Tag: petite enfance

  • La Ville s’investit pour la petite enfance

    La Ville s’investit pour la petite enfance

    La visite, ce vendredi, de la crèche Chave, rythmée par les comptines et les jeux des enfants, était l’occasion pour les élus municipaux, Juliette Masson (Mad Mars) et Didier Jau (EELV), de constater la qualité des équipements de la structure et d’exprimer leur volonté de garantir « la qualité d’accueil, le bien-être des enfants et l’accompagnement des familles » dans toutes les crèches de la ville.

    La structure municipale a obtenu le label « Écolo-crèche » fin 2025. « On avait une structure qui se prêtait à la labellisation, mais elle implique quand même des changements de pratique. On a donc mis plein de choses en place, comme des projets en plein air pour les enfants ou notre processus de nettoyage sans produits chimiques, avec seulement de l’eau », explique Amélie Meyronneinc, la directrice. La crèche propose aussi une alimentation respectueuse de l’environnement, avec des produits issus de circuits courts, et se démarque par la présence de sols naturels dans ses espaces extérieurs. « C’est une fierté d’avoir obtenu ce label. C’est un dispositif qui plaît aux parents car c’est un gage de qualité par rapport à la garde de leurs enfants », ajoute-t-elle.

    La Ville a identifié les différents axes de progression pour les établissements d’accueil de la petite enfance. Juliette Masson assure qu’ils « ambitionnent de lutter contre les disparités territoriales en termes d’accueil, en ouvrant 1 000 places supplémentaires dans les crèches, et de garantir un accueil inclusif, de manière inconditionnelle, pour que tous les Marseillais de moins de 3 ans puissent s’épanouir ».

  • À Marseille, la grande colère des travailleuses de la petite enfance

    À Marseille, la grande colère des travailleuses de la petite enfance

    Frustration et déception sont palpables sur le visage de la soixantaine de travailleuses de la petite enfance rassemblées dans les locaux de l’unité locale FO 13, à Noailles, ce jeudi. Alors qu’une manifestation intersyndicale (CGT 13, FO 13, UNSA, FNEJE, CFDT, SNPPE, SNUTER-FSE 13), à l’appel du collectif « Pas de bébés à la consigne » devait se tenir à 14h, celle-ci a été annulée par la préfecture, indiquent les organisations, pour des raisons sécuritaires liées au mouvement lycéen.

    Assise à un pupitre aux côtés de représentants syndicaux et de travailleuses, Muriel Schneider, éducatrice de jeunes enfants dans une crèche associative marseillaise, se désespère : « C’est l’avenir de nos enfants et de la nation qu’on met en péril ». Cet épisode est vécu comme un signe de mépris gouvernemental par cette membre du collectif « Pas de bébés à la consigne », qui espérait ainsi faire entendre les revendications d’un secteur des crèches confronté à une crise chronique.

    Manque de moyens et de personnels, crèches qui ferment, manque de places disponibles, pénurie de vocations, turnover important, taux d’encadrement trop élevé, burn-out en chaîne… Les dysfonctionnements listés par les professionnelles sont légion dans la filière. Leurs conséquences transparaissent sur le visage des auxiliaires puéricultrices, assistantes maternelles et éducatrices de jeunes enfants présentes dans la salle.

    « Quand on se retrouve toute seule avec huit enfants et que l’un se blesse, on ne peut même pas aller le soigner : c’est de la maltraitance indépendante de notre volonté », confie la gorge serrée Aicha Abdallah-Ould, auxiliaire de puéricultrice et déléguée syndicale FO 13.

    Les déboires

    de la privatisation

    « La recherche de profit dans la prise en charge des personnes vulnérables, ça ne fonctionne pas », assure Aurélie De Brie, éducatrice de jeunes enfants ayant pris une pause après un burn-out dans une structure privée. « On se retrouve avec huit enfants et seulement sept repas, c’est vraiment comme ce qui est raconté dans le livre », ajoute Aïcha, faisant référence au livre-enquête Les Ogres de Victor Castanet (Flammarion ; 2024), où il décrit les dérives structurelles du gestionnaire privé People & Baby.

