Tag: Pierre Dharréville

  • Le comité de vigilance postale s’organise face aux fermetures estivales

    Le comité de vigilance postale s’organise face aux fermetures estivales

    Le comité de vigilance postale organise la riposte. Après que le maire de Martigues Gaby Charroux (PCF) a appris, par le biais d’un courrier de la direction de La Poste, des ajustements horaires des bureaux de Jonquières et de Ferrières pendant l’été, l’association s’est réunie en assemblée générale pour établir une stratégie.

    Le bureau de Jonquières sera fermé entre 12h et 14h du lundi au vendredi à partir du 6 juillet. À Ferrières, une fermeture de trois semaines est annoncée du 3 au 22 août. Francis Fournier, créateur du comité de vigilance postale, s’agace : « Encore une fois, ce sont les zones populaires qui vont subir la dégradation du service postal. Les habitants de Notre-Dame des Marins n’ont plus de distribution de colis depuis des années, ils sont déjà contraints d’aller à Ferrières. »

    Un contrat à respecter

    Marc Beltran, conseiller municipal (PCF) délégué à l’emploi et l’éducation populaire, témoigne de son expérience de personne malvoyante : « Moi, ce bureau, c’est ma poste du quotidien. Si je dois aller à Jonquières, ça va me poser des problèmes insurmontables. C’est ça la dégradation des services publics : ce sont toujours les mêmes qui payent, les plus fragiles et les plus dépendants. » Après avoir organisé une première réunion l’an dernier avec les élus de la Côte Bleue, qui connaît elle aussi « une hécatombe », le comité veut relancer la dynamique pour mobiliser la sphère politique locale. « Le lundi, les bureaux de Carry, Sausset et la Couronne sont fermés, ce qui fait un périmètre conséquent, appuie Francis Fournier. On déshabitue les gens à aller à la Poste. » Les militants veulent aussi prendre contact avec la Commission départementale de présence postale territoriale, dont le rôle consiste à « vérifier que le contrat de présence postale signé par l’État, les maires et la Poste, fonctionne dans les meilleures conditions et que le fonds de péréquation attribué pour faire fonctionner la mission de service public soit utilisé à bon escient », précise Jean-Claude, du comité de vigilance.

    Mais avant tout, l’association souhaite informer les usagers. L’adjoint au maire Pierre Dharréville (PCF) insiste : « Il faut poursuivre dans le souci d’associer les habitants, de faire de cette bataille une bataille populaire, trouver les moyens pour permettre aux gens de s’engager d’exprimer leurs besoins et leurs revendications. »

  • Les communistes appelés aux urnes pour choisir leur base de discussion

    Les communistes appelés aux urnes pour choisir leur base de discussion

    Les communistes ont rendez-vous avec les urnes dans chacune de leur section jusqu’à ce dimanche.

    Objectif choisir le texte qui deviendra la base commune de discussion de l’ensemble des adhérents durant les congrès de section les 13 et 14 juin, puis départementaux les 19, 20 et 21 juin et enfin le congrès national prévu à Lille les 3, 4 et 5 juillet.

    Quatre textes sont soumis au choix des communistes. Il y a d’abord le projet de base commune adopté à 77% par le conseil national, intitulé « Un communisme de conquêtes » que le secrétaire national Fabien Roussel soutient de même que les porte-parole Léon Deffontaines ou Ian Brossat.

    Les statuts du PCF prévoient que si ce projet ne convient pas à au moins 300 adhérents répartis dans plusieurs fédérations, il est possible de présenter des textes alternatifs.

    C’est le cas de « communistes à l’offensive », un texte soutenu notamment par la députée Elsa Faucillon ou dans notre région les élus Pierre Dharréville, Jean-Marc Coppola ou Audrey Garino.

    Débat pluraliste mais pas de tendances

    Mais aussi du texte « Stratégie communiste » signé par plusieurs jeunes responsables départementaux dont Fanny Chartier, secrétaire à l’organisation de la fédération de Paris.

    Et enfin le texte « Résister et construire, une nouvelle page du communisme », signé notamment par plusieurs membres de la commission économique du PCF dont Frédéric Boccara.

    En débat entre les différentes orientations proposées : la question de la présidentielle et des législatives à venir mais aussi la notion de socialisme.

    Les textes sont disponibles en totalité et en résumé sur le site congres2026.pcf.fr

    Selon les règles de fonctionnement du PCF qui prévoient un débat pluraliste mais rejette le fonctionnement en tendances propre aux organisations social-démocrates, c’est le texte qui recueillera le plus de voix qui deviendra ensuite celui de l’ensemble des communistes.

