la piscine du centre-ville devrait être prête à la fin août. Mais on imagine mal Olivier Galzi, maire (DVD) et Cécile Helle (PS), qui l’a précédé et a initié le chantier, se lancer dans un ballet aquatique commun le jour de la réouverture. Une date encore inconnue à ce stade. « Les crédits nécessaires à son fonctionnement (personnel, entretien, énergie, etc.) n’ont pas été inscrits au budget par l’ancienne équipe municipale », nous répond, à nouveau, la Ville. En précisant que « le rejet du compte administratif par le conseil municipal empêche, pour l’instant, l’adoption d’un budget supplémentaire qui permettrait de couvrir ces besoins ».

    Ce budget supplémentaire pourrait se faire au mieux lors du prochain conseil municipal fixé le 24 septembre. Resterait ensuite à faire fonctionner cette piscine, dont la fréquence est soumise au bon vouloir de la majorité et des marges de manœuvre financières qu’elle souhaite y donner. Car, bien malgré elle, la piscine Pierre-Reyne est devenue, aux yeux d’Olivier Galzi, un des symboles d’une « gestion absolument irresponsable ». Le bassin mitoyen de la cité scolaire Mistral a été cité plusieurs fois par le maire dans son chapelet d’exemples pour taper fort sur l’état des finances laissé par la précédente majorité : « On a mis 3,4 millions d’euros pour la réhabiliter, très bien, pas de problème. Mais qu’est-ce qui est prévu en fonctionnement ? Zéro. On n’a pas un sou pour payer l’électricité, l’eau, le chauffage, un mec pour surveiller le bassin. »

    Une accusation dont s’est dédouanée l’ancienne maire, Cécile Helle, dans nos colonnes. « On avait bien précisé que le budget primitif présenté en décembre offrait un cadre global avec les grandes orientations, rappelait-elle. J’assume le budget sur le premier trimestre, mais pas la suite. Vu que la piscine allait rouvrir au plus tard en septembre, c’est au nouveau maire de calibrer la dépense de fonctionnement qui est liée à la réouverture de cet équipement. » L’ex-édile précisait alors que plusieurs scénarios de fonctionnement global des bassins municipaux étaient établis et budgétés avec des versions a minima et a maxima. Libre ensuite au maire de trancher.

    Des budgets toujours malléables sur l’année

    En février, lors d’une visite de chantier, Cécile Helle livrait d’ailleurs un message prophétique, en valorisant son bilan sur les piscines qui ont toutes fait l’objet d’une vaste réhabilitation, de même que le stade nautique : « J’espère que l’équipe qui arrivera sera dans la même gestion que nous, même si cela nécessitera un haut fonctionnement soutenable. » Entre les fortes accusations d’Olivier Galzi et les démentis apportés par Cécile Helle, la réalité est bien moins binaire. Et ce à la lecture des deux derniers budgets annexes des activités aquatiques. Ces outils donnent une somme globale, ventilée sur plusieurs postes de dépenses, mais ne fixent pas au centime près une ligne dédiée au coût de chaque maître-nageur dans telle ou telle piscine.

    Si l’on reprend le budget 2025 de fonctionnement, 2,51 millions d’euros étaient prévus au titre de la gestion des 4 piscines (hors stade nautique). « Ces dépenses intègrent les frais courants et récurrents indispensables aux activités aquatiques (eau, énergie, personnel) », précise la Ville. Un an plus tard, pour le budget 2026, cette somme est quasi similaire à 2,59 millions d’euros. Dans le détail, on constate toutefois une forte baisse sur le volet énergie/électricité, qui passe de 1 million d’euros à 426 000 euros. Sur une autre ligne, les charges de personnels progressent un peu, en un an, de 3,26 à 3,37 millions d’euros.

    Il faut préciser que ces budgets sont votés en décembre sur la base de prévisions et font l’objet de plusieurs ajustements classiques, comme le suggérait Cécile Helle. Par exemple, sur le million d’euros finalement budgété pour l’énergie/électricité, seuls 706 000 euros avaient initialement été provisionnés. Le budget d’une Ville, c’est un peu comme celui d’un ménage : prévisions, gestion d’imprévus et surtout choix politiques.