    Pour faire évoluer la situation, les idées fusent parmi les participantes : recenser tous les dysfonctionnements et fermetures de crèche dans des cahiers de doléances, faire une manifestation nationale, communiquer sur TikTok… « On pourrait récupérer toutes les couches usagées de nos crèches et les déposer devant la préfecture », ironise Aurélie.

  • Mille Formes lance sa saison 2 à Montpellier

    Mille Formes lance sa saison 2 à Montpellier

    Mille Formes change de saison, mais pas de cap. Ouvert en février dernier à Montpellier, le centre d’initiation à l’art pour les 0-6 ans, installé en plein cœur de Montpellier, quartier Antigone, a lancé le 16 septembre sa saison 2 après avoir accueilli près de 55 000 visiteurs.

    Gratuit et ouvert à tous, ce lieu culturel porté par la Ville et développé en partenariat avec le Centre Pompidou propose aux tout-petits de découvrir l’art en expérimentant, manipulant, construisant ou écoutant. La programmation de cette nouvelle saison s’inspire d’un album intemporel de Leo Lionni publié en 1970 : Petit Bleu et Petit Jaune. « À travers l’histoire de ces deux personnages qui, malgré leurs différences, deviennent des amis inséparables, l’album fait écho à l’esprit de Mille formes : la rencontre, le partage, le vivre ensemble », présente Lydie Marchi, directrice de l’établissement.

    Trois nouvelles propositions sont notamment à découvrir. Dans la Bulle aux Bébés, « Habiter les formes », du duo sétois Les Crafties, plonge les 0-2 ans dans un paysage sensoriel fait de feutre, de couleurs et de volumes. Il s’agit du premier dispositif artistique entièrement produit par Mille Formes Montpellier. Dans la Galerie, l’artiste Paul Cox transforme l’espace en immense terrain de construction : des milliers de blocs de bois et de mousses colorées permettent de construire routes, ponts, édifices et villes. Enfin, dans la Fourmilière, « Tisser en liberté », d’Émilie Queney, propose de revisiter le tissage à partir d’une machine itinérante et de matériaux insolites.

    Alternative aux écrans

    « À Mille Formes, on a l’ambition de travailler aussi avec les enfants, pas seulement pour eux », souligne Lydie Marchi. Cette philosophie se retrouve dans le MiMu, le mini-musée du centre, dont la nouvelle édition a été imaginée avec des enfants de deux centres de loisirs municipaux. « Ce sont les enfants qui ont choisi les œuvres et objets présentés, imaginé la scénographie et réalisé textes et cartels sonores. »

    Pour le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, Mille Formes constitue une alternative aux écrans pour les tout-petits. « Là, on les stimule, on les éveille, on les sensibilise », explique-t-il. La Ville assume un choix de service public, avec 16 agents publics mobilisés et des moyens consacrés au lieu. « Depuis que je suis maire, nous affirmons qu’il faut construire, penser la Ville à hauteur d’enfant, dans l’espace public mais aussi à travers une politique culturelle dont Mille Formes est le fer de lance », déclare le maire qui cite également l’implantation d’un « futur cinéma à hauteur d’enfants dans le quartier de Celleneuve ».

    Spectacles, ateliers, musique, danse, cirque et littérature compléteront cette saison 2, avec une même ambition : frotter sa sensibilité à l‘art dès le plus jeune âge.

    A.G.

    * Entrée gratuite et sans réservation

  • Petite enfance et rénovation de l’école Victor-Hugo au menu du conseil municipal de Port-de-Bouc

    Petite enfance et rénovation de l’école Victor-Hugo au menu du conseil municipal de Port-de-Bouc

    C’est un transfert qui avait fait parler avant l’été. Ce mercredi 16 septembre, les élus du conseil municipal de Port-de-Bouc voteront une délibération pour que la halte-garderie Odette-Menot, située aux Aigues-Douces, soit redéployée au sein du multi-accueil collectif (MAC) Paulette Rambaldi.

