Tag: pêcheurs

  • Une expo-immersion dans le monde de la pêche à Sète

    Une expo-immersion dans le monde de la pêche à Sète

    Parallèlement à la manifestation maritime Escale à Sète, grande fête des traditions maritimes en Méditerranée (voir p.29), le Centre régional d’art contemporain (Crac) de Sète* accueille, jusqu’au 6 avril, l’exposition « La solidarité des destins », Louisa Marajo.

    Originaire de Martinique, l’artiste place la mer au cœur de son travail. Elle présente ici la restitution d’une résidence artistique autour de la pêche professionnelle en Méditerranée, réalisée au Grau-du-Roi entre septembre et décembre derniers. « Louisa Marajo est allée à la rencontre d’acteurs et actrices du monde de la pêche professionnelle, elle a pu embarquer sur des chalutiers et des bateaux “petits métiers”, vivre au rythme d’un port, connaître le quotidien de ces hommes et femmes dont la vie tout entière est consacrée à la pêche », décrit le Crac.

    Un temps d’immersion à partir duquel l’artiste a produit un court-métrage, des images et des textes ainsi qu’une série de sculptures et d’objets qu’elle présente dans une scénographie immersive. « Entre banquet de science-fiction, criée onirique et atmosphère des fonds marins, Louisa Marajo plonge les visiteurs dans l’espace du rêve ».

    Comme elle l’écrit elle-même au sujet de son court-métrage : « Rêve éveillé, chemin initiatique, ce film est un hommage à ce rapport singulier à la mer-nature aimée à qui nous devons tout, un hommage à la passion de la pêche, ce monde menacé aujourd’hui par ce changement d’époque que nous vivons. Quel chemin prendre ensemble, afin de ne pas devenir hors-sol et tenter de rester connecté·e·s et relié·e·s à cet élément primordial, nourricier et essentiel, ce fragment de nous-même qu’incarne la mer, espace magique irremplaçable (…). »

    * 26 Quai Aspirant Herber

  • La filière agricole vectrice de retour à l’emploi dans le Var

    La filière agricole vectrice de retour à l’emploi dans le Var

    Avec 7 830 emplois à temps plein et des besoins importants, la filière agricole est vectrice de recrutement dans le Var. C’est pourquoi le Département et la FDSEA, avec France Travail, la MSA Provence Azur, les organismes de formation, la Chambre d’agriculture du Var et la Maison de l’Emploi, ont mis en place, en 2025, une expérimentation. Le but est le retour à l’emploi d’allocataires du RSA vers des métiers du secteur. Cette expérimentation a été l’objet d’une table ronde, mardi, au Salon de l’agriculture, afin de faire un bilan d’étape.

    Ce projet consiste en un dispositif de découverte et d’intégration : entretiens individuels, immersion dans le métier, formation de 105h, puis intégration dans l’emploi via un contrat de professionnalisation d’au moins 6 mois. Il a majoritairement concerné la filière viticole, principale vectrice d’emplois agricoles dans le département (60% de la superficie cultivée). Au total, 27 promesses d’embauche ont été réalisées sur trois bassins : golfe Saint-Tropez, bassin hyérois et centre Var.

    Plus difficile pour les métiers de la mer

    Pour Isabelle Arnaud, directrice de la FDSEA83, « cette expérimentation est pleine de promesses. On l’a démarrée sur du global, aujourd’hui, on tend à faire évoluer le collectif vers des réponses en individuel, en multifilières, en sollicitant nos employeurs pour des promesses d’embauche et en allant chercher les candidats ». Didier Dorn, directeur de la Maison de l’emploi Provence Méditerranée, reconnaît cependant « l’écart entre les besoins des agriculteurs et nos objectifs. Les réalités nous ont rattrapés. Il y a quelques réussites, mais on peut mieux faire. On a décidé de partir d’un contrat de travail comme point de départ de la formation. Cette expérimentation s’évaluera sur plusieurs années », mais demeure, quoi qu’il en soit, « gagnant-gagnant ».

