Tag: PCF

  • Le PCF célèbre les 80 ans de la sécu avec une grande soirée

    Le PCF célèbre les 80 ans de la sécu avec une grande soirée

    Le 80e anniversaire de la Sécurité sociale va être fêté lors d’une soirée organisée par la fédération de Vaucluse du Parti communiste français, ce mercredi dès 18h, en salle des fêtes de Sorgues. « Le PCF ne pouvait pas passer à côté de cet anniversaire », clame Vivian Point, trésorier de la fédération de Vaucluse du PCF.

    « Il faut quand même célébrer ce à quoi on est fortement attachés et pour laquelle on va continuer de se battre », confie avec un grand sourire Patricia Tejas, secrétaire à la vie de la fédération de Vaucluse et membre du comité exécutif national. En effet, une paella et un gâteau d’anniversaire sont prévus pour l’occasion, et ce après un apéritif musical animé par le groupe Tand’M Duo.

    Mais avant la fête, place au sérieux. Une exposition de la fédération CGT de la métallurgie rendra hommage à Ambroise Croizat, ministre communiste du Travail et fondateur de la Sécurité sociale, il y a 80 ans. Un débat débutera à 18 h, animé notamment par Évelyne Ternand, membre du conseil national du PCF, et Nathalie Bazire, membre du bureau confédéral de la CGT. Environ 120 personnes sont attendues. C’est donc aussi un « travail de conscientisation » vis-à-vis du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) déposé le 14 octobre dernier par le gouvernement Lecornu.

    « C’est l’occasion de montrer qu’il y a des solutions alternatives et ce notamment à travers l’intervention d’Évelyne Ternand et de Nathalie Bazire, qui est technicienne à la CPAM. Comme, entre autres, la revalorisation des salaires, ce qui augmente la base cotisable et amène des recettes », précise ainsi la secrétaire à la vie. « Ce n’est pas qu’une affaire de décrets et de lois. C’est la détermination de construire un édifice qui a vu le jour en un temps record et qui a complètement transformé la vie des Français. Et le grand patronat a eu du mal à accepter la participation d’ouvriers à son fonctionnement. Donc, les tentatives de démantèlement sont constantes et se poursuivent de plus belle. Il faut absolument éviter un passage à un système à l’américaine. Une bataille idéologique pour sauver ce que l’on a réussi à construire. Il faut absolument sortir la santé du secteur marchand », poursuit Vivian Point.

    Protéger la grande dame

    Ce moment de rassemblement vise aussi à rappeler que la Sécurité sociale est « est une grande dame qui accompagne et soulage chacun et chacune, mais dont on doit tous prendre grand soin », pousse Vivian Point. Car, aujourd’hui, elle est attaquée de toutes parts. « C’est un pilier de la cohésion sociale, un socle de la fraternité ainsi qu’une expérience pratique du communisme. Il faut rappeler que rien n’est définitivement acquis, avec la menace permanente du patronat, et il faut se battre de partout contre l’offensive destructrice de la droite et de l’extrême droite », poursuit le trésorier, qui rappelle que son budget est de 665 milliards d’euros et qu’elle fonctionne grâce à l’engagement quotidien de 150 000 agents.

    Des chiffres qui font que « tous les grands marchés financiers lorgnent de près dans le but de vampiriser cette masse financière », pousse Patricia Tejas, qui dénonce une « stratégie de la coquille vide ». « Le meilleur moyen d’assécher les comptes de la Sécurité sociale est de faire penser aux gens qu’il n’y a pas d’autres solutions que le privé. Cette stratégie est la même partout. Le privé va cibler des endroits à forts bénéfices. Si on ne comprend pas que ce qui se passe est systémique pour le capital, on passe à côté du sujet. Le capital est en crise, car il ne fait pas autant de profits qu’il le voudrait et est en train de chercher des secteurs pour se refaire la fraise », avance-t-elle.

    « Avec un SMIC à 1 800 euros, le montant des cotisations employeurs est à moins de 80 euros par mois. J’aime bien rappeler ce chiffre, car il y a clairement un manque à gagner. Tandis que le Rassemblement national veut augmenter les salaires par une baisse des cotisations », conclut Vivian Point

    Inscription au repas auprès de PCF84@wanadoo.fr. Prix : 17 euros.

