Tag: pénurie de médecins

  • Face au manque de médecins, un nouveau centre de santé ouvrira en juin à Béziers

    Face au manque de médecins, un nouveau centre de santé ouvrira en juin à Béziers

    C’est une problématique qui touche l’ensemble de l’Hexagone. Attirer des blouses blanches s’apparente de plus en plus à un véritable casse-tête chinois. Béziers n’échappe pas à la règle, tout comme le Biterrois. C’est en tout cas le constat dressé par la Communauté professionnelle de santé (CPTS) Ouest Hérault, organisation regroupant l’ensemble des professionnels de santé du territoire. « Il y a un manque de médecins généralistes, beaucoup partent à la retraite, ils ne sont pas remplacés et nous avons des difficultés à recruter de jeunes médecins dans l’immédiat. Nous sommes plus optimistes pour l’avenir mais pour les dix prochaines années, cela va rester compliqué », soutient Laurence Safont, pneumologue et présidente de la CPTS Ouest Hérault. La communauté, qui englobe un vaste territoire allant de Sérignan à Prémian et d’Olonzac à Faugères, regroupe 1 200 professionnels de santé pour 185 000 habitants dont 18 000 sont sans médecin traitant.

    Conséquence, ces derniers se retrouvent souvent aux urgences, risquant ainsi de les saturer. « De plus, les urgences de l’hôpital de Béziers et de la polyclinique Saint-Privat nous ont signifié qu’ils auraient du mal à assumer l’afflux de population estivale et qu’il fallait qu’on les aide », reprend Laurence Safont. La CPTS a donc décidé d’ouvrir un centre libéral de santé à la mi-juin en profitant des locaux de la maison médicale de garde, située à côté du centre hospitalier de Béziers.

    Actuellement, les médecins libéraux y exercent la nuit en semaine (20h-00h) et toute la journée le week-end (12h-00h le samedi, 8h-00h le dimanche). L’idée est donc d’ouvrir la maison médicale la journée. « Les médecins ont été d’accord pour céder une demi-journée par semaine, par mois, en fonction de leur activité, pour aller travailler dans ce centre soit en présentiel, soit en téléconsultation assistée pour voir des patients sans médecins traitants ou des patients qui se sont présentés aux urgences mais qui n’ont pas besoin de l’infrastructure des urgences », détaille la pneumologue.

    Une trentaine

    de médecins attendue

    Une trentaine de médecins libéraux est attendue dans les prochains jours, épaulée par 22 infirmiers libéraux, qui viendront assister lors des téléconsultations. « Le chariot de télémédecine a un logiciel qui permet de stocker les données des patients. De cette manière, s’ils sont vus plusieurs fois en un temps réduit, le médecin suivant pourra avoir accès au dossier de la téléconsultation précédente », fait valoir Laurence Safont.

    Si le centre ouvrira dans un premier temps de midi à 20h – « nous avons consulté l’hôpital, il y a des pics de fréquentation des urgences entre 12h et 14 puis aux alentours de 17h », indique la présidente de la CPTS Ouest Hérault – les professionnels espèrent l’ouvrir également le matin. Un dispositif unique en France à en croire la pneumologue, et nécessitant peu de coûts : les locaux ainsi qu’un poste de secrétaire médical sont mis à disposition par l’hôpital. Seul un peu de matériel médical est à financer. « On espère que cela va fonctionner et que ce modèle sera reproductible », soutient Laurence Safont.

    Ce n’est pas la seule mesure pour pallier le manque de blouses blanches. Bien que le numerus clausus ait été levé en 2020, son effet sur le recrutement ne s’est toujours pas fait sentir. En attendant, d’autres solutions ont été mises en place. « Il y a les “nouveaux métiers” qui ont été créés comme les infirmiers en pratique avancée ou les assistants médicaux. Nous allons également avoir une dernière aide qui arrivera au mois de novembre : 12 “docteurs juniors”, des internes qui feront leur 4e année dans des cabinets médicaux », annonce Laurence Safont. Une bouffée d’oxygène que beaucoup attendaient.

  • Cévennes : un front franco-cubain face au désert médical local

    Cévennes : un front franco-cubain face au désert médical local

    Il y a quasiment un an, lorsqu’André Chassaigne était venu à Alès pour présenter la possibilité d’attirer des médecins cubains dans les déserts médicaux français, beaucoup n’y croyaient pas. Mais onze mois plus tard, l’enthousiasme est revenu chez les Cévenols. La preuve, ils étaient une vingtaine de maires, une vingtaine d’autres élus et une soixantaine de citoyens présents à Cendras pour s’informer de l’avancée du projet, lundi 23 février.

