Tag: Paul Sabatino

  • Le sentier des douaniers fait peau neuve de Niolon à Erevine

    Le sentier des douaniers fait peau neuve de Niolon à Erevine

    Entre les paysages escarpés de la Côte Bleue et les vastes panoramas de la baie de Marseille qu’il offre à voir, le sentier du Littoral (plus communément appelé sentier des Douaniers) ne manque pas de succès. Chaque été, environ 50 000 visiteurs l’arpentent. À l’année, ce sont près de 250 000 personnes qui se promènent sur ce chemin de randonnée, qui s’étend de Niolon au Cap Méjean. Mais au fil du temps, « cette importante fréquentation, l’érosion et la création de sentiers parallèles ont progressivement abîmé les sols, brouillé la lecture du parcours et fragilisé les milieux naturels », explique François Fouchier, délégué des rivages Paca du Conservatoire du littoral. Des travaux ont donc été engagés par l’établissement public pour restaurer le site et sécuriser sa découverte.

    Un site protégé depuis

    les années 60

    Près de 364 000 euros ont été investis. Au départ du sentier, un gros lot a été dédié à la géotechnie. Léa Durand, chargée de mission en charge du suivi des travaux sur le site, détaille : « La calanque du Jonquier posait un problème de sécurité sur la partie haute, mais aussi la partie basse avec des risques de chutes de pierres. On a donc imaginé avec Hydrokarst un ouvrage directement intégré dans le site, où on est venu construire deux murets en amont et en aval pour conforter et stabiliser le sentier sur une largeur de 80cm à 1m ». Un second lot du chantier a été dédié à l’aménagement paysager de l’ensemble du cheminement jusqu’à la calanque d’Erevine, sur une distance de 2,5km. « Ce qui a notamment été fait, c’est la mise en place de clapas, des sortes de tas de pierres pour bloquer les sentiers parasites, et de bordures. »

    Lors de l’inauguration, Paul Sabatino, maire (PCF) du Rove, affirme : « Lorsque l’on possède un patrimoine aussi exceptionnel, on a aussi la responsabilité de le protéger ». Dans la commune, cette exigence ne date pas d’hier. À la fin des années 1960 et au cours des années 1970, la municipalité s’est battue contre le projet immobilier Amerove, qui prévoyait la construction, au cœur du massif, d’une véritable cité balnéaire pouvant accueillir 65 000 personnes. « C’est bien les communes, notamment du Rove et d’Ensuès, qui ont cherché à préserver ces espaces et les ont classés en zone inconstructible, contextualise François Fouchier. C’est cette décision première qui a permis au Conservatoire du littoral, à l’appel des communes, d’acheter dans les années 1980 presque 3 000 ha à des SCI qui, de guerre lasse, avaient vu que leur projet ne pouvait plus se mettre en œuvre. C’est une protection durable du site : les terrains du Conservatoire sont inaliénables ».

    Le Rove continue de protéger quotidiennement l’environnement avec de la « présence humaine, de la prévention et de la sensibilisation », souligne Paul Sabatino. Cet été, la municipalité a recruté pour la première fois trois gardes régionaux forestiers chargés d’« informer le public, rappeler les règles d’accès et sensibiliser chacun à la fragilité de nos espaces naturels » à l’entrée des massifs.

  • André Molino fait chevalier de la légion d’honneur

    André Molino fait chevalier de la légion d’honneur

    Pleine. La salle Jean-Ferrat de Septèmes-les-Vallons était à l’image de la vie d’André Molino (PCF), le maire de la commune qui recevait ce vendredi la légion d’honneur des mains de Michel Amiel (DVC), ancien maire des Pennes-Mirabeau, fruit d’une démarche engagée par Jérémy Bacchi (PCF), sénateur des Bouches-du-Rhône pour récompenser l’engagement altruiste de son camarade au service de la population. Des mérites également soulignés par la présidente du Département, Martine Vassal (DVD).

    La cérémonie a rassemblé des personnalités de tous bords. Le maire du Rove Paul Sabatino (PCF) et l’ancien député Pierre Dharréville (PCF) mais aussi la veuve de l’ancien maire du Rove Georges Rosso, Viviane (PCF). Jean-Luc Chauvin, président de la CCI, Hervé Granier (LR) maire de Gardanne, Eugène Caselli (PS), ex-président de la Communauté urbaine de Marseille, Marc Del Grazia (DVC) maire de Roquefort-la-Bédoule ou encore Michel Illac (DVG) maire d’Ensuès-la-Redonne étaient également présents. Notre journal était représenté par son président et directeur éditorial Léo Purguette.