  • Une piscine pour apprendre aux enfants à nager au parc de Bougainville

    Une piscine pour apprendre aux enfants à nager au parc de Bougainville

    Jambes tendues, pieds pointus ; dans la piscine, les longueurs s’enchaînent pour les enfants. Depuis le 6 juillet, un bassin mobile de cinq mètres sur dix est apparu dans le parc de Bougainville, au pied des immeubles d’habitation. L’initiative, reconduite chaque été depuis trois ans, vise à résoudre « un problème majeur : le déficit d’apprentissage de la natation des », explique Eric Méry, adjoint au maire délégué aux sports. Un enjeu essentiel à Marseille où près d’un enfant sur deux ne sait pas nager à son entrée au collège, selon la Ville et l’éducation nationale. Au programme donc pour les enfants : dix séances, en petit effectif et encadrées par trois maîtres-nageurs. À 8 ans, Bérékia n’était jamais allée à la piscine, c’était même « la peur de sa vie », déclare sa mère. Après quatre séances et munie de sa frite rouge, elle n’hésite pourtant plus à se jeter à l’eau.

    Vaincre ses peurs

    Sa mère, Joa, ne s’attend pas « à ce qu’elle sache parfaitement nager », explique-t-elle, « mais cette étape est déjà encourageante ». Une expérience partagée par Rayan. Lui qui n’osait pas se décoller du bord du bassin nage désormais d’une extrémité à l’autre. « Fier de cette progression », affirme-t-il, il souhaite poursuivre la natation.

    Le même dispositif a également pris place au stade Ganay (9e), à la Croix-Rouge (13e) et à l’espace Mistral (16e). « Des sites identifiés par rapport au manque de piscine à proximité », explique Eric Méry. Au total, c’est près de deux mille enfants qui devraient pouvoir bénéficier de ce dispositif durant l’été.

    Fantine Lambey

  • [Incendies] Christian témoigne de ses difficultés à (se) reconstruire

    [Incendies] Christian témoigne de ses difficultés à (se) reconstruire

    Tout en haut de la montée Pichou, une vue à couper le souffle sur la mer… Et des collines toujours noircies après le passage des flammes, voilà un an déjà. C’est là qu’habite Christian Apercé. De sa petite maison de 50 mètres carrés au sol il ne restait rien que quatre murs noircis. « On a évacué avec ma femme et nos petits-enfants. Je suis toujours perturbé, en colère, parce que j’estime que ma maison n’aurait pas dû brûler », nous confie-t-il ému.

    S’il a eu « la chance » de pouvoir être logé par sa famille puis de trouver un appartement meublé en location au Rove, il aura passé l’année à se battre avec les assurances. « C’est un véhicule qui a brûlé qui a provoqué l’incendie, on a notre assurance en première ligne, qui rembourse en principe les frais de la maison, mais pas tout », explique-t-il. Et pour ce qu’elle ne prend pas en charge, c’est avec celle de « la voiture, la Métropole, la commune des Pennes Mirabeau, du conseil départemental » qu’il faut traiter. Malgré six réunions, le chiffrage des dégâts est repoussé « en novembre, puis décembre, janvier, février » poursuit-il, « et là, je l’ai eu dernièrement au mois de juin. » Problème : il n’est pas d’accord. Pour lui il manque 50 000 euros…

    Des normes drastiques

    Car sa maison, située en zone rouge, nécessite des mises aux normes drastiques. « Certains postes n’ont pas été pris en compte pour la reconstruction », précise Christian, comme l’installation d’un écran entre les tuiles et la charpente pour éviter l’embrasement ou des volets capables de résister une demi-heure au feu.

