Tag: Pastis

  • Le club des 60 pour « Nénette » l’éternel

    Le club des 60 pour « Nénette » l’éternel

    Il suffit de quelques secondes pour retrouver l’une des coqueluches de cette 65e édition du Mondial La Marseillaise. Vêtu d’un T-Shirt bleu avec l’inscription « La 60e de Nénette », Yves Garcès, alias Nénette, a quitté son fauteuil pour l’occasion. « Je suis un peu estropié maintenant », raconte celui qui a disputé sa 60e édition du Mondial La Marseillaise. Il se souvient de sa première en 1966, à seulement 16 ans. « Je n’avais pas le permis, je jouais avec un monsieur qui est décédé depuis. Il m’amenait en voiture. » À 76 ans, Yves habite à Mèze, dans l’Hérault mais a loué « un petit appartement à quelques minutes du Parc Borély ».

    « Le plus beau concours

    du monde »

    Sous le regard souriant de sa femme qui l’observe, Yves déballe ses souvenirs avec beaucoup de nostalgie. Il se souvient d’une édition, son meilleur résultat : « Ce fameux mardi, je jouais avec un ami très cher qui est décédé. Il m’a fait croire toute la nuit qu’il serait possiblement absent le lendemain. Pour une fois que j’étais qualifié le mardi… Finalement, on a joué le matin, et on a perdu. » Nénette, qui doit son surnom à un diminutif choisi par son grand-père pendant la Première Guerre Mondiale, reconnaît volontiers que le Mondial a changé depuis sa première participation. Sans perdre sa saveur d’antan : « Tu te régales tous les ans avec les gens que tu rencontres. Même si on perd, on va boire un petit pastis à la guinguette. C’est un beau concours, le plus beau du monde, je pense ». Lui postule pour le titre du joueur le plus fidèle au Mondial.

  • Nicolas Pagnol signe un pastis avec Guillaume Ferroni

    Nicolas Pagnol signe un pastis avec Guillaume Ferroni

    J’aime bien l’apéro, je voulais mon pastis. Pour moi, c’est le symbole de la Provence, de l’amitié. Je l’ai fait par passion », lance joyeusement Nicolas Pagnol depuis la colline de la Treille. L’odeur de la garrigue, le chant des cigales lui font remonter le temps. Il poursuit « Ça faisait longtemps que j’y pensais, je voulais réhabiliter mon enfance avec un pastis de comptoir au goût de réglisse et d’anis. »

    La maison Ferroni passionnée par la création de spiritueux effectue régulièrement des collaborations. Guillaume Ferroni, historien-distillateur raconte sa rencontre avec Nicolas Pagnol : « Il m’a fait part de son envie de créer un pastis qui ferait écho aux collines du Garlaban. Nous nous sommes rapprochés comme ça. Avec Aurélien mon maître de chai, nous avons fait des balades dans la colline jusqu’à la maison d’Angèle pour faire état des plantes fraîches nécessaires pour ce pastis de garrigue. »

    Breuvage populaire

    Historiquement, le pastis est un produit domestique, sans alambic, issu d’une macération à froid. « C’est de la tisane, du coup on retranscrit totalement l’arôme de la plante », détaille Guillaume Ferroni. Selon le cahier des charges « on retrouve 6 plantes du terroir et colline, et les deux plantes obligatoires soit l’anis et le réglisse. Un produit typiquement méditerranéen. » Nicolas Pagnol raconte avoir cogéré le développement gustatif : « Avec mes petites éprouvettes, je me suis pris pour un chimiste. » L’enthousiasme est réel. Avec ses 45 degrés, de l’avis de tous, il est important de le consommer avec modération, même en période de forte chaleur. Et Nicolas Pagnol cite Fernandel : « Le pastis, c’est comme les seins : un, c’est pas assez et trois, c’est trop. »

    Pastis Taoumé. 26 euros.

  • Un pastis collaboratif à déguster dans le panier

    Un pastis collaboratif à déguster dans le panier

    On voulait faire un pastis de quartier à la recette unique », confie Guillaume Ferroni devant une petite foule venue par curiosité pour l’ouverture de l’enseigne.

    Cet entrepreneur passionné d’histoire des spiritueux a créé un pastis qu’il veut ancrer localement dans le Panier : « tous les habitants qui le souhaitent peuvent contribuer », explique-t-il. Il a pour projet de créer un réseau de récolteurs urbains qui cultivera des plantes aromatiques, lesquelles contribueront à la fabrication du spiritueux. En échange, les contributeurs se verront réserver une cuvée exclusive et des ateliers autour du spiritueux deux fois par an. L’enseigne s’engage également à réaliser des donations aux associations œuvrant dans l’embellissement et la végétalisation du quartier.

    Espace muséal et culturel

    Le passionné d’histoire a mis en œuvre un petit musée sur l’un des murs de sa boutique, retraçant l’histoire des spiritueux qu’il détaille pour l’occasion. On y apprend que le pastis est apparu après l’interdiction de l’absinthe, crée au XIXe siècle, pour combler le vide laissé chez les consommateurs. « Des dégustations commentées, des ateliers pour apprendre à élaborer son propre pastis ou encore des initiations au rituel de l’absinthe seront organisés plusieurs fois par an », conclut Guillaume Ferroni, fier de présenter le premier pastis du Panier.

    Le pastis du Panier,
    4 place des 13
     cantons.