    Seuls les adhérents à jour de leurs cotisations sont susceptibles de prendre part au vote.

    Les communistes auront ensuite la charge de l’amender pour l’améliorer et en faire un texte qui les rassemble le plus possible.

  • [Entretien] Gaby Charroux : « J’interpelle le président pour protéger nos industries »

    [Entretien] Gaby Charroux : « J’interpelle le président pour protéger nos industries »

    Le projet Carbon de giga-usine de panneaux solaires à Fos-sur-Mer, avec les 3 000 emplois promis, est abandonné par son porteur, qui dénonce l’absence de protectionnisme de l’Europe sur ses marchés. Le vice-président de la Métropole chargé du développement industriel, réagit.

    La Marseillaise : Comment accueillez-vous cette nouvelle de l’abandon du projet Carbon ?

    Gaby Charroux : C’est un coup de massue. Ce projet suscitait des espoirs énormes dans les perspectives de développement industriel. Ma crainte est de voir, peu à peu, tout le monde reculer et que tout soit abandonné. Certains s’en réjouiront peut-être, mais la situation est plus que délicate. Il ne faudrait pas que d’autres entreprises ou projets soient affaiblis. Je pense notamment à Marcegaglia, qui a des industriels à sa tête, avec des préoccupations industrielles, à la différence de financiers.

    Pensez-vous à une remise en cause du contournement autoroutier de Port-de-Bouc ?

    G.C. : Celui de Port-de-Bouc, comme la liaison Fos-Salon, j’espère qu’ils n’auront pas de plomb dans l’aile. Le dynamisme apporté par ces nouvelles entreprises a montré une nouvelle considération de notre territoire, une quasi-presqu’île avec un seul chemin pour accéder à la zone industrialo-portuaire. C’est pour ça que le contournement autoroutier a été envisagé. J’espère qu’il n’y aura pas de recul, pour l’instant et définitivement. Ce serait un renoncement terrible pour le territoire, mais aussi pour la France.

    Les porteurs du projet dénoncent la politique libérale de l’Europe et ses nombreux accords de libre-échange. Est-ce le cœur du problème ?

    G.C. : On nous présentait cette entreprise comme un fleuron, qui allait montrer la puissance de la France face à la concurrence internationale. Je suis quand même surpris que des libéraux parlent comme ça. Ces acteurs veulent l’exclusivité, le contrôle et l’argent public. C’est comme si un pizzaïolo s’installait à Jonquières et se plaignait de ne pas pouvoir travailler à cause de la concurrence. Ma foi, c’est un marché concurrentiel qu’ils ont choisi !

    Alors, on laisse faire ?

    G.C. : Parlons franchement : si on nationalise Arcelor Mittal alors, oui, il faut protéger son marché. Aujourd’hui, on est dans un monde concurrentiel, tant que les lois sont celles du marché, on aurait tort de s’apitoyer. Il ne faudrait pas faire les chevaliers blancs quand cette façon de faire nous met dans le mur. Je remarque quand même que l’Europe se défend moins bien que les États-Unis ou la Chine sur le plan économique.

    L’État a-t-il encore un rôle à jouer pour défendre son industrie existante et en projet ?

    G.C. : L’Opération d’intérêt national sur la zone se cantonne à l’industrie et la mobilité, c’est une question d’indépendance nationale et je compte sur le rôle prépondérant de l’État et sur son influence européenne. C’est lui qui doit défendre cette position. Je pense justement interpeller le président de la République à ce sujet. Nous, sur le plan local, ne pouvons pas grand-chose face aux va-et-vient de l’Union européenne. Il faut rappeler que le rôle de l’état a été déterminant dans ces sujets. Lors de sa visite en 2023, le président déclarait que, pour la décarbonation et le maintien de l’industrie existante, il fallait pouvoir disposer de source d’énergie indispensable – l’électricité – pour ce faire. Je pense à l’indispensable ligne Très haute tension, la THT, même si je regrette l’absence de recherche de solution alternative pour préserver le patrimoine exceptionnel de Camargue.

    Quid de l’attractivité du territoire après un tel rétropédalage ?

    G.C. : La question de l’attractivité dont on se glorifie est soumise à des critères qui nous dépassent largement, que ce soit la commune, la Métropole, le Département ou la Région. La preuve en est avec Carbon : ils parlent de l’Europe. Ça se joue ailleurs.

