Ce gâteau traditionnel provençal se prépare à la Pentecôte. Le secret du premier prix obtenu par Franck et Céline les gérants de la boulangerie du village du Pays d’Aix résulte dans la combinaison d’un biscuit moelleux aux amandes, de melons confits d’Apt, le tout imbibé d’un subtil sirop au Kirsch. La tradition veut qu’on y cache une colombe, à qui la pâtisserie doit son nom. Le Fournil de Châteauneuf-le-Rouge avait déjà remporté cette année le concours de la meilleure baguette et du meilleur croissant du département. Situé place Auguste-Baret, il est ouvert du lundi au samedi de 6h à 19h.
Tag: pâtisserie
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![[Travailleur de demain] Théo Moni, une « pépite » aux fourneaux](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/02/64c5b83d1bab09173744894884ff17c4.jpg)
[Travailleur de demain] Théo Moni, une « pépite » aux fourneaux
En ce moment je prépare la finale du championnat de France des desserts. C’est dans une semaine », annonce Théo, visage souriant et détendu. En démarrant un CAP boulangerie-pâtisserie, le jeune apprenti ne savait pas encore qu’il sauterait pieds joints dans les grands plats de l’art culinaire avec autant de plaisir. Toqué du piano de cuisine, Théo l’est « depuis tout petit ». En témoignent des photos de lui à trois ans, tablier autour du ventre et mains dans la farine, pétrissant la pâte dans la cuisine familiale. Il en a gardé une prédilection pour les plats à l’italienne. Sa madeleine de Proust est à la fois sarde et toscane. Il y a puisé dans son enfance l’inspiration pour son premier concours, « le sujet était le trompe-l’œil, j’ai fait un bomboli, mais au risotto ». Si sa passion reste la pâtisserie, c’est en faisant un stage à la Maison M et R, dans le 9e arrondissement, qu’il prend goût au poisson, « à la cuisine en général », et décide de bifurquer en hôtelerie et restauration.
Dès 2024, élève au CFA Greta Marseille Méditerranée, Théo est distingué du « Coup de cœur du jury » au concours « Les pépites des chefs » qu’il défend à Paris. Depuis, il a « comme attrapé un virus ». À chaque concours, il fait monter la sauce. « J’aime les défis, ça oblige à se surpasser, ça donne un supplément de sens à ce que l’on fait. Décrocher une médaille, c’est une fierté sur le coup mais c’est surtout un formidable moteur pour aller de l’avant, comme un bilan de compétences ». Des défis, Théo en met jusque dans l’assiette, « en travaillant des produits que je n’aime pas vraiment, comme le navet. Je l’ai accommodé en tarte tatin au piment d’espelette et c’était pas mauvais ».
Viser la crême, avec lucidité
Chez ce chef en herbe, dépasser ses limites est d’autant plus remarquable, qu’il est poussé par sa volonté de surmonter un handicap. « Je suis multi-dys, tout ce qui relève de la coordination, la tenue des couteaux c’est compliqué. Je suis plus lent que les autres à réaliser certaines choses, avoue-t-il simplement, ça demande un plus de travail et d’adaptation. Et savoir s’adapter, c’est la première des qualités. » Maîtrise et technique sont pour lui les maîtres-mots quand on vise l’excellence. Et pour les atteindre, il ne rechigne pas à remettre l’ouvrage sur le métier. Théo n’est pas de ceux que la difficulté impressionne. Mieux, il force la main au destin et à ses professeurs, décidé à viser haut. « J’ai toujours fait ce que je voulais sans me poser de freins. Mais préparer un élève à un concours, c’est beaucoup d’investissement pour un enseignant et ça a aussi un coût financier. Alors je m’inscrivais et je leur demandais ensuite », explique-t-il, en citant une longue liste de remerciements à tous ceux qui l’ont guidé sur ce parcours, au lycée, mais aussi parmi les professionnels chez qui il a évolué en alternance. Il ne compte pas les heures passées à s’entrainer, « au lycée, dans les cusines de ST Microéléctronics, de la Tour La Marseillaise », pour réussir une préparation culinaire en quelques minutes chrono. Comme les grands chefs qu’ils admirent, « ceux qui ont inventé des recettes, ceux qui ont inventé des méthodes pour faire évoluer le métier », son objectif : « Faire un beau parcours, être dans le leader ship…sans viser le MOF, l’élite des élites, il faut être réaliste. »