    Car depuis, le travail mené par Sylvain André (PCF), maire de Cendras et président des maires ruraux du Gard, ainsi que par le comité de défense et de promotion de l’hôpital et de la santé en Cévennes a porté ses fruits en recevant le soutien de la quasi-totalité des acteurs du bassin alésien. « Nous avons aussi eu des réunions au ministère de la Santé et avec le conseiller santé du Président de la République. Ils sont d’accord avec la venue des médecins cubains, mais il faut pour cela travailler sur une convention », a expliqué André Chassaigne (PCF), qui a rendez-vous le 11 mars avec le ministère des Affaires étrangères pour présenter une première version de cette convention, dont le but est d’encadrer l’arrivée des médecins cubains.

    Dans un premier temps, cette venue devrait être expérimentale et concernerait trois zones en France : les Côtes-d’Armor, les Cévennes et les Alpes-de-Haute-Provence, notamment du côté de Sisteron et de Digne.

    24 000 médecins cubains déployés dans le monde

    Le travail de ces soignants serait payé par les hôpitaux à l’État cubain, qui reverserait une partie du salaire à ses médecins. « Cette situation ne sera que transitoire car ces médecins ne viennent pas pour remplacer, mais pour pallier des trous dans la raquette. Ces médecins seront aussi placés avec un médecin référent et ne seront pas envoyés seuls dans la nature », précise André Chassaigne.

    Pour confirmer le soutien de son pays à cette initiative, alors que Cuba compte actuellement 24 000 médecins déployés dans près de 50 pays, Justo Rodriguez, numéro deux à l’ambassade, s’est rendu dans le Gard ce 24 février, où il a pu échanger avec les élus et avec le directeur de l’hôpital d’Alès. « L’ambassadeur est favorable à la signature de cette convention. Pour nos médecins, ce sera aussi l’occasion de se former sur des technologies que l’on n’a pas à cause du blocus américain. Nous sommes donc disponibles pour mener cette coopération. Nous avons déjà 300 médecins déployés dans la région italienne de Lombardie », a expliqué le représentant cubain, qui a reçu officiellement le rapport sur les besoins spécifiques du bassin alésien. En Cévennes une centaine de médecins font défaut. Les analyses font apparaître un besoin de 24 praticiens au centre hospitalier d’Alès, des généralistes aux centres Filieris et sur la ville d’Alès et 28 généralistes ainsi que six spécialistes dans les communes environnantes. Après consultations et accord des divers éléments locaux du corps médical et celui des autorités nationales ses besoins pourraient être couverts par les Cubains. Si ce rapport devait être initialement remis en personne à l’ambassadeur, retenu par des affaires plus urgentes liées au contexte international, André Chassaigne estime que les pressions exercées par Donald Trump pour faire tomber le régime cubain ne perturberont pas le processus enclenché : « Le blocus exercé, avec maintenant l’interdiction d’approvisionner Cuba en pétrole, est ignoble. Quand je lui ai parlé des pressions américaines, Emmanuel Macron m’a promis qu’il assumerait. Je crois qu’il a la volonté de mettre de la distance avec les États-Unis pour affirmer son indépendance. » Des propos qui ont poussé le maire de Cendras (PCF), Sylvain André, à conclure avec optimisme : « À l’heure où les bombes pleuvent partout, cette coopération pourrait donner une autre image des relations internationales, qui seraient basées sur la solidarité. »

  • Une nouvelle phase pour l’hôpital de Montfavet à Avignon

    Une nouvelle phase pour l’hôpital de Montfavet à Avignon

    La santé mentale est à nouveau une grande cause nationale pour 2026, comme l’a décidé le gouvernement en fin d’année dernière. L’occasion pour le centre hospitalier de Montfavet d’entrer dans une nouvelle phase avec la présentation, le vendredi 30 janvier, lors des vœux de la direction, du nouveau projet d’établissement.

    Dans lequel « quelques pistes des moyens pour continuer à développer nos missions » ont été présentées, comme l’évoque Marie-Laure Piquemal-Ratouit, directrice de l’établissement. Avec notamment quatre axes principaux, à savoir : « Une organisation territoriale au plus près des besoins de la population, inscrite dans une logique de gradation de l’offre de soins, la formalisation de filières de soins pour des publics spécifiques et certaines prises en charge, une dynamique de collaboration partenariale avec les acteurs du territoire (sanitaires, social et médico-social…), la structuration de la recherche et la formation comme levier d’innovation des pratiques, un engagement en faveur de l’inclusion, de la participation et du respect des droits des usagers », précise le centre hospitalier dans un communiqué.