  • Le mois du hip-hop s’ancre dans le territoire gardois

    Le mois du hip-hop s’ancre dans le territoire gardois

    Nouvelles dates. Nouveau programme. Un territoire encore plus étendu. Le mois du hip-hop fait peau neuve pour cette nouvelle édition et confirme au passage l’attrait de cette culture urbaine dans la ruralité gardoise. L’événement lancé en 2022 dans le cadre de l’inscription du Breakdance aux Jeux olympiques 2024 de Paris, accompagné par la rénovation du centre d’entraînement de Méjannes-le-Clap, a très vite séduit un large public, bien aidé par le dynamisme de l’association All’Style, l’accueil de la scène nationale du Cratère et le soutien du Département du Gard, qui y a vu un excellent vecteur de solidarité et de créativité.

    « Au Département, nous voulons embrasser l’ensemble des esthétiques. Le hip-hop correspond pleinement au schéma départemental de la culture que nous avons voté et permet de mobiliser plusieurs directions du Département, que ce soit la culture, le sport, la jeunesse et la politique de la Ville puisqu’on va intervenir dans les quartiers dits prioritaires. Avec All’Style, qui est particulièrement performant, nous avons voulu élargir ce qui se faisait sur le bassin d’Alès à l’ensemble du département le travailler sur une période plus longue », explique Patrick Malavieille, vice-président délégué à la culture, au patrimoine et à l’éducation artistique.

    L’international breaking Gard le 26 octobre

    Face aux difficultés d’attirer les meilleurs danseurs mondiaux pour l’International breaking-Gard qui se déroulait initialement fin décembre au Cratère, All’Style a poussé pour décaler le rendez-vous un peu plus tôt dans l’année mais toujours en période scolaire pour que le public continue de répondre présent.
    « Cette année, il y a encore plus de partenaires avec L’Ombrière d’Uzès, la Maison de l’eau à Allègre-les-Fumades ou encore le centre chorégraphique d’Uzès. Nous démarrons mais nous souhaitons aller plus loin. Je suis preneur d’initiatives lancées par d’autres partenaires comme Nîmes métropole ou le Gard rhodanien pour essayer de couvrir la totalité du département  », ajoute l’élu communiste.

    Au total, ce sont donc sept villes représentées avec des événements étalés sur deux semaines entre le 19 octobre et le 1er novembre. Les premiers pas de danse seront donnés à la Maison de l’eau le 19 avant la soirée officielle de lancement le lendemain au Cinéplanet d’Alès, qui accueille un show Bgirls et une projection de film en présence de la réalisatrice Nadja Harek. Le breakdance revient au Cratère, qui sera cette saison sous un chapiteau du fait de travaux sur la scène nationale, du 23 au 25 octobre. La 4e édition de l’International breaking Gard, qui attirera encore cette année les meilleurs danseurs de la discipline, se déroulera exceptionnellement à l’Ombrière d’Uzès. Ce mois se clôturera enfin à Vauvert avec des battles organisées par Urban Arts à la salle Robert Gourdon.

    Signe de l’attrait de l’événement, cette édition 2025 s’attend à battre tous les records avec 12 pays représentés, 100 danseurs professionnels et amateurs sur les différentes scènes, 5 000 spectateurs attendus et un million de followers qui suivront les spectacles grâce au média américain Stance Elements, « le plus important de la culture hip-hop  ». Pas de doute donc que l’événement devrait encore prendre de l’ampleur l’année prochaine.
    Tristan Arnaud

  • Les communistes disent « non » à la liquidation de la verrerie

    Les communistes disent « non » à la liquidation de la verrerie

    Plus les jours passent, plus les solutions pour sauver la verrerie à Vergèze s’amenuisent. Bien conscientes qu’un éventuel sauvetage de l’usine n’est désormais plus de leur ressort, les organisations syndicales négocient les conditions les plus favorables pour les futurs licenciements. Pendant de longues semaines, la CGT, la CFE-CGC et FO avaient pourtant travaillé à la recherche d’un repreneur et plusieurs pistes étaient apparues, mais elles sont tombées à l’eau les unes après les autres.