  • Les élus communistes en visite à la Foire de Marseille

    Les élus communistes en visite à la Foire de Marseille

    Parmi eux, Paul Sabatino, maire du Rove et président de la COOP 13, rappelle que « pour les élus communistes, la Foire est une occasion de prendre le pouls de l’économie locale ». « C’est un lieu auquel nous sommes attachés », complète Audrey Cermolacce, adjointe au maire de Septèmes-les-Vallons.

  • Au Rove, un grand banquet populaire célèbre le pastoralisme

    Au Rove, un grand banquet populaire célèbre le pastoralisme

    Il est 19h58, la chef Marie-José Ordener livre les dernières consignes, coté coulisses, aux serveurs en dresscode noir et rouge. « On fait deux groupes de quatorze. Les premiers rentrent par la droite, les seconds par la gauche, et au retour on change… », détaille-t- elle à l’aide de schéma représentant les cinq tablées portant le nom de lieux-dits du Rove. Autour d’elle, ça fuse : « Là, les enfants, on va rigoler 5mn ! » Ce service orchestré comme un ballet nécessite la plus grande concentration pour cette équipe pourtant rodée aux festivités. « C’est énormément stressant », confie Nima, la responsable du comité des fêtes, qui reste déterminée.

    Enfant du pays, exilé à Forcalquier, le chef Manuel Barthélémy dispose des pétoules (sic) de pain autour de mottes de beurre cuisinées à l’huile d’olive maturée. Le boulanger- pizzaiolo, qui a fait le tour du monde, avoue : « Lier la gastronomie, le chant, la poésie, c’est tout ce qui fait que la vie est belle. »

    Les convives se placent dans la bonne humeur, fiers de tester ce nouveau concept qui pour 20 euros comprend entrée, plat, fromage, dessert et vins avec la promesse d’une balade dans le temps. « C’est un repas d’amitié et de berger qui célèbre l’année internationale du pastoralisme et des journées européennes du patrimoine. Le premier qui ouvre une voie qui raconte des histoires de transhumance et de chants régionaux », détaille Emmanuel Perrodin, chef de cuisine et directeur artistique de la soirée.

    L’allocution du maire communiste Paul Sabatino salue « l’esprit d’un banquet populaire qui, grâce à Emmanuel, permet de vivre des moments de bonheur et de vivre ensemble » et donne le top départ. Le ballet des plats démarre.

    « Ici, tout le monde

    a payé sa place »

    Le beurre maturé interroge deux jeunes ados attablés : « Il est bizarre ce beurre, non ? » S’ensuit le chant du Rove par l’ensemble Bram, chants occitans et une lecture en hommage aux fainéants et aux gourmands. Et la soirée passe trop vite. Les convives à 90% Rovenains échangent : « C’était délicieux ! Pour autant de personnes, c’est un véritable gage de qualité », « C’était populaire et chaleureux. Manger et être servi aussi bien avec le sourire, c’était waouh », « Et pour un prix dérisoire ! » Les commentaires des deux Anne, Michèle et Chantal jaillissent. Tandis qu’un des maris interroge : « Mais dans la glace ? y avait quoi avec le melon ? » Il est 23 heures, le maire sourit « Ici tout le monde a payé sa place. Personne ne m’a demandé d’invit’. C’est une réussite. »

  • Le comité de vigilance de Martigues inquiet de l’avenir du service postal

    Le comité de vigilance de Martigues inquiet de l’avenir du service postal

    Les rideaux métalliques du bureau de poste de Ferrières sont baissés vendredi 21 août. L’antenne n’accueille aucun usager depuis le début du mois, en raison de la pause estivale. C’est ce qu’explique l’affiche placardée sur la porte, qui indique néanmoins que l’espace pro reste ouvert de 8h30 à 17h en semaine, ainsi que le samedi de 8h30 à midi.

