Tag: Pézenas

  • [Quoi de neuf] Bernard Morin : « Il y a le feu au niveau de la misère, du climat, de la paix »

    [Quoi de neuf] Bernard Morin : « Il y a le feu au niveau de la misère, du climat, de la paix »

    Françoise Verna : Vous organisez la Journée mondiale du refus de la misère à Montpellier, Pézenas et Béziers ce samedi 17 octobre. C’est une première cette coorganisation sur ses trois villes de l’Hérault ? En quoi ces liens sont importants ?

    Bernard Morin : Pézenas, cela fait plus de quinze ans qu’ils agissent ensemble en collectif. Béziers c’est la première année qu’ils le font sur les Allées Paul-Riquet et la Colonie Espagnole. Et à Montpellier cela fait 25 ans que cela existe. Pourquoi ce lien cette année entre les trois communes ? Parce qu’il y a vraiment le feu au niveau de la misère, du climat, de la paix, de la société. On s’est dit qu’il serait judicieux de faire savoir à Béziers, à Pézenas et à Montpellier, aux trois coins de l’Hérault, que nous sommes reliés.

    Olivier Nottale : Justement nous sommes en ligne avec Serge Pesce depuis Béziers membre du pacte civique et du Pacte du Pouvoir de vivre biterrois. Comment construisez-vous cette journée ?

    Serge Pesce : C’est un collectif qui s’est constitué à Béziers dans le cadre du Pacte pour le pouvoir de vivre, une initiative lancée par de nombreuses associations et ONG au niveau national. Il y en a une quarantaine qui agissent dans le secteur social, citoyen, caritatif le plus divers. Sur Béziers, ce groupe a associé différentes structures : ATD-Quart Monde, la Ligue des Droits de l’Homme, la CFDT, le Pacte civique et un acteur très local, la Colonie espagnole qui est implantée en plein de Béziers dans un quartier touché par la problématique de la pauvreté.

    Françoise Verna : Où peut-on vous retrouver ?

    Serge Pesce : Nous serons présents sur les Allées Paul-Riquet de 14h à 17h pour échanger avec les Biterrois et rappeler la situation de la pauvreté sur la ville. La pièce de théâtre So so Sobriété sera jouée le soir à 18h à la Colonie espagnole.

    Olivier Nottale : Le thème, cette année, de la Journée mondiale du refus de la misère est, je cite : « Défendons la paix, pour un monde habitable : justice sociale et environnementale ». C’est fondamental de lier justice sociale et environnementale ?

    Serge Pesce : Malheureusement, la situation de misère, de pauvreté, elle s’additionne, se cumule. Le premier degré de la misère, c’est la misère financière, bien sûr. Mais, ces personnes sont aussi les premières à être victimes d’une misère culturelle, d’une misère sociale, dans la qualité de la vie, le logement. Ce sont les personnes qui sont le plus nombreuses dans les passoires thermiques où l’on crève de chaud l’été et de froid l’hiver. Elles ont moins accès aux soins, aux médecins. Les personnes fragiles vivent cela dans tous les domaines de la vie.

    Olivier Nottale : L’objectif est d’être force de proposition ?

    Bernard Morin : Il faut savoir de quoi on parle en premier. Sur Montpellier, cela fait six ans que nous existons. On a commencé par bredouiller mais depuis maintenant deux ans on travaille, on agit sur le logement en lien avec la mairie, dans des commissions. Nous allons travailler avec tout le réseau de l’éducation populaire sur Montpellier en lien et avec le soutien technique de la Ville.

    Françoise Verna : Vous avez fait un travail de fond sur la pauvreté à Béziers, une des villes, si ce n’est la ville, la plus pauvre de France. Quelles en sont les grandes lignes ?

    Serge Pesce : Le seuil de pauvreté, c’est 50% du revenu median qui lui est d’environ 1 500 euros par mois. En France, 14% de la population est à ce niveau [750 euros/mois], soit 9 millions de personnes. Et bien à Béziers, nous sommes à 36%. Si l’on regarde de plus près, cela concerne une population de moins de 30 ans où il est de 48%. La situation de famille monoparentale conduit à la pauvreté presque inéluctablement. C’est une situation qui a beaucoup évolué en France : Il y avait 10% de familles monoparentales en 1968, nous avons dépassé 26% en France au début des années 2020. Et cette fois encore, spécificité à Béziers, il y a 40% de familles monoparentales.