    La solution était donc de se tourner vers Perrier pour que Nestlé reprenne la Verrerie dans son escarcelle, comme c’était le cas avant 2006. « Le remplacement d’un four obsolète serait la cause de la fermeture. Nous pouvons logiquement nous poser la question : pourquoi avoir aussi attendu pour effectuer des travaux pour le remplacement d’un four ? Le groupe Perrier a les moyens de financer son remplacement. À ce jour, la verrerie produit toujours 75% de bouteilles Perrier, les dirigeants de cette entreprise ont une responsabilité à l’égard des salariés de la verrerie », explique Christian Bastid, vice-président (PCF) du conseil départemental.

    La nationalisation évoquée

    L’autre solution avancée au vu de l’urgence de la situation, c’est la nationalisation du site. Comme l’usine gagne de l’argent, il pourrait ainsi passer dans le giron de l’État, au moins le temps de trouver un repreneur. « Le problème c’est que c’est le boxon au niveau national. Mais la nationalisation est une solution. Nous avons relancé notre groupe à l’Assemblée nationale et son président Stéphane Peu pour que la question de la nationalisation soit reposée », poursuit Christian Bastid même si le préfet a fermé la porte à cette solution lors de sa rencontre avec les syndicats.

    Laurent Nunez, très présent sur le site depuis l’annonce de la fermeture du site, abonde : « Quand l’État envoie plus de 100 milliards d’aides aux entreprises sans contrôle, il est tout à fait possible que l’État s’engage pour le rachat de l’entreprise. Pour la France, ça n’est qu’un investissement. » Le secrétaire de la section communiste de Camargue-Vidourle souhaite aussi rapidement organiser une grande rencontre pour réfléchir à l’avenir de ce territoire industriel : « Ça ne va pas bien à Éminence, chez Perrier et chez Royal Canin. Il faut trouver des solutions pour ce territoire. Pour cela, il faut que l’on ait une réflexion collective. »

    Autre élu départemental présent devant la préfecture, Vincent Bouget regrette la faiblesse de l’État dans ce dossier : « S’il n’y a pas une intervention des pouvoirs publics et de l’État ça devient très compliqué. Mais aujourd’hui, que fait le gouvernement ? La solution est forcément de côté là. On entend “réindustrialisation“ à tout bout de champ, mais quand on est devant un cas concret il n’y a pas de réaction », fustige le candidat à la mairie de Nîmes dont le cousin travaille à la verrerie.

  • Le bureau de poste ferme, l’engagement se poursuit

    Le bureau de poste ferme, l’engagement se poursuit

    Il est 11h ce vendredi. Le bureau de poste de Biver ferme définitivement ses portes, sous les yeux d’une petite foule venue faire entendre son mécontentement. Il y a deux semaines, après une uestion du groupe d’opposition Collectif Gardanne Biver (CCGB), le maire, Hervé Granier (LR), annonce la fermeture du bureau de poste de Biver. Décision conclue après plusieurs années de négociations, débutées en 2023, selon l’édile. Depuis cette date de fermeture annoncée, les élus d’opposition – issus de la liste de Jean-Marc La Piana (DVG) et de Claude Jorda (CCGB) – les syndicats, l’antenne locale du Parti communiste, et les habitants de la commune ont organisé plusieurs manifestations. Le sénateur Jérémy Bacchi (PCF) et la députée européenne Marina Mesure (LFI) se sont également investis dans la mobilisation, en saisissant la direction nationale de la Poste. Sans réponse, jusqu’ici.

    « On a été mis au courant de ces discussions que cet été. Il n’avait jamais été question de fermeture au mois d’octobre », rappelle Pascal Rosette, élu CGT au CSE pour le service postal. Pour le syndicaliste, le délai entre l’annonce de la fermeture et le début les mobilisations aura été trop court pour que la date du 17 octobre soit au moins repoussée. Dès ce vendredi soir, les usagers devront se rendre au Vival, à 200 m, pour les démarches de service postal. S’il n’y a pas de licenciement, l’unique salariée du bureau sera délocalisée sur un autre poste dans le secteur de Gardanne.

