Tag: pédagogique

  • [C’est l’été] Visite ludique d’une ferme marseillaise

    [C’est l’été] Visite ludique d’une ferme marseillaise

    Tous les mercredis, samedis et lundis, en fin de journée, la ferme pédagogique du Roy d’Espagne, dans le 9e arrondissement de Marseille, organise un marché durant lequel le site est ouvert au public. Il est possible de visiter la ferme gratuitement en famille et le site est accessible aux personnes en fauteuil roulant.

    Enfants et parents peuvent rencontrer les animaux de la ferme : poules, brebis, chèvres, oies, canards, et les ânes. Il est également possible de découvrir le jardin et le rucher pédagogique. Au marché sont en vente la production des champs, des œufs et des produits d’agriculteurs locaux.

    La ferme organise également des séjours de deux à cinq jours pour les enfants. Le but : leur faire découvrir la vie de la ferme en prenant soin des plantes et des animaux. Les inscriptions se font lors de certains marchés, les informations sont communiquées sur la page Facebook de la ferme.

    Gabrielle Cartellier

  • [C’est l’été] Atelier chasse à la Préhistoire à Orgon

    [C’est l’été] Atelier chasse à la Préhistoire à Orgon

    Comme chaque année, le musée Urgonia, musée dédié à la paléontologie et à l’archéologie, propose des ateliers pédagogiques à destination des enfants le mercredi. Ils ont pour objectif de faire découvrir le patrimoine local autrement que par la visite commentée traditionnelle en alliant la théorie à la pratique, d’une manière plus ludique.

    Découvrir les armes de chasse

    et les reproduire

    Ce mercredi à partir de 14h, les enfants dès 6 ans et jusqu’à 12 ans sont donc attendus pour participer à un atelier autour de la chasse à la Préhistoire.

    L’occasion pour eux de découvrir les armes de chasses produites par les hommes Préhistoriques entre le Paléolithique et le Néolithique avant de passer à l’action pour réaliser une reproduction en argile et bois d’une hache polie. Sinon, les enfants qui sont plus attirés par le Moyen-Âge ont la possibilité de participer, le matin même à partir de 10h à un atelier autour de l’univers de la guerre médiévale pour réaliser ensuite une petite catapulte.

    Comptez 3 euros pour un atelier.

  • Un escape game au Muséum d’histoire naturelle de Marseille

    Un escape game au Muséum d’histoire naturelle de Marseille

    Il faut que vous trouviez ce spécimen avant que les déménageurs arrivent dans 45 minutes… », lance Mathieu Carvin, médiateur scientifique au Muséum d’histoire naturelle de Marseille. C’est le début du jeu d’évasion. Dès lors, les participants sont replongés dans le passé d’Alain Delcourt, conservateur du muséum, mort avant d’avoir pu transmettre ses découvertes sur un spécimen unique. Afin de les protéger des braconniers, il a caché des indices dans son bureau, mais les déménageurs arrivent pour débarrasser ses affaires…

    Toutes les semaines, du mardi au vendredi jusqu’au 14 août, le jeu proposé permet de se divertir gratuitement et de profiter d’une heure de fraîcheur au sein de l’aile droite du Palais Longchamp (4e). L’escape game est accessible à tous dès 12 ans, habitués comme débutants. Les enfants de moins de 16 ans doivent être accompagnés d’un adulte ou être munis d’une autorisation parentale. L’animation invite à se plonger parmi les insectes, spécimens, fossiles, livres et archives, pour se mettre dans la peau d’un conservateur de musée.

    Immersion garantie

    « Le scénario est appuyé sur une histoire vraie. Alain Delcourt a vraiment découvert un spécimen unique dans les années 80 », raconte Mathieu. Imaginé en 2021, il « évolue chaque année, car le spécimen est encore étudié aujourd’hui et que de nouvelles découvertes sont faites. On veut rester scientifiquement exact », poursuit-il. L’équipe de la médiation scientifique du musée met un point d’honneur à respecter le réalisme et la fidélité scientifique de la mise en scène. « L’escape game a une visée pédagogique, il permet d’aborder différentes thématiques du musée : classification du vivant, conservation, évolution… », explique Mathieu.