    Derrière cette décision, il y a un constat : le nombre d’inscriptions enregistrées en juin pour la rentrée (environ dix familles) était insuffisant pour maintenir la structure municipale ouverte telle quelle. Cette baisse de fréquentation était observée « depuis plusieurs années consécutives », avait expliqué le maire Laurent Belsola (PCF), notamment due à « un ralentissement démographique et à une forme de garde qui n’est plus adaptée aux besoins ». La halte-garderie Odette-Menot ne fournissait pas de pause méridienne. Le MAC Rambaldi permet quant à lui à un collectif d’assistantes maternelles de garder 20 à 25 enfants
    toute la journée sans
    interruption.

    Concours pour la maternelle Victor-Hugo

    Pour le reste, cette séance de rentrée ne devrait pas s’éterniser : 21 points sont à l’ordre du jour. Les élus auront notamment à désigner les membres du jury de la procédure de concours de maîtrise d’œuvre sur esquisse engagée par la Ville de Port-de-Bouc dans le cadre de la réhabilitation de l’école maternelle Victor-Hugo ainsi que la démolition et de la reconstruction de la cantine, qui s’inscrivent dans le Nouveau programme national de renouvellement urbain des quartiers de la Presqu’île et des Comtes-Tassy.

  • À Ollioules, la propriété léguée ne peut abriter une école privée

    À Ollioules, la propriété léguée ne peut abriter une école privée

    « Nous sommes navrés d’avoir à renouveler notre ferme opposition, quitte à saisir toutes les instances compétentes, à la cession de la propriété Fraisse léguée sous conditions à la ville d’Ollioules, telle qu’elle est présentée au conseil municipal. » Les élus d’opposition du groupe « Ollioules Autrement », Claudie Cartereau-Zunino (Les Écologistes) et Christian Bercovici (PCF) sont intervenus en séance publique pour faire lecture du courrier adressé au maire (LR) Robert Beneventi et à son adjointe à l’urbanisme Laeticia Quilici.

    Pour mémoire suite à leur demande auprès du préfet d’exercer un contrôle de légalité sur l’opération, le projet initial avait été suspendu. Ils s’étonnent donc aujourd’hui que le nouveau présenté ne tienne pas compte, selon eux, des causes initiales du report. Le représentant de l’État dans le département pointant alors un « projet s’éloignant de l’objectif poursuivi par le legs ».

    « Or non seulement les conditions du legs ne sont toujours pas respectées, mais elles ne le sont pas non plus dans le cahier des charges sur lequel devaient s’appuyer les candidats à l’achat de la propriété », dénonce la gauche.

    Et de rappeler une fois encore que Cécile Beckeric (épouse Fraisse), décédée en juin 2017, a fait dont de cette propriété à la collectivité à la condition que soit créé sur celle-ci un lieu destiné à la petite enfance. Ce qui n’est manifestement toujours pas le cas aujourd’hui, du moins pas dans son intégralité, environ un tiers seulement du bâti à venir.

    Le projet pour lequel le groupe Suprana se porte acquéreur prévoit la construction d’une école de 11 classes de la maternelle au collège. Ce qui présente pour commencer une vision quelque peu élargie du terme petite enfance.

    Mais ce qui choque encore plus la gauche et les écologistes c’est la nature de l’établissement hors contrat avec l’Éducation nationale qui doit y être érigé : le cours Tabarly, une école du réseau Espérance banlieues.

    « Peut-être n’avez-vous pas eu le loisir de lire les nombreux articles parus dans la presse nationale et syndicale évoquant les différentes enquêtes judiciaires concernant le réseau Espérance banlieues ? », lancent les élus d’opposition au maire. Plusieurs enquêtes sont actuellement en cours, mais aucune condamnation judiciaire définitive n’a eu lieu.

    « Quand on sait que le fondateur du réseau Espérance banlieues, Éric Mestrallet est proche des milieux catholiques intégristes dont certains militent pour l’abolition de la République, vous comprendrez qu’on s’étonne que la municipalité d’Ollioules puisse faciliter l’installation d’un établissement scolaire appartenant à ce réseau », ajoutent les élus. Et de conclure : « La ville ne peut pas trahir les conditions du legs et laisser se construire sur la propriété autre chose qu’un établissement pour jeunes enfants de 0 à 6 ans ! » Pour la municipalité, « la principale critique du préfet, qui avait évoqué l’existence d’un “risque juridique”, portait sur des activités annexes aujourd’hui abandonnées ». Le nouveau programme s’inscrit donc, pour elle, dans une parfaite conformité.