    Laurence Gallezot, directrice de l’agence France Travail de Brignoles, invite elle aussi à « s’adapter au profil du candidat. Quand on capte des candidats qui veulent aller vers la filière agricole, il faut qu’on se rapproche de la FDSEA pour qu’elle les mette en lien avec un employeur », et non plus l’inverse.

    Au-delà des filières terriennes, la mer pourrait-elle être concernée ? Cela semble plus compliqué : « On ne peut pas embarquer quelqu’un pour lui montrer le métier, il doit être déjà marin de la marine marchande, ce qui nécessite une formation de minimum six mois », expliquent Manon Ranc-Bargas et son mari, Jérôme Bargas, patrons-pêcheurs à La Seyne-sur-Mer. Cela pourrait en revanche être davantage possible sur d’autres métiers liés à la pêche, comme la préparation de bateaux et la vente, « la part la plus importante du métier ».

    A voir

    Sur le stand du Vaucluse, Joannes Richard, champion du monde de burger 2023 et vainqueur des European Street Food Awards 2025, est venu cuisiner un burger au porc du Ventoux et une pita à l’agneau 100% vauclusiens.

    La buvette/cantine des Hautes-Alpes est tenue par l’association des producteurs des Alpes du Sud, qui présentent un large choix de produits (fromages, tourteaux, charcuterie, bières, liqueurs…).

    De nombreux producteurs des Alpes-de-Haute-Provence font valoir leurs produits, notamment la fameuse pomme des Alpes, ainsi que miel, poires, lavande…

    La Côte d’Ivoire est le pays à l’honneur de ce SIA 2026. Terre de cacao, de noix de cajou, de bananes et d’innovations, elle dévoile une agriculture diversifiée et tournée vers l’avenir.

  • La plaque en hommage à Nana inaugurée sur le Vieux-Port

    La plaque en hommage à Nana inaugurée sur le Vieux-Port

    Pupitre et micro, photo géante, la nièce de Nana a pris la première la parole, sur le quai de la Fraternité, pour évoquer Nana avant de laisser la place au maire de Marseille. Benoit Payan (DVG) a rendu un hommage empreint d’émotion à celle qu’il qualifie comme un «symbole de Marseille» devant sa famille, ses amis les pécheurs et de nombreux anonymes.

    Un discours ponctué d’anecdotes, d’échanges qu’il avait eu avec cette figure du Vieux-Port. Elle l’avait prévenu : «A ma mort, il faudrait qu’on me vende ou plutôt qu’on me donne un morceau du Vieux-Port».

    Le maire évoque «ces petits métiers qui tendent à se perdre mais qui fond partie de l’histoire de Marseille». Et de poursuivre : «Pour l’éternité, Nana , dans le marbre de cette ville, ton nom sera là. Nous sommes des milliers à avoir des histoires avec elle. Mais, c’est avant tout l’histoire des femmes, des femmes courageuses, cheffe de famille. Des femmes qui se bâtent, qui ne subissent pas.»

    Les derniers mots de l’édile vont à sa famille. « Elle est partie et elle est là . Elle va nous survivre, car elle est gravée dans le marbre de cette ville. Que ta gentillesse, ta beauté , ton intelligence vivent dans tout Marseille ».

    Les enfants, Marie-Lou et Francis, ont ensuite porté la gerbe à la mer.

    Revoir
  • Une maison pour la « dame de la mer » à Martigues

    Une maison pour la « dame de la mer » à Martigues

    C’est une dénomination pleine de sens. Alors que la Maison de Carro souffle sa 30e bougie sous les couleurs de Noël et que les enfants de ce village de pêcheurs s’émerveillent devant la gigantesque crèche lumineuse érigée à l’occasion, l’équipement municipal prend le nom d’Anita Conti, pionnière de l’océanographie, première femme à embarquer sur un navire scientifique en 1935, décédée le 25 décembre 1997. La boucle est bouclée.