    Olivier Nottale : Bernadette Chamouton vous êtes membre du collectif du pouvoir de vivre de Pézenas. Samedi, la Journée du refus de la misère se déroule au lycée agricole. Il y aura notamment un stand de Territoire Zéro Chômeurs. Pourquoi ce projet est en difficulté ?

    Bernadette Chamouton : Nous sommes en galère après pourtant six ans de travail sur ce projet. Tout était prêt mais le gouvernement a demandé au fonds d’investissement de bloquer l’argent et de stopper le projet qui devait démarrer début septembre. Nous avons fait signer une pétition sur le marché de Pézenas. Une lettre a été envoyée au ministre du travail et même au président, monsieur Macron. Le projet est prévu, budgété. C’est une volonté de ne pas le réaliser. Des salariés attendent un travail depuis des années.

    Nous sommes dans l’incertitude sur ce projet important mais on ne baisse pas les bras car la création du collectif a créé une ambiance citoyenne à Pézenas.

    Consultez le programme complet et écoutez l’émission en cliquant sur le lien.

  • Avec le festival Pop Up Danse, la jeunesse entre dans la danse

    Avec le festival Pop Up Danse, la jeunesse entre dans la danse

    À Bessèges, dans les médiathèques et les crèches du Pays d’Uzès ou encore à l’Ombrière, la danse va, durant deux mois, aller à la rencontre des publics dans le cadre du festival Pop Up Danse, imaginé par La Maison danse – Centre de développement chorégraphique national Uzès Gard Occitanie. « L’idée c’est que ça “pop up” [littéralement « surgir », « jaillir », Ndlr] un peu partout sur le territoire », image sa directrice, Emilie Peluchon.

    Le festival, rappelle-t-elle, n’est que « la partie émergée » d’un projet plus vaste. Toute l’année, La Maison danse développe des actions d’éducation artistique et culturelle et de pratique de la danse pour les 0-18 ans, en itinérance dans le Gard. Entre 800 et 1 000 enfants sont ainsi concernés. Le projet défend également une certaine idée du collectif : « Pour moi c’est aussi une manière de raconter une certaine vision de la société, où toutes les générations sont considérées, ont un espace et sont les bienvenues. Pop up danse c’est certes pour et avec les enfants et les jeunes, mais c’est aussi pour tout le monde. »

    Le spectacle Plier, du Montpelliérain Virgile Dagneaux, ouvrira le bal mercredi 21 octobre à la halle des sports de Bessèges. À l’aube de ses 40 ans, après plus de 20 ans consacrés au hip-hop, le danseur s’interroge sur ce que le temps imprime dans un corps qui danse : les gestes, les chutes, les traces, mais aussi le plaisir et le défi de continuer. À ses côtés, de jeunes B-girls feront dialoguer les générations hip-hop. « On terminera en allant chercher le public, pour danser tous ensemble quels que soient nos âges, nos corps et nos techniques. »

    « Vivre la danse dans nos vies »

    La danse prendra ensuite une forme très ludique avec La Machine, « qui nous apprend à danser à partir de l’écriture Laban, une écriture comme le solfège pour la musique, mais en danse ». Cette borne d’arcade interactive dédiée à la danse contemporaine créée par la chorégraphe Valeria Giuga s’installe à la médiathèque d’Uzès du 30 octobre au 15 décembre, avant de poursuivre son itinérance à la médiathèque de la commune voisine de Saint-Siffret. Casque sur les oreilles, le joueur reproduit les mouvements d’un danseur à l’écran et apprend une courte séquence chorégraphique. « Ça fonctionne à partir de 4 ans, mais ça marche aussi si on a 80 ans ! », s’amuse Emilie Peluchon. Pendant les vacances, les 8-12 ans pourront s’en emparer lors de la semaine « Dessiner, danser, jouer », du 26 au 30 octobre à Uzès. Le vendredi 30, à la médiathèque d’Uzès, le spectacle Tournesol prolongera l’expérience : une danseuse accompagnée d’un musicien performera sur une des chorégraphies de la Machine.

