Tag: petite enfance

  • À Ollioules, la propriété léguée ne peut abriter une école privée

    À Ollioules, la propriété léguée ne peut abriter une école privée

    « Nous sommes navrés d’avoir à renouveler notre ferme opposition, quitte à saisir toutes les instances compétentes, à la cession de la propriété Fraisse léguée sous conditions à la ville d’Ollioules, telle qu’elle est présentée au conseil municipal. » Les élus d’opposition du groupe « Ollioules Autrement », Claudie Cartereau-Zunino (Les Écologistes) et Christian Bercovici (PCF) sont intervenus en séance publique pour faire lecture du courrier adressé au maire (LR) Robert Beneventi et à son adjointe à l’urbanisme Laeticia Quilici.

    Pour mémoire suite à leur demande auprès du préfet d’exercer un contrôle de légalité sur l’opération, le projet initial avait été suspendu. Ils s’étonnent donc aujourd’hui que le nouveau présenté ne tienne pas compte, selon eux, des causes initiales du report. Le représentant de l’État dans le département pointant alors un « projet s’éloignant de l’objectif poursuivi par le legs ».

    « Or non seulement les conditions du legs ne sont toujours pas respectées, mais elles ne le sont pas non plus dans le cahier des charges sur lequel devaient s’appuyer les candidats à l’achat de la propriété », dénonce la gauche.

    Et de rappeler une fois encore que Cécile Beckeric (épouse Fraisse), décédée en juin 2017, a fait dont de cette propriété à la collectivité à la condition que soit créé sur celle-ci un lieu destiné à la petite enfance. Ce qui n’est manifestement toujours pas le cas aujourd’hui, du moins pas dans son intégralité, environ un tiers seulement du bâti à venir.

    Le projet pour lequel le groupe Suprana se porte acquéreur prévoit la construction d’une école de 11 classes de la maternelle au collège. Ce qui présente pour commencer une vision quelque peu élargie du terme petite enfance.

    Mais ce qui choque encore plus la gauche et les écologistes c’est la nature de l’établissement hors contrat avec l’Éducation nationale qui doit y être érigé : le cours Tabarly, une école du réseau Espérance banlieues.

    « Peut-être n’avez-vous pas eu le loisir de lire les nombreux articles parus dans la presse nationale et syndicale évoquant les différentes enquêtes judiciaires concernant le réseau Espérance banlieues ? », lancent les élus d’opposition au maire. Plusieurs enquêtes sont actuellement en cours, mais aucune condamnation judiciaire définitive n’a eu lieu.

    « Quand on sait que le fondateur du réseau Espérance banlieues, Éric Mestrallet est proche des milieux catholiques intégristes dont certains militent pour l’abolition de la République, vous comprendrez qu’on s’étonne que la municipalité d’Ollioules puisse faciliter l’installation d’un établissement scolaire appartenant à ce réseau », ajoutent les élus. Et de conclure : « La ville ne peut pas trahir les conditions du legs et laisser se construire sur la propriété autre chose qu’un établissement pour jeunes enfants de 0 à 6 ans ! » Pour la municipalité, « la principale critique du préfet, qui avait évoqué l’existence d’un risque juridique”, portait sur des activités annexes aujourd’hui abandonnées ». Le nouveau programme s’inscrit donc, pour elle, dans une parfaite conformité.

    L’opposition va donc porter l’affaire devant le tribunal administratif.

  • Mieux comprendre les besoins des jeunes parents

    Mieux comprendre les besoins des jeunes parents

    Comment mieux accompagner les familles dès les premiers mois de vie de l’enfant ? C’est à cette question que le conseil départemental du Gard entend répondre avec le lancement de la démarche « Petits pas, grands pas ». Au cœur du dispositif : une enquête adressée aux parents et futurs parents afin de recueillir leurs besoins, leurs attentes mais aussi leur niveau de satisfaction concernant les services de la protection maternelle et infantile (PMI).

    Pour la collectivité, il s’agit d’un enjeu majeur de santé publique et de prévention. Le Conseil départemental rappelle que la PMI « accompagne les femmes enceintes, protège les tout-petits et soutient les familles gardoises ». Les équipes, composées notamment de sages-femmes, médecins, puéricultrices et psychologues, interviennent pour prévenir les risques, repérer les fragilités et accompagner les parents dès les premiers temps de la grossesse ou de la petite enfance.