    Entretien réalisé par Antonin Maja

  • À Martigues, une histoire populaire qui redonne des repères

    À Martigues, une histoire populaire qui redonne des repères

    « L’histoire est à nous », dans le sens populaire du terme. C’est en tout cas ce que l’adjoint Pierre Dharréville (PCF) défend à l’heure d’annoncer la troisième édition du festival d’histoire populaire de Martigues, baptisé Pop’Histoire, lors d’une conférence de presse, lundi, au cinéma La Cascade.

    Un festival qui « manifeste une volonté d’appropriation collective de l’histoire, cette science qui permet de comprendre les mouvements du monde et de la société », poursuit l’élu, en la mettant à disposition sur l’espace public. C’est sur cet aspect public qu’insiste l’adjoint (PCF) Florian Salazar-Martin : « On a la chance, à Martigues, que les espaces soient ouverts, lorsqu’ailleurs, beaucoup d’espaces libres se rétrécissent. » « Pop’Histoire est imaginé comme un printemps populaire de l’histoire, un moment de fête pour réfléchir et s’amuser », complète Jean-François Szymanski, de la librairie l’Alinéa, également co-organisateur de la manifestation.

    Cette troisième édition passe un cap partenarial, notamment avec Aix-Marseille université (AMU), dont le président, Éric Berton, signe l’édito du programme avec le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux et dont plusieurs chercheurs participent à l’initiative. Mais aussi avec l’Éducation nationale, à travers plusieurs rendez-vous dédiés aux collégiens et lycéens martégaux.

    De 1936 à 2026,

    une histoire de luttes

    « Le va-et-vient entre le présent et l’histoire est essentiel quand les repères se perdent avec le déroulement permanent de l’actualité », présente Florian Salazar-Martin. C’est ce qui caractérise cette troisième édition qui, d’un côté, consacre l’essentiel de sa programmation à l’étude du Front populaire et des conquêtes sociales de 1936, avec parfois un angle féministe et, de l’autre côté, répond – indirectement – à l’actualité brûlante du contrôle des médias et de la culture par des personnalités d’extrême droite.

    Particulièrement à l’heure de la censure annoncée par Canal+, piloté par Vincent Bolloré, à l’encontre des artistes signataires d’une tribune dénonçant l’influence du milliardaire dans le cinéma. « On ne peut pas accepter de mainmise sur les artistes et les idées pour faire triompher un agenda antiféministe, raciste », tranche Florian Salazar-Martin. Pierre Dharréville souligne à cet effet le rôle de Jean Renoir, « figure du Front populaire à sa manière ». « Ce qui se passe avec le cinéma s’est passé récemment avec le livre, avec Bolloré et les éditions Grasset », rappelle Jean-François Szymanski, renvoyant à l’historien « Yohann Chapoutot, qui a pointé cette volonté des oligarques de disposer des outils qui façonnent l’opinion publique ».

    Pop’Histoire promet une riposte à sa manière. « Une réponse en actes, une résistance avec ses contradictions, une alerte importante », conclut le libraire. « Le Front populaire s’est construit dans l’adversité face au fascisme depuis les émeutes de 1934 jusqu’aux grandes conquêtes sociales », développe Pierre Dharréville, qui n’oublie pas de souligner la place des femmes dans cette histoire, également au cœur du programme. Comme pour rappeler la nécessaire convergence de ces luttes.

    La conférence d’ouverture de Pop’Histoire, dédiée à la lutte des femmes pour leur liberté, aura lieu jeudi 28 mai à 18h, au cinéma La Cascade.

  • Un mois pour offrir des espaces de liberté aux jeunes à Martigues

    Un mois pour offrir des espaces de liberté aux jeunes à Martigues

    Slackline, ateliers de skateboard, initiation au beatbox ou encore découverte du scratch sur des platines… Au parc des sports Florian-Aurélio, les jeunes Martégales et Martégaux ont pu explorer toutes les facettes de la culture urbaine à l’ombre du viaduc, sous un soleil de plomb, lors de la deuxième édition de la journée Lez’Arts Urbains. « C’est ce qui nous était remonté : il manquait ce genre d’événement dans la ville, affirme Vanessa Zaidi, du service jeunesse. Notre municipalité est à l’écoute des jeunes et n’a pas d’a priori ni de jugement, elle met à l’honneur ce que les adolescents demandent. Et qui mieux que la jeunesse pour savoir ce que veut la jeunesse ? »

    Fanny, qui pratique le hip-hop au sein du conservatoire Pablo-Picasso, est ravie de pouvoir faire découvrir son monde à d’autres jeunes. « J’arrive mieux à m’exprimer en dansant qu’avec les mots, la culture urbaine m’a permis de me trouver, de me rendre compte de ma valeur, relate la lycéenne. Je souhaite à tout le monde de trouver une passion, ça aide à se sentir bien dans sa peau, soi-même ! »

