Tag: PCF

  • En Provence, multitude de soutiens locaux à Sophie Binet

    En Provence, multitude de soutiens locaux à Sophie Binet

    Front commun du mouvement social provençal pour soutenir Sophie Binet. Après la mise en examen de la secrétaire générale, pour injure publique, suite à sa déclaration « les rats quittent le navire » lorsqu’elle avait été interrogée à propos des menaces de délocalisations par de grands patrons, nombreuses sont les organisations à lui faire part de leur solidarité. « Le Comité régional CGT Paca et les six Unions départementales qui le composent prennent acte du cap qui est franchi. Nous souhaitons assurer à notre secrétaire générale de notre soutien infaillible », tonne le Comité régional CGT dans un communiqué diffusé ce vendredi, qui assure : « Sophie Binet a raison. » « Elle a raison de dire que le patronat organise sa désertion fiscale, refusant la moindre contribution financière à la patrie républicaine », martèle-t-il. Avant de prévenir : « Nous souhaitons aussi assurer ceux qui sont à l’origine de cette mise en cause que nous mesurons parfaitement le message qu’ils adressent à la CGT et aux travailleurs de ce pays. » La FSU 13 va dans le même sens : « S’en prendre à Sophie Binet, c’est s’en prendre à l’ensemble du monde du travail. Ce qui est une injure, c’est l’attitude du patronat et sa volonté d’aller toujours plus loin dans la casse des conquis sociaux.» Côté politique, le secrétaire départemental du PCF des Bouches-du-Rhône et sénateur, Jérémy Bacchi se dit « scandalisé » par cette mise en examen et « pleinement solidaire avec elle ». « Quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt. On est sur une manœuvre de diversion alors que des milliards d’euros échappent chaque année à la solidarité nationale », tacle-t-il. Avant de développer : « Lorsque le milliardaire Arnault, plus riche Français de tous les temps, est mis à l’index par Sophie Binet, il pousse des cris d’orfraie. »

    « Les chantres d’un capitalisme apatride »

    Même retour du côté de la fédération varoise des communistes qui met également le focus sur le contexte de sa déclaration : « Il s’agissait de viser un comportement patronal insupportable ! Les mêmes qui ont bénéficié des largesses de l’argent public durant des années (…) et menacent de quitter le pays. » Et de dénoncer : « Ils sont les chantres d’un capitalisme apatride s’exonérant de toute responsabilité sociale pour leur pays ! » La maire (GRS) des 1er et 7e arrondissements de Marseille, Sophie Camard a tenu également apporter son soutien. « Un pays qui n’arrive même plus à comprendre les différents registres de sa langue va vraiment très mal », s’inquiète-t-elle. Du côté du NPA-A, on dénonce aussi « le grotesque d’une plainte contre l’usage d’une expression bien banale ». Et d’asséner : « Oui, les grands patrons et actionnaires sont bien des rapaces qui vivent sur notre travail.»

  • La Ville de Martigues veut des garanties sur le contournement autoroutier

    La Ville de Martigues veut des garanties sur le contournement autoroutier

    C’est un record. Jamais conseil municipal n’avait vu autant de délibérations être débattues depuis le début du mandat. Près d’une centaine de points étaient à l’ordre du jour, soit près de 4 heures de séance. Record d’affluence, aussi. Rarement, l’hôtel de ville n’avait accueilli un public aussi nombreux, certaines personnes étant contraintes de s’asseoir par terre.

    Loin d’être ordinaire, ce jeudi 4 décembre, le conseil municipal avait des airs de campagne, les oppositions se saisissant de toutes les occasions pour attaquer la majorité et présenter leur projet. À commencer par les avances sur subvention accordées aux associations. Sylvie Wojtowicz, colistière de Jean-Luc Di Maria (LR), a voulu envoyer « un message clair sain et rassurant à l’ensemble de notre tissu associatif », anticipant une victoire, avant d’être reprise par le maire Gaby Charroux (PCF) : « Vous ne pouvez pas vous servir du conseil municipal pour faire votre campagne. »

    Requalification

    et compensations

    Au-delà de nombreux débats à visée électoraliste, certains points ont engagé d’importantes discussions, notamment au sujet du contournement autoroutier de Martigues et de Port-de-Bouc. L’assemblée avait à rendre un avis sur l’enquête publique, qui s’est achevée le 13 novembre. L’adjoint au maire délégué à l’environnement Florian Salazar-Martin (PCF), a résumé : « Nous sommes très satisfaits mais nous restons très vigilants sur un certain nombre de promesses faites dans un cadre financier et politique dégradé. » La majorité souhaite avoir l’assurance que l’échangeur du Réveilla, « indispensable à la fluidification du trafic et permettant l’optimisation de la desserte de Martigues Nord », sera réalisé, mais aussi que la RN568 soit requalifiée en boulevard urbain afin qu’elle devienne une 1×1 voie. Une attention est aussi portée aux mesures compensatoires écologiques, qui seront mises en place localement sur les secteurs de Maquemeou, du Vallon du Pauvre homme et de la plaine de Saint-Macaire sur plus de 70 hectares.