    En juin, le porte-parole du comité de vigilance postale de Martigues Francis Fournier s’agaçait : « Encore une fois, ce sont les zones populaires qui vont subir la dégradation du service postal ». Le bureau de poste de Ferrières dessert 10 000 usagers, pour la plupart issus de quartiers prioritaires de la ville : Notre-Dame des Marins, Canto-Perdrix ou Paradis Saint-Roch…

    Pour l’ancien postier, cette fermeture, bien que temporaire (l’antenne est rouverte ce lundi), est un échec. « C’est un mauvais signal », déplore-t-il. Si l’an dernier le collectif avait réussi a obtenir le maintien de l’antenne, menacée en raison d’une « baisse de fréquentation de 48% depuis 2019 », cette fois la mobilisation a eu plus de mal à prendre du côté des habitants.

    Du changement

    en septembre ?

    En interne aussi, le combat est compliqué. « À partir du moment où tu n’embauches plus des fonctionnaires, plus de CDI, que des CDD et des saisonniers, tu peux pas avoir des travailleurs et des travailleuses impliqués, dénonce Francis Fournier. Et puis la direction ne donne aucune informations aux organisations syndicales… »

    « La Poste va continuer à fermer », prévient le porte-parole du comité de vigilance postale. « Il y a quand même épisodiquement des fermetures sur Croix-Sainte, Jonquières a fermé tout l’été de midi à 14h, la Couronne n’est pas accessible le lundi… Dans le reste de la Côte Bleue, les bureaux de Carry-le-Rouet et de Sausset-les-Pins sont fermés un samedi sur deux, les autres ferment en tournant, la direction déplace le personnel parce qu’elle n’embauche plus et que les arrêts maladies pleuvent. Il y a une pénurie pas possible, le service publique se délite de l’intérieur ».

    Selon les informations du collectif, à partir de septembre, le bureau de Saint-Mitre-les-Remparts fermerait les après-midi, et celui de Croix-Sainte les mercredis. Contactée, La Poste n’a pas répondu à cette question.

    Une bonne nouvelle néanmoins : « Paul Sabatino, maire communiste du Rove siège désormais à la Commission départementale de présence postale territoriale, révèle Francis Fournier. On va travailler avec lui, je sais qu’il va monter au créneau ».

  • Au Rove, de nouveaux services pour les familles à la rentrée

    Au Rove, de nouveaux services pour les familles à la rentrée

    Garderie périscolaire, accueil extrascolaire du mercredi et restauration scolaire : les inscriptions pour les différents services dédiés aux enfants et aux familles sont ouvertes.

    Parmi les évolutions majeures figure l’élargissement des horaires d’accueil périscolaire. Dès septembre, les familles pourront bénéficier d’une prise en charge des enfants de 7h30 à 18h, afin de mieux répondre aux contraintes professionnelles des parents. Une mesure inscrite dans les engagements du maire et de l’équipe municipale.

    « Comme je m’y étais engagé dans mon programme municipal, nous agissons pour améliorer le quotidien des familles du Rove et le bien-être de nos enfants, souligne le maire communiste, Paul Sabatino. Cette extension des horaires et la création du centre aéré les mercredis répondent à une attente forte des familles. Comme pour tout nouveau service, un bilan sera réalisé afin d’adapter le dispositif si nécessaire. »

    Autre nouveauté de cette rentrée, la création d’un accueil extrascolaire les mercredis et pendant les petites vacances scolaires pour les enfants âgés de 3 à 12 ans. Ce nouveau centre aéré fonctionnera en journée complète, de 8h15 à 17h, avec repas obligatoire. Une garderie complémentaire permettra également un accueil dès 7h30 le matin et jusqu’à 18h le soir. Cette nouvelle offre vise notamment à apporter une solution aux familles qui travaillent le mercredi et à proposer aux enfants un cadre éducatif, ludique et collectif en dehors du temps scolaire.

    Les démarches ont été simplifiées et les inscriptions peuvent être réalisées en ligne via l’espace Famille accessible depuis le site internet de la Ville du Rove (www.lerove.fr), ou directement en mairie.

