Tag: pirate

  • La bailleur social Grand delta habitat victime d’un pirate informatique ?

    La bailleur social Grand delta habitat victime d’un pirate informatique ?

    Grand delta habitat (GDH) a-t-il été victime d’une immense cyber attaque ? Selon le site French breaches, spécialisé dans les fuites de données numériques, le bailleur social s’est fait dérober quelque 188 000 éléments informatiques, couvrant la période de mai 2018 au 7 septembre dernier, impactant potentiellement 36 000 locataires. Une revendication d’un pseudonyme « fdp » a été publiée, dimanche dernier, sur un forum cybercriminel. Le pirate affirme mettre en vente cette base de données contenant « commandes et interventions, associées notamment à des logements, des occupants, des coordonnées personnelles, des fournisseurs et à l’historique de traitement des demandes », écrit French breaches.

    Contacté, GDH temporise : « Bien que le sujet ne soit pas confirmé, nous le prenons très au sérieux. à ce stade, les vérifications sont toujours en cours », tout en assurant que « nos équipes sont pleinement mobilisées pour mesurer précisément la situation. La protection des données de nos locataires, de nos partenaires et de l’ensemble des personnes concernées reste notre priorité ». Le bailleur appelle aussi à la vigilance : « Pour rappel, nous ne demandons jamais par téléphone, e-mail ou SMS de communiquer des coordonnées bancaires ou des mots de passe, ni d’effectuer un paiement ».

    Risque de faux techniciens et de fraude

    Ce vol de données aurait permis de recueillir des informations ultra détaillées sur les noms et coordonnées des locataires, leurs demandes de travaux, mais aussi les entreprises missionnées par GDH. « Les données pourraient par exemple révéler qu’une intervention a été demandée à une adresse précise, ainsi que le fournisseur chargé de la prestation et l’état d’avancement de celle-ci », analyse French breaches. Conséquence majeure, un risque de faux techniciens et d’ingénierie sociale. « Un fraudeur pourrait notamment tenter de se faire passer pour GDH ou pour une entreprise réellement chargée d’une intervention, afin de demander un paiement, récupérer d’autres informations ou organiser un faux rendez-vous », alerte le site spécialisé. Le bailleur gère plus de 42 000 logements dans sept départements, dont 30 000 en Vaucluse.

  • Une peine de 12 ans de prison pour Félix Bingui

    Une peine de 12 ans de prison pour Félix Bingui

    Ce sera finalement 12 ans d’emprisonnement pour le chef présumé du clan Yoda, Félix Bingui, Alésien de 35 ans, condamné ce vendredi 5 juin pour trafic de stupéfiants, association de malfaiteurs et blanchiment par le tribunal correctionnel de Marseille. Une peine assortie de 200 000 euros d’amende et de cinq ans d’interdiction de paraître dans les Bouches-du-Rhône. Son appartement de Dubaï est également saisi ainsi que 40 250 euros d’avoirs.

    Le ministère public avait requis 16 ans de prison avec maintien en détention et sûreté des deux tiers de la peine, une amende de 500 000 euros avec saisie de son bien immobilier dubaïote. « Le tribunal a fait le choix d’enlever la sûreté et de condamner M. Bingui à 12 années de prison, ce qui signifie que M. Bingui a un avenir pour lui », a réagi son avocat Maître Philippe Ohayon après que le délibéré a été prononcé en fin d’après-midi. La défense qui avait estimé le réquisitoire très politique, « sous pression gouvernementale » s’est félicité « que cette juridiction, il n’y avait aucune raison d’en douter, ait encore une fois démontré son indépendance ». Pour l’homme de loi, « c’est un bijou, d’avoir des juges indépendants, des pressions politiques, des pressions parfois du ministère public. Ils nous ont rappelé que, certes, la politique pénale fait partie intégrante d’une décision, mais qu’elle ne peut pas monopoliser l’ensemble du jugement. »

    Un prévenu

    qui n’a cessé de nier

    Et de marteler que lorsque Félix Bingui a été extradé du Maroc, le ministre de la Justice d’alors, Gérald Darmanin, s’était « permis de [le] qualifier d’un des plus gros trafiquants de drogue de France, ce qui aurait pu sévèrement écorner l’image de la justice ».

    Durant deux ans entre 2021 et 2023, les enquêteurs se sont attachés à démonter les rouages d’un trafic de stupéfiant « lucratif » alimentant la cité de la Paternelle (14e) au cœur duquel le point de deal de la Fontaine estampillé « la frappe à Yoda ».

    Ils ont tenté de déterminer les rôles précis de chacun entre collecte de l’argent, ravitaillement, go-fast, nourrice, prête-nom pour organiser la venue de Bingui à Marseille qui se sentait menacé. Les policiers évoquent aussi la guerre avec la DZ Mafia, source d’assassinats en nombre. Pas moins de 14 personnes tuées en 2022 à Marseille, 52 en 2023 détaillait le procureur de la République dans son réquisitoire. Autant d’éléments que « le Chat » comme les 19 autres prévenus de l’affaire, n’a cessé de nier au cours de trois semaines de procès.

    Celui désigné comme son bras droit, Mohamed H. dit « Pirate », absent à la lecture du délibéré, a écopé de 9 ans de prison et de 50 000 euros d’amende. Un soulagement pour son conseil, Maître Gaëtan Poitevin, au regard des 12 ans requis. « Sur l’échelle des valeurs, vous avez parfois des violeurs qui sont retenus sous contrôle judiciaire et en liberté. Nous, on a des dossiers de résine de cannabis où on a des peines d’emprisonnement au-dessus de 10 ans requises et prononcées. C’est plutôt un bon résultat pour M. H. parce qu’il sera aménageable rapidement », a-t-il commenté. Si son client a déserté le tribunal, désormais sous mandat d’arrêt, c’est qu’il a « eu peur de partir immédiatement en détention », assure l’avocat. Il ne veut « pas se soustraire à la justice » mais « avoir le temps de se préparer ».

    Pour le présumé numéro 3 de la bande, toujours en fuite, dit « Zino », 8 ans ont été prononcés avec une amende à 50 000 euros et 5 ans d’interdiction de paraître dans le département. Dix prévenus ont été relaxés sur tout ou partie de leurs chefs d’accusation, les autres peines s’étalant au total de 12 mois à 6 ans.

    « Avoir
    des juges indépendants, c’est un bijou. »