    Le conseiller d’opposition Frédéric Grimaud (LFI) a voté contre cet avis, justifiant : « Une autoroute en plus c’est du trafic en plus. Pour moi c’est un paradoxe, c’est un projet qui valide l’autoroutier et qui va augmenter les émissions de CO2. » L’ancien député de la 13e circonscription et élu municipal Pierre Dharréville (PCF) a plaidé, quant à lui, pour un plan global : « C’est une première décision qui en appelle d’autres. Nous allons reconquérir de l’espace urbain, permettre une meilleure circulation, il s’agit de continuer la bataille engagée pour le développement du fluvial, du fret et du transport ferroviaire », notant les insuffisances de la ligne de la Côte Bleue.

  • Occitanie : Sylvain André, « Cette liste se revendiquera de gauche »

    Occitanie : Sylvain André, « Cette liste se revendiquera de gauche »

    La Marseillaise : Pourquoi avez-vous hésité à vous représenter ?

    Sylvain André : J’ai pris du temps parce que je connais bien la fonction et je sais que c’est un mandat très prenant, très exigeant mais passionnant. La passion est intacte et j’ai envie de finir les projets engagés et d’en porter de nouveaux. J’ai surtout envie de continuer ce travail engagé sur le vivre-ensemble. Les attaques que j’ai subies m’ont aussi fait réfléchir parce que c’était très virulent. Mais l’envie est toujours là.

    Quel bilan tirez-vous de ces six ans de mandat ?

    S.A. : Nous avons dédié un vrai budget à l’éducation et nous avons beaucoup soutenu le centre socio-culturel, avec un programme culturel important. Concernant les investissements importants, nous avons réalisé la rénovation du centre du village, la rénovation énergétique des bâtiments publics et la création d’un deuxième réseau chaleur bois pour alimenter plusieurs bâtiments. Nous avons aussi mené un travail pour améliorer les équipements des services techniques et nous avons réalisé un travail de fond sur la tranquillité publique. Nous avons mis en place la vidéoprotection en début de mandat, qui sert uniquement aux gendarmes quand il y a une infraction. Ensuite, nous avons acheté un terrain pour un projet d’habitat inclusif de onze appartements. L’appel d’offres est prévu en 2026. Nous avions commencé à travailler sur ce projet en 2016 et si tout se passe bien, il verra le jour en 2028.

    Quels sujets allez-vous porter durant la campagne ?

    S.A. : Nous avons des projets pour plusieurs mandats, entre ceux pensés par l’équipe sortante et ceux portés par les nouveaux. Mais il y en a deux qui sont certains : le cimetière, où nous venons de trouver un nouveau terrain et l’habitat inclusif. Il y a d’autres projets dans les tuyaux comme la création d’une boulangerie à la place du foyer, la rénovation de la salle polyvalente, l’aménagement du quartier des Fonzeaux qui a besoin d’un gros travail… Il faut avancer sur un maximum de choses, plus que ce qu’on peut déjà faire, et en fonction des financements que l’on pourra trouver nous les réaliserons. Ce sont les financements qui déterminent si certains projets se font avant les autres. Pour cela, nous aurons aussi une équipe renouvelée à 50%. Cette liste se revendiquera de gauche. J’y tiens beaucoup. Toutes les personnes de la liste se revendiquent de gauche avec différentes sensibilités.

    Vous êtes régulièrement la cible de l’extrême droite, y aura-t-il une liste soutenue par le RN face à vous ?

    S.A. : Je ne pense pas. Je n’ai pas entendu de liste se positionner en face mais on n’est jamais à l’abri.

  • Occitanie : Patrick Malavieille, « La commune reste un îlot de confiance »

    Occitanie : Patrick Malavieille, « La commune reste un îlot de confiance »

    La Marseillaise : Que représentent pour vous, dans le contexte actuel de tensions nationales et internationales, les scrutins municipaux des 15 et 22 mars prochain ?