    L’opposition va donc porter l’affaire devant le tribunal administratif.

  • Mieux comprendre les besoins des jeunes parents

    Mieux comprendre les besoins des jeunes parents

    Comment mieux accompagner les familles dès les premiers mois de vie de l’enfant ? C’est à cette question que le conseil départemental du Gard entend répondre avec le lancement de la démarche « Petits pas, grands pas ». Au cœur du dispositif : une enquête adressée aux parents et futurs parents afin de recueillir leurs besoins, leurs attentes mais aussi leur niveau de satisfaction concernant les services de la protection maternelle et infantile (PMI).

    Pour la collectivité, il s’agit d’un enjeu majeur de santé publique et de prévention. Le Conseil départemental rappelle que la PMI « accompagne les femmes enceintes, protège les tout-petits et soutient les familles gardoises ». Les équipes, composées notamment de sages-femmes, médecins, puéricultrices et psychologues, interviennent pour prévenir les risques, repérer les fragilités et accompagner les parents dès les premiers temps de la grossesse ou de la petite enfance.

    La démarche repose sur un questionnaire anonyme diffusé à l’échelle du département. Les participants sont invités à indiquer les raisons de leur premier contact avec la PMI, leur niveau de satisfaction ou encore les points forts et les axes d’amélioration du service. Les thèmes abordés vont du suivi de grossesse à l’allaitement en passant par le sommeil de l’enfant, les modes de garde ou les visites à domicile.

    Une enquête pour adapter les services

    Cette enquête constitue la première étape d’un travail plus large. Elle sera suivie d’un diagnostic des pratiques actuelles afin « d’améliorer l’accès aux services, la qualité des interventions et l’impact auprès des jeunes enfants et de leurs familles ».

    Développée avec le chercheur Thomas Delawarde-Saïas, de l’Université du Québec à Montréal, et l’agence Kalia, la démarche est déjà mise en œuvre dans plusieurs départements. Recommandée par la défenseure des droits Claire Hédon, elle vise notamment à renforcer l’accompagnement des familles les plus vulnérables et à prévenir précocement les inégalités de santé.

    Une synthèse des résultats de l’enquête doit être réalisée à l’automne prochain afin d’orienter les futures actions de prévention menées dans le Gard.

  • À Port-de-Bouc, une crèche ouvre aux Aigues douces en septembre

    À Port-de-Bouc, une crèche ouvre aux Aigues douces en septembre

    « C’est un gros soulagement » pour le maire (PCF) de Port-de-Bouc Laurent Belsola, après que sa colistière Naïma El Ghazzar ait proposé au conseil municipal de mardi soir d’autoriser l’ouverture d’une crèche privée de 35 places en septembre aux Aigues douces.

    Cette nouvelle structure, multi-accueil collectif pour enfants de moins de trois ans baptisé « Boubou and Co », comblera ainsi les besoins laissés en plan par l’ancienne crèche du sud, dont les locaux seront réutilisés. Un sujet qui fait également écho à l’annonce du transfert de la halte-garderie Odette Menot à la crèche publique Rambaldi en septembre, faute d’inscriptions.

    « Lorsqu’on nous a annoncé la fermeture de la crèche du sud, en décembre 2025, ça a été un drame de recevoir les familles. Le service éducation a été exemplaire et a trouvé des solutions en très peu de temps » retrace Laurent Belsola.

    « Nous adaptons

    le service public »

    C’est justement cette fermeture, l’hiver dernier, qui a conduit la majorité en place à « mener une réflexion sur la petite enfance et les modes de garde » selon le maire. « Il est important de s’adapter aux modes de garde des enfants. Nous adaptons le service public, qui doit répondre au plus grand nombre. C’est pour ça que nous avons décidé de transférer la halte-garderie Odette Menot, qui ne fait pas les repas, à la crèche Rambaldi » développe Laurent Belsola.