    La démarche repose sur un questionnaire anonyme diffusé à l’échelle du département. Les participants sont invités à indiquer les raisons de leur premier contact avec la PMI, leur niveau de satisfaction ou encore les points forts et les axes d’amélioration du service. Les thèmes abordés vont du suivi de grossesse à l’allaitement en passant par le sommeil de l’enfant, les modes de garde ou les visites à domicile.

    Une enquête pour adapter les services

    Cette enquête constitue la première étape d’un travail plus large. Elle sera suivie d’un diagnostic des pratiques actuelles afin « d’améliorer l’accès aux services, la qualité des interventions et l’impact auprès des jeunes enfants et de leurs familles ».

    Développée avec le chercheur Thomas Delawarde-Saïas, de l’Université du Québec à Montréal, et l’agence Kalia, la démarche est déjà mise en œuvre dans plusieurs départements. Recommandée par la défenseure des droits Claire Hédon, elle vise notamment à renforcer l’accompagnement des familles les plus vulnérables et à prévenir précocement les inégalités de santé.

    Une synthèse des résultats de l’enquête doit être réalisée à l’automne prochain afin d’orienter les futures actions de prévention menées dans le Gard.

  • À Port-de-Bouc, une crèche ouvre aux Aigues douces en septembre

    À Port-de-Bouc, une crèche ouvre aux Aigues douces en septembre

    « C’est un gros soulagement » pour le maire (PCF) de Port-de-Bouc Laurent Belsola, après que sa colistière Naïma El Ghazzar ait proposé au conseil municipal de mardi soir d’autoriser l’ouverture d’une crèche privée de 35 places en septembre aux Aigues douces.

    Cette nouvelle structure, multi-accueil collectif pour enfants de moins de trois ans baptisé « Boubou and Co », comblera ainsi les besoins laissés en plan par l’ancienne crèche du sud, dont les locaux seront réutilisés. Un sujet qui fait également écho à l’annonce du transfert de la halte-garderie Odette Menot à la crèche publique Rambaldi en septembre, faute d’inscriptions.

    « Lorsqu’on nous a annoncé la fermeture de la crèche du sud, en décembre 2025, ça a été un drame de recevoir les familles. Le service éducation a été exemplaire et a trouvé des solutions en très peu de temps » retrace Laurent Belsola.

    « Nous adaptons

    le service public »

    C’est justement cette fermeture, l’hiver dernier, qui a conduit la majorité en place à « mener une réflexion sur la petite enfance et les modes de garde » selon le maire. « Il est important de s’adapter aux modes de garde des enfants. Nous adaptons le service public, qui doit répondre au plus grand nombre. C’est pour ça que nous avons décidé de transférer la halte-garderie Odette Menot, qui ne fait pas les repas, à la crèche Rambaldi » développe Laurent Belsola.

    C’est aussi pour l’édile une « question de mixité sociale, car toutes les familles qui déposaient leurs enfants à la halte Menot venaient de toute la ville, et souvent allaient ensuite au centre social ». La réciproque s’observera avec la prise en charge des enfants de la Presqu’île dans le quartier de Saint-Jean.

  • Des remaniements dans la petite enfance qui interrogent à Monteux

    Des remaniements dans la petite enfance qui interrogent à Monteux

    Les drapeaux rouges de la CGT flottaient devant l’entrée de la mairie de Monteux, ce lundi 22 juin, à l’occasion d’un rassemblement à l’appel des territoriaux de la commune contre des « conditions de travail de plus en plus difficiles », notamment dans le secteur de la petite enfance, assure le syndicat.

    Une cinquantaine de personnes étaient ainsi réunies en matinée. Un préavis de grève avait aussi été déposé par le syndicat. « On nous demande de plus en plus de choses », souffle Stéphanie Audibert, agente territoriale spécialisée des écoles maternelles (Atsem) à l’école Marcel-Pagnol. Elle pointe une réorganisation de son temps de travail afin de la faire intervenir également, lors des vacances scolaires, dans les centres aérés. Une demi-heure de travail par jour hors vacances a ainsi été levée pour être fléchée vers les périodes de congés. « Normalement, on s’occupait, à ces moments-là, de faire le ménage dans les écoles. Ça nous permettait un peu de couper aussi. Là, ça devient compliqué et cela va se ressentir dans notre travail. J’aime mon travail, mais plus comment je le pratique. On a presque une impression d’abattage », regrette-t-elle. Le syndicat demande entre autres une révision des 1 607 heures et une reconnaissance de la pénibilité de la fonction.