    Patrick Malavieille : Ces élections municipales de 2026 sont le premier rendez-vous démocratique majeur après une période institutionnelle agitée et dont nous ne sommes pas encore sortis, et la dernière étape avant l’élection présidentielle de 2027. C’est une séquence politique décisive pour la vie des gens.

    Au moment où l’État asphyxie financièrement les collectivités et notamment les communes, c’est l’occasion pour la population de refuser la casse des services publics et de réclamer, haut et fort, la libre administration de nos villes et de nos villages.

    Dans le Gard, mais la question se pose également pour l’Hérault et plus largement l’Occitanie, est-ce que ce scrutin peut réconcilier les citoyens avec la politique ?

    P.M. : Je le crois. Les habitants de nos communes sont profondément attachés à la vie locale, à la proximité. On le voit au travers du mouvement associatif qui reste fort, avec des engagements puissants. On le voit aussi avec des mobilisations locales, pour l’emploi, pour l’école, pour l’hôpital…

    Et en dépit des restrictions budgétaires, il y a beaucoup d’énergie locale, avec des citoyens pragmatiques et ambitieux pour le coin où ils vivent. Je crois que cette énergie pourrait être le levier de la reconstruction du lien civique.

    Pour la gauche, l’enjeu est de conforter des majorités municipales mais aussi de conquérir de nouvelles communes. Je pense notamment à Nîmes. Votre analyse ?

    P.M. : L’enjeu est immense. Reconduire partout des majorités sortantes de gauche, travailler partout pour rassembler autour de projets territoriaux ancrés dans l’intérêt général, voilà à mon sens ce que devrait être notre ligne de conduite.

    Dans les majorités sortantes, les élus communistes travaillent beaucoup et sont reconnus pour leur travail. Il faut l’amplifier. Pas question pour nous, comme l’a rappelé Fabien Roussel à Marseille, de présenter des listes face à des maires sortants, PS, LFI, Verts ou se réclamant de la gauche. Ailleurs, il faut travailler au rassemblement de toute la gauche, pour que nos communes, petites et grandes, soient des points d’appui pour la population. Un rassemblement sur la base d’un projet collectif construit avec les citoyens. C’est la démarche engagée notamment à Nîmes avec Vincent Bouget et Amal Couvreur.

    Face aux défis sociaux, démocratiques et écologiques, nous devons être force de propositions, dans une réflexion renouvelée qui place la commune comme le socle institutionnel majeur en lien avec les intercommunalités, les Départements et les Régions.

    Vous avez été député, maire de la Grand-Combe, vous êtes conseiller départemental. Au regard de vos actions et de votre expérience la question d’une décentralisation réelle se pose-t-elle ?

    P.M. : Cela fait longtemps que l’on en parle. Il y a longtemps qu’elle est promise mais jamais vraiment réalisée. C’est même l’inverse qui se produit depuis quelques années. Il faut redonner aux maires davantage de pouvoir de décision et, j’insiste, d’expérimentation. Les maires sont fatigués de la complexité que nous impose l’État dans de nombreux domaines. L’intransigeance, la tutelle de l’administration centrale sont insupportables. Souvent des décisions prises à Paris sont loin, très loin des réalités du territoire. Exemple : la carte de la politique de la ville… Et parfois, on arrive à des situations ubuesques où l’État en Région, préfets et sous-préfets qui sont souvent à l’écoute des élus locaux, se battent presque contre leurs propres services ! Mais que l’on ne se méprenne pas, les communes ont besoin de l’État, notamment avec des dotations à la hauteur des charges qui leur ont été transférées mais aussi pour accompagner les territoires où l’industrie s’est effondrée. En un mot, ce n’est pas d’un État en moins dont nous avons besoin mais d’un État en mieux.

    Alors que sur le plan national c’est la confusion, les municipales peuvent-elles être un moment de clarification ?

    P.M. : La défiance envers les institutions nationales, Président de la République, Gouvernement, Parlement, atteint des sommets, du jamais vu ! Et dans le même temps, un ancrage demeure encore solide, c’est le lien des Français avec leur commune. Alors que beaucoup de nos concitoyens sont dégoûtés, il faut bien le dire par l’actuelle séquence politique, un récent sondage montre que 70% des Français se déclarent intéressés par les prochaines élections municipales. Cela se vérifie sur le terrain où les élus locaux sont perçus de manière différente. Il me semble que la commune reste un îlot de confiance dans une mer de défiance et notamment ceux qui ont le plus de difficultés peuvent y jeter l’ancre !

    Santé, logements, transports, écoles, services publics, etc. Les priorités sont nombreuses. Comment montrer que l’on peut répondre à ces besoins et tordre le cou à la résignation ?