    Les tout-petits ne seront pas oubliés, avec un projet en immersion dans les crèches de l’Uzège durant la semaine du 2 novembre. Avec Cou erture, la chorégraphe Pauline Valentin et une chanteuse lyrique « plongent les enfants dans un univers un peu magique entre danse, musique et objets. Au fur et à mesure de cette chorégraphie naît une cabane dans laquelle les enfants peuvent venir se glisser », décrit Emilie Peluchon.

    L’Ombrière accueillera ensuite, le 25 novembre à 16h30, Valse avec W., de Marc Lacourt. Six danseurs, une moquette, un frigo, des cow-boys et des monstres composent une valse joyeuse et décalée, où l’on s’amuse « même des peurs ». Dernier rendez-vous mardi 15 décembre à 19h30 à la salle polyvalente d’Uzès avec Un virage pour Jacky, de Magda Kachouche. Le spectacle retrace le parcours de Jacky Medefo, né au Cameroun et arrivé en France à 11 ans, dont la rencontre avec la danse à l’école a contribué à tracer le chemin.

    Spectacles, ateliers, rencontres ou installations : Pop Up Danse multiplie les occasions de découvrir la danse, mais surtout de la pratiquer et de la partager. « C’est une manière de vivre la danse dans nos vies. »

  • À Pézenas, le Printival joue son avenir

    À Pézenas, le Printival joue son avenir

    Le contraste est saisissant. Au printemps dernier, près de 12 000 festivaliers se pressaient à Pézenas pour l’édition 2026 du Printival Boby Lapointe. Quelques mois plus tard, l’association qui porte ce rendez-vous consacré à la chanson francophone se retrouve pourtant au bord du précipice.

    « Le Printival traverse aujourd’hui la période la plus difficile de son histoire », confie l’équipe dans une lettre ouverte publiée le 9 septembre. Début août, l’association, en grandes difficultés financières, a en effet déposé une demande de mise en redressement judiciaire auprès du tribunal. « Deux scénarios sont désormais possibles : un plan de continuation permettant de poursuivre l’activité après restructuration, ou une liquidation judiciaire mettant fin à l’association. »

    Pour tenter de favoriser le premier scénario, le Printival lance une campagne de soutien dans l’objectif de récolter 50 000 euros. « Cette mobilisation doit permettre de contribuer à stabiliser la situation financière de l’association », expliquent ses responsables. Elle doit également témoigner « du soutien dont bénéficie le Printival auprès de son public, de ses partenaires et de l’ensemble de son écosystème ».

    Un déficit lié à plusieurs recettes manquantes

    Le Printival a vu le jour en 2000 sous l’impulsion de Jacky Lapointe, fils de Boby Lapointe, et Sam Olivier, avec l’objectif de célébrer l’œuvre du chanteur piscénois. À partir de 2009, la petite-fille de Boby, Dany Lapointe, a repris la direction du festival, dont elle a largement élargi les horizons, fidèle toutefois à l’esprit initial de la manifestation : l’amour des mots, de la poésie et du partage. Depuis plus de vingt-cinq ans, le Printival défend donc la chanson francophone, faisant vivre la mémoire de Boby Lapointe tout en accompagnant de nouvelles générations d’artistes. Son activité dépasse les quelques jours du festival : l’association mène également des actions culturelles tout au long de l’année et développe des projets d’accompagnement et de création.

    Comment expliquer cette situation après une édition 2026 à succès ? Le festival a en effet enregistré un résultat positif d’environ 6 000 euros. Les difficultés actuelles proviennent plutôt d’un cumul d’écarts entre les prévisions budgétaires de la saison 2025-2026 et les recettes finalement perçues. L’association évoque « environ 12 000 euros de mécénat en moins que prévu, près de 10 000 euros de recettes en moins sur l’accompagnement d’artistes et environ 28 000 euros de subventions qui n’ont finalement pas été obtenues. Ces écarts, pris ensemble, ont fortement fragilisé l’équilibre financier de l’association ».