    « Dans un grand livre… Il faut trouver un grand livre ! » s’exclame Lina, qui participe à l’escape game, ce vendredi 24 juillet. Le groupe fouille la bibliothèque et les caisses de crânes à la recherche d’indices pour ouvrir le cadenas. Tous se prennent au jeu grâce au décor immersif imaginé par les équipes du musée. « On s’y croyait vraiment ! » applaudit Lina en sortant.

    Réservation sur etemarseillais.fr

  • [Entretien] Serge Perottino : « La gestion des déchets est notre combat permanent »

    [Entretien] Serge Perottino : « La gestion des déchets est notre combat permanent »

    La Marseillaise : En pleine campagne de sensibilisation, quel constat faites-vous concernant les déchets dans la Métropole ?

    Serge Perottino : On produit près de 600 kg de déchets par habitant et par an, bien au-dessus de la moyenne nationale. On est aussi le pire élève en matière de tri, où on accumule un énorme retard sur les autres régions. D’où tout ce travail de sensibilisation pour forcer et inciter les gens à trier. Pourtant, moins on trie, plus le coût de la gestion des déchets augmente. Chacun doit comprendre une chose : celui qui pollue fait payer tout le monde. C’est un travail de pédagogie de longue haleine, mais il n’y a pas de raison que nous n’arrivions pas à faire aussi bien que d’autres régions.

    Quel volume de travail représente la collecte des déchets au quotidien ?

    S.P. : 4 200 agents sont mobilisés sur tout le territoire de la Métropole. C’est le plus gros service collecte de France. Ils font un travail remarquable, malgré tout ce qui peut être dit sur eux. Ils ramassent le matin, le soir et même la nuit. Le travail est fait, mais il y a toujours plus de déchets. On a les moyens, le matériel et la stratégie, mais on s’aperçoit que les gens ne jouent pas le jeu.

    Cette campagne de sensibilisation n’est pas la première menée par
    la Métropole. Observez-vous une évolution au fil des années
     ?

    S.P. : On commence à voir des résultats. Les slogans des campagnes sont volontairement choisis pour attirer l’attention et marquer les esprits. Il faut avoir en tête que, quand on jette un mégot dans un caniveau à Cadolive, tôt ou tard, il arrive sur la plage du Prado à Marseille. Quand on dit « l’été passe, les déchets restent », les gens comprennent que le meilleur déchet, c’est celui qu’on ne crée pas. On a aussi simplifié le système de tri : systématiquement, des poubelles jaunes sont mises à côté des poubelles d’ordures ménagères. On a également fait un travail sur la collecte du carton en mettant à disposition des sites spécialement dédiés. Il n’y a pas de solution phare qui va tout révolutionner. La gestion des déchets est notre combat permanent, car il faut toujours faire une piqûre de rappel. Il n’y a pas si longtemps qu’on fait tout ce travail de communication en termes de gestion des déchets, donc ce n’est pas encore tout à fait rentré dans les mœurs.

    Les touristes sont-ils aussi un public à sensibiliser ?

    S.P. : Pas forcément. Ceux qui viennent des autres régions de France sont plus disciplinés en termes de collecte et de tri. Même chose pour ceux venant de l’étranger. Les pays anglo-saxons sont à 100 kg par an de gestion de déchets, contre 200 kg sur les meilleures régions françaises.

    Comment convaincre que jeter un simple mégot ou un sac plastique n’est pas un geste anodin ?

    S.P. : En rappelant les faits : un mégot met trois ans à se décomposer et pollue 500 litres d’eau. Pour un sac plastique, il faut attendre 450 ans. C’est sans compter tous les sinistres que causent les déchets une fois dans l’eau. La nature absorbe, mais pendant qu’elle absorbe du plastique, elle ne fait pas pousser d’arbre.

  • [C’est l’été] Les petits débrouillards à Ste Catherine, Avignon

    [C’est l’été] Les petits débrouillards à Ste Catherine, Avignon

    L’une des forces des Petits Débrouillards est de proposer une pédagogie active. Les participants manipulent, expérimentent, testent et recommencent. L’erreur n’est pas un échec, mais une étape normale de l’apprentissage.