    P.M. : Il faut partir des réalités locales et des besoins de la population. Et à chaque fois, en faire des batailles publiques en s’appuyant sur les forces vives des localités. L’austérité imposée par l’État aux collectivités locales menace directement nos services publics. L’enjeu de mars 2026 sera de répondre aux besoins de la population par le développement de ces services. Il nous faudra en faire une mobilisation populaire et une question politique majeure par l’intervention des usagers et des travailleurs. Je propose que l’on réfléchisse à la structuration d’une commission locale des services publics par commune en y impliquant les usagers, les agents, cela pour ouvrir un débouché aux luttes locales et contribuer à des avancées immédiates et concrètes. N’attendons pas le grand soir mais travaillons pied à pied pour des jours plus heureux.

    L’extrême droite mène une véritable guerre culturelle et idéologique. Résister est nécessaire mais est-ce suffisant ? Ne faut-il pas aussi la combattre par des projets ?

    P.M. : Le RN et les idées qu’il véhicule, sont un poison pour le pays. Il faut rappeler que ce parti s’est construit sur les vestiges du régime de Vichy, régime contre lequel s’est érigée la République. Cela pour montrer que les attaques continuelles contre les contrepouvoirs, qu’ils soient institutionnels ou médiatiques, ont bien pour objectifs l’affaiblissement du débat public et la ruine de la démocratie. Mais cela ne suffit pas ! Il faut être ambitieux et novateur dans la manière de construire au niveau local les solidarités humaines. Logements, emploi, transports, santé, culture, sport, éducation, sécurité. À chaque fois, prenons bien la mesure de notre capacité à y répondre. Parlons à l’intelligence de nos concitoyens en les requestionnant sur le concept du vivre ensemble. Abordons la question du racisme, de l’antisémitisme, de l’homophobie, des violences faites aux femmes, de la paix, de l’avenir de la planète…

    Mettons en garde aussi contre les vieux refrains réactionnaires, nationalistes, patriarcaux, virilistes. Contre aussi les chansons tristes de déni climatique et du complotisme. Les élections municipales vont nous servir aussi à tout cela.

    Et si, il y a une chose à réarmer en France, c’est bien les consciences. Nous allons nous y employer.

  • Occitanie : la gauche présente, le RN embusqué à St-Gilles

    Occitanie : la gauche présente, le RN embusqué à St-Gilles

    Où est passé le Rassemblement national à Saint-Gilles ? Comme souvent lorsqu’il siège dans l’opposition, le RN est complètement absent des débats. Sa tête de liste en 2020, Christophe Lefèvre, qui a depuis cédé aux sirènes de Reconquête !, est absent de la commune et les deux autres élus de sa liste au conseil municipal font acte de présence lors des séances mais ne prennent jamais la parole. Aujourd’hui, rien ne garantit que le RN soit en capacité de former une liste. Un fait étonnant dans une ville qui a pourtant donné la majorité à Jordan Bardella aux Européennes (51%) et à Nicolas Meizonnet aux législatives (56%).

    Le maire sortant, Eddy Valadier (LR) semble donc avoir le terrain dégagé pour décrocher un troisième mandat dans la ville de 14 400 habitants. Il n’a pour l’heure pas encore annoncé sa candidature. Il devra tout de même affronter un ancien allié, à savoir Christophe Sévilla, ex-membre de l’UDI qui a reconnu avoir entamé des discussions avec le RN sans qu’elles aient abouti.

    La gauche veut progresser

    Inconnu en 2020, le socialiste Paul Gabriel avait à peine dépassé les 10%. Suffisant tout de même pour siéger au conseil municipal et se faire connaître de la population. S’il ne rejette pas tout le bilan d’Eddy Valadier, notamment dans « l’embellissement de la ville », l’élu d’opposition a déjà annoncé sa candidature pour apporter une vision différente sur la démocratie participative : « Nous voulons associer les habitants aux décisions qui peuvent être prises. Il faudrait créer des comités de quartier qui pourraient avoir un petit budget pour mettre en place une action qui leur tient à cœur. Nous voulons aussi créer une maison de la vie associative pour aider les associations dans les dépôts de subventions. Il y a aussi un problème de desserte, au niveau des transports en commun, avec une partie de la ville qui n’est pas desservie. »

    Paul Gabriel mènera ainsi une liste d’union de la gauche avec les communistes. « Nous voulons mener une démarche progressiste et écologiste. Le but c’est de faire mieux qu’en 2020 », confirme Alain Nunez, secrétaire de la section Camargue Vidourle du PCF qui sera présent sur cette liste.