    L’adjoint au maire délégué à la jeunesse Pierre Dharréville (PCF) affirme : « Ce n’est pas une affaire de mode, mais de liberté. (…) Dans ce monde qui marche à reculons, Martigues veut prendre soin de ses jeunes dans toutes les dimensions de leur vie : sportive, culturelle, citoyenne, professionnelle… et leur donner les moyens de construire leur avenir pour ne pas renoncer à l’espoir pour eux-mêmes et la société et au droit au bonheur. »

    Cette journée n’était que l’ouverture d’un mois entier dédié aux jeunes. Parmi les prochains rendez-vous : des soirées gaming à la médiathèque les 24 avril et 29 mai à 21h, les 50 ans de l’association pour l’animation des centres sociaux le 20 mai ou un tournoi entre jeunes et policiers municipaux et nationaux « pour favoriser le dialogue et la cohésion » organisé au sein du stade Francis-Turcan ce samedi matin.

  • Martigues : Les douze adjoints au maire ont leurs délégations

    Martigues : Les douze adjoints au maire ont leurs délégations

    Henri Cambessédès (DVG) garde son poste de premier adjoint délégué à la tranquillité publique, à l’administration générale, aux affaires civiles, au personnel et au budget. Ancienne conseillère municipale en charge des sports, Éliane Isidore (DVG) s’occupe désormais des travaux et aménagements durables, du conseil municipal, des finances locales et du projet de mandat.

    Florian Salazar-Martin (PCF) garde les délégations de l’environnement et de la culture, avec, cette fois, l’industrie et l’aménagement du territoire, un poste clé alors que de nouvelles usines devraient s’implanter dans le bassin dans les années à venir, engendrant de grands changements à l’instar du contournement autoroutier.

    Valérie Baqué (PCF), par ailleurs conseillère métropolitaine, a en charge l’urbanisme, le foncier, le logement et la lutte contre l’habitat indigne, alors que de grandes réhabilitations sont attendues, notamment à Notre-Dame des Marins. L’ancien député de la 13e circonscription Pierre Dharréville (PCF), lui aussi conseiller métropolitain, gagne la plus large délégation : démocratie et participation citoyenne, vie associative, services publics, jeunesse et paix, centres sociaux et maisons de quartier, éducation populaire, formation et insertion professionnelle, sport.

    Sophie Degioanni (PS) fait dans la continuité, avec le tourisme, l’attractivité et le cœur de ville. Gilles Picard (PCF) prend les précédentes délégations d’Annie Kinas (DVG) : éducation, enfance, tout en continuant de s’occuper de la ville connectée. Sa collègue obtient quant à elle le protocole, le devoir de mémoire et l’Étang-de-Berre.

    L’ancienne adjointe de quartier Saoussen Boussahel (PS) devient 8e adjointe aux affaires sociales, aux droits des familles et des citoyens et à la politique de la Ville. L’écologue Jean-François Mauffrey (DVG) est en charge de la biodiversité et de l’agriculture. Charlette Benard (PCF) garde la délégation senior. Jean-Luc Cosme (Génération écologie) est en charge des mobilités douces. Il est le seul à ne pas être issu de la précédente majorité de Gaby Charroux.

  • Gaby Charroux rassemble et barre la route au RN

    Gaby Charroux rassemble et barre la route au RN

    « Martigues la républicaine a résisté ! », s’exclame Gaby Charroux, dimanche soir à l’hôtel de ville de Martigues, juste avant de partager sa victoire avec ses soutiens venus nombreux. Le maire (PCF) sortant a récolté 44,14% des suffrages au second tour, loin devant le député RN Emmanuel Fouquart (35%) et Jean-Luc Di Maria (20,81%).

    Fraîchement réélu, l’élu communiste n’a cessé de marteler, face à la presse, que cette victoire est avant tout un moment avec « beaucoup d’affection, d’amour et d’enthousiasme », se livrant à de nombreuses accolades et embrassades, avant d’ajouter qu’il s’agit aussi d’une « étape », avant « le travail qui commence maintenant pour porter ensemble notre projet avec la population ».