    Membre de l’association des victimes de l’incendie qui rassemble selon lui 200 personnes, il attend toujours le compte rendu de l’intervention des pompiers pour savoir ce qui s’est passé ce 8 juillet 2025, estimant que les réponses de la préfecture ne sont « pas très claires. » « Pourquoi les pompiers ont mis tant de temps à venir ? Pourquoi on n’a pas eu les canadairs ? Pourquoi nous a-t-on confinés ? Une voisine a cru mourir dans sa cave ! », déroule-t-il dans un souffle. Il raconte les gens qui ont éteint avec des seaux plongés dans la piscine, cette voisine qui a été brûlée par le nuage de cendres chaudes… « Et pendant qu’on cramait, Monsieur le préfet félicitait ses troupes », s’indigne-t-il.

    Durant 20 ans, il a sensibilisé sur les risques incendie avec son association environnementale. « On a mis des citernes dans la colline autour, elles n’ont pas servi. Tout ça pour ce résultat catastrophique… », se désole-t-il. Ce qui le fait tenir, c’est la solidarité. « On sent qu’il y a des liens très forts, des copains que je n’avais pas vus depuis longtemps m’ont recontacté », raconte-t-il. Malgré les incendies qui ont de nouveau démarré cette année, il n’a « pas peur ». Et pense réintégrer ses pénates en début d’année prochaine, « si ça se passe bien… ».

  • La piscine de Gardanne n’ouvrira qu’en juillet, le PCF dénonce un manque d’anticipation

    La piscine de Gardanne n’ouvrira qu’en juillet, le PCF dénonce un manque d’anticipation

    Le message a été publié sur les réseaux sociaux du maire en fin de semaine dernière. « La piscine métropolitaine n’ouvrira pas le 29 juin comme prévu », écrivait Hervé Granier (LR). La réouverture de cet équipement métropolitain devrait donc être reportée à « tout début juillet », selon l’édile.

    Dans son communiqué, le premier magistrat fait part d’une situation qui « l’agace », tombée en pleine période de canicule. « La vérité et vous le savez certainement, c’est que la Métropole traverse une crise budgétaire sans précédent et que ces turbulences, qui se jouent à des kilomètres de Gardanne-Biver, dans des conseils et des arbitrages préfectoraux, finissent toujours par retomber et pénaliser les habitants de nos communes. » Avant d’assurer se battre pour que ce service public « soit rendu ».

    Sur ses réseaux sociaux, la section PCF de Gardanne renchérit et pointe un manque d’anticipation face aux fortes chaleurs. « Il aurait fallu par exemple, cette année, ne pas tailler les platanes du cours à la mi-mars, période bien trop tardive (…). C’est aussi au mois de mars qu’il aurait fallu se demander si la piscine pourrait être prête à accueillir baigneuses et baigneurs au mois de juin (…), estime, par voie de communiqué, la section. Les péripéties budgétaires de la Métropole, invoquées pour justifier le retard, n’ont démarré qu’au mois d’avril. Elles sont un faux argument à la limite du mensonge. La Métropole continue de fonctionner, sinon, nos poubelles ne seraient pas ramassées, l’eau n’arriverait plus à notre robinet et nous ne pourrions prendre le bus (…). Le problème aurait été évité avec un peu d’anticipation. L’engagement est pris pour début juillet, mais l’absence de date précise n’augure rien de bon. »

  • Martigues renouvelle son aide à l’entretien des quartiers

    Martigues renouvelle son aide à l’entretien des quartiers

    Le conseil municipal de jeudi soir a examiné une cinquantaine de propositions, dont celle d’une participation financière de la commune à l’entretien des espaces extérieurs des principaux quartiers de logements sociaux. Une initiative de la Ville depuis 1999 dans le cadre d’une convention avec quatre associations syndicales libres (ASL). Ces associations perçoivent respectivement 40 303 euros pour le quartier de Mas de Pouane, 81 762 euros pour Canto-Perdrix, 95 967 euros pour Paradis-Saint-Roch et 26 302 euros pour les 4 Vents, ainsi que d’une plus petite enveloppe de 2 000 euros pour le bailleur 13 Habitat et 1 500 euros pour Erilia.