    Dans les quartiers, cette approche valorise les compétences de chacun et chacune. Les enfants, les jeunes et les adultes deviennent acteurs de leurs découvertes. En construisant eux-mêmes les expériences, ils développent leur curiosité, leur autonomie et leur esprit critique.

    À Sainte-Catherine, un quartier d’Avignon (Vaucluse), les habitants ont retrouvé avec enthousiasme le festival Embarquement Immédiat. Toute la semaine, les enfants sont revenus, chaque jour, participer à des expériences ludiques autour des saveurs, des saisons et de l’alimentation, dans une ambiance conviviale au pied des immeubles grâce à de nombreux ateliers animés par Rudel notamment.

  • [C’est l’été] Au centre social La Martine à Marseille, on reste ouvert en août, une première

    [C’est l’été] Au centre social La Martine à Marseille, on reste ouvert en août, une première

    Pour la première fois de son histoire, le centre social de La Martine (15e) ne fermera pas au mois d’août, cette année, comme 42 autres structures réparties dans tous les arrondissements de Marseille grâce au déblocage d’une enveloppe de 551 000 euros, répartis entre la préfecture des Bouches-du-Rhône, la CAF, le Département et la Ville de Marseille.

    Kader Allem, coordinateur jeunesse au sein du centre, ne cache pas sa satisfaction. Arrivé au center social voilà deux ans, « je trouvais ça un petit peu incohérent de ne pas ouvrir à cette période, sans connaître encore le quartier, on a une mission de service public », nous confie-t-il, entouré de sa directrice et de Noëlle Smith, coordinatrice technique et pédagogique des équipements sociaux à la Ville de Marseille. Il explique que le mois d’août reste « un moment très charnière pour les publics qu’on reçoit, que ce soit les enfants, les ados ou les familles, parce qu’il se joue beaucoup de choses à ce moment-là et beaucoup d’équipements sociaux sont fermés ».

    Bien que la Ville « prévoit pas mal de choses et d’animations dans les quartiers prioritaires, on va être clair, ils se retrouvent dans la galère la plus totale et on est aussi sur des familles qui restent à la maison », poursuit-il. Des familles dont les conditions de vie restent compliquées. « Ils n’ont pas de balcon, ils n’ont pas de terrasses, pas des 80 000m2, hein », ironise Kader. L’été creuse les inégalités. D’autant qu’en août, les travailleurs sociaux restaient de toute façon à disposition des familles, joignables par téléphone, pour poursuivre l’accompagnement alors que tout est fermé. « Il y a des jeunes, par exemple, qui n’ont pas trouvé de collèges ou de lycées pour la rentrée », illustre l’éducateur.

    « Recréer du lien social »

    « Il y a quelques années, on entendait parler d’acheter la paix sociale dans les quartiers, de façon générale, quand il y avait une ouverture au mois d’août », se souvient-il, mais « aujourd’hui, on n’est plus dans ça. On est vraiment dans une nécessité, du côté des habitants, mais aussi les partenaires, les politiques qui ont compris tout l’intérêt d’ouvrir à cette période-là », estime Kader.

    Le programme de ce mois particulier sera un peu différend. « On prévoit des animations familiales, intergénérationnelles, même si, bien entendu, il y aura des choses pour les ados, parce que c’est un public spécifique. Mais l’idée est de recréer aussi du lien social entre les enfants et leurs parents », précise Kader. Mais « peu importe le contenu, ce qui compte, c’est surtout la forme, on va être en horaire décalé. Faire beaucoup de choses à partir du début, milieu d’après-midi, jusqu’au début, milieu de soirée, pour permettre aux familles qui travaillent aussi de profiter de ces moments-là avec leurs enfants », détaille-t-il. Dans la même idée d’impliquer tout le monde, « on va travailler avec deux associations du quartier, la Martinoise et aussi le club de boules avec qui on va organiser un tournoi de pétanque, on ne se voit pas faire sans eux », ajoute-t-il. À la Martine, seront aussi accueillis les habitants de Kalliste ou de la Savine. Pour la suite, après un bilan et une enquête de satisfaction, l’expérience pourra être reconduite.