    Sauf que ce document « n’est même pas passé en instance des représentants du personnel », regrette Claire Moreno, secrétaire générale CGT du centre hospitalier et infirmière. Tout en concédant que « les personnes qui ont bossé dessus ont fait le maximum » et que « c’est joli sur le papier », elle regrette que malgré « une nouvelle année de la santé mentale, on ne nous donne pas plus de moyens et on nous ferme encore des unités ». Pour le syndicat, la répartition géographique des « pôles », à savoir des établissements rattachés à celui de Montfavet, est notamment à parfaire. « Une énumération de plein de jolies choses avec de jolies photos. Mais de notre côté, on n’a pas les moyens de réaliser tout ce qui est mis à l’intérieur », glisse-t-elle.

    Pénurie de médecins

    Des demandes de soins en santé mentale marquées par un déficit de médecins psychiatres seniors. « Et ce malgré la politique d’attractivité très dynamique que mène le CHM auprès des médecins en formation », regrette dans son discours la présidente du conseil de surveillance, Corinne Testud-Robert, également vice-présidente du conseil départemental de Vaucluse, en évoquant plus de quarante médecins formés sur l’établissement. « En 2026, nous avons besoin de réponses plus concrètes à nos demandes de ressources soignantes et médicales somatiques spécialisées, qui sont indispensables à une prise en charge de qualité des patients souffrant de troubles psychiques », appuie-t-elle.

  • Les médecins libéraux en grève dès le 5 janvier dans l’Hérault et le Gard

    Les médecins libéraux en grève dès le 5 janvier dans l’Hérault et le Gard

    Que l’on habite dans les Cévennes gardoises ou dans la plaine héraultaise, on sait combien il est long d’obtenir un rendez-vous chez un spécialiste. Dans les hauts cantons et de plus en plus en ville, il est parfois impossible d’obtenir un rendez-vous en moins d’une semaine chez son médecin généraliste.

    Du 5 au 15 janvier, cela risque d’être encore plus compliqué. Les six syndicats de médecins libéraux et internes appellent généralistes et spécialistes à reporter leurs rendez-vous et à fermer leurs cabinets. Un mouvement radical que certains prédisent « historique » destiné à protester contre la politique gouvernementale qui selon les syndicats met à mal la profession.

    Au-delà du grand rassemblement prévu le 10 janvier à Paris, des manifestations pourraient voir le jour dans le Gard et l’Hérault. Pour l’heure, on connaît la liste des griefs relatifs au budget de la Sécurité sociale adopté définitivement le 16 décembre 2025. Le dossier médical partagé (DMP) explique une partie du courroux des médecins libéraux. Ils s’insurgent contre la possibilité d’être sanctionnés par des amendes (en théorie jusqu’à 25 000 euros par médecin ou 100 000 euros par établissement) en cas de non alimentation ou de non consultation des fichiers jugés « trop complexes à utiliser et inefficaces ».

    Les syndicats dénoncent aussi la possibilité pour l’Assurance maladie de baisser de « manière unilatérale et autoritaire » les tarifs des consultations et actes en cas de rentabilité jugée « excessive ». Un point qui va à l’encontre de la négociation conventionnelle instaurée depuis 1971. Par ailleurs seraient supprimés les remboursements de l’Assurance maladie pour les ordonnances rédigées par les médecins non conventionnés pour les soins prescrits par ces médecins à titre gracieux pour eux ou leurs proches.

    Autre motif de colère, la possible mise sous objectifs de médecins qui prescrivent plus d’arrêts de travail que leurs confrères. Le but étant de les inciter à réduire leurs arrêts maladie ou dans le cas contraire à les pénaliser financièrement.

    Enfin, les six organisations syndicales réitèrent leur opposition frontale aux propositions des lois Garot et Mouillé. Toujours examinées aux Parlement, elles visent à lutter contre les déserts médicaux à réduisant le principe de totale liberté d’installation des médecins. En avril 2025, cette mesure qui semble de bon sens compte tenu de la pénurie de médecins, avait déjà suscité une levée de boucliers.