  • Occitanie : ces maires qui se représentent

    Occitanie : ces maires qui se représentent

    Dans les prochaines semaines, nous allons vous faire vivre les différentes campagnes au cœur du berceau de la démocratie : la commune. Quelles que soient leur taille, rurales ou urbaines, les communes sont le lieu de la vie quotidienne de tous.

    Les maires, élus et les agents municipaux sont au service des citoyens. En première ligne. Les habitants aussi auront la parole. Car nombreux travaillent le « vivre ensemble », en témoignent la force et le nombre d’associations, sportives, culturelles, humanitaires, de loisirs… Loin de la basse « politique politicienne » et des guerres picrocholines que d’aucuns aiment mettre en scène, le souci premier de votre journal est de faire vivre le débat sur les sujets essentiels qui préoccupent les habitants. Sur les valeurs républicaines et de progrès.

    Alain Giovinazzo, Les Mages (Gard)

    « J’ai envie de le poursuivre, pour que règne ce “bon vivre” chez nous »

    Conseiller municipal depuis 2008, puis maire des Mages depuis 2018, Alain Giovinazzo s’inscrit dans la droite lignée de son prédécesseur Jean-Claude Paris, qui a accumulé 37 années de mandat avant lui. « Je me suis posé la question il y a environ un an, et j’ai décidé de continuer parce qu’il me semble que je n’ai pas encore fini mon devoir. Jean-Claude Paris avait fait du très bon travail, et j’ai envie de le poursuivre, pour que règne ce “bon vivre” chez nous », confie le maire de cette commune de 2 200 habitants.

    Quasi-natif du village, Alain Giovinazzo met un point d’honneur à soutenir le monde associatif, qu’il qualifie de « poumon du village ». Il y a d’ailleurs œuvré une grande partie de sa vie, d’abord dans le club local de football, ensuite en tant que parent d’élève. « Les associations permettent l’échange et le vivre ensemble », argue le militant communiste.

    Une mission d’autant plus complexe, ces derniers temps, que les budgets des collectivités locales commencent à crier famine. « Il y a quelques années, 75% du budget servait au fonctionnement. Aujourd’hui, on approche plutôt les 90%. Ce qui fait qu’on n’a plus rien pour investir. Notre marge de manœuvre est de plus en plus réduite », ajoute l’élu qui rencontre aussi de plus en plus de familles plongées dans la précarité. Lors de son prochain mandat, il devrait donc poursuivre les travaux de la « maison en partage », la construction de 9 logements dans le centre ancien et voir naître le pôle médical pour lequel la commune s’était pleinement engagée.

    Prisca Borrel

    Sylvain André, Cendras (Gard)

    « Nous portons un message fort pour la paix et la fraternité » Président de l’association des maires ruraux du Gard qu’il a particulièrement développée puisqu’elle est passée de 38 à 167 membres sous sa mandature, Sylvain André est un élu local reconnu. Il avait d’ailleurs été invité à Matignon lorsqu’Élisabeth Borne était Premier ministre pour lui faire part des difficultés des élus locaux. À Cendras, l’édile communiste porte une politique ancrée à gauche qu’il assume : « Nous avons un programme culturel et festif important qui n’est pas uniquement pour se détendre et passer un bon moment. Il y a une vision politique pour que les gens discutent et échangent entre eux, ce qui est essentiel dans cette période de repli sur soi. Pour moi, être maire, c’est être animateur du village et travailler à des prétextes pour que les gens se rencontrent. Quand tu connais l’autre, ses différences, ça se passe déjà mieux. Nous portons un message fort pour la paix et la fraternité, que ce soit de l’autre côté de la rue, comme de l’autre côté de la planète. La mairie est d’ailleurs adhérente à l’ONG Maires pour la paix. Nous revendiquons cette originalité ».

    Après neuf ans à la tête de la municipalité de Cendras, commune de 1 600 habitants située dans l’Agglomération alésienne, Sylvain André a décidé de se représenter pour un nouveau mandat. « Nous avons beaucoup œuvré sur des questions de solidarité, de transition écologique, de culture, pour les personnes handicapées, les personnes âgées, la santé et la tranquillité publique. Nous voulons continuer ce travail engagé et nous avons beaucoup de projets », explique le maire qui réunit son équipe tous les lundis soir pour piloter ensemble les projets.

    T.A.