    « Par expérience, lorsque des commerçants reprennent les activités postales, ça ne dure jamais très longtemps », se désole Pascal Rosette. « Nous allons relancer, avec la CGT, la direction de la poste à ce sujet, nous ne les lâcherons pas. Par ailleurs, nous avons une réflexion collective, avec les acteurs intéressés, en cours pour mettre en place un Comité de vigilance des Services publics. La lutte n’est pas finie », annonce Claude Jorda.

    E.B.-G.
  • Une rentrée communiste aixoise aux couleurs de l’union

    Une rentrée communiste aixoise aux couleurs de l’union

    Une rentrée « offensive, unitaire, les deux pieds dans la réalité », a rappelé David Tessier, chef de file des communistes pour les élections municipales 2026. Ce jeudi, à l’occasion de la rentrée politique du PCF dans ses locaux aixois, « l’urgence » d’une union a été réitérée par les communistes. Dans un contexte où les discussions entre les forces de gauche unies pour les municipales – hors La France insoumise jusqu’ici, mais dont les représentants étaient présents lors de la cérémonie de rentrée – se poursuivent. Les partis qui composent l’union ont affiché leur soutien, tout comme les élus d’Aix-en-Partage (groupe d’opposition municipale), la CGT, la FSU, et d’autres acteurs.

    « Aix est une ville où la majorité des habitants connaît les mêmes difficultés qu’ailleurs : transport, accès aux services publics, évidemment difficultés de fin de mois… Nous, communistes, pour les municipales, nous entendons porter ce combat : celui pour tous de vivre dans une ville solidaire, a rappelé David Tessier, lors de sa prise de parole. Aix est une ville de luttes unitaires menées ensemble. Avec d’autres, parfois en désaccord avec nous, sans jamais rien effacer de nos différences et sans considérer qu’elles soient des obstacles insurmontables. »

    Les « combats à porter ensemble » pour les élections municipales ont été rappelés. Celui du logement social, des transports en commun pour tous, pour l’école, pour l’hôpital, pour l’écologie, une culture pour tous, pour la jeunesse, la paix, celui d’avoir des moyens pour « mener des politiques municipales de gauche et donc que cesse la baisse continue des dotations qui asphyxie les collectivités locales ».

    « Nous le redisons, insiste David Tessier, l’unité et le rassemblement de toutes les forces de gauche et écologistes est la condition de la victoire. » Sophie Rothon, secrétaire de section du PCF, le rappelle : au national comme au local, « la lutte paie ».

  • Censure rejetée, Lecornu sauvé, place au budget

    Censure rejetée, Lecornu sauvé, place au budget

    « Maintenant, au travail », répète Sébastien Lecornu en quittant l’Assemblée nationale direction l’hôtel de Matignon. Le Premier ministre peut souffler, il a échappé ce jeudi, et par deux fois, à la censure. Le texte porté par LFI et soutenu par et soutenu par le PCF, EELV et Génération.s, a été rejeté par 271 voix sur les 289 nécessaires pour atteindre la majorité. Seules 18 voix ont manqué pour faire chuter le gouvernement. Le texte déposé par le RN n’a recueilli que 144 voix.

    « Notre non-censure d’aujourd’hui n’est en aucun cas un pacte. (…) Nous ne renonçons à rien et si vous-même ou d’autres ici en doutaient, nous rappelons le précédent de François Bayrou qui s’était un peu vite bercé d’illusions à notre sujet », a justifié durant le débat le député socialiste Laurent Baumel, au nom de son groupe. Après avoir obtenu la suspension de la réforme des retraites, le PS avait annoncé qu’il ne soutiendrait pas la censure. Si sept élus ont néanmoins désobéi aux consignes, ces voix n’ont pas réussi à faire basculer le vote.