  • [C’est l’été] Le Rove a clôturé les fêtes votives avec une soirée « La Marseillaise »

    [C’est l’été] Le Rove a clôturé les fêtes votives avec une soirée « La Marseillaise »

    Alors que le mois des fêtes votives de la Sainte-Anne touche à sa fin, le maire PCF du Rove, Paul Sabatino, a lancé la dernière, mardi soir, organisée par La Marseillaise à la salle des fêtes. Il a salué sur scène l’apport au pluralisme de ce « journal qui donne la parole à ceux qui ne l’ont pas » et terminé son intervention sous les applaudissements en lançant « vive Le Rove ! »

    Sur place, des buvettes, stands de restauration et bien sûr l’association des amis de La Marseillaise présente pour vendre sacs, badges et goodies aux couleurs du quotidien et récolter des fonds pour soutenir « le développement obligatoire du journal », martèle son président, Serge Baroni, ravi d’avoir vendu 20 sacs à l’effigie de la peinture d’Ambrogiani qui orne les murs de la salle de la rédaction. Et d’en profiter pour rappeler également que les adhésions à l’association sont nécessaires.

    La soirée a été ouverte avec le groupe de reprises « Jukebox », qui a fait se lever et chanter les Rovenains. Plus l’heure avançait, plus l’ambiance montait, mais toujours une ambiance « bonne enfant et conviviale » comme s’accordent à le dire Nicolas et Audrey, des vacanciers de Limoges venus au Rove. « Nous n’avons pas su résister à la curiosité de savoir d’où venaient la musique et l’ambiance. Elles nous ont guidés directement à la salle des fêtes. »

    À l’entrée, les familles, groupes d’amis et autres fêtards continuaient de s’installer pour boire un verre ou manger un sandwich préparé sur place. Dehors, on faisait de grandes tablées, discutant avec les voisins, trinquant avec les uns et les autres. Une fois le public immergé dans l’ambiance, et le repas terminé, est arrivé l’artiste « Magnifico », un véritable showman incarnant Freddie Mercury et ses chansons.

    La ferveur est encore montée d’un cran, le public se pressant au pied de la scène où l’artiste interprétait les chansons de Queen comme s’il en était l’auteur. Les flashs et les briquets se levaient eux aussi. Même les plus jeunes comme Maxence, 18 ans, se laissaient entraîner : « Je suis déjà venu j’ai aimé l’ambiance donc je suis revenu c’est un bon moment de détente ». Place ensuite à JM Sicky, DJ originaire du Rove chargé de poursuivre et clôturer la soirée. « Il y a quelque chose que les DJ détestent, les gens assis ! Alors, poussez les chaises, faites de la place et venez danser ! », lance-t-il à la salle en jouant un air bien connu de Madison. Il continuera d’entraîner les Rovenains jusque tard dans la nuit.

    Louis Golliot

  • [C’est l’été] Entretien : Jean Marc Sicky, DJ local, signe son retour pour une soirée au Rove

    [C’est l’été] Entretien : Jean Marc Sicky, DJ local, signe son retour pour une soirée au Rove

    Jukebox et Magic queen tribute queen poseront aussi leurs valises, ce 21 juillet, au 7 boulevard de la Carrairade, au Rove, pour cette soirée musicale.

    La Marseillaise : Qui est DJ Sicky ?

    Jean Marc Sicky : Je suis originaire du Rove et j’ai commencé à mixer dans les années 80. Pendant ma carrière, j’ai travaillé dans des clubs assez connus de la région comme par exemple le Barbarella à Marseille, le Futuria à Gignac ou encore le club 88 à Aix-en-Provence. Dans mon palmarès, j’ai aussi été champion de France des DJ en 1986. Aujourd’hui, je ne fais quasiment plus de discothèque, j’ai arrêté il y a une dizaine d’années, mais jamais de mixer : j’ai monté mon autoentreprise et j’anime des mariages et d’autres événements.

    Faites-vous souvent des événements au Rove ?

    J.M.S. : À part des événements privés, pas du tout ! Ça fait plus de 10 ans que je n’en ai pas fait un seul ! Alors quand le maire, Paul Sabatino, m’a proposé de venir ce mardi 21, ça a été un devoir de répondre présent. Je vois un petit peu cette occasion comme un retour aux sources : je vais faire danser mes amis, mes voisins et les gens que je connais. Et surtout, le meilleur dans les fêtes de village, c’est le côté familial, c’est très populaire, j’aime beaucoup cette ambiance !

    Quel est votre style de musique ?

    J.M.S. : Plutôt le style années 80-90-2000, c’est ce que je souhaite mixer ce mardi, car je pense que le public va être très très hétérogène, il va y avoir des familles, des enfants, des adultes, des anciens, donc il va falloir faire plaisir à tout le monde avec de la musique intergénérationnelle ! Mais évidemment, je vais varier les plaisirs. Sinon, personnellement, ce qui marche plutôt bien en club, c’est l’afrohouse en ce moment ou la techhouse, que j’apprécie beaucoup aussi.