    Gaby Charroux considère que « Martigues a résisté à la haine, au rejet de l’autre, est restée fidèle à ses valeurs », estimant que « la politique n’est pas promettre, ni jouer sur les peurs ou flatter les plus bas instincts, mais c’est bâtir un projet de société ». Et d’insister : « La politique n’est pas seulement gagner une élection, mais agir concrètement pour que chacun vive mieux (…). Nous respecterons toutes les promesses que nous avons faites. Ce n’est pas un jeu, cela demande de la rigueur et de la compétence. C’est une vision que l’on a et que les Martégaux partagent. »

    Soulagement du monde associatif

    De nombreux acteurs de la vie locale étaient présents, notamment dans le monde associatif. « Nous sommes rassurés pour les gens que l’on aide car nous savons que le soutien de la Ville sera pérennisé », se réjouit Jeanine Incorvaïa, du Secours populaire. Même sentiment pour Francis Fournier, du comité de vigilance postale : « Nous avons gagné deux combats : celui pour la Poste et celui pour la Ville. » Cette dernière les a soutenus dans leur combat pour la Poste de Ferrières.

    Un « grand ouf de soulagement » aussi pour Catherine Lecoq, comédienne et syndicaliste CGT. « C’est un bon signal pour le monde de la culture, nous allons pouvoir continuer à créer du lien, à faire en sorte que les humains se parlent, se reconnaissent, voire s’aiment », développe-t-elle, parlant aussi de « liberté artistique et de parole, d’émancipation, d’ouverture d’esprit » sauvegardés.

    Un autre travail qui commence

    La culture, mais aussi le sport. Clémence Calvin, athlète martégale et championne de demi-fond, estime que « toute l’énergie de Martigues ne pouvait pas se convertir autrement qu’en renouvelant sa confiance à Gaby Charroux ». « Sa réélection préserve le sport et l’inclusion universelle par le sport dans toute la ville, grâce au soutien du secteur social, qui est un vivier de sportifs. C’est la culture sport qui infuse par là », développe l’athlète.

    Cette réélection est, pour beaucoup, une étape avant un autre travail à mener, comme le disait le maire. « En même temps, nous sommes rassurés et inquiets de la progression de l’extrême droite », nuance Daniel Bretonnès, secrétaire général de l’Union locale CGT de Martigues. Un sentiment partagé par Pierre Dharréville, de la direction nationale du PCF, réélu au conseil municipal : « Nous savons qu’il y a beaucoup de travail devant nous », même si « la volonté de poursuivre les politiques de solidarité s’est exprimée ».

    Un nouveau mandat s’ouvre sous le signe du renouvellement avec une nouvelle place accordée à la jeunesse. « C’est parti pour Martigues nouvelle génération ! » se réjouit Najla Er Rachdi, jeune martégale membre de la « team coco », de jeunes militants ayant accompagné le maire dans sa campagne. « Je suis très contente du résultat après tant d’efforts, c’est une bouffée d’air pour Martigues avec tous ces nouveaux projets pour les jeunes », lance-t-elle.

    Gaby Charroux l’assure : « Le projet que nous avons présenté va être mis en application, avec une équipe renouvelée. »

    Le conseil municipal d’installation est programmé vendredi 27 mars, à 17h30.

  • Gaby Charroux défend le bouclier martégal, menacé par le RN

    Gaby Charroux défend le bouclier martégal, menacé par le RN

    C’est un Gaby Charroux mobilisateur qui a tenu son dernier meeting ce jeudi soir. Le maire sortant (PCF), qui brigue un quatrième mandat, fait l’unanimité chez ses sympathisants, venus remplir le gymnase des Salins à 72 heures du second tour.

    Mais il a surtout réussi à « rassembler tout le camp du progrès dans l’intérêt de Martigues », souligne la sénatrice des Bouches-du-Rhône Marie-Arlette Carlotti, venue « apporter le soutien de ma famille politique, le parti socialiste » à cette équipe renouvelée à 50%. Son collègue de la chambre haute du Parlement Guy Benarroche (les Écologistes) a également tenu à apporter sa force à Gaby Charroux, appelant les électeurs à « se déplacer pour défendre ces valeurs de justice sociale, ces valeurs de démocratie, cette transition écologique ».

    Au-delà de la sphère politique départementale, le député François Ruffin (Debout !) adresse également un message aux Martégales et aux Martégaux, les invitant à voter pour la liste de l’édile sortant « pour qu’il puisse s’occuper au mieux de la République du quotidien, qui s’occupe des cantines du périscolaire, des cimetières, des transports, de la vie ordinaire ». « Pour ça, il faut des gens qui soient soucieux des gens plutôt que de l’argent », affirme l’élu. L’ancienne insoumise Clémentine Autain aussi, appelle à la mobilisation, pour que « l’égalité soit au rendez-vous des politiques municipales ».