    À gauche, peu croient au pari du PS. « Ce que vous appelez suspension n’est en réalité qu’un ralentissement cosmétique », affirme la députée écologiste Léa Balage El Mariky. Pour Aurélie Trouvé, ce « n’est qu’un leurre, une tromperie, un subterfuge », conspue la députée insoumise. D’autant que le camp présidentiel, du moins ce qu’il en reste, n’a pas l’intention de lâcher sa seule réforme d’ampleur. « Nous nous exprimerons sans trembler, sans hésiter, sur la suspension de la réforme des retraites que nous jugeons déconnectée de toute réalité démographique et financière », prévient à la tribune Paul Christophe, député Horizons. « Ne pensez pas que nous pourrons accepter tout et n’importe quoi s’agissant de la réforme des retraites », renchérit Jean-Didier Berger, député LR.

    « La direction du Parti socialiste porte une responsabilité historique », lance à la sortie de l’hémicycle Mathilde Panot, cheffe du groupe LFI. Elle appelle les militants, électeurs et « la jeunesse » socialiste à « rompre les rangs avec la direction du Parti socialiste et à venir aider le pôle de résistance ». Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a annoncé le dépôt, dans la foulée, d’une troisième motion de destitution visant Emmanuel Macron.

    Désormais, place au débat budgétaire, qui débute lundi et s’annonce pour le moins tendu. Les premières annonces du gouvernement font craindre le pire. Car il prévoit 30 milliards d’euros « d’effort » à travers le gel des prestations sociales, le doublement des franchises médicales, les suppressions de milliers de postes dans l’Éducation nationale… En bref, « un budget à l’image de ces huit dernières années : dur pour le monde du travail et les services publics, doux pour le capital et les plus riches, juteux pour l’industrie de la guerre et l’armement. Il faut tout faire pour le combattre, par tous les moyens, au Parlement comme dans la rue !  », fait valoir Fabien Roussel, secrétaire national du PCF.

    Journée d’action des retraités prévue le 6 novembre

    Face à un budget austéritaire et antisocial, la fronde s’organise. « Le budget présenté par M. Lecornu est catastrophique. Il est même sur certains points encore plus violent que le budget de François Bayrou. (…) Il faut absolument le modifier en profondeur », estime Sophie Binet ce jeudi matin, sur France 2. « Il va falloir se mobiliser. (…) La mobilisation va commencer dès le 6 novembre prochain, avec les retraités, qui organisent une journée d’action », annonce la secrétaire générale de la CGT. « Ça va être les premières victimes de cette explosion des frais de santé, parce que c’est eux qui ont besoin de se soigner le plus. En plus, ils ont une désindexation de leurs pensions pour 2026. Et en plus, cette désindexation, elle est gravée dans le marbre », détaille-t-elle, avant d’ajouter : « Et la dernière chose, c’est que les retraités aussi auraient une forte augmentation de leurs impôts, avec une remise en cause des abattements. »

    « Si on fait le cumul de ces trois mesures, on voit que les retraités sont dans le viseur. Tout ça parce qu’on refuse d’aller taxer les plus riches et d’affronter les multinationales et les rentiers », martèle la dirigeante syndicale.

    Dans un communiqué, l’USR CGT réclame, entre autres la revalorisation de toutes les pensions de retraite de 10%.

  • Une soirée en soutien à la Coopérative agricole Retaj, située en Cisjordanie

    Une soirée en soutien à la Coopérative agricole Retaj, située en Cisjordanie

    La soirée était prévue avant même que le Hamas et Israël ne signent une première phase d’accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza. Ce jeudi soir, dès 18h30, dans ses locaux du Cours Forbin, le PCF co-organise une soirée en solidarité avec le peuple palestinien. Plus particulièrement, en soutien à la Coopérative agricole féminine Retaj, originaire de Cisjordanie. L’association Stop Arming Israël, qui entretient des relations étroites avec la coopérative, est à l’origine de la tenue de cet événement. « Si l’on se réjouit des avancées qui se font pour une possible paix, on veut tout de même alerter sur la situation de la population palestinienne et encourager la population à participer localement pour soutenir cette cause (…) surtout, à participer au désarmement d’Israël », souligne Claude Jorda (PCF), élu d’opposition au Collectif Citoyen Gardanne Biver (CCGB). Au programme de cette rencontre ouverte à tous donc, une visioconférence entre le public et les fondatrices de la Coopérative agricole Retaj, ainsi qu’une diffusion de « photos récentes rendant compte du nettoyage ethnique ». Puis une sensibilisation aux différentes « formes de résistances populaires » palestiniennes sera présentée au cours de la soirée. La rencontre se conclura par une lecture de poèmes palestiniens, traduits en français. Un buffet au prix libre sera ensuite servi. Les bénéfices seront reversés en solidarité à la Coopérative agricole Retaj.