    C’est aussi pour l’édile une « question de mixité sociale, car toutes les familles qui déposaient leurs enfants à la halte Menot venaient de toute la ville, et souvent allaient ensuite au centre social ». La réciproque s’observera avec la prise en charge des enfants de la Presqu’île dans le quartier de Saint-Jean.

  • Des remaniements dans la petite enfance qui interrogent à Monteux

    Des remaniements dans la petite enfance qui interrogent à Monteux

    Les drapeaux rouges de la CGT flottaient devant l’entrée de la mairie de Monteux, ce lundi 22 juin, à l’occasion d’un rassemblement à l’appel des territoriaux de la commune contre des « conditions de travail de plus en plus difficiles », notamment dans le secteur de la petite enfance, assure le syndicat.

    Une cinquantaine de personnes étaient ainsi réunies en matinée. Un préavis de grève avait aussi été déposé par le syndicat. « On nous demande de plus en plus de choses », souffle Stéphanie Audibert, agente territoriale spécialisée des écoles maternelles (Atsem) à l’école Marcel-Pagnol. Elle pointe une réorganisation de son temps de travail afin de la faire intervenir également, lors des vacances scolaires, dans les centres aérés. Une demi-heure de travail par jour hors vacances a ainsi été levée pour être fléchée vers les périodes de congés. « Normalement, on s’occupait, à ces moments-là, de faire le ménage dans les écoles. Ça nous permettait un peu de couper aussi. Là, ça devient compliqué et cela va se ressentir dans notre travail. J’aime mon travail, mais plus comment je le pratique. On a presque une impression d’abattage », regrette-t-elle. Le syndicat demande entre autres une révision des 1 607 heures et une reconnaissance de la pénibilité de la fonction.

    Même constat pour trois des quatre directeurs des centres de loisirs associés à l’école (Clae) de Monteux, qui se sont également mobilisés, estimant ne « pas avoir été concertés » et que les modifications évoquées sont encore « très floues ». « On va nous demander à nous aussi de refaire à nouveau des fonctions d’animation alors que ce n’est pas censé être notre métier. On est en lien direct avec les familles sur de nombreux sujets. Nous ne sommes pas d’accord pour que l’on nous rajoute encore du temps de présence avec les enfants », déclarent Antony Saguet, Anaïs Raphanel et Barbara Barbet. Au total, 17 employés de la mairie étaient en grève.

    Négociations

    Les grévistes soulignent un manque de concertation avec les équipes municipales avant la prise de ces décisions. Un rendez-vous s’est bien tenu entre le secrétaire général CGT des territoriaux de Monteux, Stéphane de Castro, et le premier édile montilien, Patrice de Camaret (RN). Mais « le maire n’a pas voulu négocier nos revendications », assure le responsable syndical.

    De son côté, la municipalité assure que ce sont des « évolutions nécessaires ». Le maire souhaite que les employés des Clae et les Atsem, « des spécialistes de la petite enfance », participent aussi en milieu scolaire « pour rassurer après les scandales en mairie de Paris ». Et de lâcher qu’il s’agit d’« une grève surprenante », que la CGT « cherche à politiser l’affaire », et que les agents seraient « instrumentalisés ». D’autres discussions sont prévues dans les prochains jours.

  • À Sisteron, une crèche fermée après des arrêts maladie à la chaîne et un licenciement

    À Sisteron, une crèche fermée après des arrêts maladie à la chaîne et un licenciement

    La décision est tombée mardi soir : la crèche Les p’tits Babadins sera fermée pendant au moins trois mois, après que l’ensemble de ses salariés se soit mis en arrêt maladie sur fond de « management toxique ». L’une des salariées a elle été licenciée suite à une grève organisée en avril. 15 familles se retrouvent ainsi du jour au lendemain sans aucun mode de garde pour leurs enfants. « La réponse à la grève a été des sanctions, un licenciement et encore plus de toxicité dans le management », affirment les parents des enfants inscrits. « Les salariées sont encore en dépression, elles ne peuvent plus sortir de leur lit, elles pleurent tous les jours », décrit Audrey Marchal, mère d’un enfant gardé aux p’tits Babadins. Le nouveau directeur, arrivé il y a un mois, est lui aussi en arrêt maladie. « Il ne dort pas la nuit à cause du stress, il travaillait 50 heures par semaine », expliquent les parents. « Même les prestataires de musique ne viennent plus car ils n’étaient plus payés. Les prestations de ménage ont cessé. »