  • Déserts médicaux : des maires gardois chez le sous-préfet d’Alès

    Déserts médicaux : des maires gardois chez le sous-préfet d’Alès

    Avec la même volonté, le 10 décembre, une autre délégation venue du Gard, de Bretagne et du Bourbonnais s’est rendue au ministère de la Santé pour exposer l’état alarmant de leurs territoires. Aux côtés d’André Chassaigne, chargé de mission, figuraient le député de l’Allier Yannick Monet, Christine Caro de l’Atelier citoyen Santé Bretagne, Fabien Cohen, spécialiste des centres de santé, et Jean-Michel Suau du comité de défense de l’hôpital d’Alès.

    On se souvient que, le premier jour du printemps, une trentaine d’élus locaux s’étaient déjà réunis à l’initiative du comité alésien. Vincent Le Meaux, président de l’agglomération Guingamp-Paimpol, confronté aux mêmes difficultés, y participait pour partager expériences et solutions.

    Dans le seul bassin alésien, plus de 16 000 habitants sont sans médecin traitant. Malgré l’engagement du personnel, l’hôpital d’Alès doit réguler les urgences et refuser certains patients. Le délai pour une consultation en dermatologie atteint près de deux ans.

    Moins 11% d e médecins

    Depuis cette réunion, un mouvement local et national s’organise pour identifier les déserts médicaux et définir les priorités. L’État, pourtant maître d’œuvre, peine à répondre à l’urgence : alors que les besoins augmentent, le nombre de médecins a chuté de 11% entre 2020 et 2022 et ne connaît qu’un frémissement en 2024 avec 1% de praticiens supplémentaires. Le vieillissement des médecins, le désengagement des gouvernements successifs en matière de santé et la formation insuffisante de praticiens risquent d’accentuer la pénurie. Le recours aux praticiens hors Union européenne (Padue) progresse -l’hôpital d’Alès en accueille déjà plusieurs- mais cela demeure insuffisant. Le comité de défense estime qu’il faudrait 50 praticiens supplémentaires pour répondre aux besoins les plus pressants. D’où la proposition des élus et du comité d’Alès de faire appel aussi à des médecins cubains, reconnus pour leur expertise. Ils l’ont démontré pendant le Covid en soutenant plusieurs pays européens et assurent aujourd’hui encore la continuité des hôpitaux de Calabre, en Italie.

    Dans la micro-région cévenole, l’arrivée de Padue et de médecins cubains renforcerait l’hôpital et permettrait de rouvrir l’un des cinq centres de la mutuelle des mineurs (Fidelis), actuellement fermés faute de personnel. Ils offriraient également une présence médicale quasi permanente au sein de l’Ehpad de Saint-Christol, des deux d’Alès et ceux de Rousson, Génolhac, Ponteils…, tous rattachés à l’hôpital cévenol. Ce maillage soulagerait les équipes et assurerait de meilleurs soins aux habitants vivant à proximité de ces centres. « C’est ce que nous avons expliqué au représentant de la ministre lors de notre entretien », a expliqué Jean-Michel Suau à la sortie du ministère. « Les autorités se sont montrées ouvertes au recours à des praticiens étrangers et notamment avec les Cubains dans le cadre d’un accord de coopération mutuellement avantageux pour les deux nations. » L’hôpital d’Alès, celui de Guingamp et des établissements des Alpes-de-Haute-Provence pourraient être des bases d’expérimentation.

    Le dossier sera prochainement déposé sur le bureau de la plus haute autorité du pays. Le 16 décembre à Alès les maires appuieront la démarche pour une mise en œuvre rapide de ses solutions vitales pour leurs populations. À suivre…

    EN CHIFFRES

    13,5

    millions de Français vivent dans des déserts médicaux.

    6,7

    millions de personnes n’ont pas de médecin traitant.

    1

    médecin pour 679 habitants à Cannes contre 1 pour 979 habitants à Alès.

    1

    personne sur 4 a renoncé à des soins pour raisons financières.

    68

    pour cent des Français ont renoncé à des soins en raison du temps d’attente au cours des cinq dernières années.

    Le 15 décembre à 18h à l’espace Cazot d’Alès, forum sur l’accès aux soins dans le bassin de vie.

  • Les médecins solidaires débarquent dans le Gard

    Les médecins solidaires débarquent dans le Gard

    Depuis le mois d’octobre, des médecins volontaires assurent des consultations dans des zones des Hautes-Pyrénées, du Gers, du Tarn-et-Garonne et de l’Hérault où l’accès aux soins laisse à désirer.