    Pour Marguerite Simoes, directrice de la maison de quartier, prendre le patronyme de la « dame de la mer » était une « évidence » : « Elle représente bien le village et a un parcours de vie exceptionnel, elle s’est engagée dans la protection de la mer et a dénoncé la pêche abusive pendant l’entre-deux-guerres. » Écologiste avant l’heure, Anita Conti affirmait : « On ne sauvera pas les terres sans sauver les mers. »

    Féminiser l’espace public

    Le maire de Martigues (PCF) Gaby Charroux affirme : « Anita Conti avait travaillé aux côtés du commandant Cousteau, pourtant, elle n’a pas bénéficié de la reconnaissance qu’elle méritait. Aujourd’hui, il est temps de lui rendre sa juste place. (…) Cette dénomination s’inscrit dans la démarche engagée par la Ville et sa commission extra-municipale des égalités afin d’œuvrer à la féminisation des espaces publics. Corriger cela ce n’est pas réécrire l’histoire, c’est la compléter, la rendre plus juste. »

    D’autres dénominations en hommage à des femmes historiques auront lieu avant la fin du mandat, comme celle de l’école de La Couronne, de l’ancien bâtiment de la Poste et de la placette en face de celui-ci. L’édile assène : « Nommer un lieu n’est jamais un geste anodin. c’est inscrire une histoire dans l’espace public. C’est faire vivre une mémoire collective. C’est transmettre des valeurs aux générations présentes et à venir. »

  • Dimanche, c’est soupe de poissons !

    Dimanche, c’est soupe de poissons !

    Reportée d’une semaine à cause des conditions météorologiques, la seconde édition de la Fête de la soupe de poissons, lancée l’année dernière par la mairie, revient au Pradet dimanche, dès 8h, place Flamenq, pour une nouvelle journée festive. Un événement qui promeut le terroir local et sa gastronomie, à l’image du traditionnel Mondial de la moule, qui s’est tenu du 3 au 5 octobre.

    Il s’agit d’ailleurs de la raison d’être de cet événement, qui s’inscrit dans la logique du label « Nos Pradétans ont du talent », lancé en 2023, qui vise à mettre en valeur les savoir-faire locaux. En l’occurrence, et comme l’année dernière, c’est la poissonnerie locale Ecogel, spécialiste reconnu de la soupe de poissons et partenaire de cette journée, qui sera mise sur le devant de la scène. Une lourde tâche puisqu’il faudra nourrir plusieurs centaines de bouches, que le froid glacial de cette fin novembre ne devrait pas décourager.

    Des concours en pagaille

    Les festivités débuteront tôt le matin, place Flamenq, où les restaurateurs et commerçants seront déjà en éveil pour débuter une journée qui se promet conviviale et généreuse. Dès 8h, les compétiteurs pourront en découdre à l’occasion du très disputé concours d’éplucheurs d’oignons, un ingrédient primordial pour la préparation de la soupe de poissons. Ils seront encouragés par le Club Vespa Toulon, invité de l’événement, qui fera son arrivée à partir de 9h. Dans le même temps sera lancé le concours de pétanque, prérequis sine qua none à toute festivité provençale digne de ce nom.

    Il sera ensuite temps de se mettre aux fourneaux ! À 9h30 débutera la préparation de la soupe. Et comme celle-ci ne saurait exister sans sa sauce, un second concours sera organisé dès 10h pour consacrer la meilleure rouille. À 11h, place à un apéro provençal, agrémenté d’huîtres et d’anchoïades, d’animations musicales et d’un troisième concours : l’incontournable course des garçons de café.

    En parallèle, si le vide-greniers initialement prévu ne pourra avoir lieu, le marché local du Parc Cravéro et ses commerçants proposeront des produits de saison, pour mettre en avant le savoir-faire des talents de notre région. Si après ça on ne sait plus d’où l’on vient…

    Concours sur inscription au
    04.94.42.31.71