    L’équipe, le conseil d’administration et les partenaires travaillent désormais à un plan de restructuration. « Des décisions difficiles ont déjà été prises [trois contrats n’ont déjà pas été renouvelés, Ndlr.]. Certaines activités vont être revues et plusieurs postes sont concernés afin d’adapter le fonctionnement de l’association à sa nouvelle réalité économique. » Les 50 000 euros recherchés doivent permettre de « consolider la situation financière de l’association, de faire face à ses engagements les plus urgents et de lui donner les meilleures chances de poursuivre ses activités ».

    L’équipe a choisi de rendre publique sa situation avant même la décision du tribunal. « Nous ne savons pas encore de quoi demain sera fait. Mais tant qu’il existera une possibilité de faire vivre le Printival, nous mettrons toute notre énergie à la défendre. »

    * La collecte « Ensemble, unis pour le Printival » est ouverte sur HelloAsso

  • Le musée de Lodève invite au voyage intérieur avec l’expo d’Anouck Manzoni

    Le musée de Lodève invite au voyage intérieur avec l’expo d’Anouck Manzoni

    Des œuvres qui trouvent une résonance singulière avec les collections de géologie et de paléontologie du musée de Lodève. « Élaborées par un processus de sédimentation, elles mettent en jeu des temporalités lentes et des transformations de la matière qui rappellent celles à l’œuvre dans les phénomènes géologiques. Entre dépôt et empreinte, elles donnent forme à une matière traversée par le temps, évoquant des traces végétales, minérales ou cosmiques », décrit le musée dans sa présentation de l’exposition.

    « Anouck Manzoni crée un médium à base d’encres et de pigments qui, une fois appliqués au pinceau sur le papier, dessine des Rhizomes. (…) Tel le test de Rorschach ou la paréidolie, ses dessins et peintures sur papier s’adressent à l’inconscient collectif. Ils invitent le spectateur à l’introspection, la quête de son essence, sa nature profonde. Anouck Manzoni questionne notre relation au vivant et l’interconnexion de tous les éléments, sans hiérarchie aucune. »

    Le vernissage se déroulera samedi 19 septembre à 11h, en pleine effervescence des Journées européennes du patrimoine.

    Ce même jour, l‘artiste animera, à 14h et 16h, des visites commentées pour dévoiler les secrets de ses mystérieuses sédimentations colorées (gratuit sur réservation). Une expérience visuelle et sensorielle à ne pas manquer cet automne.

  • Pézenas : un coup de pouce pour le budget rentrée

    Pézenas : un coup de pouce pour le budget rentrée

    Comme chaque année à l’approche de la rentrée, le Secours populaire de l’Hérault (SPF 34) organise et participe à des collectes solidaires de fournitures. Différentes initiatives se déroulent dans le département, comme à Pézenas, en partenariat avec le centre social Ambroise-Croizat.

    « On réceptionne dans nos locaux des dons de fournitures neuves ou en très bon état », indique Sophie Lebouc, chargée de l’accueil et des animations du centre social. « Nous mettons un point d’honneur à ce que chacun puisse démarrer l’année dans de bonnes conditions. Or la rentrée a un vrai coût pour certaines familles », poursuit-elle. « Les familles qu’on accueille ont des revenus de plus en plus faibles », confirme Martine Girault, secrétaire du comité du Secours populaire de Pézenas, qui récupère et distribue les fournitures collectées par le centre social. « Elles disposent d’environ 2 euros ou moins par jour et par personne pour vivre. Donc un cahier à 1,5 euro ou 2 euros, c’est beaucoup », insiste-t-elle.

    Également une aide à la pratique sportive et culturelle

    L’allocation rentrée scolaire (ARS), versée à certaines familles sous conditions de ressources pour un montant allant de 426,87 à 466,02 euros en fonction de l’âge de l’enfant, constitue bien sûr une aide précieuse, « mais elle fond très vite et n’est pas toujours suffisante. Car les familles doivent respecter ces fameuses listes qui détaillent les fournitures pour chaque matière. Il y a aussi le fait qu’on veut faire plaisir à son enfant, qu’il a grandi, qu’il faut lui acheter des chaussures neuves, des vêtements… »

    Cette année, à Pézenas, l’aide en matière de fournitures scolaires est ciblée sur les collégiens, qui sont environ 70. Une première distribution a eu lieu le 26 août « car les familles sont soucieuses que leurs enfants fassent leur rentrée avec du matériel », mais la collecte se prolonge jusqu’au 3 septembre et les familles bénéficiaires pourront ensuite ajuster en fonction de leurs besoins.

