Il suffit de quelques secondes pour retrouver l’une des coqueluches de cette 65e édition du Mondial La Marseillaise. Vêtu d’un T-Shirt bleu avec l’inscription « La 60e de Nénette », Yves Garcès, alias Nénette, a quitté son fauteuil pour l’occasion. « Je suis un peu estropié maintenant », raconte celui qui a disputé sa 60e édition du Mondial La Marseillaise. Il se souvient de sa première en 1966, à seulement 16 ans. « Je n’avais pas le permis, je jouais avec un monsieur qui est décédé depuis. Il m’amenait en voiture. » À 76 ans, Yves habite à Mèze, dans l’Hérault mais a loué « un petit appartement à quelques minutes du Parc Borély ».
du monde »
Sous le regard souriant de sa femme qui l’observe, Yves déballe ses souvenirs avec beaucoup de nostalgie. Il se souvient d’une édition, son meilleur résultat : « Ce fameux mardi, je jouais avec un ami très cher qui est décédé. Il m’a fait croire toute la nuit qu’il serait possiblement absent le lendemain. Pour une fois que j’étais qualifié le mardi… Finalement, on a joué le matin, et on a perdu. » Nénette, qui doit son surnom à un diminutif choisi par son grand-père pendant la Première Guerre Mondiale, reconnaît volontiers que le Mondial a changé depuis sa première participation. Sans perdre sa saveur d’antan : « Tu te régales tous les ans avec les gens que tu rencontres. Même si on perd, on va boire un petit pastis à la guinguette. C’est un beau concours, le plus beau du monde, je pense ». Lui postule pour le titre du joueur le plus fidèle au Mondial.