  • À Toulon, le PCF demande à la droite de la clarté vis-à-vis du RN

    À Toulon, le PCF demande à la droite de la clarté vis-à-vis du RN

    « Les consignes de M. Retailleau lors des élections partielles dans le Tarn-et-Garonne de ne pas donner une voix pour la gauche face à l’extrême droite nous inquiètent », commence Gérard Permingeat, le secrétaire de la section PCF Gabriel Péri de Toulon.

    Un appel clair à ce qu’il nomme « un front antirépublicain » lancé par le président du parti Les Républicains qui l’amène à s’interroger sur les répercussions au sein de la droite locale de ses propos, qu’elle s’est bien gardé de commenter.

    Et de rappeler que les communistes toulonnais ont déjà interpellé par lettre ouverte le député de la 1ère circonscription du Var, Yannick Chenevard (Ensemble) sur le sujet. Le député a été élu grâce au report des voix de la gauche face au Rassemblement national (RN). Or, il soutient aujourd’hui le sénateur LR Michel Bonnus aux municipales des 15 et 22 mars.

    « Il faut que les Toulonnais sachent son positionnement, s’il fera barrage face au RN », poursuit le responsable politique.

    « Qu’est devenue la digue contre l’extrême droite ? Une passerelle pour le rassemblement national ? », interroge Didier Quattropani à ses côtés, en soulignant que Michel Bonnus a reçu en grandes pompes Bruno Retailleau à Toulon. Et de poursuivre : « On arrive à se demander, vu toutes ces positions-là qui sont prises de manière officielle, quelle serait la position d’un Michel Bonnus au second tour des élections municipales si son retrait devait empêcher le RN de prendre la ville ? » La question lui est donc posée publiquement.

    Bruno Retailleau n’est d’ailleurs pas le seul à draguer l’extrême droite souligne en substance André De Ubeda. Ce qui laisse supposer l’expression d’un fort courant plus que de simples dérapages. « François-Xavier Bellamy, mardi sur France Info, a dit qu’au deuxième tour, entre Jordan Bardella et un PS à l’élection présidentielle, il voterait Jordan Bardella. » Des propos suffisamment graves pour nous alerter, insiste le chef de file des communistes à Toulon pour les municipales et conseiller municipal Toulon en Commun. « Est-ce qu’il va falloir classer les Républicains dans le camp des extrémistes ? », interroge-t-il. Après ces mises en garde et demandes de clarifications, les communistes ont rappelé leur rôle au sein de la liste de rassemblement des forces progressistes et citoyennes de Toulon en Commun (TEC).

    « Notre section Gabriel Péri, soutenue par la Fédération du PCF, est partie prenante de cette aventure politique, associative et humaine », résume Didier Quattropani. Un rassemblement qui pour l’heure ne souffre d’aucune dissension malgré les événements nationaux, rassure-t-il. Et de poursuivre : « On fait quand même un peu la part des choses. On travaille depuis 2019 ensemble, on se connaît, on s’écoute et on se respecte pour débattre et prendre des décisions par consensus, et ça c’est le plus important dans nos assemblées populaires. »

    « La sécurité, c’est nous ! »

    La campagne a commencé depuis la désignation à l’unanimité de la tête de liste Magali Brunel (PS) lors d’une assemblée populaire au printemps dernier, comme c’était prévu, rappelle Didier Quattropani. Histoire de couper court aux velléités de LFI qui était parfaitement au courant du timing mais qui avait quitté le navire à ce moment-là.

    Les équipes travaillent dans différents ateliers pour faire avancer les sujets soumis ensuite à l’Assemblée populaire pour construire le programme. Le dernier concernait la sécurité. « La sécurité c’est pas la droite, c’est nous ! », intervient André De Ubeda. Un sujet qui n’est pas abordé par le seul volet répressif mais qui passe aussi par la prévention et l’anticipation des problèmes qui peuvent arriver, précise Didier Quattropani.