  • Le Muséum d’histoire naturelle d’Aix poursuit ses ateliers pédagogiques

    Le Muséum d’histoire naturelle d’Aix poursuit ses ateliers pédagogiques

    Bien que son site soit toujours fermé au public, le Muséum d’histoire naturelle poursuit ses activités spécialement conçues pour les périodes de vacances. Destinés notamment aux plus jeunes, ces ateliers pédagogiques se déroulent dans la salle Gassendi. Durant la saison estivale, les équipes du Muséum proposent une thématique centrée sur la paléontologie, étroitement liée à l’actualité locale. Les recherches scientifiques se poursuivent en effet dans la réserve naturelle de la Sainte-Victoire, tandis que le secteur des « Grands-Creux » est réputé pour abriter des vestiges d’œufs de dinosaures.

    Les participants pourront aussi découvrir les fossiles, mais aussi des sujets liés aux plantations, aux graines ou aux sculptures ancestrales. Les ateliers ont débuté le 6 juillet et se poursuivent à intervalles réguliers.

    Dès ce mardi 21 juillet, un atelier consacré aux chauves-souris est proposé afin de démystifier cet animal, autour duquel circulent de nombreuses croyances. Le surlendemain, jeudi 23 juillet, un rendez-vous dédié aux fossiles, réservé aux plus de 8 ans, permettra notamment d’apprendre à reconnaître les « vrais » fossiles et à mieux comprendre leur rôle dans l’histoire de la biodiversité. La semaine d’animations s’achèvera le vendredi 24 juillet avec un atelier consacré à la peinture pariétale. Une initiation aux techniques de la peinture rupestre est notamment au programme.

    Les activités proposées par le Muséum se poursuivront ensuite jusqu’au vendredi 31 juillet. Pour participer aux ateliers, une participation de 4,60 euros est demandée. Chaque séance dure environ deux heures.

    Réservations au 04.88.71.81.81.

  • [C’est l’été] Atelier pédagogique à Aix

    [C’est l’été] Atelier pédagogique à Aix

    Ce lundi, ils sont invités à comprendre et à découvrir les différentes étapes de la fossilisation pour pouvoir ensuite observer des fossiles.

    De 14h à 16h.

    4,60 euros pour participer.

    Réservation : 04.88.71.81.81

  • Des lycéens récompensés pour leurs projets solidaires

    Des lycéens récompensés pour leurs projets solidaires

    Dans la cour du lycée Le Chatelier, les élèves brandissent fièrement leur diplôme encadré, le « Prix Édith Arnoult-Brill du Projet Solidaire », et lancent leur toque en l’air. Cette réussite est la leur : deux ans au sein du programme « Lycées Pro’Solidaires », durant lesquelles ils ont pu développer des projets concrets. Huit classes, douze groupes de lycéens de La Viste, La Calade, l’Estaque et Le Chatelier à Marseille, mais aussi de Jean-Monnet, à Vitrolles. Quand l’une des classes a organisé des sorties pour des petits placés au sein d’une maison d’enfants à caractère social (Mecs), d’autres ont appris à des femmes précaires la couture.

    Face aux élèves, Amine Kessaci, adjoint EELV au maire en charge de la Jeunesse, évoque son propre parcours, étant lui-même titulaire d’un bac pro : « C’est la preuve que tout est possible ». « Un déclic suffit à déplacer une frontière et changer un destin », abonde Sabrina Roubache, ministre déléguée en charge de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage, rappelant qu’elle a grandi à quelques mètres d’ici, rue Félix-Pyat. Les élèves ont par la suite présenté, devant un jury, un projet pour un voyage pédagogique. C’est ainsi qu’ils se sont rendus à Montréal, Copenhague, Stockholm et Amsterdam. « Vous êtes fiers de vous et ça, il faut le revendiquer, ce que vous avez fait est assez extraordinaire », pousse Charles Lantieri, directeur général délégué de FDJ United, devant les élèves chaleureusement applaudis.