    La « supercherie du RN » dénoncée

    Sans compter l’antenne locale du Collectif solidarité Palestine ou encore l’Union locale CGT de Martigues. Son secrétaire général Daniel Bretonès rappelle : « Martigues n’est pas une ville neutre. Martigues est une ville ouvrière marquée par les luttes, construite par des générations de travailleuses et de travailleurs de l’industrie, de l’énergie, du port, de la pétrochimie, des services publics, du commerce. Une ville où le rouge n’est pas une couleur abstraite. C’est le rouge de la résistance, de celles et ceux qui ont refusé la soumission qui ont combattu le fascisme. (…) Ce rouge-là, camarades, nous oblige à prendre nos responsabilités. »

    Car si Gaby Charroux est arrivé en pole position à l’issue du premier tour, avec 35,71% des suffrages, le RN poursuit sa progression avec la candidature d’Emmanuel Fouquart, qui a obtenu 28% des voix après avoir raflé la députation à Pierre Dharréville en juillet 2024 (52,87% au second tour). « À Martigues, comme partout en France, l’extrême droite progresse en s’appuyant sur une détresse sociale qu’elle n’a pourtant jamais combattue », dénonce le syndicaliste.

    À propos de son adversaire, le candidat d’union de la gauche assène : « Voilà un député RN élu ici dont la première décision, est de tourner le dos aux Martégales et aux Martégaux [Emmanuel Fouquart avait préféré son mandat régional à son mandat municipal, Ndlr.]. Sur la rénovation de l’hôpital, dont nous avons tant besoin et que j’ai porté avec force et conviction, rien. Sur la sécurité, rien non plus. Et à l’Assemblée nationale, il vote contre les communes et fait perdre à la Ville 6 millions d’euros. » Mercredi 14 janvier, le RN a voté un amendement visant à amputer de près de 5 milliards d’euros la dotation globale de fonctionnement aux collectivités.

    Venu lui aussi apporter son soutien à Gaby Charroux, le sénateur communiste Jérémy Bacchi pointe l’enjeu du scrutin de dimanche : « Martigues fait office d’exemple dans sa gestion des services publics, dans l’accès à la culture, au sport, à la santé, dans la défense des travailleuses, des travailleurs, de l’environnement et de notre industrie. Vous avez une chance historique, il ne faut pas la gâcher. Je salue le courage de Gaby Charroux de son équipe de n’avoir jamais cédé aux sirènes de l’austérité. »

    Jean-François Mauffrey, conseiller municipal délégué à l’industrie et à l’environnement lors du précédent mandat et colistier du maire sortant, affirme non sans émotion : « Cette ville elle m’a créé. (…) J’ai bénéficié de l’école, du conservatoire gratuit, des différents types de clubs, de l’athlétisme, de la gym et finalement du club de volley. (…) J’ai aussi grâce à l’intergénérationnel. (…) Il nous faut continuer de défendre ce modèle martégal qui a fait le choix d’investir dans le bonheur et la vie des gens et qui propose des activités diverses à tous les âges. »

    Pour parvenir à le préserver, l’équipe d’union de la gauche tend la main « à tous ceux et celles qui ne se sont pas exprimés dimanche dernier », assure le co-listier Pierre Dharréville, alors que le taux d’abstention a atteint 42,4% lors du premier tour, mais aussi « à celles et ceux qui ont fait un autre choix au premier tour, qui ont voté par exemple pour le Collectif citoyen martégal ». L’appel est passé.

  • [États généraux de la culture] Pierre Dharréville : « Nous croyons à la culture comme vecteur d’émancipation »

    [États généraux de la culture] Pierre Dharréville : « Nous croyons à la culture comme vecteur d’émancipation »

    La Marseillaise : Comment est née cette dynamique autour des nouveaux États généraux de la culture ?

    Pierre Dharréville : Cette initiative, nous avons été un certain nombre à la vouloir et nous sommes un certain nombre à l’organiser, dans une vraie diversité de forces politiques, syndicales, sociales, culturelles. Au sein du PCF, nous avons produit des gestes qui visaient à ce qu’on prenne à la hauteur cette grande question de la bataille culturelle. Nous avons notamment lancé, en mars dernier, à la Bellevilloise, l’initiative « Vive la culture ! » puis, au dernier festival d’Avignon en juillet, l’appel pour de nouveaux états généraux de la culture, dont sont notamment signataires la CGT, la FSU, LFI, le PS, l’Après, les syndicats d’artistes Sinavi et Syndeac, ainsi qu’un bon millier de personnalités du monde de la culture. C’est très ouvert.