    Avez-vous déjà mixé pour la Tournée d’été de La Marseillaise ?

    J.M.S. : Bien sûr ! J’ai fait pas mal de dates avec eux, je connais un petit peu le concept et je me souviens qu’à l’époque, on avait fait une soirée incroyable à Caro, où il devait y avoir 3 000 à 4 000 personnes. C’était vraiment une ambiance phénoménale, je m’étais éclaté et je suis très content de refaire une édition, même si je ne fais qu’une seule date.

    Que diriez-vous à quelqu’un qui ne vous connaît pas pour lui donner envie de vous voir ?

    J.M.S. : Moi, je lui dirai, tout simplement : « Venez parce que vous n’allez pas vous ennuyer, vous allez danser, vous allez chanter, le tout sur des musiques que vous connaissez, ça va être un moment de partage incroyable, de convivialité, ça va être festif, tout le monde va avoir le sourire et vous allez rentrer à la maison avec du bonheur. » Et on en a besoin, avec tout ce qui se passe, c’est des moments importants.

    Qu’est ce qui vous motive à mixer depuis plus de 30 ans ?

    J.M.S. : Ce qui me motive toujours, c’est que les gens apprécient ma musique. Tant que je partage avec le public, que je ne les ennuie pas et qu’au contraire, je les divertis et les emmène là où je veux, moi, je continue. Le jour où je n’y arriverai plus, j’arrêterai, mais c’est mon public qui me dira quand je dois arrêter.

    Propos recueillis par Louis Golliot

    Les Amis de La Marseillaise présents sur la Tournée d’été

    Après le Mondial La Marseillaise à Pétanque les Amis de La Marseillaise suivent le rythme de la tournée d’été et sont présents à chaque date. Dans cette ambiance festive, leur stand réserve quelques surprises et proposera des objets à la vente pour « soutenir le journal et lui permettre de suivre le mouvement de développement qui doit obligatoirement être le sien » affirme Serge Baroni, président de l’association. À noter d’ores et déjà qu’à Septèmes-les-Vallons, le 26 juillet, les Amis remettront au journal un chèque de 3 000 euros récoltés durant le Mondial La Marseillaise à Pétanque. Une efficacité redoutable.

  • Tous en selle pour relever un beau défi solidaire au Rove

    Tous en selle pour relever un beau défi solidaire au Rove

    C’est dans une ambiance chaleureuse que s’est déroulée, ce jeudi, la journée de lancement de l’initiative « Les Éclaireurs, le défi à vélo qui rassemble » organisée en étroite association avec la municipalité du Rove.

    Le maire, Paul Sabatino, était présent avec une délégation d’élus composée de Michel Bartoli premier adjoint, Marie-Claude Bonnet déléguée aux solidarités, ainsi que Véronique Martinez et Laurent Rivoire. « Au-delà des kilomètres, c’est une véritable aventure humaine qui s’engage, portée par des valeurs de solidarité, de partage et d’espoir. Nous avons immédiatement répondu présents lorsque nous avons été sollicités. Nous tenions à être présents en ce jour J de lancement et nous continuerons à l’être jusqu’à la fin du défi », assure l’édile du Rove.

    Le défi est de parcourir collectivement – (une ambition partagée par quatre Ehpad des Bouches-du-Rhône) – 10 000 kilomètres sur des vélos connectés d’ici le 3 juillet. Soit 2 500 km pour l‘établissement rovenain. L’enjeu dépasse largement la simple performance sportive et permettra de déclencher un don de 2 500 euros au profit de la Compagnie Après la Pluie, une association profondément engagée auprès d’enfants hospitalisés en oncologie pédiatrique.

    Pour ceux qui ont manqué ce premier rendez-vous, deux prochains événements sont programmés : le samedi 13 juin (de 14h à 18h) au gymnase et le dimanche 14 juin (de 9h30 à 12h) place Georges-Rosso. De plus, jusqu’au 1er juillet, chaque cycliste peut lier sa sortie quotidienne à cette bonne action. Ainsi toute portion de route à vélo passant par la Carrairade pourra être comptabilisée. Les kilomètres effectués entre le point de départ et l’établissement seront enregistrés pour faire grimper le compteur.