    « Nous sommes est en train de monter un comité de soutien qui va être costaud. avec des personnalités, des entrepreneurs… », conclut André De Ubeda. « La machine TEC avance », confirme Gérard Permingeat.

  • Les travailleurs sociaux des Flamants en appellent à l’État

    Les travailleurs sociaux des Flamants en appellent à l’État

    Cette fois-ci la Maison départementale de la solidarité (MDS) des Flamants est restée fermée… Le groupe de salariées « volantes » qui assurait la veille les urgences s’est à son tour mis en grève ce mardi 14 octobre. Dans le même temps, devant l’hôtel du Département, venus de Marseille mais aussi d’Aubagne, d’Aix ou La Ciotat, plus d’une centaine de personnels des MDS, Protection maternelle et infantile ou autres pôles enfance se sont rassemblés en soutien, à l’appel de la CGT, pour dénoncer des conditions de travail devenues très compliquées sous la pression du narcotrafic.

    « Nous sommes dans un quartier toujours en grande difficulté, en proie à un réseau qui s’est organisé, développé. Nous ne voulons pas lâcher les habitants, nous avons un devoir envers la population, mais on ne peut pas continuer comme ça, rester en danger » estime Valérie Marque, secrétaire générale du syndicat au conseil départemental. La CGT réclame une entrevue avec le préfet au plus vite, car « c’est l’État le garant de notre sécurité » et se dit prête à organiser un rassemblement devant la préfecture dès jeudi matin si nécessaire.

    Récupérer sa voiture après sa journée de travail au parking est une gageure, croiser un dealer aussi… « J’ai reçu des menaces de mort », raconte cette sage-femme qui est tout de même retournée au travail moyennant six mois de psychothérapie.

    « Les enfants ont peur »

    Dans l’idée, « être au cœur de la cité c’est super mais là, ce n’est plus tenable », raconte une autre salariée. Elle ajoute : « Les enfants que nous suivons ne veulent plus venir, ils ont peur. Et on reçoit des habitants qui se sont fait chasser de leur domicile par les dealers, ils arrivent avec juste les vêtements qu’ils ont sur le dos. » L’organisation des visites à domicile aussi a dû être revue « pour éviter d’être confrontés au réseau », assure une troisième.

    Sur site, ce mardi matin, les camions de CRS et de police en place la veille « ne sont plus là » assure une assistante sociale alors que la préfète de police a assuré mettre les moyens avec « une présence renforcée afin de lutter contre la délinquance, les trafics ainsi que leurs conséquences pour ceux qui y vivent et y travaillent ».

    « On se suradapte au quotidien, on tolère des choses intolérables et on est mis à l’amende, comme les habitants », témoigne une salariée des Flamants. Dans l’urgence, une partie des grévistes réclame un encadrement policier accru, au quotidien, ou un déménagement en attendant. Du temporaire, en attendant que soit définitivement démantelé le réseau, espèrent-ils, bien conscients que ce n’est pas « une mince affaire ».

    Parmi les manifestants, on retrouve également Gérard Frau, président du groupe communiste au conseil départemental des Bouches-du-Rhône et adjoint au maire de Martigues. « Les travailleurs du social en général ont déjà tellement de difficultés à assurer leur mission, il n’est pas imaginable qu’ils puissent subir la pression du narcotrafic » s’indigne l’élu, pour qui « il faut créer de bonnes conditions d’exercice de leur métier » car « les parents, les familles ont besoin de ces structures ». Une lettre des élus PCF du Département va être envoyée pour appuyer la demande de rendez-vous auprès du préfet ajoute-t-il.

    En attendant, une caisse de grève a été ouverte.

    Contactée, la préfecture de région n’a pas donné suite à nos sollicitations.

  • [Entretien] David Tessier (PCF) : « On fait campagne pour rassembler le plus largement possible et gagner »

    [Entretien] David Tessier (PCF) : « On fait campagne pour rassembler le plus largement possible et gagner »

    La Marseillaise : Vous êtes le chef de file des communistes pour les municipales. Où en sont les discussions avec vos partenaires de gauche ?