    Même constat pour trois des quatre directeurs des centres de loisirs associés à l’école (Clae) de Monteux, qui se sont également mobilisés, estimant ne « pas avoir été concertés » et que les modifications évoquées sont encore « très floues ». « On va nous demander à nous aussi de refaire à nouveau des fonctions d’animation alors que ce n’est pas censé être notre métier. On est en lien direct avec les familles sur de nombreux sujets. Nous ne sommes pas d’accord pour que l’on nous rajoute encore du temps de présence avec les enfants », déclarent Antony Saguet, Anaïs Raphanel et Barbara Barbet. Au total, 17 employés de la mairie étaient en grève.

    Négociations

    Les grévistes soulignent un manque de concertation avec les équipes municipales avant la prise de ces décisions. Un rendez-vous s’est bien tenu entre le secrétaire général CGT des territoriaux de Monteux, Stéphane de Castro, et le premier édile montilien, Patrice de Camaret (RN). Mais « le maire n’a pas voulu négocier nos revendications », assure le responsable syndical.

    De son côté, la municipalité assure que ce sont des « évolutions nécessaires ». Le maire souhaite que les employés des Clae et les Atsem, « des spécialistes de la petite enfance », participent aussi en milieu scolaire « pour rassurer après les scandales en mairie de Paris ». Et de lâcher qu’il s’agit d’« une grève surprenante », que la CGT « cherche à politiser l’affaire », et que les agents seraient « instrumentalisés ». D’autres discussions sont prévues dans les prochains jours.

  • À Sisteron, une crèche fermée après des arrêts maladie à la chaîne et un licenciement

    À Sisteron, une crèche fermée après des arrêts maladie à la chaîne et un licenciement

    La décision est tombée mardi soir : la crèche Les p’tits Babadins sera fermée pendant au moins trois mois, après que l’ensemble de ses salariés se soit mis en arrêt maladie sur fond de « management toxique ». L’une des salariées a elle été licenciée suite à une grève organisée en avril. 15 familles se retrouvent ainsi du jour au lendemain sans aucun mode de garde pour leurs enfants. « La réponse à la grève a été des sanctions, un licenciement et encore plus de toxicité dans le management », affirment les parents des enfants inscrits. « Les salariées sont encore en dépression, elles ne peuvent plus sortir de leur lit, elles pleurent tous les jours », décrit Audrey Marchal, mère d’un enfant gardé aux p’tits Babadins. Le nouveau directeur, arrivé il y a un mois, est lui aussi en arrêt maladie. « Il ne dort pas la nuit à cause du stress, il travaillait 50 heures par semaine », expliquent les parents. « Même les prestataires de musique ne viennent plus car ils n’étaient plus payés. Les prestations de ménage ont cessé. »

    Interrogée par un parent, la directrice d’exploitation a répondu ne « pas être en mesure de s’engager sur une réouverture à la rentrée ». Les parents ont du mal à trouver une solution pour faire garder leurs enfants, alors que les listes d’attente sont longues et que « les trois crèches municipales sont déjà pleines ». « Je m’arrange avec mon mari qui a pris des congés, mais je crains que l’un de nous perde son travail », témoigne une maman. Certains enfants font des terreurs nocturnes depuis la fermeture de la crèche. « Mon fils m’a dit qu’il pouvait se garder tout seul », rapporte Maëlia Paumard. Contactée, la direction n’a pas répondu à nos sollicitations. Le groupe d’opposition de gauche Demain Sisteron ! alertera de la situation au prochain conseil municipal.