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![[Sur la table du réveillon] Biscuits à la carte, l’art du sablé personnalisé](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/12/0f7038ebe4cc886f9d3f75271bf2786f.jpg)
[Sur la table du réveillon] Biscuits à la carte, l’art du sablé personnalisé
Sapins, rennes, pères et mères Noël, bonhommes de neige ou sucres d’orge… L’atelier d’Emacrea, installé dans le 5e arrondissement de Marseille, est ce mardi 23 décembre rempli de sablés en tout genre. C’est Emma Valentin, Vénézuélienne arrivée il y a 25 ans à Marseille, qui est à l’origine de toutes ces créations sucrées, qu’elle adapte au gré des saisons, mais aussi des désirs de ses clients. Car la pâtissière fonctionne avant tout sur commande personnalisée, afin de proposer un gâteau « sur mesure ».
« Ce qui me plaît, c’est de faire le biscuit que les gens imaginent », glisse-t-elle en montrant, sur une étagère, les quelque 35 boîtes qui contiennent les 1 000 emporte-pièces lui permettant de proposer au moins autant de designs de sablés. « Je les classe par thème, sinon, je ne m’en sors pas », rit-elle.
Fait maison et localDétentrice depuis 2016 d’un CAP pâtisserie, Emma crée son entreprise Emacrea design gourmand dans la foulée, avec l’ambition de défendre une production « locale, artisanale et responsable ». Dès 2017, la Chambre des métiers et de l’artisanat des Bouches-du-Rhône lui décerne la qualification protégée « qualité artisan », imaginée pour valoriser les savoir-faire artisanaux. Suivra le label « éco défis », attribuée à la pâtissière pour soutenir son engagement pour une production respectueuse de l’environnement. Sa boutique fera également partie des 107 premières entreprises à bénéficier du label « Fabriqué à Marseille », crée en 2024 par la Ville pour mettre en lumière les artisans du territoire.
Installée au 30, rue Gilibert, Emma Valentin n’ouvre les portes de son atelier que sur rendez-vous. « Pour les ventes, je fonctionne très majoritairement sur commande, même si, en période de fêtes, j’installe une boutique éphémère dans mon atelier », explique-t-elle. Pour 2026, deux objectifs : « Conquérir les hommes », pour l’instant moins clients de ses biscuits fantaisies, et parvenir à incorporer un goût de sardine dans son « incontournable » sablé qui prend la forme du poisson.
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![[On passe à table] Le flan pâtissier traditionnel à la vanille de Madagascar](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/11/64ba2641ff770bf5c4807eb85b0704d2.jpg)
[On passe à table] Le flan pâtissier traditionnel à la vanille de Madagascar
Douceur emblématique de l’établissement, le flan traditionnel à la vanille dans son plus simple appareil est l’une des spécialités de Pascal Guglielmi, ancien cheminot devenu pâtissier par passion et dont il vous partage la recette.
Réaliser la pâte sablée
Dans un batteur ou saladier mettez la farine, le sucre, le sel et votre beurre bien froid coupé en petits cubes. Puis au robot ou avec les mains – une activité ludique à faire avec les plus jeunes – réalisez ce que l’on appelle le sablage. Filmez la pâte au contact et faites reposer au frigo quelques heures ou au congélateur si vous voulez aller vite mais pas plus d’une demi-heure. Après le temps de repos, étalez la pâte sur quelques millimètres, et faites un cercle d’environ 26 cm pour qu’il puisse remplir un cercle ou un moule de 18 cm de diamètre. Foncez la pâte sablée pour enlever le surplus et ainsi avoir la quantité suffisante pour tapisser l’entièreté du moule ou cercle, bords compris. Placez au congélateur pendant au moins une heure. L’objectif étant que l’appareil à flan ne dégouline pas de partout quand vous allez le verser sur la pâte.