    David Tessier : Elles se font comme toutes les discussions dans un cadre unitaire en ayant le souci d’équilibrer les candidats des partis politiques et ceux qui ne seraient pas membres de partis mais présentés au sens de leur engagement citoyen, et en respectant les règles démocratiques de chaque formation. Ce processus peut sembler long mais le temps est une condition de la démocratie. Et on n’est pas en retard, je suis même extrêmement confiant sur le fait qu’on débouchera bientôt sur une annonce.

    La question de la tête de liste est tranchée ?

    D.T. : Ce qui est convenu, c’est que simultanément à son annonce, seront annoncés les 10 à 20 premiers noms de la liste pour manifester un souci de cohérence politique globale. Ce début de composition de liste dira quelque chose du projet politique.

    Quel périmètre de rassemblement est espéré par le PCF à Aix ?

    D.T. : On fait campagne pour rassembler le plus largement possible, gagner et proposer des solutions allant dans le sens de l’intérêt général. Le périmètre, c’est toute la gauche. Et elle est pluraliste avec des formations qui ont des analyses, des histoires, des cultures, des positions différentes. Et c’est très bien. Pour l’heure, la liste comprend toute la gauche, à l’exception de la France Insoumise qui a décidé de jouer dans les Bouches-du-Rhône et au national, une autre stratégie, ce que nous regrettons. Nous, les communistes, avons un adversaire, c’est la droite et la famille Joissains, et un ennemi mortel, l’extrême droite. Mortel car entre eux et nous, il n’y a pas que des divergences, il y a l’histoire, il y a du sang. Mais on n’a pas d’adversaire à gauche, on ne fera pas campagne en tapant à gauche.

    Quels sujets les communistes vont porter sur cette campagne ?

    D.T. : Notre spécificité et notre utilité est de porter les sujets qui concernent la vie quotidienne des salariés et des gens des quartiers populaires, les transports, l’école, le logement, et de poser la question du droit à la ville. Aix est une ville qui, comme d’autres en France, tend à exclure les classes populaires en les rejetant loin du noyau central. On tient à ce que tout le monde puisse vivre et habiter en ville. Les questions d’égalité, de justice sociale et de territoire sont centrales. Un exemple, banal, c’est la question des transports. Aix est une ville qui a un réseau de transports en commun qui ne correspond pas à la réalité de ce qu’elle est aujourd’hui. Quand les 47 000 habitants du Jas de Bouffan, les quartiers ouest de la ville où se trouvent beaucoup de logements sociaux, n’ont plus de bus après 22h, une sorte de couvre-feu s’impose sur un tiers de la ville, et ce n’est pas acceptable. On va aussi porter un combat plus politique sur la question du désengagement de l’État et des moyens.

    Le contexte politique national heurté, pour ne pas dire chaotique, peut-il avoir des conséquences ?

    D.T. : L’expérience nous enseigne que les électeurs et électrices ne mélangent pas nécessairement les scrutins et que le score national d’un parti ne dit pas forcément ce que sera son score municipal. En même temps, tout n’est évidemment pas déconnecté. La question des salaires, des retraites, de l’emploi sont des grandes questions nationales qui se retrouvent aussi en ville. La paix par exemple est une question diplomatique et un maire n’est pas ministre des Affaires étrangères mais il peut prendre des positions et des décisions qui marquent un attachement au camp de la paix.

    Vous avez placé cette rentrée sous le signe de la paix. Comment jugez-vous l’évolution de la situation au Proche-Orient ?

    D.T. : Aujourd’hui, le cessez-le-feu semble s’être imposé, les otages sont rentrés, des prisonniers politiques palestiniens ont été libérés, ce sont d’excellentes choses. Il faut désormais passer à l’étape suivante : construire les conditions politiques permettant d’assurer une paix juste et durable. Ça passe par la reconnaissance de l’État palestinien c’est acté, et par une conférence internationale. Il n’y a aucune solution militaire possible, ni dans cette région ni ailleurs sur Terre. Il faut donner des moyens pour que la paix puisse se réaliser.

    Jeudi, 18h30, 35 impasse Granet