    Depuis plusieurs années, la Fédération du Secours populaire de l’Hérault propose également, à la rentrée, une aide à la pratique sportive et culturelle, « très appréciée par les familles  ». « Ces enfants doivent pouvoir avoir des activités comme les autres. Or la pratique sportive et culturelle reste chère. On contribue donc au paiement d’une partie de l’activité choisie. Sur Pézenas, cela concerne 35 enfants. On a un budget de plus de 2 000 euros pour aider ces familles. » De son côté, le centre social Ambroise-Croizat organise également cette année, en partenariat avec le Lieu Ressources de Pézenas, une opération de lutte contre la fracture numérique en collectant des ordinateurs portables inutilisés. Les équipements récupérés seront reconditionnés par le Lieu Ressources avant d’être redistribués à des personnes qui en ont besoin.

  • À Pézenas, le festival Molière célèbre Marcel Pagnol

    À Pézenas, le festival Molière célèbre Marcel Pagnol

    « Marcel Pagnol est un peu le fil conducteur de cette édition du festival Molière. » Armand Rivière annonce la couleur. À l’aune de la manifestation culturelle – qui se tiendra du 1er au 7 juin – le maire PS de Pézenas entend faire du festival une sorte d’hommage à l’écrivain provençal. En effet, un des points forts de la manifestation sera à n’en point douter la représentation de Marius, de la Compagnie Le grenier de Babouchka, mis en scène par Jean-Philippe Daguerre, lauréat de 5 Molières 2025 pour Du charbon dans les veines (2 juin, à 20h au théâtre de Pézenas). Ce dernier est par ailleurs parrain de l’édition. Le lendemain, sera projeté le biopic Marcel et Monsieur Pagnol, film d’animation réalisé par Sylvain Chomet (14h30).

    L’auteur de La gloire de mon père ne sera pas le seul à être mis en lumière puisque l’on retrouve également une adaptation du Capitaine Fracasse, héros du roman éponyme de Théophile Gautier (6 juin, 21h30 au théâtre de la Verdure). Encore, la Compagnie Dinamo théâtre présentera La folie d’Isabelle, écrite au XVIe siècle pour la comédienne Isabella Andreini (7 juin, 17h30, place Canabasserie). Aux côtés de ces classiques, on retrouve des pièces traitant de sujets sociétaux, à l’instar de L’homme qui plantait des arbres par la Compagnie Théâtre des turbulences, fable écologique sur la déforestation et la raréfaction de l’eau (3 juin, 19h, aux jardins familiaux). « C’est une volonté globale du festival et de la saison culturelle en général de Pézenas, à savoir voir des pièces classiques, revisitées ou non, qui sont des invitations à réfléchir et d’autres qui posent des enjeux de société pour amener le débat », fait valoir Armand Rivière.

    Balade nocturne

    Si les professionnels ont leur rond de serviette au festival, les amateurs et élèves ne sont pas oubliés. « Pézenas compte de nombreuses compagnies professionnelles et amateurs, nous voulions ouvrir nos scènes, nos salles à ceux qui participent à la création toute l’année. Nous faisons aussi le choix de semer des graines en jouant devant des publics scolaires », poursuit l’édile socialiste. En ce sens, sont prévues deux cartes blanches : pour les amateurs (6 juin, 10h, place Canabasserie) et pour les lycéens (1er juin, 17h, auditorium Bobby-Lapointe).

    Une programmation alléchante pour attirer un public plus ou moins familier des planches de théâtre. Et pour aller chercher ces derniers, la mairie mise sur ses scènes en plein air, réparties aux quatre coins de la ville. Comme le château du parc où se jouera Croire aux fauves, de la Compagnie Les arts oseurs (5 juin, 22h15). Une aventure nocturne entre musique et récit, au cœur d’un espace boisé (compter 20 minutes de marche pour s’y rendre). Pour ceux ne trouvant toujours pas chaussure à leur pied, le festival ne se restreint pas au théâtre. « Nous ne voulions pas être fermés sur un seul art mais mêler différentes formes, avoir plusieurs canaux tournés vers la culture. Nous travaillons par exemple avec les Éditions Domens, créées à Pézenas. Nous souhaitons les promouvoir et les soutenir en en leur ouvrant un lieu le temps d’une journée [5 juin, 18h, gare du Nord, Ndlr] », souligne Armand Rivière. Théâtre, cinéma, photos, lecture, expos, le public va être comblé.

