Tag: Pertuis

  • Jeu provençal : Valdés, roi de Pertuis

    Jeu provençal : Valdés, roi de Pertuis

    Encore une fois Pertuis a affiché presque complet lors des deux grandes épreuves au Jeu Provençal comptant pour le Super Challenge.

    Dans ce lieu mythique de la longue distance, un homme a brillé de mille feux. Alain Valdés pour ne pas le nommer. Il a régné sur Pertuis pendant quatre jours.

    Lors du Souvenir Fabien Ribes, Alain Valdés et Simon Dubois ont déroulé en épinglant à leur tableau de chasse Gino Dubois-Julien Aguero, Christian Blasco-Frederic Arnoux, Jean Claude Peyronnel- Claude Gosselin avant de terminer leur périple victorieux face à Martin Torres -Alain Vincensini. Un sacré tableau de chasse pour ce binôme inédit qui signe là une victoire probante.

    Trois jours plus tard revoilà Valdés en finale du National Souvenir Claude Carbo en compagnie de Hervé Fontani et Philippe Stievenart. En face se dressent l’icône Anthony Kerfah associé à son frère Manu Kerfah et Simon Chamberon. La finale de rêve. Hélas la montagne a accouché d’une souris. Souverain à tous les postes, le trio Fontani, Stievenart, Valdés a dominé un adversaire en deçà de ses possibilités qui semblait usé par les combats précédents.

    Une belle victoire pour cette équipe homogène où Stievenart règne en maître au poste de milieu avec une aisance déconcertante. Les finalistes auront d’autres opportunités de s’imposer tant le talent est énorme avec un coup de chapeau à Manu Kerfah très compétitif malgré le peu de pratique de la discipline.

    Clin d’œil à Jean Louis Flores toujours vaillant et le fiston Anthony. Ils ont brillé en se glissant dans le dernier carré dans deux équipes différentes. Anthony a également perdu en demi-finale lors du doublette.

    Alain Valdés n’avait jamais gagné le National de Pertuis jusqu’en 2025 ( Stievenart/ Serrano). Il a rattrapé le temps perdu en faisant un doublé tout comme Stievenart. Quant à Fontani, il demeure une valeur sûre avec l’expérience consommée. Il complète une triplette qui a fière allure Bravo à Franck Flores et son équipe pour l’organisation sans faille dans l’un des temples de la longue distance.

  • Mathys Zidée, du CCAS de Pertuis aux Champs-Élysées

    Mathys Zidée, du CCAS de Pertuis aux Champs-Élysées

    Rendre sa grand-mère fière. C’est pour cette raison que Mathys Zidée, 19 ans, défilera sur les Champs-Élysées le 14 juillet. À l’occasion de la Fête nationale, il fera partie des dix volontaires en service civique qui marcheront avec les forces armées lors du tableau final.

    Avant de s’engager, Mathys aspirait à un tout autre avenir. Après une enfance passée en région parisienne, il est diplômé d’un bac professionnel en informatique. Il déménage ensuite à Pertuis, où il crée son agence de communication. « Mais celle-ci ne fonctionnait pas trop, et je voulais faire quelque chose qui avait du sens », se remémore-t-il.

    L’expérience d’une vie

    Pour donner du sens à sa vie, le jeune homme pense à sa grand-mère. « Elle habitait toujours en région parisienne, j’étais loin d’elle et je n’avais plus trop de liens. » Il décide alors de réaliser un service civique de neuf mois dans le CCAS de Pertuis. « Je devais partager des moments de convivialité avec les seniors isolés à domicile. » Pour le volontaire, cette mission c’était « la meilleure expérience de ma vie ». Maturité, autonomie ou encore patience, sont des qualités qu’il a acquises lors de ces neuf mois.

    Mathys a pu recréer le lien intergénérationnel qu’il avait avec sa grand-mère. Notamment avec Monsieur Berçon, un senior qui vivait dans son garage. « Il était passionné de dessins. Alors j’ai organisé l’exposition de ses tableaux dans les jardins du CCAS. Depuis, on s’appelle tous les dimanches matin. »

    Après la fin de son service civique, Mathys est devenu volontaire ambassadeur, pour poursuivre son engagement. Et quand la directrice générale lui a proposé de faire le défilé, il a accepté « à la minute ». Le jeune homme se dit impatient de cette fête nationale. « Je penserai à ma grand-mère, je sais qu’elle sera fière de moi. »

    En attendant, Mathys retourne répéter sa marche au pas, place de la Concorde.