    En tout, la participation annuelle de la commune pour l’entretien des espaces extérieurs est de 247 834 euros pour l’année 2026. Ce qui pose question pour la conseillère d’opposition Amandine Gide (RN), qui demande de justifier la raison pour laquelle « depuis 2025 vous avez baissé la dotation des ASL de 200 000 euros ». L’adjoint (PCF) Pierre Dharréville explique que « la baisse de subvention a été contrainte au regard des difficultés budgétaires que l’on connaît, en raison de choix répétés du gouvernement qui diminuent les ressources des communes ».

    « Mettre les bailleurs face à leurs responsabilités »

    Dans ce contexte, l’enjeu est également pour l’adjoint de « mettre les bailleurs en face de leurs responsabilités, qu’ils prennent mieux en charge ce qui relève de leurs prérogatives ». Jean-Luc di Maria (LR), approuvant cette aide, estime néanmoins qu’il y a « des aides pour certains quartiers et pas d’autres qu’il faut expliquer aux Martégaux, il y a un souci d’équité devant les dépenses alors que tout le monde l’est face à l’impôt ». Pierre Dharréville répond que « la baisse de cette subvention va dans le sens de l’équité dont vous parlez ». « Ce choix vise à s’occuper des espaces communs, traversés par d’autres que les habitants des quartiers. La Ville contribue à l’aménagement de ces espaces qui sinon se dégraderaient » conclut-il. Le maire (PCF) Gaby Charroux rappelle que « la rénovation matérielle incombe d’abord aux bailleurs ».

    Autre sujet d’actualité brûlante de ce conseil, la proposition d’une gratuité d’accès pour les habitants de Martigues à la piscine Avatica durant les périodes en vigilance canicule. « Une mesure de santé publique et de protection des habitants » pour Pierre Dharréville, également rapporteur. Une fois n’est pas coutume, l’extrême droite s’inquiète d’à qui profite cette proposition : « Comment est contrôlé le lieu de résidence ? L’accès est pour tous les bassins sur toute l’amplitude d’ouverture ? », questionne Didier Rattier (RN), bien qu’approuvant l’idée. « Le personnel municipal demandera aux habitants de justifier leur lieu de résidence et l’ensemble des bassins seront ouverts à la baignade » répond Pierre Dharréville.

  • Baptême de plongée pour des personnes en situation de handicap

    Baptême de plongée pour des personnes en situation de handicap

    Ils se sont jetés à l’eau. Samedi, 23 personnes en situation de handicap, pris en charge dans différentes structures régies par l’association Phar 83, ont participé à un baptême de plongée dans la piscine de l’établissement d’accueil médicalisé le Siou Blanc. Une initiative du Département, pilotée par le Comité départemental Études et Sports Sous-Marins (CD FFESSM 83), avec son programme « Handisub », qui vise à rendre les sports subaquatiques accessibles aux personnes en situation de handicap.

    Plongée en mer le 9 juillet

    Durant toute la matinée, les participants ont été encadrés individuellement, pendant 10 à 15 minutes chacun, par des moniteurs formés à l’accueil de ce type de public. L’objectif était avant tout de « prendre du plaisir », assure Christophe Arciero, référent départemental « Handisub ». L’initiative va un peu plus loin : « Au début, les établissements sont toujours un peu réticents parce qu’ils pensent que certains n’y arriveront pas. Et puis ils découvrent que le champ des possibles est énorme. » Il en va de même pour les bénéficiaires, « parfois un peu stressés au début et qui repartent avec une banane jusqu’aux oreilles ».

    Une première étape pour une dizaine d’entre eux, qui auront l’occasion de participer à une journée de plongée en mer, le 9 juillet, à Hyères. Une action qui s’inscrit dans « l’objectif du conseil départemental du Var, dans sa politique de sport de pleine nature, de rendre accessible la pratique sportive à tous, dont les personnes en situation de handicap », explique Coralie Aubert, du service activités et sports de pleine nature. D’autres initiations sportives leur seront d’ailleurs proposées en septembre et en octobre.