    Ce mouvement sonne comme un appel à la résistance…

    P.Dh. : Il y a en effet un caractère de résistance inscrit dans cette démarche car nous voyons bien que la culture et les acteurs culturels sont attaqués, que les budgets de la culture diminuent à l’échelle nationale, que le budget des collectivités est lui-même soumis à des réductions drastiques qui mettent les collectivités dans des situations difficiles pour mener à bien leurs missions, notamment en matière de politique culturelle. Or les collectivités locales sont les principales financeuses de l’action culturelle dans notre pays. L’affaiblissement de ces politiques culturelles est d’autant plus problématique qu’il y a en face des forces, notamment les forces de la finance, qui se sont engagées dans de grandes logiques de concentration des outils de diffusion, des outils de production, des outils culturels et médiatiques. Avec un certain nombre d’acteurs qui ont des intentions politiques affirmées d’extrême droite et qui visent à reconfigurer l’espace public et politique.

    Vers quelle conception de la culture risque-t-on de dériver sous la pression conjuguée de cet affairisme et des idées d’extrême droite ?

    P.Dh. : Jack Ralite disait, lorsqu’il a lancé les premiers états généraux de la culture en 1986, qu’« un peuple qui abandonne son imaginaire aux affairismes se condamne à des libertés précaires ». C’est toujours à l’ordre du jour. Et lorsque cet affairisme a des intentions politiques réactionnaires et trumpistes, pour dire les choses telles que nous les voyons à l’œuvre aujourd’hui, c’est d’autant plus dangereux. Ça renforce la nécessité d’avoir des politiques publiques, démocratiques, qui soient déterminées par des choix communs. La culture est un bien commun, elle doit être conçue comme cela. Or il y a plusieurs manières de la concevoir, c’est là qu’il y a une bataille aujourd’hui. Certains veulent nous enfermer dans des identités. Nous, nous croyons à la culture comme vecteur d’émancipation, de rencontre, d’épanouissement, d’ouverture, d’interrogation, comme porteuse de sens. C’est pour cela qu’il y a besoin de politiques publiques, autrement la culture devient un bien de consommation comme les autres. C’est la logique du rentable, de la productivité, de ce qui a commercialement fonctionné qui l’emporte. C’est le marché qui décide, avec les moyens qu’on y met. Une œuvre sur laquelle on a mis beaucoup de moyens de promotion et une œuvre qui n’en a pas reçu ne connaissent pas le même sort, c’est évident. Ça signifie aussi qu’on donne sa chance à un certain type d’art, de culture et de création et pas à d’autres. Est-ce que ce sont les forces de l’argent qui doivent décider de cela ? Je ne crois pas. La logique des blockbusters, des best-sellers et compagnie s’installe. Il y a une sorte d’uniformisation culturelle qui accompagne ce mouvement, car c’est ça qui crée de la rentabilité économique et permet, aussi, de formater utilement les esprits.

    L’appel lancé en juillet dernier décrète
    «
     l’état d’urgence culturelle »…

    P.Dh. : Oui ce sont les mots par lesquels nous avons lancé ces nouveaux états généraux. La situation est particulièrement grave et nous inquiète chaque jour un peu plus. On peut citer, notamment, les offensives d’un monsieur comme Pierre-Édouard Stérin, qui cherche dans les milieux culturels à installer un nouvel empire avec des intentions, parfois cachées, pour formater un certain nombre d’espaces, d’outils, de moyens. Avec des labels de fête populaire ou en développant des outils de parcs d’attractions autour d’une Histoire bien souvent falsifiée et dévoyée. On en est donc à décréter cet état d’urgence culturelle, d’autant que l’affaiblissement conjoint des politiques publiques se vérifie, de budget en budget, avec des structures qui tirent la sonnette d’alarme.

    L’exception culturelle française est-elle en train de se dissoudre ?

    P.Dh. : Cette bataille de l’exception culturelle a été menée à l’époque des états généraux de Jack Ralite, pour sortir la culture des accords commerciaux du Gatt. C’est cela l’exception culturelle : sortir la culture des logiques de marché, installer des politiques publiques qui soient capables de faire exister la culture indépendamment ou autrement que par les logiques marchandes. Cette exception culturelle est française parce que nous en avons été porteurs et qu’il y a eu, dans notre pays, une affirmation de ce point de vue là. Elle est en effet largement remise en question aujourd’hui, mais nous conservons des outils de politique publique et d’exception culturelle importants, comme dans le cinéma avec le CNC par exemple. Il y a également une vitalité et un tissu culturels dans notre pays qui continuent de formuler un certain nombre de propositions salvatrices. On peut donc aussi d’appuyer sur cette vivacité culturelle qui demeure malgré tout.

    En quoi la culture est-elle le meilleur rempart aux idées d’extrême droite ?

