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  • Un ultime adieu à Patricia Jeanjean

    Un ultime adieu à Patricia Jeanjean

    Celle qui fut présidente du Comité départemental de la Fédération Française de Pétanque et Jeu Provençal (FFPJP) était connue pour son grand cœur, comme pour ses qualités de dirigeante. Elle a occupé la fonction pendant près de 20 ans. Des qualités que les nombreuses personnalités présentes n’ont pas manqué de rappeler dans leurs hommages.

    Martine Vassal, très émue au moment de prendre la parole, a souligné l’implication essentielle de Patricia dans le développement de la pétanque au féminin, une cause qui lui tenait tant à cœur. Elle a également évoqué la joie de retrouver Patricia chaque année au Mondial La Marseillaise. La présidente (DVD) de la Métropole et du Département a salué la présence de Patricia lors de la dernière édition du Mondial, malgré la maladie, et cette belle discussion partagée entre elles, qui serait la dernière.

    Patrick Fara, son successeur, a rappelé la vive émotion de tout le monde bouliste en deuil après la perte de celle qui a marqué de son empreinte le comité départemental. L’actuel président a également évoqué, non sans émotion, tout ce que son sport lui doit, ainsi que les discussions animées qui les ont parfois opposés, sans jamais aucune rancune, tant son cœur était empreint de bonté et de bienveillance.

    Sylvain Souvestre, maire des 11-12, rappelait tout ce que Patricia Jeanjean a su apporter à son secteur, à commencer par son club de Saint-Julien pour lequel elle se battait sans jamais rien lâcher, comme dans tous les combats qu’elle a menés, et ils sont nombreux.

    Comble de l’émotion quand Sylvain, son fils, prit la parole pour clôturer les discours pour parler d’une Patricia plus intime. Une maman aimante et si fière que son fils unique ait réussi à devenir professeur. Elle en parlait souvent. Une maman fan de Michael Jackson et de Mylène Farmer. Et d’évoquer ces danses qu’ils aimaient réaliser tous les deux, Sylvain prenant la place de Mimi, mari de Patricia, son ombre, plus habitué aux terrains de pétanque qu’à la valse à deux temps.

    Il a aussi rappelé son goût pour les bons mots, la lecture et la musique classique. Des qualités que peu connaissaient et qui complètent les multiples facettes de cette grande dame.

    À 12h, dans l’intimité, s’est déroulée la crémation à Aubagne, après un discours très émouvant de son frère Frédéric, au cours duquel il a rappelé le lien peu fréquent qui les unissait, ne s’étant retrouvés que très tard dans leur vie. Une exception qui leur a permis de sceller un lien naissant mais très fort.

    En hommage à Patricia Jeanjean, le boulodrome de Saint-Julien portera désormais son nom.

  • La famille bouliste salue la mémoire de Patricia Jeanjean

    La famille bouliste salue la mémoire de Patricia Jeanjean

    Elle était un visage connu et reconnu dans le monde des boules.

    Dans les Bouches-du-Rhône, où elle a assuré la présidence du comité départemental durant seize ans, après en avoir été la secrétaire générale sous l’ère Roger Damiani, mais aussi au-delà du cercle des pratiquants de la pétanque, pour son dynamisme et sa joie de vivre. Elle était également une figure du Mondial La Marseillaise à pétanque, où son rond restera à jamais inscrit dans le sable des allées du parc Borély.

    « Elle était un maillon essentiel du développement du Mondial. Une femme au cœur énorme », souligne Pierre Guille, président délégué du Mondial La Marseillaise à pétanque. « C’était une amie fidèle, connue pour son franc-parler et son engagement. Une grande dame de la pétanque », note Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise,

    Une femme de caractère

    L’annonce du décès de Patricia Jeanjean, par son frère Frédéric, a donné lieu à de très nombreuses réactions. Sylvain Souvestre se souvient « de 25 ans de confiance, de projets, de rires et de partage avec une femme au caractère bien trempé. Patricia était de ces personnes que l’on peut croire éternelles. Elle était un pilier, un repère dans le monde de la pétanque », note le maire des 12e et 13e arrondissements de Marseille. Où elle avait son club de cœur, à Saint-Julien.

    Romain Pastor, l’élu des 15-16, retient « sa contribution à la féminisation de la pétanque. Aux côtés de Lucette Coste, présidente de la Ligue, elle en a été une cheville ouvrière ».

    Patricia Jeanjean a également à son actif la création de l’école de pétanque de Marseille. Et elle a permis au Mondial La Marseillaise de prendre une nouvelle dimension, avec la création du Grand prix féminin, dont on a célébré la 24e édition, l’été dernier.

    Chez ceux qui ont travaillé à ses côtés, au Comité des Bouches-du-Rhône, l’émotion est palpable. « Patricia était une femme exceptionnelle », rappelle Fernand Castelli. Celui qui a été son vice-président insiste sur le coup d’accélérateur qu’elle a donné à la structure, dès ses premiers mois de présidence. « C’est elle qui a mis en place la transformation en profondeur de notre structure, en lançant sa modernisation. »

    Il indique également que « Patricia a toujours été à l’écoute des présidents de club, avec lesquels elle avait de très bonnes relations. Elle faisait d’ailleurs l’unanimité ».

    Lorsqu’on lui demande de parler de Patricia Jeanjean, Gérard Poncié joue une métaphore gauloise. « Elle était tombée dans la marmite de la pétanque », évoque le journaliste, aujourd’hui organisateur d’événements boulistes et président de la section Provence de l’Union des journalistes de sport français. « Pour moi qui l’ai toujours côtoyée, aussi bien dans les diverses fonctions, elle était l’incarnation de la pétanque, aux côtés de son époux et de son fils que j’ai vu grandir. » Lui aussi retient « l’énorme travail qu’elle a effectué pour le développement de la pratique féminine de son sport ».

    À son mari, « Mimi », à son fils Sylvain, à son frère Frédéric,
    ainsi qu’à tous ses proches, «
     La Marseillaise » présente ses sincères condoléances.

    La date et le lieu des obsèques
    de Patricia Jeanjean ne sont pas encore connus.