    Baptisé « médecins solidaires », ce dispositif porté par l’Agence régionale de santé (ARS) s’inscrit dans le cadre du Pacte de lutte contre les déserts médicaux, « en complément de leviers déjà existants comme les aides à l’installation ou l’appui à l’exercice coordonné (maisons de santé pluriprofessionnelles, centres de santé) proposés aux professionnels de santé », indique Céline Saintin, responsable du pôle soins primaires à la direction du premier recours de l’ARS. « Ce dispositif vise un besoin d’urgence pour les populations de 28 zones prioritaires identifiées en Occitanie, qui attendent un médecin », poursuit-elle. « On essaie d’anticiper l’augmentation de la demande de soins et le départ à la retraite des généralistes. D’où cette action forte, dont l’organisation sera adaptée au fil de l’évolution des besoins », détaille la représentante de l’ARS.

    Les médecins volontaires pour intervenir ponctuellement dans ces zones prioritaires s’inscrivent sur une plateforme nationale dédiée. « On est parti sur une base moyenne de deux jours par mois mais certains médecins viennent une semaine. Chaque journée de consultation solidaire est indemnisée forfaitairement à hauteur de 200 euros en plus des honoraires perçus pour les consultations et des mesures de remplacement sont mises en place pour garantir la continuité de l’activité habituelle du médecin volontaire », explique Céline Saintin. En amont, l’ARS travaille avec les collectivités sur l’appui logistique (locaux, équipements…) afin d’identifier des lieux de consultation qui offrent des conditions d’exercice optimales.

    Bientôt des renforts

    De leur côté, les habitants peuvent prendre rendez-vous en ligne sur le site de l’ARS, qui propose un accès direct aux plannings des consultations solidaires déjà opérationnelles*. « Ils sont également informés, une fois que toutes les formalités sont en place, via un flyer diffusé dans les pharmacies, les maisons de santé, les collectivités territoriales, etc. Cela se déroule comme une consultation médicale classique : ils viennent avec leur carte Vitale, il n’y a pas de dépassement d’honoraires », précise la représentante de l’ARS. « Depuis le lancement de ces consultations, certains patients ont trouvé un médecin traitant, le médecin volontaire pouvant le devenir », insiste-t-elle.

    « On a actuellement un vivier de 30 professionnels validés dans le cadre de la procédure », poursuit Céline Saintin. Des médecins qui viennent en priorité de la région, mais pas uniquement, le dispositif étant national. À partir de mi-novembre, des consultations solidaires seront également assurées dans le Gard, à la Maison de santé du Vigan notamment, où cinq médecins sont attendus. Deux autres se sont portés volontaires pour un renfort au centre de santé Filieris de Saint-Ambroix et au pôle de santé de Lasalle. Dans l’Hérault, le dispositif a été testé dès cet été à La Salvetat « et d’autres lieux de rendez-vous sont à venir. »

    *https://www.occitanie.ars.sante.fr/un-medecin-pres-de-chez-vous-0

  • montperrin

    montperrin

    Tôt ce vendredi matin, la CGT de l’hôpital de Montperrin tracte. L’action était initialement prévue en parallèle de la cérémonie d’inscription aux Monuments historiques du lieu, à 9h30 en présence notamment du maire et du préfet. La CGT souhaitait, pointer une « indécence » à investir dans cette cérémonie dans un hôpital en « tension ». « On est en restriction de partout mais on s’autorise du champagne et des petits fours à plein temps et des travaux de rénovations exorbitantes sur les logements de fonction », pointe Aurélie Zanutto (CGT). Si la cérémonie a finalement été reportée, l’action du syndicat a, elle, été maintenue, pointant les « choix financiers » de la direction en général. « On a une pénurie de médecins, un personnel épuisé, une souffrance au travail et à côté de ça on a une direction en décalage de la réalité du quotidien des agents, ajoute Nicolas Courbebaisse (CGT). Si les dépenses étaient éthiques, ils ne seraient pas embarrassés qu’on communique à ce sujet. Alors pourquoi avoir annulé la cérémonie ? » De son côté, la direction assure que la cérémonie a été annulée non pas en raison d’une action locale, mais à cause du mouvement de grève national. « On a souhaité le rendre visible et festif parce qu’il répond aussi à un objectif auquel on tient : la déstigmatisation des soins en hôpital psy », ajoute la direction. Quant aux dépenses, elle assure que « l’ensemble des crédits d’investissement sont prioritairement et majoritairement dédiés à la rénovation d’entretien des équipements et services dont bénéficient les patients ».