    Interrogée par un parent, la directrice d’exploitation a répondu ne « pas être en mesure de s’engager sur une réouverture à la rentrée ». Les parents ont du mal à trouver une solution pour faire garder leurs enfants, alors que les listes d’attente sont longues et que « les trois crèches municipales sont déjà pleines ». « Je m’arrange avec mon mari qui a pris des congés, mais je crains que l’un de nous perde son travail », témoigne une maman. Certains enfants font des terreurs nocturnes depuis la fermeture de la crèche. « Mon fils m’a dit qu’il pouvait se garder tout seul », rapporte Maëlia Paumard. Contactée, la direction n’a pas répondu à nos sollicitations. Le groupe d’opposition de gauche Demain Sisteron ! alertera de la situation au prochain conseil municipal.

  • Une crèche menacée de fermeture, les parents inquiets

    Une crèche menacée de fermeture, les parents inquiets

    La guerre est déclarée entre la communauté de communes et la crèche Hakuna Matata, ouverte en janvier à Saint-Maime : la direction et les parents craignent une fermeture, faute de subventions. Ce sont 37 familles qui risquent de se retrouver sans mode de garde et neuf salariés sans emploi. Cette crèche est « la plus remplie de l’intercommunalité », selon ses gérants. « Elle n’est pas en concurrence avec les autres, mais complémentaire : on ouvre plus tard le soir, si besoin le samedi », avance son président, Guillaume Santacreu. Selon lui, « un groupe de personnes a tout fait pour faire exploser le projet ». « Les personnes concernées font un blocage et nous mettent des bâtons dans les roues », affirme-t-il. Si la situation ne s’arrange pas, lui et sa sœur Victoria, directrice de la crèche, redoutent de devoir fermer à la fin du mois.

    « Comme j’avais peur que la crèche ferme, je me suis renseignée à celle de Saint-Michel-l’Observatoire, et la directrice m’a dit que la communauté de communes leur avait demandé de garder des places au cas où notre crèche fermait », affirme Léa, mère d’un des enfants gardés à la crèche Hakuna Matata. La majorité des enfants qui y sont gardés ont été refusés dans les autres crèches du territoire. Les listes d’attente sont longues pour réussir à décrocher une place. « Son père a dû arrêter de travailler pendant un an parce que la nounou a arrêté de le garder », témoigne Sarah Didierlaurent, mère du petit Sorën gardé à Hakuna Matata. « J’espère ne pas avoir à enlever mes enfants de cette crèche. J’en suis très contente : les horaires sont formidables pour ceux qui travaillent tard à Manosque. C’est pour ça que j’ai mis mes enfants ici », avance Léa.

    Un élan de solidarité

    Un véritable élan de solidarité a été initié par les parents d’enfants gardés à Hakuna Matata. L’une des mamans, qui a réussi à obtenir un rendez-vous avec le président de la communauté de communes, propose « une opération escargot dans son bureau », ou encore « une pétition en ligne à pousser sur tous les canaux possibles et imaginables ».

    Jeudi, les gérants de la crèche ont réussi à obtenir un rendez-vous le 30 juin avec la CAF, le Département et la communauté de communes. Les gérants de la crèche demandent 180 000 euros, puis 150 000 euros par an à l’intercommunalité.

    Contacté, le président de la communauté de communes explique que l’intercommunalité « compte déjà quatre crèches publiques ». « On savait qu’une telle activité était vouée à l’échec. Je refuse toute participation », explique-t-il. Selon lui, il y a assez de places pour accueillir les enfants dans les autres crèches. Le sujet est inscrit à l’ordre du jour du prochain conseil communautaire, qui aura lieu mardi à 14h30.