  • Tranquillité publique : la préfète de police fait dans la dentelle

    Tranquillité publique : la préfète de police fait dans la dentelle

    « Si vous saviez ce radar, j’ai bataillé ! Mais on l’a eu, j’en avais marre de faire des massages [cardiaques] à des enfants. » Intarissable, Anissa Cheurfa, présidente du comité d’intérêt de quartier (CIQ) de la Viste, emmène cet après-midi-là la préfète de police déléguée, Corinne Simon, son directeur adjoint, Pierre Gilardeau et le commandant Jean-Christophe Roux, chef du bureau de la prévention de la délinquance, pour une visite express de la Viste (15e). Objectif : « devancer les difficultés avant qu’elles arrivent », en matière de sécurité publique résume la préfète, qui souhaite prendre le temps d’écouter les habitants, au plus près de leurs préoccupations. « C’est vous qui savez ce qui se passe, quelles sont les problématiques », martèle-t-elle, rappelant que le répressif va avec le préventif.

    Avoir des magasins utiles

    Du parc Brégante au collège Jean Moulin, le long de l’avenue de la Viste, le noyau villageois représente 6 800 habitants nous explique Anissa. « Deux mondes », avec celui des cités, qui coexistent tant bien que mal. Délinquance, stationnement anarchique qui empêche le ramassage des poubelles, potelets arrachés, tags… Les troubles à la tranquillité publique sont nombreux. « On subit de grosses bagarres depuis ce week-end avec 20 à 25 personnes qui se frappent, au niveau du 68 et 75, jusqu’à 2h du matin, trois policiers de la Bac sont venus pour désamorcer mais c’est récurrent l’été », raconte Jean-Marc, un riverain. En cause visiblement, la boisson qui échauffe les esprits. « Il faudrait peut-être plus contrôler les terrasses », propose-t-il tandis que le directeur adjoint note scrupuleusement.

    D’une manière générale, les habitants regrettent le temps où l’avenue était commerçante. La Poste a fermé, les magasins ont tiré petit à petit le rideau, sous l’effet de l’insécurité assurent-ils. Ils imaginent bien le retour d’une « boucherie, une papeterie, je vais chercher le journal à l’Estaque », se désole Anissa. Snack et chichas, « c’est bon on en a assez, on veut des magasins utiles », complète Jean-Marc. La chargée de mission au centre social Del Rio, point sensible du quartier, est venue aussi témoigner d’une certaine amélioration. « Chaque fois qu’on appelle on est entendu », se félicite-t-elle précisant qu’un tournoi de foot avec enfants et policiers doit avoir lieu le samedi.

    Un radar efficace

    Sur l’étroit trottoir de l’avenue de la Viste, entre trous dans le bitume et bacs à poubelles, Anissa tient également à montrer le fameux radar dont elle a demandé l’installation pour limiter la vitesse à 30 kilomètres heure sur cet axe très passant. Et c’est efficace avec une diminution du nombre d’accidents note le commandant Roux. De 5 dont un mortel en 2025 sur les six premiers mois de l’année avant le radar, « nous sommes passés à 2 blessés légers dont un piéton », indique-t-il.

    Poursuivant son cheminement, la petite troupe passe devant la piste pédagogique routière, abandonnée depuis des années, dont on devine les panneaux dans les herbes folles. « Dites-lui à Samia Ghali et aussi au maire de secteur Jean-Marc Coppola, qu’il faut faire quelque chose », nous intime Anissa. Au bout de l’impasse, tout à côté des 30 parcelles du jardin partagé, le belvédère offre une vue imprenable sur la rade marseillaise, surplombant les grandes lettres « Marseille » devenues emblématiques. Un tableau gâché par les multiples canettes de bière en verre au sol, et une bouteille de protoxyde d’azote. « C’est là que les gens viennent le soir consommer de l’alcool, de la drogue et deviennent agressifs », dénonce Jean-Marc. « Bon les jeunes, il faut aussi savoir leur parler », tempère Anissa.

    Même si, côté point de deal, les opérations policières se multiplient avance le commandant Roux, 31 depuis le début de l’année, autant que toute l’année dernière réunie, les prises passant de 46 kg d’herbe de cannabis en 2024 à 2 kg en 2025. « Parce que vous nous avez alertés, on a mis les moyens », rappelle-t-il. Pierre Gilardeau a de son côté noirci deux pages de carnet. CIQ, collectifs sont une source précieuse pour agir de manière coordonnée avec les autres acteurs concernés comme les collectivités estime la préfète. « On a cette capacité à mettre tout le monde autour de la table », insiste Corinne Simon qui veut faire du « cousu main ». Quand parfois changer le sens d’une rue ou mettre un banc résout le problème…