Une onctueuse crème pâtissière
Pendant ce temps, vient le moment de réaliser la crème pâtissière du flan. Dans une casserole versez un litre de lait entier ou demi-écrémé puis ajoutez deux gousses de vanille maximum. Faites chauffer à feu doux et dans un saladier à part, blanchissez les œufs et le sucre. Versez-y ensuite la maïzena qui permet à la crème de bien se tenir. Quand le lait est à ébullition sortez du feu, versez une partie du lait dans le mélange qui se trouve dans le saladier. Puis une fois que tout est homogène, versez ledit mélange dans la casserole sur le feu avec le lait restant, mettez de nouveau à feu doux et mélangez jusqu’à épaississement de la crème. Au sortir du feu, déposez un petit morceau de beurre.
Sortez la pâte du congélateur et remplissez avec la crème pâtissière à l’aide d’une louche, vous pouvez lisser le tout avec une spatule. Enfournez le tout à 170° pendant une heure.
Afin que le flan se tienne bien il vous faudra attendre le lendemain pour le déguster sinon avec la chaleur il risquerait de s’écrouler… Alors, on patiente et la dégustation n’en sera que meilleure ! Bon appétit.
Les ingrédients
Pour un flan il vous faudra :
– 250g de farine
– 125g de beurre froid
– 260g de sucre en poudre
– 5 œufs entiers
– 1 pincée de sel et 2 gousses de vanille
– 100g de maïzena
– 1L de lait demi-écrémé ou entier
Agathe L’hôte
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Le Varois Yoan Palamara remporte les sélections France de la Coupe du Monde de pâtisserie
Il fait partie des meilleurs français de sa profession. Le chef pâtissier Yoan Palamara (32 ans), formateur à la CMA formation Paca du Beausset, et lui-même formé au lycée hôtelier Bonneveine de Marseille, a remporté les sélections françaises pour la coupe du monde de pâtisserie, le 20 octobre à la Maison de la Mutualité, à Paris. Une consécration pour ce passionné, qui s’est mis aux fourneaux pour marcher sur les traces de son grand-père, lui-même chef. « Je ne l’ai jamais vu travailler puisqu’il est parti à la retraite lorsque j’avais 1 an, mais lorsqu’il y avait des fêtes de famille, il faisait les gâteaux et ça m’impressionnait. Moi, je faisais les gâteaux avec ma maman. J’ai commencé la pâtisserie à 15 ans, avec le soutien de ma famille, et je n’ai jamais lâché », retrace Yoan Palamara.
Le chef varois s’est qualifié en catégorie chocolat, au terme d’une épreuve de 4h30 qui consistait à préparer un buffet composé de douze créations sucrées de type finger food et d’une pièce artistique de 120 cm. « Au début, je tremblais énormément à cause du stress, car il s’agissait de mon premier concours et pas n’importe lequel. Mais je me suis rapidement mis dans ma bulle et j’ai commencé à vraiment prendre du plaisir tout au long de l’épreuve », raconte-t-il.
Objectif Lyon 2027Il participera ainsi à la sélection Europe les 18 et 19 janvier prochain, toujours à Paris, aux côtés d’Abel Nesson (candidat sucre) et d’Axel Lebellanger (candidat glace). « Cette seconde phase est très importante pour la cohésion d’équipe. Il est primordial d’instaurer beaucoup d’amour, de confiance, et que l’on puisse partager nos idées, notre savoir, nos questionnements, et avancer ensemble pour ne former qu’un », martèle le chef.
Avec un objectif : « Garder des réserves, mais être sur le podium pour se qualifier pour la troisième phase qui sera la Grande finale de la coupe du monde à Lyon, pendant le Sirha en 2027. » Et comme le veut la tradition, ramener la coupe à la maison !