    P.Dh. : De manière générale, la culture est un mouvement d’émancipation car au cœur de ce mouvement, il y a la rencontre, ainsi que les libertés d’expression et de création. Ces fondements font que la culture permet d’aller plus loin que soi, de s’interroger, de réfléchir à la société dans son mouvement, et de répondre à cette question : quelle humanité nous voulons être ? Finalement chaque geste culturel, chaque geste de création est une tentative de réponse à cette question, ou une tentative de la poser. Nous avons besoin de la culture pour nous retrouver, nous interroger, faire la fête, essayer d’imaginer, d’inventer l’avenir, de comprendre ce qui nous est arrivé ou tout simplement ressentir des émotions et les partager. C’est tout l’inverse d’un projet politique tel que le défend l’extrême droite et tel qu’il se déploie actuellement à l’échelle internationale, avec des logiques trumpistes à l’œuvre un peu partout, qui visent à installer une logique de la loi du plus fort, de la soumission.

    L’extrême droite est également attirée par la censure…

    P.Dh. : Il y a, dans ce qui est à l’œuvre dans la société aujourd’hui, une forme de censure, effectivement, et d’autocensure parfois, qu’on cherche à imposer à certains acteurs sociaux et culturels à travers un certain nombre d’injonctions. On voit bien aussi de quelle manière sont utilisés certains médias pour essayer de faire pression, de reconfigurer l’espace du débat et la possibilité de dire. Donc oui, la censure fait partie des pratiques de l’extrême droite, l’atteinte à la liberté d’expression et de création. On observe aussi une sorte d’abaissement du débat public comme de notre conception d’être humain. Lorsque des commentateurs de la vie publique, qui en sont en réalité des acteurs, expliquent qu’ils disent tout haut ce que la majorité pense tout bas, on est dans l’ordre de la pulsion, de l’individualisme forcené. La culture peut être un antidote puissant face à tout ça.

    Quel est l’enjeu, le sens de ces nouveaux états généraux ?

    P.Dh. : Nous voulons créer dans la société un mouvement pour la culture. Pas un mouvement qui rassemble uniquement des gens dont la culture est le métier, même s’ils en sont pleinement partie prenante. Nous voulons que cette question soit une grande question démocratique et citoyenne. C’est pour ça que ce mouvement a vocation à s’enraciner dans le local, avec des initiatives, je l’espère, un peu partout dans le pays, qui ont commencé. Et aussi avec une portée nationale : c’est un mouvement qui veut installer une dynamique incontournable pour peser dans le rapport de force, empêcher qu’on continue cette dégringolade des politiques publiques et imaginer les politiques publiques dont nous avons besoin aujourd’hui. On va donc s’intéresser à tous les champs de la culture, depuis le spectacle vivant et les arts plastiques jusqu’au livre en passant par les médias. Tout un tas d’acteurs sont engagés dans cette démarche et nous allons tenter de la construire ensemble.

  • Les vœux de fraternité du maire de Port-de-Bouc pour l’année 2026

    Les vœux de fraternité du maire de Port-de-Bouc pour l’année 2026

    « Faire preuve de fraternité, c’est tout d’abord apprendre à se connaître soi-même et avoir la capacité à se mettre à la place de l’autre. » Le maire communiste de Port-de-Bouc, Laurent Belsola, s’est montré quelque peu philosophe lors de la traditionnelle cérémonie des vœux à la population, salle Gagarine, ce jeudi soir. L’élu a notamment abordé le « vivre-ensemble, qui fait que peu importe d’où nous venons, nous construisons une société fondée sur le respect de l’autre, de ses différences et de ses aspirations ».

    Le premier magistrat n’a pas manqué de rappeler « la signature historique du contournement autoroutier », de la Ville, obtenu après 50 ans de lutte des élus communistes de Port-de-Bouc et de Martigues. Laurent Belsola a d’ailleurs salué la présence de Pierre Dharréville et de Gaby Charroux, figures de ce combat

    « Le budget fond »

    Le maire, candidat à sa réélection, a rappelé le rôle des élus locaux, « en première ligne pour répondre aux habitants, malgré le peu de reconnaissance pour leur travail et leur statut ». « Nous faisons face à une équation quasi insolvable : comment apporter des réponses à nos administrés lorsque les budgets des communes fondent comme neige au soleil ? », tance l’élu. « La tâche est difficile, elle demande du courage et de l’espoir », conclut le maire, entouré du conseil municipal… à l’exception du conseiller d’opposition Pascal Spanu (RPR), soutenu par l’extrême droite aux municipales .