    Programme complet à retrouver sur ville-pezenas.fr.

  • Le Printival enchante Pézenas

    Le Printival enchante Pézenas

    Concerts de jour ou de soirée, spectacles jeune public, vitrines artistiques… Durant 4 jours, du 22 au 25 avril, Pézenas va vivre au rythme bouillonnant du Printival. Créé en 2000 par Jackie Lapointe, le fils de Boby, et Sam Olivier, ce festival dédié à la chanson francophone, aujourd’hui piloté par la petite-fille du célèbre chanteur à la marinière, a conservé son esprit d’ouverture, d’éclectisme et de fantaisie. La recette d’un succès qui ne se dément pas, puisque la manifestation attire quelque 7 000 participants chaque année.

    Du solo intimiste à la transe collective, de la pop électro à la chanson engagée, la diversité est au rendez-vous de cette nouvelle édition qui propose, c’est une nouveauté, des pass festival 2 jours (50€ – 6 artistes) et 3 jours (75€- 9 artistes) permettant de composer un parcours à la carte.

    4 grandes soirées concert

    Comme chaque année, quatre grandes soirées ponctueront le festival. C’est la pop de Zaza Fournier qui ouvrira le bal mercredi 22 avril à 20h30 avec son nouveau spectacle « Fièvre humaine », dans lequel « elle raconte son parcours de femme  », décrit Dany Lapointe. Elle sera précédée du « parcours chanson » : 9 artistes sélectionnés sur un appel à candidatures présenteront des chansons qu’ils auront écrites et composées collectivement au terme de 6 jours de collaboration.

    Jeudi 23 avril à 21h, le Montpelliérain Dimoné dévoilera son nouveau spectacle en trio accompagné de Jean-Christophe Sirven et Alban Barate, avant de laisser la place à David Walters qui tisse, entre beats électroniques et folk acoustique, un univers métissé où s’entrelacent ses racines afro-caribéennes et ses inspirations modernes.

    Vendredi 24 avril à 21h, soirée féminine avec Alma Rechtman, « dont les textes sont des poèmes écorchés, des confidences, parfois des coups de griffes », qui assurera la première partie de Mathilde, « une artiste à la voix magnifique qui a fait The Voice en 2015, qui vient du chant lyrique et qui est très engagée dans les luttes féministes », présente Dany Lapointe.

    Samedi 25 avril à 21h, enfin, bouquet final avec le groupe montpelliérain Full Tükan, qui fait se croiser la techno et les sonorités latines, suivi de Vaudou game, « du funk dansant qui emmène dans une sorte de transe collective et joyeuse. »

    Mais le festival battra également son plein en journée, avec des concerts à midi (gratuits) puis à 19h, des spectacles jeune public ou encore des vitrines artistiques*.

    Enfin, moment emblématique du Printival à ne pas rater  : le fameux « concours de marinières » (samedi 25 avril à 17h) en hommage à Boby Lapointe, qui a réuni 3 400 personnes sur le cours Jean Jaurès l’an dernier !

    * Infos et billetterie : printivalbobylapointe.com

  • Le Printival enchante Pézenas

    Le Printival enchante Pézenas

    Concerts de jour ou de soirée, spectacles jeune public, vitrines artistiques… Durant 4 jours, du 22 au 25 avril, Pézenas va vivre au rythme bouillonnant du Printival. Créé en 2000 par Jackie Lapointe, le fils de Boby, et Sam Olivier, ce festival dédié à la chanson francophone, aujourd’hui piloté par la petite-fille du célèbre chanteur à la marinière, a conservé son esprit d’ouverture, d’éclectisme et de fantaisie. La recette d’un succès qui ne se dément pas, puisque la manifestation attire quelque 7 000 participants chaque année.