    Edouard Chaulet, Barjac (Gard)

    « J’ai l’impression d’être dans les soins palliatifs »

    À 80 ans, Édouard Chaulet n’entend pas raccrocher ses gants de boxe. « Pour moi c’était une évidence. À un moment donné, il peut y avoir un obstacle objectif, comme l’âge, la maladie, ou la mort, mais pas le découragement… Je crois que vivre, c’est lutter. C’est résoudre des contradictions, avancer des solutions et commettre des petites avancées », résume le maire de Barjac, en poste depuis 36 ans. « Gérer une mairie longtemps, c’est un peu comme une œuvre… »

    Sur sa commune, l’élu a initié un festival de chansons à textes en compagnie de Jean Vasca et Jean Ferrat, et créé un cinéma d’art et d’essai. Barjac est aussi réputée pour sa restauration scolaire biologique et autonome, basée sur ses propres cultures maraîchères et son huile d’olive maison. « Nous nous efforçons de faire beaucoup de choses en régie publique. On essaie de s’octroyer une relative liberté », avance-t-il. Mais depuis plusieurs années, l’homme a aussi dû lutter contre un phénomène qui n’était pas forcément de son ressort : celui de la désertification médicale. « On a recruté deux médecins à temps partiel, cela nous a coûté 500 000 euros, et on en cherche encore », constate l’élu.

    Lors du prochain mandat, Édouard Chaulet souhaite rénover les maisons du centre du village et créer de nouveaux logements, dont un habitat inclusif pour seniors et un immeuble dédié aux jeunes ménages ou aux femmes séparées. « J’ai l’impression d’être de plus en plus dans les soins palliatifs à cause d’une politique insuffisante pour le quotidien des gens. On essaie de corriger, d’améliorer, de faire de l’égalité et de la fraternité… »

    P.B.

  • Le PCF mobilisé à Aix-en-Provence pour aboutir à une liste de rassemblement

    Le PCF mobilisé à Aix-en-Provence pour aboutir à une liste de rassemblement

    Les forces de gauche ont annoncé, il y a quelques mois, leur volonté de se présenter côte à côte aux municipales de 2026. Sur le terrain du marché, place de l’Hôtel de Ville, ce samedi matin, les militants du Parti communiste aixois réaffirment leur volonté « d’unité pour changer la vie des Aixois et Aixoises », quelques heures après l’annonce, dans les colonnes de La Provence, de la candidature de Marc Pena, positionné comme meneur d’une liste de gauche baptisée « Aix Avenir ». Une annonce sans grande surprise, puisque le député PS de la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône avait déjà exprimé son ambition de briguer le siège de maire.

    David Tessier, désigné chef de file du PCF en cette période électorale, rappelle : « Aujourd’hui, on réaffirme les positions des communistes : celles de construire l’unité la plus large possible de toutes les forces de gauche et écologistes, pour mettre un terme à des années invraisemblable de gestion dynastique de la Ville. ». Parmi les priorités, résoudre la crise du logement, obtenir de meilleurs transports, notamment pour les quartiers populaires, une politique « municipale de gauche et de progrès » pour les services publics, l’arrêt des « intérêts illimités du privé sur les cantines et des crèches », une organisation contre les aléas climatiques et un traitement sérieux de la question de l’enfance.

    La tête de liste, une question « subalterne »

    Quid du contexte électoral et de l’officialisation de la candidature du député socialiste à la tête de l’union à laquelle les communistes participent ? Le tractage du PCF n’a rien d’exceptionnel. « On est sur le marché comme tous les samedis. C’est ça que je voudrais dire de façon très claire (…). Nous ne sommes pas là à cause du contexte, on est là tout le temps. Il faut rassembler. Et pour rassembler, il faut proposer une solution politique qui respecte les partis politiques, les forces citoyennes et le travail des élus sortants du groupe Aix en Partage, qui ont, dans des conditions extrêmement compliquées, mené la bataille à gauche dans l’opposition, pendant six ans. C’est ça, notre sujet », martèle David Tessier.

    Quant à l’union avec Marc Pena, le représentant PCF indique : « La question de la tête de liste, c’est-à dire-la question de savoir qui conduira cette bataille politique, pour nous, est une question subalterne. (…) Marc Pena est député. Il a donc légitimement des raisons objectives d’agir comme il agit. Nous, on soutiendra avec une volonté absolue, en mettant la totalité de nos forces militantes, qui sont les premières à gauche à Aix, il faut le rappeler – avec la liste qui sera conduite par celui ou celle qui s’inscrira dans la perspective que je viens de tracer. »

    La vraie question, concluent les communistes, reste le débouché d’une liste « qui porte les espoirs de transformation sociale dans une ville gérée par la droite, parfois une droite dure. » Conclusion : les communistes cherchent « la réussite de l’unité » car le temps presse.