  • Une crèche menacée de fermeture, les parents inquiets

    Une crèche menacée de fermeture, les parents inquiets

    La guerre est déclarée entre la communauté de communes et la crèche Hakuna Matata, ouverte en janvier à Saint-Maime : la direction et les parents craignent une fermeture, faute de subventions. Ce sont 37 familles qui risquent de se retrouver sans mode de garde et neuf salariés sans emploi. Cette crèche est « la plus remplie de l’intercommunalité », selon ses gérants. « Elle n’est pas en concurrence avec les autres, mais complémentaire : on ouvre plus tard le soir, si besoin le samedi », avance son président, Guillaume Santacreu. Selon lui, « un groupe de personnes a tout fait pour faire exploser le projet ». « Les personnes concernées font un blocage et nous mettent des bâtons dans les roues », affirme-t-il. Si la situation ne s’arrange pas, lui et sa sœur Victoria, directrice de la crèche, redoutent de devoir fermer à la fin du mois.

    « Comme j’avais peur que la crèche ferme, je me suis renseignée à celle de Saint-Michel-l’Observatoire, et la directrice m’a dit que la communauté de communes leur avait demandé de garder des places au cas où notre crèche fermait », affirme Léa, mère d’un des enfants gardés à la crèche Hakuna Matata. La majorité des enfants qui y sont gardés ont été refusés dans les autres crèches du territoire. Les listes d’attente sont longues pour réussir à décrocher une place. « Son père a dû arrêter de travailler pendant un an parce que la nounou a arrêté de le garder », témoigne Sarah Didierlaurent, mère du petit Sorën gardé à Hakuna Matata. « J’espère ne pas avoir à enlever mes enfants de cette crèche. J’en suis très contente : les horaires sont formidables pour ceux qui travaillent tard à Manosque. C’est pour ça que j’ai mis mes enfants ici », avance Léa.

    Un élan de solidarité

    Un véritable élan de solidarité a été initié par les parents d’enfants gardés à Hakuna Matata. L’une des mamans, qui a réussi à obtenir un rendez-vous avec le président de la communauté de communes, propose « une opération escargot dans son bureau », ou encore « une pétition en ligne à pousser sur tous les canaux possibles et imaginables ».

    Jeudi, les gérants de la crèche ont réussi à obtenir un rendez-vous le 30 juin avec la CAF, le Département et la communauté de communes. Les gérants de la crèche demandent 180 000 euros, puis 150 000 euros par an à l’intercommunalité.

    Contacté, le président de la communauté de communes explique que l’intercommunalité « compte déjà quatre crèches publiques ». « On savait qu’une telle activité était vouée à l’échec. Je refuse toute participation », explique-t-il. Selon lui, il y a assez de places pour accueillir les enfants dans les autres crèches. Le sujet est inscrit à l’ordre du jour du prochain conseil communautaire, qui aura lieu mardi à 14h30.

  • Une société varoise crée des biberons sans plastique

    Une société varoise crée des biberons sans plastique

    Après avoir donné naissance à son troisième enfant dans les années 2010, Allison Piraud s’interroge. Comment éliminer les plastiques des objets nécessaires au quotidien d’un nourrisson tels que les tétines et les biberons ? « Mon mari, qui travaille dans la plasturgie, me déconseillait formellement le plastique pour les risques de migration de substances vers le lait. Je me suis alors tournée vers le verre, mais il cassait. » Après deux années de recherche, l’idée du silicone pur de grade médical, matériau biocompatible (donc toléré par l’organisme), s’impose comme la meilleure alternative. Utilisé, comme son nom l’indique, en médecine, du soin infirmier jusqu’à la chirurgie, garanti sans BPA, BPS, phtalates, PVC, plomb ou nitrosamines, ce matériau ne libère aucune substance volatile ni microparticule sous l’effet de la chaleur, et constitue une alternative saine et sûre aux contenants alimentaires traditionnels. « Je cherchais un matériau qui puisse répondre à des exigences sanitaires extrêmement élevées pour des produits destinés aux nourrissons. Et au-delà de l’aspect sanitaire, le silicone médical est aussi un matériau durable et réutilisable, conçu pour durer dans le temps », souligne Allison Piraud. Elle lance alors l’entreprise Elhée, en 2018, dont le nom est inspiré de celui de sa fille, Éléonore.