  • Sans promesses sur l’avenir, la Métropole lance sa fronde

    Sans promesses sur l’avenir, la Métropole lance sa fronde

    Au moment d’inscrire leur vote ce mardi après-midi sur leur pupitre numérique, les 238 conseillers de la Métropole Aix-Marseille-Provence vont s’engager sur un chemin inédit. Selon toute probabilité, comme l’ont maintenu le président (LR) de l’institution Nicolas Isnard et le maire (DVG) de Marseille Benoît Payan, après avoir rencontré Sébastien Lecornu ce jeudi (notre édition du 24/04), ceux-ci devraient, pour la première fois de la brève histoire métropolitaine, refuser de voter les budgets qui leur sont présentés.

    « On arrive au bout de l’exercice, nous faisons face à la même muraille, constate le vice-président (LR) aux finances, David Ytier, dix jours après avoir alerté lors du débat d’orientations budgétaires sur les 123 millions d’euros manquants pour boucler le budget. Nous constatons deux choses : nous ne sommes pas en capacité de dégager une majorité pour voter des coupes massives dans les dépenses et des hausses massives des taxes, et de l’autre côté, l’État n’a pas réellement avancé, sauf à tendre l’oreille. » Interpellé par la presse en marge du comité de pilotage national consacré au logement à Marseille, le Premier ministre reconnaissait une copie « dure pour les intercommunalités » mais sans s’engager à débloquer de nouveaux leviers de financement, et en particulier le déplafonnement du versement mobilité payé par les entreprises, afin d’atteindre le niveau de l’Île-de-France. Ce qui aurait permis de financer le fonctionnement des nouvelles infrastructures du plan Marseille en grand. « Cela nous aurait envoyé un message, bouclez votre budget 2026 dans la douleur mais on vous donne un remède pour 2027 », déplore le vice-président.

    Alors les conseillers métropolitains devraient aller jusqu’au bout du bras de fer en refusant de voter le budget. Un geste déjà réalisé par le Département de Seine-Saint-Denis, en 2010, auquel il manquait 75 millions d’euros pour boucler le budget. « Et l’État avait commencé à créer de nouveaux fonds de dotations », rappelle David Ytier, soulignant la rareté d’un tel geste unanime.

    « L’État n’a pas payé ce qu’il devait payer, il doit investir dans la deuxième Métropole de France pour qu’elle soit à la hauteur d’enjeux européens, voire mondiaux. Nous avons des transports qui ne sont pas à la hauteur de Paris », appuie ainsi le maire (PCF) du Rove Paul Sabatino, qui devrait prendre la tête d’un groupe communistes et apparentés au sein d’un inter-groupe plus large de la gauche métropolitaine, tandis que se constituent plusieurs groupes à droite de l’hémicycle.

    Equation intenable

    S’il insiste sur le déplafonnement du versement mobilité et salue la méthode métropolitaine, il tient aussi à défendre la gratuité des transports dont la chambre de commerce et d’industrie veut la peau en échange d’une augmentation des taxes payées par le patronat. « Ce n’est pas une dépense, c’est un investissement pour la planète, pour la liberté de se déplacer », argumente-t-il.

    Pour la Métropole, l’absence de budget lancera une procédure où la chambre régionale des comptes et la préfecture devraient reprendre la main (notre édition du 23/04), avec pour principale contrainte l’impossibilité de voter tout nouvel investissement. « Nous n’allons pas considérer que nous sommes déchargés, qu’ils doivent se débrouiller, nous allons coopérer avec l’État, nous aurons des propositions à leur soumettre », s’engage David Ytier. Qui répète que les attributions de compensations, l’argent reversé par la Métropole aux communes sur la base de l’ancienne taxe professionnelle, ne peuvent pas être touchées. « Nous avons travaillé avec des juristes, ce sont des dépenses obligatoires », confirme-t-il. Surtout, il pointe les marges d’actions plus restreintes qu’attendues. « Pendant une semaine, on nous a dit de puiser dans nos excédents, il a fallu une réunion au plus haut sommet pour qu’ils conviennent qu’on n’a pas de fonds de roulement », soupire l’argentier. Et d‘espérer : « Cette procédure aura une vertu, l’État va se rendre compte que l’équation est intenable, sauf à activer des leviers supplémentaires. »