    « Chaque parti a son autonomie »

    Marc Pena (PS) confirme à La Marseillaise être candidat aux municipales à Aix pour « l’arc qui va de Ruffin jusqu’à Place Publique ». « (…) Tous mes partenaires sont à égalité, toutes les composantes sont représentées dans les 12 premiers de la liste. Il y a donc un équilibre qui se tient entre toutes les formations de la gauche, affirme le chef de file du groupe d’opposition. Il y a ma candidature, le rassemblement que nous avons fait ensuite, chaque parti à son autonomie quant à l’action qu’il veut mener et la manière dont il veut parler aux citoyens. (…) Ce n’est qu’une question de jours avant qu’on ne dévoile les vingt premiers de la liste. »

  • Occitanie : ces maires qui se représentent

    Occitanie : ces maires qui se représentent

    Dans les prochaines semaines, nous allons vous faire vivre les différentes campagnes au cœur du berceau de la démocratie : la commune. Quelles que soient leur taille, rurales ou urbaines, les communes sont le lieu de la vie quotidienne de tous.

    Les maires, élus et les agents municipaux sont au service des citoyens. En première ligne. Les habitants aussi auront la parole. Car nombreux travaillent le « vivre ensemble », en témoignent la force et le nombre d’associations, sportives, culturelles, humanitaires, de loisirs… Loin de la basse « politique politicienne » et des guerres picrocholines que d’aucuns aiment mettre en scène, le souci premier de votre journal est de faire vivre le débat sur les sujets essentiels qui préoccupent les habitants. Sur les valeurs républicaines et de progrès.

    Bernard Clément, Domessargues (Gard)

    « Nous allons avoir besoin de courage, d’ambition et de solidarité »

    Maire de la petite commune de Domessargues depuis 1989 et après avoir vaincu un cancer durant ce dernier mandat, Bernard Clément a bien décidé d’y retourner. « J’ai toujours envie d’être utile et je prends toujours autant de plaisir à m’impliquer pour le fonctionnement de cette institution. L’expérience que je viens de vivre et la lutte contre la maladie ont contribué à renforcer mes convictions quant aux objectifs personnels que l’on peut se fixer. L’envie de vivre et l’envie de dépasser les difficultés, personnelles ou celles des collectivités locales, m’ont donné envie de continuer d’être utile pour autrui. Quand on voit cette période et les difficultés auxquelles vont être confrontées les collectivités locales, nous allons avoir besoin de courage, d’ambition et de solidarité », explique le communiste qui a distribué un tract cette semaine pour annoncer officiellement sa candidature aux élections de mars prochain.

    L’édile communiste, « attaché à son village d’enfance » de 750 âmes situé entre Nîmes et Alès, veut aussi poursuivre la dynamique engagée lors de ses précédents mandats à travers plusieurs projets qu’il faut continuer d’accompagner. « Notre souhait, c’est de protéger les espaces naturels et agricoles et donc de compléter la ceinture verte que l’on a créée. Nous voulons faire évoluer nos équipements pour l’enfance et la jeunesse qui sont déjà très développées puisqu’on est la première commune en France pour la part budgétaire consacrée à la politique enfance et jeunesse. Nous voulons finaliser la réalisation d’un cabinet médical. Nous allons aussi continuer à soutenir le domaine associatif qui remporte un franc succès parce que nous avons plus de 400 membres d’associations », détaille l’édile qui promet avoir encore d’autres propositions à partager avec ses administrés.

    Claude Cerpédès, Saint-Martin-de-Valgalgues (Gard)

    « On va continuer le travail qui est engagé malgré les difficultés »

    Près de douze ans après s’être installé dans le fauteuil de maire de Saint-Martin-de-Valgalgues, Claude Cerpédès s’apprête à briguer un troisième mandat. Et avec la même envie que lors du scrutin de 2014. « J’ai commencé en tant que syndicaliste et le parti m’avait demandé de mettre les mains dans le cambouis en me présentant, se remémore l’édile. J’y ai pris goût, j’aime les gens, discuter avec eux. Je suis tout le temps sur le terrain et ça me plaît. Je ne suis pas du tout lassé par la fonction. » Même la situation budgétaire du pays – conduisant certaines collectivités à de véritables cures d’austérité – ne semble pas effrayer l’ancien syndicaliste. « On continue le travail qui est engagé malgré les difficultés, j’ai décidé de me représenter à la demande de mes colistiers. Il ne faut pas baisser les bras devant l’adversité, il est vrai que les budgets des collectivités sont mis à mal par l’État notamment, ça va être compliqué mais il faut résister et mener le combat », insiste Claude Cerpédès.