    Objectif : multiplier le chiffre d’affaires par 3 ou 4

    Naît alors le « Biberond », premier produit de la gamme, un biberon anti-coliques, qui offre un confort digestif et sensoriel. Dans sa lignée sont conçus d’autres objets (tétines, tasses, chauffe-biberon…), en collaboration avec d’autres marques de l’univers de la puériculture, et bientôt une ligne de soins dermocosmétiques. Toujours avec une double visée sanitaire et écoresponsable : « Nos produits sont évolutifs, avec des accessoires interchangeables et des pièces détachées pour prolonger leur durée de vie et limiter les déchets. »

    Avec des produits imaginés à Toulon et conçus en Isère, Elhée entend privilégier des circuits courts, des matières premières sourcées en Europe et une conception durable. Actuellement « dans une phase d’accélération importante », tel que le décrit sa présidente, présente dans 35 pays, la marque revendique un chiffre d’affaires de 4 millions en 2025, et vise 7 millions cette année, puis 15 à 20 millions à l’horizon 2030. Des objectifs d’expansion qui vont « s’accompagner d’investissements industriels et du renforcement progressif des équipes », prévoit Allison Piraud, qui compte aujourd’hui cinq salariés et une vingtaine d’emplois indirects générés à travers ses partenaires industriels et ateliers français.

  • À Sisteron, les salariées d’une crèche, surmenées, en grève

    À Sisteron, les salariées d’une crèche, surmenées, en grève

    Soudées, les quatre salariées de la crèche se sont mises en grève et ont protesté devant leur lieu de travail toute la journée de jeudi. Les raisons de leur colère : « un profond désaccord et une profonde rupture de communication avec notre direction », explique Marion Michel, l’une d’entre elles. « Notre directrice a accepté un poste plus haut placé dans le réseau. Elle n’effectue donc plus certaines heures auprès des enfants, ce qui nous met en difficulté. On n’arrive pas à faire un travail de qualité », regrette-t-elle. Les enfants, âgés de trois mois à trois ans, demandent beaucoup de temps et d’attention. « On est fatiguées de cette situation, physiquement et mentalement, c’est du travail à la chaîne. »

    « ça nous mange le cerveau »

    « Les enfants le ressentent. On est beaucoup moins disponibles pour eux. Mentalement, ça nous mange le cerveau », déplore Marion Michel. L’une des salariées, Malaurie Chabat, doit faire « des heures en plus pour compléter le temps de travail de la directrice ». «Je suis rentrée avec une promesse d’embauche à 35 heures. Je l’attends toujours depuis 2024 », précise celle qui est toujours à 25 heures.

    Les salariées se plaignent également d’être payées « au SMIC », même pour l’une d’entre elles « diplômée depuis 19 ans ». Elles disent avoir subi « des pressions, des intimidations, du chantage » de leur directrice. Contactée, cette dernière n’a pas souhaité répondre. Les salariées ont prévenu la PMI (Protection maternelle et infantile), l’Inspection du Travail et la PDG du groupe de la crèche. « Elle nous a répondu qu’elle allait venir et que notre situation devait être traitée avec sérieux. » Elles sont également soutenues par l’union locale de la CGT.

  • Toulon, mauvaise élève où la gauche veut faire mieux

    Toulon, mauvaise élève où la gauche veut faire mieux

    Épinglé mauvaise élève en matière de droits des femmes par le rapport d’Oxfam, la municipalité toulonnaise ne dispose d’aucun adjoint chargé de l’égalité pas plus que de délégation. Or, dans le cadre de la campagne, la présence des femmes en tête de liste atteint des sommets avec 4 sur les 6 principales emmenées par des candidates.

    En lice, Magali Brunel (PS) pour une liste d’union à gauche, Josée Massi (DVD), maire sortante, Isaline Cornil (LFI) et Laure Lavalette pour l’extrême droite, avec des programmes diamétralement opposés en matière de droits des femmes et d’égalité. La première souhaitant justement mettre en place une délégation, augmenter le budget alloué à un planning familial en grande difficulté car confronté à une baisse de subvention qui met en péril 40% de ses lieux d’accueil (notamment dans la Provence verte). Magali Brunel promet aussi un soutien financier au CIDDF (Centres d’information sur les droits des femmes et des familles).

    L’insoumise Isaline Cornil dénonce elle aussi les coupes budgétaires, estimant que les droits des femmes passe par le maintien des services publics de santé de proximité. Elle propose un accompagnement social renforcé et un soutien aux associations locales qui œuvrent en la matière.