  • Quatre jeunes redonnent vie au mur du dojo de Pertuis

    Quatre jeunes redonnent vie au mur du dojo de Pertuis

    Les travaux, effectués dans le cadre d’un chantier jeunes, se sont achevés ce vendredi. « Le but de ce chantier est de remobiliser des jeunes déscolarisés ou en errance, qu’ils se réapproprient les codes du travail et de la société, les faire s’investir plus dans leur ville, développer la citoyenneté, les faire se sentir utiles tout en découvrant le métier de peintre, rapporte Romain Hervatin, éducateur pour l’Addap 13 et encadrant du chantier, aux côtés de Ariane Domenach, éducatrice à Pertuis. Les jeunes ont été repérés grâce à un travail de rue et des présences sociales. »

  • Livraison par drone entre hôpitaux : le projet s’affine

    Livraison par drone entre hôpitaux : le projet s’affine

    Il se pourrait que d’ici quelques années, des drones fassent l’aller-retour entre les hôpitaux d’Aix et de Pertuis. Le projet Medical Delivery, porté par le pôle de compétitivité Safe, doit permettre, d’ici trois ans, la livraison d’échantillons biologiques, essentiellement des tubes de sang et d’urine, par les airs entre les deux hôpitaux en une vingtaine de minutes approximativement. Le projet a été lancé par la Métropole et l’Agence régionale de santé (ARS). L’hôpital d’Aix-Pertuis a été parmi les premiers à se porter volontaire, dans le cadre d’un appel à manifestation métropolitain.

    Ce vendredi, alors que la première étape technologique du projet touche à sa fin, un premier drone « Tundra », capable de porter jusqu’à 5 kg de charges utiles, a effectué un premier vol depuis la pelouse du Centre de secours de Pertuis (Sdis 84). « Le drone est connecté en réseau 4G via les réseaux mobiles pour communiquer avec les centres de pilotage. On a plusieurs cartes, plusieurs opérateurs et d’autres systèmes de sécurité sont installés en dehors de zone, pour permettre d’évaluer les conditions de vol. Tout ça est relié à un système de parachute », détaille Julien Bigny, directeur technique chez Hexadrone, société fabricante.

    Quelques verrous à lever

    Il n’est pourtant pas encore question de vol d’un hôpital à l’autre. Pour cause, plusieurs étapes législatives doivent encore être étudiées et validées. « On est encore contraints par la réglementation, notamment celle de la limite dans une zone peu habitée. Aujourd’hui, on a sécurisé une zone qui permette de faire Pertuis-Aix, mais l’hôpital est directement concerné par une zone à forte habitation. Le Sdis est à la limite d’une zone peu habitée. On ne va pas non plus se poser sur l’hôpital d’Aix, on se posera à proximité », contextualise le pôle Safe, qui dit « travailler au quotidien » pour faire évoluer la réglementation.

    « Il va nous falloir deux ans pour la validation de la ligne », estime de son côté le Docteur Christine Pachetti. La cheffe du pôle médico technique de l’hôpital d’Aix travaille depuis deux sur le projet du transport par drone : « On a un point faible sur le trajet de la ligne Pertuis-Aix puisqu’on transporte les échantillons par la route. Et l’hôpital de Pertuis n’a pas de laboratoire : il y a toute une gamme d’analyses faites sur Aix. Ça va nous faire gagner du temps, sachant que Pertuis nous envoie beaucoup de prélèvements urgents. » Selon Gautier Dhaussy, cofondateur de la société Delivrone, opératrice du projet, la mise en place d’une « liaison aérienne automatisée » permettrait à médecins et patients « d’obtenir un diagnostic dans l’heure ». « En région Sud, c’est un projet novateur », poursuit le Gautier Dhaussy.

    « Il y a un double enjeu : le premier, nous élaborons un projet médical ou nous mettons au cœur de nos préoccupations la prise en charge de nos patients. Le second, est celui des soins durables. Les drones viennent s’inscrire dans cette logique en évitant les transports carbonés », ajoute Francis Saint-Hubert, directeur de l’hôpital d’Aix-Pertuis. Il faudra encore attendre quelques années avant que les drones ne volent d’un hôpital à un autre.