    Du solo intimiste à la transe collective, de la pop électro à la chanson engagée, la diversité est au rendez-vous de cette nouvelle édition qui propose, c’est une nouveauté, des pass festival 2 jours (50€ – 6 artistes) et 3 jours (75€- 9 artistes) permettant de composer un parcours à la carte.

    4 grandes soirées concert

    Comme chaque année, quatre grandes soirées ponctueront le festival. C’est la pop de Zaza Fournier qui ouvrira le bal mercredi 22 avril à 20h30 avec son nouveau spectacle « Fièvre humaine », dans lequel « elle raconte son parcours de femme  », décrit Dany Lapointe. Elle sera précédée du « parcours chanson » : 9 artistes sélectionnés sur un appel à candidatures présenteront des chansons qu’ils auront écrites et composées collectivement au terme de 6 jours de collaboration.

    Jeudi 23 avril à 21h, le Montpelliérain Dimoné dévoilera son nouveau spectacle en trio accompagné de Jean-Christophe Sirven et Alban Barate, avant de laisser la place à David Walters qui tisse, entre beats électroniques et folk acoustique, un univers métissé où s’entrelacent ses racines afro-caribéennes et ses inspirations modernes.

    Vendredi 24 avril à 21h, soirée féminine avec Alma Rechtman, « dont les textes sont des poèmes écorchés, des confidences, parfois des coups de griffes », qui assurera la première partie de Mathilde, « une artiste à la voix magnifique qui a fait The Voice en 2015, qui vient du chant lyrique et qui est très engagée dans les luttes féministes », présente Dany Lapointe.

    Samedi 25 avril à 21h, enfin, bouquet final avec le groupe montpelliérain Full Tükan, qui fait se croiser la techno et les sonorités latines, suivi de Vaudou game, « du funk dansant qui emmène dans une sorte de transe collective et joyeuse. »

    Mais le festival battra également son plein en journée, avec des concerts à midi (gratuits) puis à 19h, des spectacles jeune public ou encore des vitrines artistiques*.

    Enfin, moment emblématique du Printival à ne pas rater  : le fameux « concours de marinières » (samedi 25 avril à 17h) en hommage à Boby Lapointe, qui a réuni 3 400 personnes sur le cours Jean Jaurès l’an dernier !

    * Infos et billetterie : printivalbobylapointe.com

  • Après Lunel, l’Agglo Hérault Méditerranée pour la droite ?

    Après Lunel, l’Agglo Hérault Méditerranée pour la droite ?

    Dans l’Hérault, les élections communautaires qui s’enchaînent depuis la fin des municipales confirment les difficultés de la gauche. Hormis le cas de Montpellier où Michaël Delafosse devrait rallier à lui la plupart des maires de droite de la Métropole, c’est souvent l’inverse qui se produit.

    Mercredi 1er avril, le maire de Villetelle, Jérôme Boisson, a été réélu président de l’Agglo de Lunel. Contrairement à l’été dernier où suite au décès du maire de Lunel, Pierre Soujol, Paulette Gougeon avait (en vain) tenté sa chance, la maire réélue le 22 mars a préféré trouver un accord plutôt que de recandidater. Elle est la première adjointe de Jérôme Boisson.

    Des maires « sans étiquette » de droite

    Côté Hérault Méditerranée, l’enjeu est plus élevé encore plus qu’il s’agit de savoir si après avoir mis la main du Agde, le RN d’Aurélien Lopez-Liguori pourrait faire main basse sur l’Agglo. Certes l’ancien maire Gilles d’Ettore (LR) dont la mise en examen dans l’affaire de la voyante aura provoqué la chute de son successeur Sébastien Frey (LR), était l’ancien président incontesté. Sur le papier, il y aurait une certaine logique à ce que le président soit issu de la 4e ville de l’Hérault. Mais pas quand il vient d’un parti anti-républicain.