    À droite, Josée Massi résume elle la question à la petite enfance, l’aide aux familles et à l’accompagnement social. Elle entend également mettre le paquet sur la « tranquillité publique » pour permettre aux femmes d’occuper l’espace public.

    Engagée dans les mouvements pro-vie, la députée RN Laure Lavalette a elle voté contre l’inscription du droit à l’IVG dans la constitution en 2022 et prévoit de confier en cas de victoire à Mélanie Auzoux, Miss Var 2025, la vie étudiante, de la jeunesse et des droits des femmes.

    Plus de féminicides

    dans le Var qu’ailleurs

    Plus largement, dans un département particulièrement touché par les féminicides, avec des chiffres 7 fois et demie plus importants que dans le reste de la France en 2024 s’inquiétait dans nos colonnes la directrice générale de l’association AFL-Transition et 5 070 victimes de violences intrafamiliales dont 75 % des femmes en 2025, la question reste cruciale.

    Des maisons des femmes santé ont vu le jour, dont une à Toulon en janvier 2024 après celle de la Seyne en 2021. Plus d’une centaine de femmes ayant été accueillies sur les sites de Sainte-Musse et de l’hôpital George Sand. Deux maisons de protection des familles (MPF) ont également été créées à La Valette et à Draguignan, plus de 1 700 policiers et gendarmes ont été formés à l’accueil des victimes de violences intrafamiliales dans le Var.

  • Pierre Huguet veut désenclaver les quartiers Sud marseillais

    Pierre Huguet veut désenclaver les quartiers Sud marseillais

    Transports, services publics, équipements culturels et sportifs, propreté… Le candidat du Printemps marseillais dans les 9e et 10e arrondissements et adjoint à l’Éducation, Pierre Huguet (G.s), a présenté ce jeudi 5 mars un programme étoffé pour le secteur. L’idée générale : faire de ces quartiers éloignés du centre-ville des lieux de vie à part entière. D’abord en les desservant avec des transports en commun dignes de ce nom.

    En poussant notamment le tram plus au sud et à l’est. « C’est plus facile qu’un métro dont la Métropole n’a pas les moyens » estime Nicolas Hue (G.s), président du comité des usagers des transports marseillais et colistier. « Cela permet aussi de requalifier l’espace, quand c’est bien pensé », ajoute Pierre Huguet, qui imagine un parking relais à l’entrée de Saint-Loup. L’extension réalisée à La Gaye « n’a pas de sens, personne n’habite là, alors qu’au départ, la ligne devait desservir Dromel et la Rouvière, là, on a 7 300 personnes », analyse Sophie Guérard (DVG), adjointe au maire déléguée à la place de l’enfant dans la ville et colistière. Le réseau de bus serait revu. « Dans le 10e, c’est une catastrophe avec une seule ligne, le 18 », déplore Pierre Huguet. Pour mieux partager l’espace public, de vraies pistes cyclables, étanches au reste de la circulation, seraient construites.

    Des projets pour créer du lien social

    Côté équipements, dans le prolongement du travail mené lors de la première mandature sur la petite enfance, le Printemps veut ouvrir une grande médiathèque à Vallon-Régny, une bibliothèque à la Cayolle et une à Pont-de-Vivaux, dans un secteur totalement dépourvu. L’église Saint-Maurice pourrait devenir aussi un espace culturel. « On a réussi à la sauver, on veut en faire un projet en faveur du quartier », assure la tête de liste.

    Il entend accélérer sur le volet sportif en réhabilitant la piscine de Luminy, dossier déjà voté au conseil municipal. Sujet sur lequel la majorité sortante se sait attendue. « On a mis le paquet sur le savoir nager, pour les CP et CE1, mais on ne peut pas tout faire en un mandat », argue-t-il.

    Enfin, pour mieux vivre la ville et la préparer aux effets accrus du changement climatique, l’Huveaune serait aménagée de Saint-Marcel à la mer. Bref, tout pour créer du lien quand les citoyens peuvent se sentir relégués, un sentiment sur lequel s’appuie l’extrême droite, rappelle Nicolas Hue. « On ne demande pas aux habitants des 9-10 de voter contre le RN, mais pour un projet qui protège, rassemble et prépare l’avenir », conclut Pierre Huguet, paraphrasant volontiers Benoît Payan.