    Pour ce faire, le maire compte miser sur la solidarité, l’environnement et le vivre-ensemble. « Ce sera la colonne de notre troisième mandat si nous sommes élus », promet Claude Cerpédès. Et d’illustrer ses propos par le fait que Saint-Martin-de-Valgalgues respecte maintenant la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) fixant un quota de logements sociaux pour chaque commune. « Les pénalités que nous payons jusque-là sont réinjectées dans le CCAS et servent à financer des licences sportives, culturelles pour les jeunes ». Côté environnement, le réaménagement des espaces publics sur deux hectares dans le quartier de Camont – désimperméabilisation des sols notamment – se poursuivra en 2026. Enfin, l’édile souhaiterait développer les festivités, à l’instar des « Mardi de Saint-Martin », afin de « faire sortir les gens ».

  • Patrick Chini mènera une liste d’union de la gauche à Salon-de-Provence

    Patrick Chini mènera une liste d’union de la gauche à Salon-de-Provence

    Il y avait du monde dans le local de campagne de la gauche salonaise rassemblée autour de Patrick Chini (PS), à l’occasion de l’inauguration de leur QG pour les élections municipales de 2026. Le PCF, PS, Génération.s, les Écologistes, Place publique et Génération écologie sont parties prenantes de cette alliance.

    Patrick Chini, ingénieur retraité depuis avril dernier, est la tête de liste de ce rassemblement « pour un autre avenir » en « mettant de côté nos divergences sur des sujets nationaux pour travailler au local » avec « bon nombre de citoyens » au-delà des militants politiques, d’après le candidat qui insiste sur sa volonté d’« intégrer systématiquement la participation citoyenne » dans les réflexions et les décisions pour construire une ville « plus transparente et inclusive ».

    L’écologie en pilier

    Le collectif met en avant plusieurs orientations avant de présenter son programme fin janvier. « Notre premier souci est de faire face à la transformation écologique et économique au regard du changement climatique et tout ce qu’il implique en termes de santé et d’alimentation » détaille Patrick Chini, qui lie cet enjeu à celui de « rendre la ville autonome en énergie et en eau dans la mesure du possible ». « Nous voulons aussi favoriser une alimentation saine et locale car nous avons la chance d’avoir des agriculteurs et des producteurs bio qui nous accompagnent », complète le candidat.

    La campagne sera jalonnée de rencontres dans les quartiers. La liste au complet sera dévoilée le 11 février tandis que le meeting de fin de campagne est déjà programmé au 9 mars à la Maison de la vie associative.

    Local au 21 avenue
    du Maréchal Joffre.

  • Gauche et écologistes affichent leurs ambitions à Arles

    Gauche et écologistes affichent leurs ambitions à Arles

    « Ce n’est pas une union d’appareils, mais une fédération des Arlésiens pour construire un avenir plus juste et solidaire », affirme d’emblée Jean-Frédéric Déjean, du PCF d’Arles.

    Sept partis de gauche et écologistes se sont alliés pour présenter Nicolas Koukas (PCF), actuel chef de l’opposition au conseil municipal, comme tête de liste aux municipales de 2026.

    L’Union pour Arles composée par le PCF, le PS, Place publique (PP), Génération écologie (GE), le NPA, GRS, Debout et l’Après. Ce rassemblement vise à « faire émerger une démocratie réelle et vivante », selon Françoise Rouziès (PP), dans la continuité de « l’Appel d’Arles de la société civile, qui unit la gauche arlésienne secouée par la turpitude nationale ».

    « Continuer la dynamique du NFP »

    Cette dynamique du Nouveau Front populaire, dont parle Bruno Leclerc du NPA, lui fait dire de « ne pas se tromper de scrutin », notamment au regard de l’absence de LFI dans la démarche. « On respecte leur position, mais on regrette leur absence de cette démarche unitaire » pour « combattre le macronisme, la droite et l’extrême droite dans la rue et dans les élections ».

    En attendant, Mohammed Rafaï (PS) rappelle que « c’est la volonté populaire des Arlésiens qui ont demandé au parti de s’unir » dans « l’espoir » de voir les propositions de l’Appel d’Arles mises en œuvre, « après avoir subi 5 ans de casse des services publics ». Même son de cloche pour Nadia Chebil (GE), qui espère une « prise en compte du féminisme et de la maltraitance des femmes ».

    Un meeting est annoncé au mois de décembre et le programme dévoilé en janvier 2026.