    Face à cette menace, dont les effets se sont déjà produits à Béziers par exemple, on aurait pu s’attendre à ce que les 19 maires fassent bloc et tournent leur regard vers la seconde commune du territoire, à savoir Pézenas. Ce n’est pas ce qui s’est produit ces derniers jours. Si le maire socialiste Armand Rivière était tout disposé à se présenter, sa candidature n’a pas reçu le soutien escompté auprès des édiles. Lesquels, à la suite de deux réunions, semblent s’être mis d’accord pour se ranger derrière la maire de Portiragnes, Gwendoline Chaudoir, dont l’absence d’étiquette politique a été préférée.

    En réalité, elle est clairement de droite puisque dès 2019, elle avait adhéré à Agir, la droite constructive, le micro-parti créé en 2017 par les Républicains rejetés de leur groupe à l’Assemblée pour leur volonté de travailler avec E. Macron. Autrement dit, les maires soi-disant « sans étiquette » de Vias, Bessan, Montagnac (…) penchent clairement à droite. D’autant que si un deal était conclu, A. Lopez-Liguori pourrait récupérer plusieurs vice-présidences (il en réclamerait 4), peut-être même la première. Réponse mardi 7 avril mais on est très loin d’un front républicain contre l’extrême droite.

  • Agde : la « perle noire » emportée par une vague brune

    Agde : la « perle noire » emportée par une vague brune

    Perceptible dès le soir du 1er tour où Aurélien Lopez-Liguori était arrivé largement en tête (38,44%), la catastrophe a bien eu lieu, dimanche 22 mars en Agde. Le sage retrait du maire sortant Sébastien Frey (3e avec 20,74%) n’y a rien fait. La « perle noire de la Méditerranée » s’est fait emporter par une vague brune. Dans son duel qui l’opposait au médecin agathois divers droite Thierry Nadal (45,13%), Aurélien Lopez-Liguori (54,87%) l’a emporté avec 1 652 voix d’avance et une participation correcte (64,75%) qui ne laisse aucune place au doute.

    Quatrième ville la plus peuplée du département, Agde est donc la première ville héraultaise à basculer aux mains du RN. Terrible pour les habitants de ce territoire sinistré qui compte l’un des taux de chômage les plus élevés de France (17,6%). Mais est-ce bien étonnant ? Dès 2007, Agde avait massivement plébiscité N. Sarkozy (62,47% au 2e tour). Aux deux dernières Présidentielles de 2017 et 2022, M. Le Pen est chaque fois arrivée en tête contre E. Macron (54,37% puis 60,14%).

    Si bien qu’aux législatives 2022, l’élection du député RN Aurélien Lopez-Liguori (59,19%) au 2e tour contre le communiste Gabriel Blasco n’avait surpris personne. Pas plus que sa large réélection aux législatives anticipées de 2024. Ce qu’on n’aurait pas imaginé en revanche, c’est que le député RN soit reconduit dès le 1er tour (51,66%).

    A. Rivière (PS) contre le RN ?

    Nul besoin de se remémorer le score famélique de la gauche au 1er tour de ces municipales (Arthur Labatut 6,52%) pour savoir que depuis longtemps Agde penche très à droite. Mais jusqu’ici, Les Républicains gardaient la main localement. La folie des grandeurs de l’ancien maire démissionnaire (31 mai 2024) Gilles d’Ettore, mis en examen dans l’affaire de la voyante Sophia Martinez, a provoqué la bascule. Comptable aux yeux des électeurs de cette politique favorable aux promoteurs, son successeur depuis près de 2 ans, Sébastien Frey, n’a pas réussi à incarner le renouveau à droite. Du pain béni pour Lopez-Liguori qui laisse son siège de député à son suppléant, Bernard Chaumeil.

    Reste à savoir si l’ombre de l’extrême droite peut s’étendre jusqu’à l’Agglo Hérault Méditerranée. Brillamment réélu au 1er tour à Pézenas et en réflexion, Armand Rivière pourrait avoir des ambitions. Mais le socialiste n’a que 5 sièges à l’Agglo plus les 3 de son homologue PS Vincent Gaudy reconduit à Florensac contre 13 acquis au RN avec Agde. D’autant que le maire DVD de Bessan (4 sièges), Stéphane Pépin-Bonet, a de bonnes relations avec Lopez-Liguori. Sachant qu’il faut 30 sièges pour prendre l’Agglo, le choix des maires de Portiragnes, Lézignan ou Saint-Thibéry (…) sera prochainement décisif.